Ruapehu

La dernière éruption de ce strato-volcan andésitique (altitude: 2797 m.) s'est produite en 1997.

Carte géologique simplifiée du Ruapehu. Le volcan a commencé à se former il y a plus de 120.000 ans. La formation "Te Herenga"  - formée de coulées de lave, de brèches, de dômes, et de dykes - affleure sur le flanc NO de la montagne. La formation "Wahianoa" - constituée de coulées de lave, de brèches, et de lahars - est elle exposée sur le flanc SE du Ruapehu. La formation "Mangawhero" constitue les hauts pics actuels et les cônes principaux du Ruapehu. La formation englobe des coulées de lave et des dépôts pyroclastiques. La formation "Whakapapa" est en général plus jeune que la plus récente période glaciaire (datée d' il y a ± 15,000 ans ) et inclut principalement des laves en blocs ("aa"), des brèches, et des matériaux pyroclastiques qui ont été émis à partir de 6 évents. Les croix de la carte ci-dessus indiquent l'emplacement des évents actifs au cours des derniers 50.000 ans;  Cole (1990).

Carte de la région sommitale du Ruapehu. L'eau du massif du Ruapehu alimente 4 rivières majeures. Six glaciers descendent de la montagne jusqu'à des altitudes aussi basses que 2.000 m; Nairn and Cole (1975).

Depuis 75.000 ans, le Ruapehu a connu une alternance de périodes calmes, avec en moyenne une éruption intense tous les 7.000 ans, et de périodes plus troublées, pendant lesquelles la fréquence des éruptions n'a cessé d'augmenter (une tous les 500 ans environ). Depuis 2000 ans, le rythme des éruptions est d'environ une éruption violente (paroxysmale) tous les 100 ans.   Depuis 1861, le Ruapehu a connu une cinquantaine d'éruptions. La plupart de celles-ci sont de type phréatique en raison de la présence d'un lac acide remplissant le cratère du Ruapehu. La présence de ce lac acide dans le cratère conduit à la formation de nombreuses coulées de boue souvent destructrices. Les mélanges d'eau issue de la fonte de neige/glace et de cendre forment, lors des éruptions phréatiques ou le plus souvent phréato-magmatiques, de redoutables coulées de boues aussi appelées lahars. L'éruption de 1953, tristement célèbre dans la mémoire des Néo-Zélandais, a provoqué l'effondrement d'une partie de la paroi du cratère contenant le lac et la formation d'un lahar. Ce dernier provoqua la mort de 151 passagers d'un train projeté dans les eaux suite à l'effondrement d'un viaduc emporté par ce lahar meurtrier. Les éruptions les plus récentes, qui ont eu lieu en juin/juillet 1996 et septembre/octobre 1997, ont généré essentiellement de la vapeur d'eau et des impressionnantes colonnes de cendre (colonnes pliniennes) qui se sont élevées jusqu'à 19 km de hauteur dans l'atmosphère. Les incessantes chutes de cendre ont également perturbé la pratique des sports d'hiver (essentiellement le ski) sur le flanc sud du Ruapehu (lien vers la région des stations de ski du Ruapehu)

Le massif volcanique du Ruapehu. Son volume est estimé à environ 110 km3

Vue aérienne du sommet du Ruapehu. Au centre, le fameux lac de cratère acide à l'origine d'une catastrophe ferroviaire en 1953. Il disparu temporairement pendant la dernière activité éruptive, celle de 1995-96.

Le volume maximum du lac varie entre 8 et 10 millions de m3 selon la saison.

Le lac de cratère acide dont les flancs les plus froids sont encore partiellement couverts de neige en cette fin de saison estivale australe.