11 MARS: TRES VIOLENT SEISME AU N.E. DU JAPON suivi d'un TSUNAMI DESTRUCTEUR ET
MEURTRIER
La magnitude (intensité
sur l'échelle ouverte de Richter) du tremblement de terre gigantesque a été
réévalué à 9.0 par l'Agence
Météorologique Japonaise. Le tsunami qui a été déclenché par la
déformation du fond marin a touché plusieurs villes côtières dont la grande
ville de Sendai (~1 million d'habitants) et plusieurs autres cités portuaires de
plusieurs préfectures du N.E. de l'archipel nippon, dont celles de Miyagi et
Iwate. A l'heure actuelle, les autorités japonaises avancent un bilan de plus de
25.000 morts/disparus et de plusieurs centaines de milliers de personnes réfugiées dans des abris
provisoires. La menace de séisme(s) secondaire(s) d'une magnitude supérieure à 7
reste d'actualité alors que l'essaim de la crise sismique du 11 mars semble se
déplacer vers le S.O. et donc se rapprocher de la mégalopole (25 millions
d'habitants) de Tokyo. Selon le
J.M.A., la probabilité d'une réplique sismique supérieure à 7 est estimée à
70% jusqu'au 16 mars à 10h (HL) et à 50% jusqu'au 19 mars à la même heure. Par
ailleurs, d'autres tsunamis associés aux répliques ("aftershocks") sont à
craindre sur les côtes orientales de l'archipel japonais.
19 mars à 12h00 heure belge: localisation dans "Google
Earth" des centaines de répliques après le séisme catastrophique de Tokohu du
11 mars (les triangles rouges représentent la localisation des volcans actifs du
Japon). Ce tremblement, le plus puissant au Japon depuis le début des
enregistrements sismiques, aurait provoqué un
déplacement de l'île d'Honshu de ~2.4 m vers l'est suite au choc soudain
entre la Plaque Pacifique et la la Plaque Eurasienne où se déroule la subduction. Des portions de
terre se seraient affaissées de plusieurs dizaines de cm (jusqu'à 70 cm) à
plusieurs endroits de la plaine côtière orientale. D'autre part, l'occurrence de
hautes marées du 18 au 25 mars dans ces zones côtières affaissées sont
susceptibles de causer des inondations dans les régions littorales en question. C'est un segment de plaque
lithosphérique longue de plus de 500 km et large d'environ 200 km qui a été
affecté au cours du séisme majeur de ce 11 mars. Dans le cadre du réajustement
des plaques tectoniques de la région visant à retrouver leur point d'équilibre,
d'autres segments de faille situés plus au sud sont susceptibles de subir de
brusques mouvements tectoniques majeurs. En conséquence, toute la zone est
susceptible de subir d'autres puissants séismes à court (heures/jours) et à
moyen terme (semaines/mois).
Fichier de visualisation des foyers sismiques en 3D à la date du 13/03 (fichier "wrl, 2.87 Mo)
- Visualisateur
gratuit à télécharger- Free viewer download
La modélisation du segment de faille qui a rompu le
11 mars fournit les données suivantes: longueur de rupture : 450 km, largeur de
rupture : 150 km, vitesse de rupture : 2.0 km/s, durée de la rupture: 150 sec.,
glissement maximum: 18 mètres, Ma 9.0;
données publiées par l'Université de Tokyo
Page relative aux séismes de l'U.S.G.S. -
Séisme du 11 mars à 14:46:23 HL (05:46:23
UTC)
Distribution spatiale des épicentres sismiques au cours
du temps (du 09/03 au 18/03 à minuit UTC; 609 secousses) au large de l'île de Honshu, les limites des
plaques et les volcans actifs sont visibles et seules les villes côtières principales sont
représentées -- la taille des points illustrant les épicentres sismiques est
proportionnelle à la magnitude; <
données de l'USGS
Animation illustrant la répartition cumulative des
épicentres sismiques de la crise sismique dans la région nord de l'île de Honshu;
a: du 09/03 au 18/03; b: du 19/03 au 26/03 (191 séismes)
Cliquez pour visionner un agrandissement des graphiques
Evaluation de l'intensité du
tsunami sur les
côtes orientales du Japon.
J.M.A
Trajet et "horaire" estimé du train d'ondes principale
du tsunami du 11 mars à travers l'Océan Pacifique. La hauteur de la vague est
variable selon la couleur (voir légende). Voir aussi le site "International
Tsunami Information Center" -- Animation de la simulation
numérique de l'agence américaine NOAA
(Agence Américaine de l'Atmosphère et des Océans)
Simulation numérique réalisée par
une équipe du
laboratoire des sciences de l'environnement de l'Université catholique de
Louvain-la-Neuve (Belgique
Animation de la simulation informatique du tsunami au
large des côtes N.E. du Japon ;
Credits: “Earthquake Research Institute, University of Tokyo, Prof. Takashi
Furumura and Project Researcher Takuto Maeda” -- Image issue de la
simulation numérique de l'équipe
de l'UCL
Illustration du modèle numérique de tsunami au large de
Sendai développé par le
Prof. Fumihiko Imamura du "Tsunami Engineering, Disaster Control Research
Center, Tohoku University". Ce modèle numérique de tsunami est très proche
de la réalité du tsunami qui s'est produit le 11 mars au large des côtes N.E. du
Japon (l'île de Honshu est à gauche et celle de de Hokkaido est à droite; le
fossé de la zone de subduction est visible);
"Numerical model for tsunami inundation and making tsunami hazard map"
Schéma illustrant le mécanisme de subduction au niveau
du Japon. Les foyers des séismes sont représentés et leur couleur est fonction
de leur profondeur. Le séisme de Tokohu s'est produit à 24 km de profondeur et
les répliques sont également superficielles. La secousse de Ma 9.0 du 11 mars
témoigne du relâchement des contraintes sur le versant oriental de la plaque
eurasienne suite au blocage du processus de subduction au niveau de ce segment.
A l'endroit où les deux plaques lithosphériques rigides entrent en collision et
se courbent, les fractures dans la lithosphère produisent en effet des séismes
de faible profondeur (foyers schématisés dans l'ellipse orange) et, si ils
surviennent en mer, ils sont susceptibles de produire des tsunamis comme celui
qui a pris naissance à 130 km au large des côtes orientales du Japon.
Vague déferlante du tsunami vue des hauteurs de la
petite ville (18.000 habitants) sinistrée de Minamisanriki -- Animation d'une
vue satellitaire avant et après le tsunami.
Vidéos BBC:
1 -
2; voir aussi "youtube"
Photos:
Boston.com
Photos satellitaires (MODIS) de la côte NE du Japon prises avant et après le
tsunami ; NASA
Images satellitaires "Google" avant et après le tsunami --
fichier kmz;
effet de déroulement des photos avant & après
Japan-guide
- "11/03 earthquake & tsunami update"
ERUPTION 2011 du SHINMOE-DAKE ;
新燃岳
(complexe volcanique du KIRISHIMA); île de KYUSHU;
JAPON Une
éruption qui peut-être suivie en direct grâce à plusieurs webcams placées près
du cône actif
Fichier de localisation "kmz" dans Google Earth WEBCAMS
Le
Kirishima est un complexe volcanique
composé d'une vingtaine d'édifices éruptifs d'âge quaternaire situé au nord
de la baie de Kagoshima. L'ensemble volcanique le plus récent (d'âge
pléistocène tardif à
holocène)
a une composition andésitique et est formé de stratovolcans, de cônes
pyroclastiques, de maars surmontant un socle de volcans boucliers localisés
sur une surface de 20 x 30 km. Les stratovolcans les plus vastes sont
disséminés et la bouche centrale, le Karakuni-dake, culmine à 1700 m.
d'altitude. Les deux maars principaux (Onami-ike et Mi-ike) sont situés
respectivement au S.O. et à
l'extrémité orientale du Kurakuni-dake.
Les éruptions holocènes se sont concentrées le long d'une ligne d'évents
alignés E-O du Mi-ike à l'Ohachi et au Shinmoe-dake au N.E.. De fréquentes
éruptions d'intensité modeste à modérée ont été signalées depuis le 8ème
siècle.
G.V.P.
La dernière éruption majeure du Kirishima a eu
lieu en 1959. L'activité fut caractérisée par une éruption d'une
bouche centrale associée à une éruption fissurale radiale et à une
éruption dans un lac de cratère qui a généré une activité explosive et
phréatique. L'activité la plus récente du Shinmoe-dake s'est
déroulée en août 2008. Le
JMA
a signalé que le panache éruptif le plus élevé
avait atteint une hauteur de ~850 m.. Les observations de terrain réalisées
après l'éruption ont montré que des fissures s'étaient ouvertes à la fois
dans le cratère contenant un lac (voir photo de Thierry Dos) et
sur son flanc ouest. D'abondants éjectas balistiques lithiques ont été
trouvés près des fissures.
G.V.P.
On pense que le cône Shinmoedake s'est formé
entre -7300 et -25000 ans. La plupart des éruptions enregistrées au sein du
complexe du Kirishima ont eu lieu au Shinmoedake et au cône Ohachi.
L'analyse des matériaux émis lors de l'éruption actuelle indique que le
magma est très similaire à celui éjecté durant les phases éruptives de
1716-17. Cependant, cette dernière éruption aurait été 10 fois plus
puissante que l'actuelle. Selon les données de l'Agence d'Informations
Spatiales du Japon, l'inflation (gonflement) du volcan a débuté en décembre
2009. Pendant 9 mois à partir de mai 2010, environ 6 millions de m3
de magma se sont accumulés dans un réservoir situé à ~ 10 km à
l'ouest-nord-ouest du cratère Shinmoedake. Durant la même période, environ 1
million de m3 de magma s'est accumulé dans une chambre magmatique
située à environ trois kilomètres en-dessous du cratère. Concernant
l'extension de l'édifice, les mesures de télémétrie sur une distance
initiale de 23 km entre deux points du complexe du Kirishima ont permis de
détecter une augmentation de 4 cm à partir de décembre 2009 jusqu'au
déclenchement de l'éruption (sur une période ~ 1 an). Cette même distance a
diminué d'un cm en 3 jours à partir du mercredi 26 janvier.
Daily Yomiuri
Activité
fumerollienne et émissions de cendre en mars 2010
La chronique des éruptions au cours des temps
historiques révèle que le Kirishima a connu une activité majeure de 1716
(11/03) à1717 (19/09). Cette éruption a évolué d'un style phréatique à phréato-magmatique et
puis magmatique. L'éruption de 1716-1717 a généré des chutes de matériaux,
des coulées pyroclastiques et des coulées de boue qui ont recouvert une
vaste zone autour du volcan. Le Mont Shinmoe-dake
a déjà présenté une activité similaire de 1716 à 1717. Il a été actif
pendant 3 mois et puis en sommeil durant 7 mois. Cette période d'accalmie a
été suivie par une éruption paroxysmale qui a libéré dans les airs 100
millions de m3 de magma, une éruption beaucoup plus violente que
celles de ce début 2011.
Université de Tokyo &
Bulletin
of the Volcanological Society of Japan
L'analyse des échantillons de pierre ponce émises
le 26 janvier par le Shimnoe-dake révèle que le magma contient une gamme de
teneur en SiO2 variant de 57.4 à 61.8 % indiquant une composition andésitique
(composition intermédiaire) du magma de cette éruption.
Université de Tokyo.
Pour l'anecdote, le film de la série James Bond
"You only live twice/ On ne vit que deux fois" (1967) contient une scène
tournée au-dessus du complexe volcanique du Kirishima (belles vues
aériennes).
Lien
Galette de lave pâteuse, explosion et
"base surge" au fond du cratère Minami-dake du Sakurajima (situé seulement à
une cinquantaine de km au sud du Shinmoedake) photographié en 1956 par
Haroun Tazieff. Bien que de dimension plus réduite, cette galette/dôme de
lave est très similaire à celle qui croît actuellement dans le cratère du
Shinmoedake. Ces deux clichés ont été scannés dans deux ouvrages d'Haroun
Tazieff: "Vingt-cinq ans sur les volcans du globe ; volumes 1 & 2; 1974,
1975; Haroun Tazieff; Editions Fernand Nathan". A droite,
photographie aérienne de Motoki Nakashima, Yomiuri
Shimbun/AP montrant le dôme de lave du Shinmoedake le 31 janvier dernier.




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KIRISHIMA-SHINMOE-DAKE (île de Kyushu; Japon) -- 13/03: après deux semaines de relative accalmie depuis la dernière explosion du 2 mars, le volcan a projeté un nuage de cendres et de roches jusqu'à 4000 mètres de hauteur.
21/02: depuis jeudi 17/07, la préfecture de Miyazaki a émis un avis d'évacuation pour certains secteurs proches du volcan suite à l'accumulation de cendre sur les pentes de l'édifice qui pourraient déclencher des coulées de boue suite aux chutes de pluie de la semaine dernière. Cet avis d'évacuation concerne environ 2520 résidents de 1150 habitations. Mainichi Daily News
14/02: il neige dans la région englobant la Corée du Sud et le sud-ouest du Japon ainsi que dans le secteur du Shinmoedake. L'activité du cône renfermant un dôme de lave se poursuit. La ville de Miyakonojo se prépare à évacuer ses résidents suite à l'éventualité de coulées de boue dues à l'accumulation de cendre associée aux chutes de pluie et de neige ayant affecté récemment la région. Le volcan est à nouveau entré en éruption ce lundi 14/02 à 5h07 HL en projetant des blocs et lapilli qui ont éclaté le pare-brise arrière d'un véhicule stationné sur l'aire de services de Kirishima. Ces débris ont également brisé des vitres de voitures situées à plus de 10 endroits dans la cité de Kobayashi, à une douzaine de km du cratère. Mainichi Daily News
12/02: après un repos relatif de 7 jours, le Shinmoedake est une nouvelle fois entré en éruption, la dixième depuis le réveil du volcan, vendredi 11/02. L'explosion s'est produite à 11h36 HL en libérant une colonne de gaz jusqu'à ~2500 mètres de hauteur. La précédente éruption importante avait eu lieu le 3 février dernier. L'Observatoire Météorologique de Kagoshima a déclaré avoir mesuré une variation de pression d'air de 244.3 pascals à un poste d'observation situé à quelque 3 km au S.O. du cratère. Des chutes de blocs de grande taille ont également été observées. Mainichi Daily News
06/02: l'éruption se poursuit, ponctuée d'explosions éjectant des cendres et des blocs à plus de 2 km de hauteur (notamment celle de 11h00 HL ce jour). L'Administration communale de la petite ville de Takaharu (Préfecture de Miyazaki; localisation "GE") a levé la plupart des ordres d'évacuation pour les 1200 habitants proches du Shinmoe-dake. A l'heure actuelle, les autorités pensent que le risque du déclenchement d'une éruption de grande ampleur et de coulées pyroclastiques est faible. L'ordre d'évacuation reste néanmoins d'application en ce qui concerne 73 résidents de 27 habitations situées à l'intérieur de la zone de 8 km autour du cratère, étant donné qu'elle est toujours vulnérable aux coulées pyroclastiques, chutes de blocs et autres matériaux volcaniques, et coulées de boue. Mainichi Daily News 04/02: Toshitsugu Fujii (professeur émérite à l'Université de Tokyo) a déclaré que le Shinmoedake était le siège d'une lente contraction depuis le 31 janvier indiquant une diminution du volume magmatique dans le réservoir sous-jacent. La plupart des experts s'attendent à la poursuite des explosions durant les deux prochaines semaines, leur intensité sera fonction de l'apport de magma juvénile. Néanmoins, aucun indice scientifique ne permet de prédire le comportement du volcan à long terme. Mainichi Daily News
Image satellitaire, capturée le 03/02 à 10h30, montrant le Shinmoe-dake. Cette image satellitaire en couleurs naturelles a été acquise dans la matinée par le capteur ALI embarqué sur le satellite Earth Observing-1 (EO-1). Image NASA Earth Observatory -- Le cratère et son dôme de lave percé et ses 2 évents photographiés le 04/02 par deux agents du "Earthquake Research Institute, Univ.Tokyo" et publiées sur le site du J.M.A.. Depuis fin janvier, un dôme de lave est en train de s'édifier dans le cratère du Shinmoe-dake. A la date du 03/02, la base du dôme avait une dimension de ~600 mètres et son sommet dépassait de 110 mètres la bordure du cratère. Aujourd'hui, le dôme de lave arrondi remplit quasi entièrement le cratère sommital. 02/02: deux nouvelles puissantes explosions se sont produites à l'aube (5h25 HL) et dans la matinée (10h47 HL). La zone d'exclusion a été fixée à 4 km autour du cratère et, si l'activité explosive actuelle persistait, les autorités envisagent la possibilité de l'étendre à 7 km autour du cratère.
Sixième explosion du Shinmoe-dake depuis le 27 janvier
Survols du cône actif (asahi.com) 01/02: une puissante explosion s'est produite à 7h55 HL/22h55 GMT (heure de Bruxelles + 8). Le dôme de lave a probablement été pulvérisé tout au moins partiellement. Depuis lors, le sommet du cône est calme et laisse seulement échapper un léger nuage blanc de vapeur d'eau dépassant de quelques dizaines de mètres la bordure du cratère. Video 1 - 2 - 3. Ce soir, les images des deux webcams montrent que le cratère du cône Shinmoe-dake présente à nouveau de l'incandescence comme illustré sur le cliché ci-dessus. La violente explosion de ce matin a produit une onde de choc qui a causé de nombreux bris de vitres de voitures et dans plusieurs lieux habités voisins du volcan jusqu'à 8 km du cratère. Il y a eu aussi des départs d'incendie dans la forêt suite aux chutes de débris incandescents jusqu'à plus de 2 km du cratère. D'autres explosions ponctuelles sont probables à court terme.
Le dôme de lave noir (andésite) en forme de galette aplatie est toujours bien présent dans le cratère. Photographie aérienne de Motoki Nakashima, Yomiuri Shimbun/AP
31/01: l'activité se poursuit alors que l'éruption semble être à présent uniquement de type magmatique (autre phase éruptive après l'évaporation totale du lac de cratère associée à l'activité phréato-magmatique initiale), comme l'illustre le cliché de la webcam ci-dessous. La municipalité de Takaharu, située au sud de l'île de Kyushu, a conseillé à 1.158 résidents des quartiers les plus exposés de quitter leur domicile, et de passer la nuit dans des centres d'accueil. Plus de 600 personnes ont accepté de quitter leur domicile. 29/01: selon des chercheurs de l'Université de Tokyo, un dôme de lave s'est formé dans le cratère principal du Shinmoedake. Le dôme a un diamètre de quelques dizaines de mètres et certaines zones sont incandescentes. Le lac, qui occupait le fond du cratère, a complètement disparu (voir photos prises en 2004 par Thierry Dos; le cratère actuellement actif est celui qui contenait en 2004 un lac vert-émeraude; photo ci-dessous). Selon l'Observatoire de Kagoshima, il est peu probable que le magma déborde du cratère large de 700-800 mètres et profond de quelques centaines de mètres mais d'autres chercheurs craignent le contraire si l'alimentation en magma frais continuait. Par ailleurs, des traces de coulées pyroclastiques longues de 500-600 mètres ont été détectées sur la bordure S.O. du cratère. Mainishi Daily News. Vue aérienne du dôme de lave pâteuse du Shinmoe-dake (Université de Tokyo); notez les cernes à l'horizontale dénotant la croissance concentrique à partir de la bouche éruptive. Le panache éruptif du Shinmoe-dake était visible le 29 janvier au-dessus de la vaste couverture nuageuse. Cette image satellitaire en couleurs naturelles a été acquise dans la matinée par le capteur ALI embarqué sur le satellite Earth Observing-1 (EO-1). La cendre est grise claire et les nuages environnants sont blancs. 27/01 : l'activité, issue du Shinmoe Peak, est caractérisée par des explosions phréato-magmatiques qui éjectent des matériaux et des bombes jusqu'à 2 km du cratère ainsi qu'une colonne éruptive verticale. Le volcan a été placé en alerte 3 (sur une échelle de 5) et le VAAC de Tokyo a émis un bulletin d'alerte aux nuage de cendre au-dessus de 7.6 km. Erik Klemetti; Bigthink Selon l'Agence Météorologique Japonaise (JMA), l'éruption a généré le 19 janvier une onde de choc qui a été détectée à 12 km au NE du volcan tandis que le panache de cendre libéré migrait vers le SE. Des chutes de cendre de 5 mm d'épaisseur ont été signalées à Miyakonojo et à Nichinan City respectivement situées à 30 km et 60 km au SE du centre éruptif.
A noter que les images et vidéos de cette éruption
sont assez similaires à celles de l'activité qui s'est déroulée en avril-mai
2010 au volcan sous-glaciaire
EyjjajallaJökull en Islande. |

Le cratère du Shinmoe-dake vu par Thierry Dos en 2004 -- Vue aérienne du complexe du Kirishima montrant le cône actuellement actif.
Vue aérienne du dôme de lave dans le cratère du Shinmoedake; photo prise
en février 2011 par
Alain Catté -
Autres photos du massif du Kirishima
Photos spectaculaires
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Image satellitaire "NASA Earth Observatory"