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"Activités" de L.A.V.E.-Belgique

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Dernière mise à jour le 14 décembre 2008


13 décembre: à l'occasion de l'ultime réunion de l'année 2008, Philippe Thiran nous a présenté un superbe diaporama (PPT) ayant comme thème un circuit effectué en été 2004 sur les volcans les plus connus et actifs de l'imposante péninsule du Kamchatka (Fédération de Russie). Après une introduction géographique et géologique relative aux deux chaînes volcaniques (est et ouest) de la péninsule, Philippe nous a raconté, d'une façon amusante et didactique, son expédition au sein d'un groupe mené par un guide français assisté d'un volcanologue russe. Nous avons ainsi pu voir des photos des volcans les plus fameux de la région. L'Avashinsky, l'un des volcans les plus actifs, est situé aux portes de la plus grande ville de la péninsule, Petropavlovsk. En 2004, son cratère "fumant" sommital était rempli de lave visqueuse (andésite). Le massif volcanique du Tobalchik s'élève au sein du complexe volcanique du Kliutchevskoi. L'édifice est formé d'un volcan bouclier, le Plosky Tobalchik, flanqué de plusieurs rifts, zones d'extension, longs de plusieurs km et ponctués d'une série de cônes de scories. L'éruption de 1975-76 a démarré à partir d'un système de fissures SSO et s'est propagée au sommet produisant la plus importante éruption historique basaltique du Kamchatka. Un autre volcan célèbre de la région est le Bezymianny (le volcan sans nom). L'éruption cataclysmale de 1956 a eu pour conséquence de décapiter le sommet de l'édifice, considéré jusque là comme un volcan en profond sommeil, de plus de 200 mètres. Cette éruption était très similaire à celle du Mont St Helens (Etat de Washington, USA) qui s'est réveillé violemment en mai 1980 après une longue période de dormance. Philippe a également eu l'occasion de survoler le fameux cône actif "fumant" du Karymsky, le volcan le plus actif de la chaîne orientale. C'est un stratovolcan très symétrique, présentant régulièrement une activité strombolienne à vulcanienne, édifié dans une caldera récente large de 5 km. Le Maly Semiachik avec sa caldera large de 10 km est elle-même encastrée dans une caldera grande de 15 x 20 km. Le cratère sommital du volcan, créé il y a 400 ans, présente un beau lac de cratère de couleur bleue turquoise. Une autre site grandiose est la caldera d'Uzon qui contient le site géothermal le plus vaste du Kamchatka inséré dans une dépression large de 7 x 18 km issue de plusieurs grandes éruptions. La caldera exhibe de nombreux dépôts d'ignimbrite (type de ponce à haute température se mettant en place sous forme de nappes fluides riches en gaz) couvrant 1700 km2. Le système hydrothermal de haute température contient de nombreuses sources d'eau chaude et des geysers dans la fameuse Vallée de Geysers longue de 4 km sur la bordure orientale de la dépression. Une éruption phréatique s'est produite en 1986 dans le secteur occidental du champ géothermal, créant un nouveau cratère large de 14 mètres. Le Mutnovsky est l'un des volcans les plus actifs de la péninsule. Il est formé de quatre stratovolcans coalescents à composition essentiellement basaltique. De nombreux cratères percent le sommet du complexe volcanique. Le Gorely, situé au sud de la péninsule, est un édifice du même type est est régulièrement actif. Finalement, Philippe nous a aussi parlé de la vie quotidienne des gens au Kamchatka et nous a montré quelques édifices marquants de la ville principale, Petropavlosk. Avec humour, il a ponctué son exposé de quelques anecdotes croustillantes. Mis à part l'incertitude climatique (temps très variable), j'ai retenu les nuées de moustiques essentiellement présentes le long des cours d'eau et, particulièrement, dans la vallée centrale de la péninsule où coule la rivière Kamchatka. Encore un grand merci à Thierry pour cet intéressant exposé didactique et savoureux. Les discussions volcaniques se sont poursuivies bruyamment au restaurant "la Bécasse"d'Ixelles, comme à l'accoutumée dans une ambiance sympathique et conviviale.

 


08 novembre :après une introduction relative au volcanisme du Costa Rica, notre réunion a débuté par un diaporama sur les volcans actifs et la riche nature du Costa Rica, superbe petit pays d'Amérique Centrale comportant 6 volcans actifs qui sont du S au N : le Turrialba, l'Irazu, le Poas, l'Arenal, le Miravalles et le Rincon de la Vieja. J'ai ensuite eu le plaisir de présenter des images de la spectaculaire activité éruptive qui s'est déroulée le 18 septembre 2007 sur les pentes S.O. de l'Arenal . Celle-ci était caractérisée par l'émission de coulées pyroclastiques provenant du démantèlement partiel du dôme de lave visqueuse sommital et par d'incessantes avalanches de blocs incandescents dont certains étaient vraiment énormes. Photos de ce voyage.

Après une courte pause apéritif, Thierry Sluys nous a projeté plusieurs séquences ramenées de son dernier séjour en Indonésie, en août 2008. Il a débuté sa présentation par des images spectaculaires, tournée en 2007, du volcan de boue de Bledug Kuwu où d'énormes bulles crèvent très régulièrement une surface de boue liquide. Ensuite, nous avons pu voir une séquence vidéo tournée lors d'une fête où des dizaines de papous de la partie indonésienne de la P.N.G., l'Irian Jara,  étaient rassemblés pour se lancer, littéralement, dans des danses endiablées. Photos. Le voyage s'est poursuivi sur les beaux volcans des Moluques avec, notamment, l'ascension du volcan Gamalama  dont le cratère dégaze en permanence. La séquence suivante nous a ramené sur les bords et à l'intérieur du fameux volcan Kawah Ijen, connu pour l'exploitation très artisanale de ses dépôts de soufre situés sur le bord d'un lac d'eau turquoise acide toujours menaçant. A cette occasion, Thierry a pu filmer, de nuit, le spectacle étrange d'un champ de flammes bleutées, hautes de 1-2 m, issues de la combustion du soufre liquide. La température des flammes, mesurée par télécaméra thermique (U.L.B.), est de ~600°c. Le travail d'extraction du soufre sans protection et le portage d'une lourde charge d'énormes plaques de soufre (70-80 kg), pour quelques € par jour, est toujours un spectacle ahurissant et interpellant. Photos. Finalement, nous avons pu voir des images spectaculaires de l'activité actuelle de l'Anak Krakatau. A l'époque, l'activité était caractérisée par de puissants jets de cendres où se mêlaient des blocs parfois de taille impressionnante. Pour s'être approchés un peu trop près de la gueule du monstre, Thierry, Carine et leur guide indonésien ont eu très chaud ! Un très beau spectacle volcanique en tout cas ! Photos

La soirée s'est terminée, dans une ambiance festive et bruyante, autour d'une table de notre restaurant grec favori, le Delphes à Schaerbeek.


20 septembre : Thierry Dockx (DOS) nous a présenté deux superbes diaporamas. Le premier était relatif à un voyage sur les volcans actifs des Philippines en février 2008 : le fameux Pinatubo qui a connu une éruption paroxysmale en juin 1991, le Taal (dernière éruption en 1975) et le Mayon (le volcan les plus actif de l'archipel). En guise d'introduction, Thierry nous a projeté une courte séquence vidéo d'une expédition réalisée par Tazieff trois années après l'éruption la plus puissante du 20è siècle. Les anecdotes racontées par Thierry & Annick se sont révélées souvent croustillantes. J'ai retenu particulièrement la traversée du lac de cratère du Pinatubo (large d'environ 2 km) à la nage et la baignade parmi des requins baleines au large de l'île de Palawan. Après un intermède "apéritif", Thierry nous a montré des images de son voyage le plus récent,  celui sur des volcans et sites archéologiques du Sud Pérou. Les photos très colorées de paysages magnifiques (dont les étonnantes salines de Mara), du majestueux vol des Condors, de sites archéologiques connus (Machu Pichu) et moins connus étaient splendides et bien dépaysantes. En cliquant sur le lien "Volcans du Sud Pérou", vous aurez l'occasion, à nouveau, de  ressentir quelque peu l'atmosphère de cette superbe région. Les discussions, souvent enflammées, entre passionnés volcanophiles se sont poursuivies dans un restaurant d'Ixelles.


17 mai : 1) Jean-Michel Mestdagh & Bernard Duyck nous ont présenté un superbe diaporama sur les volcans actifs ainsi que sur la faune et la fore très riches du Costa Rica. Le pays qualifié de "Pais de la Pura Vida" par ses sympathiques habitants présente une diversité de paysages particulièrement étonnante. Il est juste dommage pour nos amis que les conditions météorologiques en janvier n'aient pas été à la hauteur de celles régnant habituellement en saison sèche, en ce qui concerne particulièrement la visibilité des volcans. Mais rappelons que la forte humidité tropicale est un bienfait qui procure à la végétation sa luxuriance et permet à la vie animale de prospérer dans de riches biotopes particulièrement préservés et protégés au Costa Rica.

"Le Costa Rica est organisé topographiquement en trois grands secteurs : les chaînes de montagnes volcaniques des "Cordilleras" culminant à 3 819 m au Cerro Chiripo (Cordillera de Guanacaste et Valle Central) , les plaines inondées (marécageuses/mangrove) de la côte caraïbe et la côte pacifique accidentée.

Dans la Cordillère centrale, il y a une multitude de volcans actifs, endormis et éteints. Le Rincón de la Vieja (Province de Guanacaste; alt.: 1 916 m) avec de nombreuses mares de boues sur ses flancs et un beau lac acide de couleur bleue, le Tenorio (1 916 m), le Miravalles (2 208 m), le Turrialba (3 328 m) avec une recrudescence d'activité fumerollienne depuis 2006. Les trois plus visités sont le Volcán Poás (2 704 m), dont le cratère le plus récent est occupé par un lac acide et un dôme, l'Irazú (3 432 m) dont le cratère le plus récent contient un lac vert, et l'Arenal (1 633 m), qui s'est réveillé en 1968 après 500 ans de repos, près duquel sont construits de nombreux hôtels et thermes.

Page d'informations plus détaillées sur les volcans du Costa Rica

Dans la plaine élevée centrale (Meseta Central) du secteur de la cordillère, le Costa Rica est densément peuplé avec San José, Alajuela, Cartago et Heredia, quelques-unes des plus grandes villes du pays. Puerto Limón, sur la côte des Caraïbes, est le port le plus important du pays. San José, la capitale, compte 2 millions d'habitants avec sa grande banlieue.

La côte pacifique est la plus ouverte au tourisme balnéaire avec de nombreuses stations prisées tant par les riches californiens (Tamarindo, Puntarenas, Quepos) que par les surfeurs en quête de vagues sensationnelles (Ollie's Point et Playa Grande au nord de Tamarindo, Jaco et Playa Hermosa dans la région de Puntarenas).

Le climat du Costa Rica est marqué par la saison sèche et celle des pluies. La période des pluies s'étend de mai à novembre, la saison sèche de décembre à avril. En raison de sa situation entre le 8 et 11° de latitude nord, le Costa Rica se trouve dans les tropiques. Toutefois, d'un endroit à un autre, les précipitations diffèrent considérablement: les précipitations à San José sont de 1 867 mm par an, alors qu'à Puerto Limón sur la côte Caraïbes, il tombe 3 518 mm par an".

A noter que 16% du territoire sont occupés par des Parc Nationaux (et 25 % sont protégés) ce qui fait de ce petit pays d'Amérique Centrale un des plus riches et diversifiés au monde du point de vue écologique. Du point de vue économique, le Costa Rica est un des plus grands producteurs mondiaux de café (Arabica) et de bananes.

Page web illustrant ce circuit en quelques clichés !


2) Ensuite, Daniel & Sylvie Chéreau nous ont projeté une vidéo spectaculaire réalisée en 2008 à Dallol & à l'Erta'Alé en Ethiopie, ainsi que quelques images du lac de lave très actif du Nyiragongo. Nous avons pu ainsi comparer ces deux lac de lave assez différents. Celui de l'Erta'Ale est circulaire, surmonté la plupart du temps d'une pellicule de lave "plastique" sombre, même durant la nuit, qui est zébrée par des fissures rougeoyantes en échelons et percée ponctuellement de jaillissements laviques qui se déplacent le plus souvent vers les extrémités du lac et qui s'insinuent sous les parois de la terrasse inférieure. Quelques fois, des débordements se produisent et la lave envahit l'ensemble de la surface de la terrasse la plus basse. Nos amis ont estimé que la hauteur les séparant du lac actif était de ~80 mètres et, malgré cette distance, ils disaient ressentir nettement la chaleur irradiante ce qui les obligeait, quelques fois, à se retirer de leur point d'observation et à déplacer leur matériel de prise de vue.  Nous avons pu encore une fois observer sur ces images les déplacements des plaques de lave à l'image des plaques tectoniques (mouvements de divergence/convergence des plaques ou accrétion et subduction/obduction-chevauchement) ainsi que des points chauds mobiles et éphémères. Les images de zones de siphonage engouffrant rapidement la lave étaient également particulièrement étonnantes et spectaculaires. Quant au "pit crater" septentrional à fond plat couvert de lave durcie, il dégazait fortement par endroits. 

Les images du site volcano-hydrothermal du site de Dallol étaient toujours aussi splendides avec des couleurs pastelles sorties tout droit d'une bande dessinée. On a pu observer un phénomène étonnant et nouveau sur ce site : la présence de petits jaillissements d'eau de couleur jaune soufre (en fait de l'eau contenant du fer à l'état réduit) dans une lagune d'eau saumâtre située à l'est du site. A noter que, lors de la visite de Daniel & Sylvie sur ce site situé au nord de la dépression Danakil à quelques dizaine de mètres sous le niveau de la mer, le ciel plombé rendait les températures supportables (une trentaine de degrés) alors, qu'habituellement, elles atteignent régulièrement 45-50°c

Le lac du Nyragongo (R.D.C.) a été filmé en 2005. A cette époque, ce lac, en forme de croissant de lune, était particulièrement agité et parcouru par des myriades de petits fontaines de lave durant la nuit. Le jour, il était quasi totalement recouvert d'une pellicule noire de lave partiellement solidifiée (plastique) et ses bordures étaient localement bouillonnantes (jaillissements de lave ponctuels). Rappelons que la composition des laves du Nyiragongo est plus pauvre en silice (ce qui produit une lave plus fluide) que celle des laves de l'Erta'Ale et que la quantité de gaz (principalement de dioxyde de soufre) émise par ce stratovolcan, localisé sur la branche occidentale du rift est-africain, est nettement plus élevée que celle émise par le volcan bouclier éthiopien situé dans la partie septentrionale du grand rift est-africain. Les éruptions de 2000 et 2002 du Nyiragongo, avec des coulées de lave traversant la ville de Goma avant d'atteindre le lac Kivu, sont encore en mémoire. 

Pour terminer, le couple nous a montré des photos spectaculaires de la partie basse des coulées de lave qui ont dévalé la Valle del Bove à partir du 10 mai. Au moins quatre lobes laviques rougeoyants étaient nettement visibles.

Voir aussi le blog de Sylvie & Daniel ! 

La soirée s'est achevée au restaurant ixellois "Le Loup Voyant" dans une sympathique ambiance conviviale et festive.


12 avril : Alain Melchior (Alino) a débuté la séance en projetant 5 séquences vidéo relatives à un récent circuit sur les trois volcans actifs du Guatemala (février 2008). Nous avons ainsi pu voir les mouvements variés et souvent tortueux des coulées de lave du Pacaya, une séquence animée d'une spectaculaire avalanche de blocs incandescents issus de la dislocation partielle de la langue méridionale du dôme actif du Santiaguito, le Caliente, ainsi que des images associées au bruit de dégazage impressionnant (bruit de turbine de moteur à réaction) de deux explosions du Caliente filmées à partir du sommet du Santa Maria. Quelques images du superbe lac Atitlan et de l'étonnante église San Andrès Xecul  ont clôturé la première partie. Thierry Sluys (Uno) a enchaîné en projetant un diaporama résumant les points forts de ce voyage où les zones habitées situées à proximité des volcans actifs visités ainsi que les personnages souvent colorés étaient bien mis en évidence au moyen de superbes clichés agrémentés d'extraits musicaux bien choisis. Les clichés nocturnes, réalisés au moyen de pauses longues sous sensibilité ISO élevée, des avalanches de blocs incandescents du Caliente et du Fuego (02/2007) étaient particulièrement spectaculaires ainsi que les séquences vidéo de 2007 et 2008 des explosions qui secouent régulièrement le cratère actif du Caliente. La soirée s'est déroulée autour d'une bonne table d'un restaurant d'Ixelles.

Cliquez sur ce texte pour visionner des photos de ce voyage !

Cliquez sur ce texte pour visionner trois séquences extraites du film vidéo (1 du Pacaya et 2 du Santiaguito)!