Activités volcaniques signalées en 2004 - 2005 - 2006 - 2007 - 2008 - 2009 - 2010 - 2011


 

Principales activités volcaniques de 2011 commentées sur ce site...

 

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 El HIERRO (îles Canaries, Espane) : 10/10: éruption sous-marine en cours, à ~ 2.5 km au sud de la côte sud...

 

Complexe volcanique Zubair (Mer Rouge) - mi décembre: une île, grande d'environ 500 mètres, est apparue en Mer Rouge à la mi décembre (aux alentours du 19/12). A cette date, des fontaines de lave hautes de 30 mètres ont été observées par des pêcheurs. L'archipel Zubair forme un volcan bouclier, long de 5 km, entre le Yémen et l'Erythrée. C'est le satellite Earth-Observing-1 de la NASA qui a permis de confirmer l'existence de cette nouvelle île. Ci-dessous, la comparaison des images acquises par ce satellite les 24 octobre 2007 (à gauche) et 23 décembre 2011 (à droite) permet de confirmer l'existence du nouvel îlot. Un imposant nuage de vapeur d'eau (blanc) et un panache plus sombre (contenant probablement une grande quantité de cendre) sont visibles sur l'image de droite.

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GAMALAMA ou Pic de TERNATE; INDONESIE (île d'HALMAHERA) - 05/12: le volcan de l'île de Ternate, trônant au pied de la ville du même nom, est entré en éruption à 23h00 (heure locale) hier dimanche 04/12 en libérant des cendres qui ont recouvert les villages environnants. L'éruption a été précédée par une centaine de secousses d'intensité faible à modérée. Aucune victime n'a été signalée. Le niveau d'alerte a été élevé au niveau 3/4 mais pourrait être porté bientôt au niveau 4/4. L'instauration d'une zone d'exclusion de 3.5 km autour du cratère a été décidée par les autorités locales et l'aéroport de Ternate a été fermé en raison des fortes chutes de cendre. La dernière éruption remonte à 2003. Jakarta Post

Le dense panache de cendre du Gamalama vu de l'aéroport de Ternate, fermé temporairement.

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TUNGURAHUA (Ecuador) -- 28/11 - 02/12: au cours de l'après-midi et de la nuit du 27/11, le Tungurahua est entré en éruption en émettant des coulées pyroclastiques et des avalanches de blocs incandescents, principalement sur son flanc occidental. Ces évènements ont été précédés par 4 secousses d'origine volcano-tectonique. Ils ont été accompagnés par des explosions et des chutes de cendre/lapilli. Aux environs de 17h30 (locale), des blocs incandescents sont descendus jusqu'à ~1 km sous le cratère et des coulées pyroclastiques ont dévalé les pentes ouest et nord-ouest du volcan. Des témoins ont également signalé de puissantes explosions du type coup de canon. Peu après 19h, d'autre coulées pyroclastiques ont cette fois emprunté les ravines des flancs sud et sud-ouest de l'édifice. Un signal de tremor a aussi fait son apparition depuis lors et était toujours présent hier soir. Ce processus éruptif survient alors que le volcan présentait un niveau d'activité faible à modéré, caractérisé par de petites fumerolles dans le cratère et une petite quantité de séismes d'origine volcanique. Une colonne éruptive, hautement chargée en cendre, haute d'environ 4 km est visible depuis ce matin. Instituto Geofisico Nacional de Ecuador (IG). Le  volcan est passé en alerte orange. Webcam

Coulée pyroclastique dévalant le flanc nord-ouest du Tungurahua; la photo a été prise le 27/11 vers 17h50 HL -- Panache de cendre photographié par G. Viracucha à 05h50 HL ce 28/11

Activité strombolienne au sommet du Tungurahua, photo prise par J Bustillos / IGEPN au cours de la nuit du 28/11 et à l'aube du 29/11

Photos récentes publiées sur le site web du quotidien équatorien "La Hora"

 

Image thermique des flancs ouest et sud-ouest du volcan réalisée le 29 novembre, Ramón OVT/IG IGEPN

02/12: au cours de la nuit du 01/12 au 02/12, un changement du comportement sismique du volcan a été observé, l'amplitude du tremor était en diminution jusqu'à ~ 3h00 ce matin du 02/12 alors qu'il y a eu augmentation des signaux sismiques associés à des explosions souvent accompagnées de bruits du type "coup de canon". Des observations au moyen d'une caméra thermique ont permis de confirmer l'expulsion de blocs incandescents à environ 200 mètres au-dessus du cratère qui dévalent ensuite les flancs du cône sur une distance de ~1 km. Depuis le milieu de la nuit, des bruits de type rugissement, modéré à fort, sont entendus en permanence aux alentours du volcan, notamment à Baños où ces détonations génèrent des vibrations des vitres et du sol. Une colonne de cendre haute de 1.5 km dérivait ce matin vers l'est. IGEPN

Photos du "National Geographic"

Carte 3D des risques volcaniques (coulées pyroclastiques et lahars) sur les flancs nord et ouest, carte de base en 2D par IG-EPN. Flanc ouest photographié le 11 juillet 2011 par AM; en points tillés jaunes, illustration du trajet de la coulée pyroclastique du 14/08/2006. C'est également le couloir principalement emprunté par les courtes coulées pyroclastiques émises récemment (28/11 & 29/11) par le volcan.

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NYAMURAGIRA (R.D. Congo) - 07/11 - 14/11: le volcan Nyamulagira situé à 22 de Km de la ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord Kivu, dans l' Est de la RDC, est en éruption depuis dimanche aux environs de 20H30, a indiqué lundi l'Observatoire volcanologique de Goma (OVG). Selon les volcanologues, les populations de Goma, ne sont pas directement menacées par l’éruption de ce volcan parce que les coulées de la lave se dirigent vers le Parc national de Virunga (PNVi). Radio Okapi

Image en couleurs naturelles du capteur MODIS (NASA) acquise le 7/11, un jour après la déclenchement d'une éruption fissurale qui a produit un rideau de fontaines de lave accompagnées de nuages de cendre et de gaz.

 

14/11: La fissure éruptive est longue de plus d'un km et les fontaines de lave atteignent 400 mètres de hauteur. L'éruption pourrait durer plusieurs jours voire plusieurs mois selon le volcanologue italien Dario Tedesko qui craint une fragilisation du flanc sud du volcan voisin, le Nyiragongo, suite aux nombreux séismes qui ont précédé cette éruption. Video

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RINCON de la VIEJA (Costa Rica) - 30/09: ce volcan endormi depuis plus de dix ans (dernière éruption en 1998) a connu plusieurs éruptions phréatiques les 19 août, 16 et 22 septembre. Les résidents de la région avaient trouvé le jour après la dernière éruption quelques poissons morts et des sédiments dans la rivière Penjamo. Les experts de l'OVSICORI sont montés au cratère pour inspecter l'activité et ont découvert des indices d'éjection de matériaux par dessus les parois nord du cratère, hautes de 75 mètres. Des voisins du volcan ont signalé que des sédiments se sont déversés dans les rivières locales sur une distance de 18 km. La plupart des éruptions phréatiques sont concentrées au centre de la lagune acide. L'accès au sommet du volcan est désormais interdit. Source

Le lac de cratère, vu du bord sud, exhibe une grande celle de convection au centre de laquelle s'échappent des gaz.

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LOKON (Nord Sulawesi, Indonésie) -- 11/07; 15/07; 06/09; 26/10

11/07: après son voisin le Soputan (situé à ~40 km) qui a connu une brève éruption le 3 juillet dernier, c'est au tour du Lokon de s'agiter. Près de 7000 résidents proches du volcan, aussi à Tomohon, ont été priés d'évacuer la zone ce mardi matin. Lundi 11/07, un nuage de cendre s'est élevé à une hauteur de 500 mètres au-dessus du cratère. La dernière éruption du Lokon s'est produite en 1991 et avait tué un visiteur suisse. Photos du Lokon en période calme.

Autres photos

15/07: le volcan a connu une éruption jeudi soir, libérant lave et cendres à plus d'un kilomètre de haut. La population, qui avait été avertie il y a 3 jours, avait déjà été évacuée. Une grosse éruption a eu lieu à 22h31 (HL), mettant le feu à la végétation aux alentours. Le niveau d'alerte avait été relevé au maximum (4/4) lundi et les autorités ont évacué les habitants dans un rayon de 3,5km.

Incandescence du cratère du Lokon vue de Tomohon; il y a eu 3 épisodes éruptifs durant la nuit de jeudi 14/07 à vendredi 15/07.

06/09: depuis son réveil en mi-juillet, le Mt Lokon continue à connaître des périodes éruptives. Ainsi, 4 explosions sont survenues mardi 05/09 après une augmentation de l'activité durant le week-end passé. Des matériaux ont été éjectés à 150-200 mètres de hauteur. Source

26/10: deux explosions se sont produites à 17h29 et 17h30 (HL). Elles ont été précédées par de plus petites émissions quelques heures plus tôt. Le panache de cendre a atteint une hauteur d'environ 1,5 km. Ni victime ni dégât n'ont été signalés. Source

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KATLA (Islande) -- 09/07: selon la revue en ligne "Iceland Review Online", une inondation d'origine glaciaire (jökulhlaup), probablement issue du glacier Mýrdalsjökull qui abrite le volcan Katla, a coupé la route annulaire (highway n°1) à proximité de la rivière Múlakvísl en emportant le pont qui enjambe la rivière. Cette crue glaciaire est peut-être le résultat d'une petite éruption sous la calotte glaciaire du Mýrdalsjökull, probablement dans le cratère du Katla. Il est tout aussi possible que cette éventuelle éruption soit juste une expulsion d'eau géothermale (éruption phréatique). Les autorités locales de la Protection Civile ont averti les résidents et visiteurs de prendre garde aux gaz sulfurés à proximité de la rivière. RUV. Jon Frimann ("Iceland Volcano and Earthquake Blog") signale que l'augmentation du tremor harmonique, particulièrement dans la gamme des hautes fréquences, est similaire à celle survenue en 1999, qui était associée à une petite éruption sur la bordure sud du Katla.

Des scientifiques ont survolé le glacier Mýrdalsjökull et observé des fissures/crevasses aux environs de deux nouveaux "chaudrons"/puits d'effondrement glaciaire (aussi appelées marmites glaciaires) situées dans la partie la plus méridionale du glacier et profonds d'une cinquantaine de mètres. Toutefois, il n'y a pas d'indication qu'une éruption a débuté sous le glacier. I.R.O.; mbl.is. Par ailleurs, des témoignages signalent des odeurs d'origine volcanique, probablement de gaz composés de soufre. Pour information, le Grimsvötn a connu une alerte similaire environ 6 mois avant son éruption du 22 mai dernier. En novembre 2010, une fonte partielle du glacier recouvrant le Grimsvötn avait suggéré la possibilité d'une éruption.

Le 17 juin 2011, un essaim sismique, accompagné d'un très faible tremor harmonique, débute sous la caldeira du volcan peu après 19 h 10. Cet élément témoigne probablement d'une remontée de magma et/ou d'une recharge de la chambre magmatique, la probabilité d'une éruption augmente significativement dans un futur très proche.

Il ne fait aucun doute que l'acticité du Katla est surveillée encore plus étroitement par les experts islandais et qu'une éruption de plus grande ampleur pourrait être à nouveau problématique, non seulement pour les habitants de la région mais aussi en ce qui concerne le trafic aérien européen et transatlantique. En général, les éruptions du Katla suivent de quelques mois celles de l'Eyjafjöll. Rappelons que la dernière éruption majeure du Katla a eu lieu en 1918 et celle de l'Eyjafjöll en avril 2011.

Fissures/crevasses concentriques au lieu-dit "sigkötlum Mýrda" soulignant un processus de subsidence évident lié à la fonte de la glace ! Cliché pris d'hélicoptère -- L'inondation, originaire du glacier Mýrdalsjökull, qui a emporté le pont et coupé la route annulaire n°1.

07/09: des dizaines de petits tremblements de terre ont été détectés autour du volcan islandais Katla, un phénomène que les scientifiques qualifient d'inhabituel. Des experts préviennent toutefois que rien ne permet de croire que le volcan s'apprête à entrer en éruption, même s'il compte parmi les plus puissants du pays. Des tremblements de terre autour de Katla n'ont rien d'étonnant, ont-ils ajouté, mais de telles «grappes» de secousses sont surprenantes. Certains séismes se produisent à seulement dix minutes d'intervalle l'un de l'autre.

Situation au 7 septembre

WEBCAM KATLA

Iceland Volcano and Earthquake blog

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SOPUTAN (Nord Sulawesi, Indonésie) -- 03/07: le volcan, l'un des volcans les plus actifs d'Indonésie, est entré dimanche en éruption, projetant un nuage de cendres et de gaz à 5000 mètres d'altitude, sans faire de victime. Situé dans la province du Nord Sulawesi, le volcan, qui culmine à 1783 mètres, a commencé à cracher cendres et gaz dans la matinée, sa première éruption depuis 2008. Entouré de forêts, le Soputan est distant de 8 kilomètres du premier village et "pour le moment, c'est une distance encore sûre pour les habitants, mais nous continuons à surveiller son activité", a déclaré le scientifique Iing Kusnadi. L'éruption de 2008 n'avait pas fait de victime. BELGA Retour page d'accueil

 

NABRO (Erythrée)  -- 13/06; 22/06; 30/06

13/06: une éruption d'un volcan érythréen a émis un puissant panache éruptif jusqu'à 13.5 km de hauteur et s'étend sur plus de 1000 km vers l' O.N.O.. L'éruption aurait débuté à 21h03 UTC dimanche 12/06 et a été précédée dans l'après-midi par 7 secousses d'intensité modérée. Un séisme de Ma 5.6, localisé à 48 km au sud de la ville d'Epp, aurait marqué le démarrage de l'activité. Source.  Des explosions sourdes ont été entendues à Afdera le long de la frontière entre L'Ethiopie te l'Erythrée et des chutes de cendre ont été signalées aussi loin que Mekele dans la province du Tigray.

Image infrarouge du satellite EUMETSAT montrant le panache éruptif se dirigeant vers le O.N.O.. Voir aussi l'image thermale (IR) MODIS

15/06: Météo-France observe une dispersion des cendres volcaniques dans l'atmosphère et conclut que, même si elle n'est pas terminée, l'éruption a baissé d'intensité. Source

22/06: après une semaine d'activité explosive, l'activité du volcan Nabro semble avoir évolué vers une activité plus effusive, donc d'intensité plus faible.  L'image infrarouge en fausse-couleurs du capteur ASTER, couplée à un modèle numérique de terrain (DEM),  a révélé la présence d'une coulée de lave longue de 15 km. A son apogée, le panache éruptif a atteint une altitude maximale de ~14.000 mètres. La zone noire au centre de l'image, dissimulant quasi entièrement le cratère, est vraisemblablement un nuage éruptif riche en vapeur d'eau. Un panache diffus, plus riche en cendre, apparaît en violet au S.O du cratère.

Image ASTER du volcan Nabro enregistrée le 19 juin. NASA Earth Observatory

30/06: Selon certains articles, l'éruption aurait fait au moins 7 morts, plusieurs blessés, causé le déplacement de milliers de personnes en Erythrée, et aurait affecté 5000 Ethiopiens à proximité de la frontière entre les deux pays. Plus d'infos du G.V.P.

Image du satellitaire du 29 juin montrant la coulée de lave émise par le cratère du Nabro. Image du capteur "Advanced Land Imager (ALI)" embarqué sur le satellite Earth Observing-1 (EO-1)

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PUYEHUE -CORDON CAULLE (PCCVC) (Chili) -- 05/06; 08/06; 10/06; 15/06; 19/06; 22/06; 06/07; suite sur le site GVP

05/06: plusieurs milliers de personnes (~3500 ) ont été évacuées après l'éruption soudaine du volcan Puyehue (plus précisément de la zone de rift du Cordon Caulle) dont la dernière éruption remonte à 1990. En quelques heures, une douzaine de secousses de magnitude 4 avaient été enregistrées. Cet édifice fait partie du complexe volcanique Puyehue-Cordón Caulle qui avait été visité par DOS & Cie en 2009. Un panache éruptif haut de ~10.000 mètres s'est élevé au-dessus du cratère qui est situé à environ 900 km au sud de Santiago. Les vents ont poussé la cendre vers la région de San Carlos de Bariloche (ville située à ~100 kilomètres à l'est du Puyehue) en Argentine, ce qui a forcé a fermeture de l'aéroport. La dernière éruption importante du Puyehue remonte à 1960, après le séisme de Valdivia, de magnitude 9,5, qui avait fait 5700 morts au Chili. SERNAGEOMIN.

Les secousses sismiques ont débuté durant la nuit du 3 juin indiquant une éruption imminente. Le type d'activité sismique a évolué vers un tremor spasmodique de haute énergie révélant la dynamique des fluides à l'intérieur des conduits volcaniques (séismes hybrides, VT, de longue période) dont les foyers sont localisés entre 1 et 4 km de profondeur. En 6 heures, une moyenne de 230 secousses ont été enregistrées chaque heure.  dont 12 avaient une magnitude supérieure à 4.0, 50 >  3.0 et 50% > 2.0. Plusieurs de ces séismes (> 3) ont été ressentis par les populations locales. SERNAGEOMIN

"L'arrivée du nuage de cendre (depuis le nord ouest) était très impressionnante, on voyait cet épais nuage surréaliste grignoter peu à peu le ciel et la lac Nahuel Huapi. Ensuite tout s'est obscurci et la cendre s'est mise à tomber. Le volcan est situé à 90km de Bariloche mais seulement à 45km de Villa la Angostura, qui a reçu une pluie de cendre avec des chutes de cailloux volcanique (jusqu'à 2 cm de diamètre selon les journalistes). Pour l'instant les conseils sont de mettre des serviettes humides en bas des portes et d'éviter de sortir. On attend donc sagement à la maison.".Témoignage de Micka, guide argentin et ami de Thierry Dockx.


 

La taille des débris éruptifs (pierre ponce / pumice) qui sont retombées sur la ville de Villa La Angostura sont spectaculaires.

Photos: 1 ; 2; 3 (Boston.com)

08/06: l'éruption fissurale du complexe Puyehue Cordon Caulle s'est fortement atténuée depuis hier. Les aéroports de la région ont ainsi pu être ré-ouverts. Selon les données du programme "Global Fire Dataset" du projet MODIS, l'éruption s'est produite au N.E. des bouches qui ont été actives lors de l'éruption de 1960. Diverses observations effectuées par du personnel du SERNAGEOMIN depuis la localité de Riñinahue confirment la présence d'au moins 5 épisodes de coulées pyroclastiques générées par l'effondrement de la colonne éruptive sur elle-même (type St-Vincent), notamment vers le cayon de Nilahue où la nappe pyroclastique aurait pu atteindre une longueur de 10 km.

Le panache éruptif, s'étendant vers le S.E. (vers la ville argentine de San Carlos de Bariloche), vu le 4 juin par le capteur MODIS (satellite AQUA). NASA Earth Observatory

   

10/06: plusieurs aéroports sont restés fermés jusqu'à hier 10/06, dont ceux de Buenos Aires et Montevideo mais aussi des aéroports situés au sud du Brésil. De fortes pluies font craindre des lahars secondaires dans les vallées drainant le complexe volcanique du Puyehue-Cordon Caulle, dont la vallée Nilahue. SERNAGEOMIN

15/06: les géologues chiliens ont averti que l’éruption du volcan Puyehue était loin d’être terminée et qu’une activité encore plus intense était même possible, une annonce de mauvais augure pour les passagers des aéroports dans le sud de l’Amérique latine et jusqu’en Australie. Alors que le niveau de l’éruption est toujours classé « modérée », avec des cendres rejetées jusqu’à une altitude de 8000 mètres, le service national de géologie et des mines chilien a prévenu qu’un retour à une activité intense était possible, ajoutant qu’aucune baisse des rejets n’était constatée depuis le début de l’éruption volcanique le 4 juin 2011. La précédente éruption du Puyehue en 1960 avait duré deux semaines, mais celle de 1921 avait duré deux mois. Source. La hauteur de la colonne éruptive lors des pulses, mesurée par une caméra Futangue, varie de 8 à 9 km. Elle a un aspect très dense, une couleur grise foncée et est associée à une retombée de cendre à sa périphérie suite à des effondrements partiels du panache éruptif. Le 14/06 à 10h45, les images du satellite GOES de la NASA montrent que le nuage se dirige vers le S.E. et s'étend sur environ 250 km parmi un front nuageux. L'instabilité de l'activité volcanique rend possible la survenue d'évènements explosifs majeurs, avec production de coulées pyroclastiques majeures qui ont déjà d'ailleurs affectés la zone. SERNAGEOMIN

 

19/06: depuis vendredi 17/06, l'intensité de l'éruption semble avoir légèrement diminué, la classant désormais dans la catégorie des éruptions d'intensité moyenne. Rappelons qu'à son apogée, la colonne éruptive a atteint une hauteur de près de 30 km et que les fines particules ont déjà circulé une fois autour du globe. Source

22/06: le volcan a commencé à émettre de la lave mardi 21/06, 18 jours après le début de son éruption dans le sud du Chili, mais cela ne représente pas un danger pour les populations avoisinantes, a indiqué le Service national de Géologie et des mines. De la lave visqueuse a coulé lentement vers l'ouest par un canal d'environ 50 mètres de large sur 100 mètres de long; AFP. La colonne éruptive est toujours haute de 3 à 4 km et est chargée de cendre fine. Sernageomin

Image ASTER (fausses couleurs) enregistrée par le capteur ASTER du satellite Terra (NASA) au-dessus du complexe du Puyehue - Cordon Caulle; 11 juin.

Image MODIS capturée le 20/06

séquence vidéo aérienne du cratère rempli de lave fraîche percée d'une fissure éruptive qui laisse échapper un panache riche en cendre noire. Remarquez les fumerolles en bordure du cratère et la coulée de lave sur la photo de droite !

06/07: l'éruption sur la zone de rift du Cordón Caulle se poursuit. Du 2 au 4 juillet, le SERNAGEOMIN a noté que les panaches gris foncés s'élevaient de 2 à 4 km au-dessus du cratère et dérivaient de 200 à 900 km, principalement vers le N.O. et le N. A partir de cette période, les signaux sismiques ont indiqué que la lave aurait cessé de s'écouler ou, alors, se déversait avec un moindre débit. L'état d'alerte reste au niveau 6, code rouge. G.V.P.

octobre : l'activité se poursuit avec une intensité faible à modérée ! Lire la site en anglais sur le site du Global Volcanism program

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POPOCATEPETL (Mexique) -- 03/06: le volcan le plus connu du Mexique a connu un regain d'activité avec 5 explosions de vapeur d'eau / gaz et de cendre, d'intensités modérées. Dès 6h37 HL, le cratère a libéré une colonne de cendre qui a atteint une hauteur de ~3 km avant de dériver vers l'ouest puis, à plus haute altitude, vers l'E.N.E. (Puebla). Cet évènement a débuté par un signal de tremor dont l'amplitude a augmenté durant quelques minutes. Des chutes de cendre ont été signalées dans plusieurs communes de l'Etat de Morelos. CENAPRED

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SHIVELUCH (Kamchatka, Féd. de Russie) -- 02/06: le volcan a projeté un panache de cendres à une altitude de 9 km, a indiqué ce mardi l'antenne régionale du Service géophysique de l'Académie des sciences de Russie, cité par l'agence ITAR-TASS. L'édifice a été secoué par une série de séismes et des avalanches pyroclastiques ont dévalé ses flancs. Le panache de cendres s'est étiré sur une distance de 58 km au S.E. à partir du cratère puis a dérivé au S.O. sur près de 200 km. L'alerte volcanique pour l'aviation civile a viré au code rouge. KVERT

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GRIMSÖTN (Islande) -- 22/05; 23/05; 24/05; 25/05; 31/05

22/05: le volcan sous-glaciaire le plus actif d'Islande est entré en éruption hier 21/05, vers 17h30 UTC, juste un an après l'éruption de l'Eyjafjöll qui a tant perturbé le trafic aérien européen. L'éruption a été précédée (pendant ~1 heure) et accompagnée par une série de petits séismes. Des volutes de gaz s'élevant du volcan ont pu être observées. Une zone d'exclusion aérienne a été définie dans un rayon de 220 km autour du volcan. Le panache éruptif a atteint une altitude de ~20 km  (stratosphère) et est transporté par les vents de haute altitude. Les météorologues islandais estiment que le nuage éruptif va dériver vers l'est puis vers le nord. Ils pensent également que la cendre, dont la granulométrie moyenne semble a priori plus grossière que celle de l'Eyjafjöll (impliquant moins de dispersion des particules de cendre dans l'atmosphère), ne devrait pas perturber le trafic aérien européen, tout au moins durant les premières 24 heures. La dernière éruption du Grimsvötn remonte à novembre 2004. Les scientifiques islandais attendaient une nouvelle éruption depuis celle qui a tant fait parler d'elle l'année passée. Il est à noter que les éruptions précédentes de ce volcan n'ont pas eu beaucoup d'impacts sur le trafic aérien. En novembre 2010, une fonte partielle du glacier recouvrant le Grimsvötn avait suggéré la possibilité d'une éruption. C'était finalement une fausse alerte ! Néanmoins, les scientifiques ont continué à surveiller le volcan étroitement depuis cet évènement. Le Grimsvötn a aussi fait éruption en 1954, 1983 et 1998. Elles ont duré entre un jour et quelques semaines.

16h00 HB: après un survol du lieu de l'éruption, Magnús Tumi Gudmundsson, Professeur de Géophysique à l'Université d'Islande, a déclaré que l'éruption du Grimsvötn semblait s'atténuer bien que de la cendre retombe encore sur plusieurs régions du S.E. de l'Islande. Selon cet expert, cette éruption est plus puissante que les éruptions islandaises précédentes. En réalité, cette éruption est la plus forte dans sa première phase qui ait été enregistrée sur ce volcan depuis 100 ans, selon les autorités islandaises. AP; Icelandic Met Office; Iceland Review Online

Bien que le Grimsvötn soit très actif (c’est le volcan le plus actif du pays, avec neuf éruptions entre 1922 et 2004), ses éruptions, souvent assez courtes, ont habituellement assez peu de conséquences. La plupart du temps, les éruptions sont suivies par des crues d'inondations (jokulhlaups) qui provoquent parfois des dégâts aux routes et ponts. La zone affectée est très peu peuplée et il n'y a jamais eu aucune victime recensée au cours des éruptions récentes de ce volcan sous-glaciaire (enfoui sous le glacier Vatnajökull) ni d'impact sur le trafic aérien régional ou international. Selon Magnús Tumi Gudmundsson, le niveau d'eau dans la zone du Grimsvötn est bas. L'éruption est en train de causer une fonte de glace, mais la fonte affecte principalement une mince couche. C'est pourquoi, selon lui, une crue d'inondation de grande ampleur n'est pas vraisemblable. I.R.O.

Ce dimanche 22/05 à 8h30 UTC, les autorités aéroportuaires islandaises (Isavia) ont décidé de fermer temporairement l'espace aérien islandais.

Le nuage de cendres issu de l’éruption du volcan Grimsvötn devrait atteindre le Nord de l’Ecosse mardi et pourrait toucher l’Ouest de la France et le Nord de l’Espagne jeudi si les émissions se poursuivent avec la même intensité, a annoncé ce dimanche Eurocontrol.

Sismogramme correspondant à la zone du Grimsvötn

  

Image RADAR météo du nuage éruptif (base de Keflavik); I.M.O.

   

Vues du puissant panache éruptif s'élevant du Grimsvötn (photos Sigurlaug Linnet) -- Voir aussi l'image satellitaire de la colonne éruptive en direct; BBC News

Autres séries de photos spectaculaires prises au début de l'éruption 1 - 2 - 3

Image MODIS, capturée le 22 mai aux environs de 5h, montrant le panache éruptif tournoyant à haute altitude vers le N.E. puis le N.

Image montrant la dispersion du SO2


23/05: Selon le Service Météo Islandais, un total de 2198 éclairs ont été recensés entre minuit et 1h00 entre dimanche et lundi sur le site de l'éruption du Grimsvötn. Lors de l'éruption de l'Eyjafjallajökull, un record de 22 éclairs avait été enregistré le 16 mai 2010 entre 8h et 9h.  Au cours des 15 premières heures de l'éruption, plus de 15.000 éclairs (vidéo très spectaculaire tournée au sol) ont été détectés alors que 790 éclairs avaient été enregistrés en 39 jours l'année dernière. Les recherches indiquent que ce phénomène électrique a lieu lorsque la colonne éruptive est si haute que l'eau y étant contenue gèle. Ce matin, la hauteur de la colonne éruptive a baissé, et se situe entre 10 et 11 km. Selon certaines sources, l'éruption est quasi au même stade que celle de 2004. Les deux dernières éruptions ont été suivies par une crue d'inondation (jokulhlaups) mais, cette fois, les experts ne s'attendant pas à une crue d'inondation (jokulhlaups) importante. I.R.O.  A noter que l'image RADAR du I.M.O. de ce matin ne montre plus de nuage éruptif dans la zone du Grimsvötn.

17h: les experts supposent que l'éruption va continuer à être puissante dans les prochains jours. A l'heure actuelle, le panache éruptif est similaire à celui de l'Eyjafjöll l'an dernier. A 14HL (16 HB), il faisait totalement noir, comme en pleine nuit, à Kirkjubaejarklaustur. Par ailleurs, une forte tempête fait rage au S.E. de l'île, ce qui n'améliore évidemment pas la situation. I.R.O. La cendre a désormais atteint Reykjavik et s'étale en un voile brumeux au-dessus de la ville.

Video

Pour réellement menacer le ciel européen, "il faut que l'éruption reste aussi forte qu'actuellement les deux jours qui viennent. Or au moins lors des deux dernières éruptions de ce volcan, l'éruption de cendre n'a pas duré aussi longtemps", a souligné le météorologue Oli Thor Arnason. "Nous ne pensons pas que l'éruption restera aussi forte plus de quelques jours", a confirmé le géophysicien Magnus Tummi Gudmundsson, de l'Université d'Islande. L'éruption pourrait déjà être en train de se transformer en éruption de lave (le Grimsvötn est un volcan basaltique), "mais ce n'est pas encore confirmé", a ajouté Oli Thor Arnason, soulignant que "plus de lave signifiait moins de cendre". La nature basaltique de la cendre suggère que le degré élevé d'explosivité de cette éruption est surtout du à l'interaction du magma basaltique avec l'eau dans le cratère. Les éruptions du Grimsvötn sont généralement courtes, quatre jours pour la précédente et dix jours pour celle d'avant, contre plusieurs semaines pour l'Eyjafjöll en 2010. Voir le modèle établi par le VAAC de Londres concernant la dispersion du nuage de cendre du Grimsvötn

Cette éruption est la plus puissante sur l'île depuis 50 ans. Les mesures du RADAR, les rapports des pilotes et les observations au sol suggèrent que la colonne éruptive riche en cendre a atteint au minimum 17 km de hauteur. Par comparaison, le panache de l'Eyjafjallajökull a atteint une hauteur de 6-9 km l'année dernière. Il faut savoir que chaque km supplémentaire de colonne éruptive requière une vitesse d'émission éruptive beaucoup plus rapide à la source.  Un diagramme montre qu'une éruption comme celle de l'Eyjafjallajökull avec une colonne éruptive haute de ~7 km correspond à un débit de 10.000 m3 par seconde, équivalent à une masse de quelques milliers (~10.000) de tonnes par seconde. Une éruption avec une colonne éruptive haute de 17 km pourrait correspondre à un débit de 10.000.000 à 100.000.000 m3 par seconde, ce qui signifie qu'elle produirait entre 100 et 1000 fois plus de matériaux chaque seconde.

Une station GPS placée sur la bordure de la caldeira du Grimsvötn a révélé un processus d'inflation continu et une expansion de quelques cm par an depuis la dernière éruption de 2004, ce qui est interprété comme une introduction de magma dans un réservoir superficiel. Un autre signe précurseur était l'augmentation de la sismicité durant les derniers mois, incluant des phases d'apparition de "tremor" (cycle de séismes volcaniques de fréquence variant de 1 à 5Hz). Une augmentation de l'activité géothermale a aussi été notée durant les mois précédant l'éruption. Dans sa phase initiale, l' éruption de ce volcan basaltique sous-glaciaire est de type phréato-magmatique. Institut des Sciences de la Terre de l'Université d'Islande; I.M.O.

L'hôtel Geirland, proche de la ville de Kirkjubæjarklaustur  sur la route la plus proche du volcan, recouvert par une couche de cendre épiasse d'environ 1 cm.

Image MODIS (résolution 2km), capturée le 23 mai à 2h26, montrant le nuage éruptif se dirigeant vers le S.E.


24/05: rappelons que la diffusion du nuage de cendre est modélisée par l'agence de l'aviation britannique. L'animation ci-dessous illustre la localisation prévue par modélisation du nuage volcanique (colonne totale en g/m2) du 21 mai à 20h00 UTC au 27 mai 06h00 UTC. L'émission à la source varie dans le temps et suppose un profil de hauteur de colonne uniforme comme étant détecté par les mesures RADAR. Le modèle est aussi lié aux contraintes de la masse totale de cendre fine déterminée par satellite. Un expert norvégien de télédétection des panaches volcaniques du comité de l'ESA affecté au projet des risques liés aux nuages de cendre volcanique , Fred Prata, a déclaré que l'éruption initiale avait libéré beaucoup de cendres et que la colonne éruptive était très riche en vapeur d'eau. Une grande quantité de cendre de cette phase initiale est retombée, principalement sur et à proximité de l'Islande. I.R.O.

Le plus récent rapport de l'agence météo islandaise signale que, durant ces dernières heures, le panache volcanique a atteint des hauteurs variant de 5 à 9 km. Cependant, de puissants vents du nord ont pu affecter la hauteur de la colonne éruptive. La cendre du Grimsvötn a été détectée partout en Islande, excepté au N.O. de l'île. L'éruption a quelque peu diminué depuis hier soir et aucune effusion de lave n'a été observée. Toujours selon l'I.M.O., le débit magmatique estimé ce matin était de ~1000 tonnes/seconde alors qu'il était d'environ 10.000 t/s initialement. Rapport de l' I.M.O du 24/05 à 17h30: le panache de cendre n'est pas visible sur le RADAR suite aux conditions météo sur le lieu de l'éruption. La hauteur estimée de la colonne éruptive est de 5 à 7 km. Sur base de l'évolution de la hauteur du panache volcanique, des retombées de cendre dans les zones inhabitées d'Islande, du nombre d'éclairs, du tremor et de la déformation du sol, il est déduit que la force de l'éruption continue à décroître et que l'activité explosive actuelle représente seulement une petite fraction de sa valeur initiale. Rapport complet sur le site de l'Université d'Islande.

L'I.M.O. signale que la source magmatique de cette éruption pourrait être plus profonde que prévue (> 20 km). Les graphiques du tremor en direct indiquent que l'éruption est encore puissante mais la tendance générale est à la diminution de l'amplitude. D'autre part, il n'est pas exclu que d'autres fissures éruptives s'ouvrent sur le glacier.

ESA (European Space Agency) - En base de page, voir aussi l'animation de la dispersion du SO2 les 22 et 23 mai

Concentration des poussières, notamment des particules fines de cendre émises par le Grimsvôtn, au-dessus de l'Europe après l'éruption du volcan islandais. Photographie: Eumetsat/AFP/Getty Images. Si cela vous intéresse, un volcanologue anglais (Clive Oppenheimer) explique dans un article critique l'importance de trouver une méthode pour distinguer les cendres volcaniques des autres poussières atmosphériques issues de sources différentes (particules de sable du Sahara par exemple que l'on distingue sur cette image satellite) ainsi que de fixer des seuils de concentration en cendre dangereux pour l'aviation.

Animation basée sur les images d'avis de dispersion du nuage volcanique diffusées par le VAAC de Londres - données émises le 24 mai à 6h00 UTC (prévision sur 18 heures); altitude actuelle du nuage éruptif estimée à ~5 km


25/05: ce matin, l'amplitude du tremor a nettement chuté, suggèrant que l'intensité de l'éruption est en train de clairement diminuer comme plusieurs sources le signalent. Hier soir, le flux de matériaux émis a été estimé à ~100 tonnes/seconde alors qu'il était de ~10.000 t/s au début de l'éruption. L'éruption semble bel et bien en train de se terminer, ce qui est habituel pour ce volcan dont les éruptions durent en général seulement quelques jours. Comme on le voit une des photos ci-dessous prise hier soir par un groupe de randonneurs, le cratère du Grimsvötn n'émet plus qu'un léger panache de vapeur d'eau. L'éruption semble donc quasi terminée !

18h00 HB: comme le tremor (Y ~4500) n'est pas encore revenu à son seuil de fond, le "background", (Y ~1500), les volcanologues considèrent que l'éruption n'est pas officiellement terminée. Par ailleurs, des visiteurs ont encore pu observer (voir photos et vidéo ci-dessous) des explosions phréatiques, même si de faible intensité.

Photo d'Arnar Stefánsson prise hier soir, 24/05. - Photo aérienne du cratère Grimsfjall prise le 24/05 par Björn Oddsson

Explosion phréatique au cratère Grimsfjall du Grimsvötn rempli d'eau de fonte (la hauteur du panache est d'environ 100 m) ; photo Kristján G. Kristjánsson

BBC video

 


31/05:L'éruption du volcan islandais Grimsvötn, qui a légèrement perturbé le trafic aérien en Europe la semaine dernière, est officiellement terminée, ont annoncé les autorités islandaises lundi. "L'éruption s'est terminée et nous allons lever les mesures de précaution posées autour du Grimsvötn", a déclaré à l'AFP Gudrun Johannesardottir, une porte-parole de la protection civile islandais. Il n'y a pas eu d'activité depuis samedi matin 28/05 à 07h00 GMT", a expliqué à l'AFP Steinunn Jakobsdottir, une géologue de l'Institut météorologique d'Islande, qui a déclaré l'éruption terminée en milieu de journée lundi.

Cette éruption du Grimsvötn est parmi les plus courtes que le volcan ait connu. Elle a duré 6 jours et demi. Néanmoins, les éruptions de 2004 et 1983 ont été encore plus courtes, durant respectivement 4 et 5 jours.

Les experts islandais ont déclaré  que l'éruption du Grimsvötn était probablement la plus puissante depuis celle de l'Hekla en 1947. Ce volcan sous-glaciaire a émis plus de cendre et de débris en 24 heures que l'Eyjafjallajökull en a éjecté durant 40 jours. I.R.O.


Début de l'éruption du Grimsvötn observé par le satellite américain GOES-13. Le panache volcanique apparaît clairement au centre de l'image. La vue oblique de la vue aide à souligner l'extension verticale de la colonne éruptive.

Autres photos montrant à distance le développement de la colonne éruptive initialement blanche (vapeur d'eau) puis virant vers le gris (cendre)


Le cratère (Grímsfjall Crater) du Grimsvötn en phase de repos. Une subsidence glaciaire aux environs du cratère encore chaud se traduit par des fissures concentriques.

Institut des Sciences de la Terre de l'Université d'Islande (page d'accueil)

Iceland Volcano and Earthquake blog

ERUPTIONS - Blog avec infos très détaillées d'Erik KLEMETTI

VAAC London - Graphiques des contours de dispersion du nuage volcanique islandais; codes pour l'aviation

Graphique du tremor en direct

Webcam

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TELICA (Nicaragua) -- 20/05: après quelques années de relatif repos, cet édifice, situé dans la partie centrale de la chaîne des volcans du Nicaragua et à ~10 km de Managua, a émis plusieurs  panaches de cendre et gaz à plus de 1000 mètres au-dessus du cratère accompagnés d'une série (59) d'explosions entendues dans le secteur avoisinant. Les activités sismique et gazeuse ont progressivement augmenté depuis une semaine. Ce regain éruptif a provoqué l'évacuation  de 500 ouvriers d'une centrale géothermique proche du volcan et de la cendre est retombée sur des villages voisins du Telica. Selon l'INETER, l''activité actuelle du Telica n'est pas d'exceptionnelle. Cette séquence éruptive pourrait être due à l'expulsion, sous la pression des gaz volcaniques, de vieux matériaux accumulés suite à des éboulements intra-cratériques qui ont eu lieu au cours de ces dernières semaines de fortes pluies.. Video

 

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Une explosion photographiée le 18 mai - Petite coulée pyroclastique

Au cours des 400 dernières années, la plupart des éruptions ont été relativement de faible intensité (1< VEI < 2).  Le Telica a tendance a produire des petits évènements explosifs, pouvant être accompagnés de lahars en saison des pluies, ainsi qu'un lac de lave visqueux. L'activité explosive actuelle est probablement la première signalée depuis 2008. En 2009 et 2010, de l'incandescence a été observée dans le cratère principal suggérant que le magma ne semble jamais avoir été très éloigné de la surface.

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TUNGURAHUA (Equateur) -- 27/04; 30/04; 20/05; 25/05

27/04: les autorités équatoriennes ont fermé des écoles et évacué des résidents dans certaines zones proches du volcan. Le 26 avril, le cratère de la "Gorge de Feu en langue Quetchua" a expulsé une colonne de cendre haute de 7 km qui est retombée sur des habitations et des fermes. Le système de surveillance a détecté 6 explosions d'intensité modérée à forte. Selon certaines observations, des dommages aux récoltes, champs ainsi que des effets mineures sur la santé des gens ont déjà été signalés. Le regain d'activité a débuté le 20 avril sous la forme de petites explosions de gaz et de cendre. L'activité du volcan avait repris repris le 26 mars dernier. Pour rappel, le volcan est entré en éruption assez régulièrement depuis son réveil en 1999. Le plus récente éruption a eu lieu en décembre 2010. Les éruptions les plus importantes se sont produites en août 2006 et février 2008.  CNN News; Instituto Geofisico EPN

Webcam IG EPN du Tungurahua

30/04: le 29 avril, une violente éruption a expulsé dans les airs une colonne de cendre et de gaz à 10 km de hauteur, forçant les autorités à évacuer 300 résidants et à détourner des vols . De puissantes explosions ont fait trembler le sol et ont brisé des vitres. Des énormes blocs ont été retrouvés à plus de 2 km du cratère. Depuis cet évènement, l'activité a quelque peu baissé après la forte énergie volcanique libérée ce vendredi. Source; Instituto Geofisico EPN; Quotidien d'Ambato

L'éruption actuelle du Tungurahua est la plus importante depuis 1999. Quelques cités proches du volcan ont enregistré une accumulation de cendre sur 15.5 mm d'épaisseur. Le volume total de tephra a été estimé  à ~1.6 - 3 millions de m3 par l'Institut Géophysique d'Equateur.

 

Voir d'autres photos sur le site de "National Geographic Daily News"

Cette image spatiale, montrant le panache éruptif du Tungurahua, a été acquise par le capteur MODIS embarqué sur le satellite TERRA

20/05: l'activité du volcan a diminué en intensité durant du 12 au 16 mai. Plusieurs panaches gazeux se sont élevés à 200-300 mètres au-dessus du cratère. Le 15 mai, une petite explosion a libéré un nuage de cendre à ~500 mètres au-dessus du cratère. Le 16 mai, une panache éruptif a atteint l'altitude de 8 km et a dérivé vers l'est, le nord-est et le nord.. Des blocs incandescents ont été éjectés du cratère puis ont dévalé ~ 500 mètres sur les flancs. Des chutes de cendre ont été signalées dans la région de la rivière Negro.

25/05: le 17 mai dernier, l'IG a signalé que de nouvelles fumerolles étaient apparues à ~1 km sous le cratère, du côté du versant ouest. Du 17 au 23 mai, les explosions ont généré des panaches de gaz et de vapeur qui ont atteint des altitudes comprises entre 6 et 9 km, puis ont dérivé, pour la plupart, vers le S.O., O et le N.O.. Des chutes de cendre ont été signalées dans ces directions jusqu'à 8 km du cratère. Quelques retombées de cendre ont aussi été observées à Guadalupe (11 km au nord du cratère), à Ambatao (31 km au N.O.) et Penipe (15 km au S.O.). Le 17 mai, de l'incandescence émanait du cratère. Des blocs ont été expulsés du cratère les 17, 19 et 21 mai. Des bruits similaires à ceux de coups de canon ont été occasionnellement signalés et ont fait vibrer de grandes vitres dans les environs. Des colonnes de gaz-cendres se sont élevés aussi le 24 mai.

 Photo Instituto Geofisico EPN

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KARANGETANG (archipel Sangihe, Sulawesi Nord, Indonésie): -- 11/03: le volcan est entré en éruption quelques heures seulement après le puissant (Ma=8.9 à ~24 km de profondeur) tremblement de terre qui a frappé la côte N.E. du Japon (foyer situé à 130 km au large de la ville de Sendai) et qui a été suivi d'un terrifiant tsunami. Selon les premières informations, l'éruption s'est déclenchée  soudainement peu après minuit (HL) sous de fortes pluies en ne laissant aucune possibilité d'évacuation préalable. Le volcan a expulsé des avalanches pyroclastiques le long des pentes ouest du cône. Selon les autorités locales, au moins 4 personnes auraient été tuées et plusieurs autres ont été sérieusement blessées. L'éruption la plus récente datait de juillet 2006. Jakarta Globe. L'état d'alerte maximale (4/4; code rouge) a été décrété le 18 mars alors que trois villages étaient évacués. Des coulées pyroclastiques et/ou avalanches de blocs ont à nouveau dévalé les flancs du cône et atteint une extension de 3.8 km ce 18 mars. Certaines coulées pyroclastiques ont détruit un pont, endommagé une habitation et piégé 31 personnes entre deux coulées. Le 19 mars, les flux à haute température ont atteint le bord de mer à 4 km du cratère. Le 20 mars, de nouvelles coulées pyroclastiques ont dévalé les flancs de l'édifice sur une longueur de 2 à 3 km. Plus de 1000 résidants auraient été évacués des villages menacés sur le flanc ouest du volcan.

02/04: le CVGHM a signalé que des matériaux incandescents avaient été expulsés du cratère du 21 au 23 mars à 50-75 mètres de hauteurs. Des coulées de lave visqueuses incandescentes relayées par des avalanches de blocs à leur front ont atteint une extension plus de 2 km. L'activité ayant progressivement ralenti par la suite, les autorités ont diminué le niveau d'alerte à 3/4.

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KILAUEA (Big Island, Hawai, USA) -- 06/03: plusieurs évènements simultanés se sont produits ce 5 mars. Suite au retrait du magma sous le cône Pu'o'O'o, plusieurs effondrements ont eu lieu sur le plancher de son cratère. Des mesures effectuées par du personnel scientifique du H.V.O. ont montré que le fond du cratère avait baissé d'au moins 115 mètres durant la phase d'effondrement du 5 mars. Peu après, une fissure en échelons, longue de 2.3 km, s'est ouverte entre le cône du Pu'u O'o et le cratère Napau. Elle a libéré une série de petites fontaines de lave en rideaux hautes d'une vingtaine de mètres. Dans le même temps, le niveau du lac de lave de la bouche du Halema'uma'u chutait d'une façon significative. Selon Jim Kauahikaua, un scientifique du H.V.O., cet évènement est remarquablement similaire à l'éruption de 1997 qui s'est produite dans et à proximité du Napau Crater et a duré moins de 24 heures. Plus d'informations actualisées sur le site du H.V.O.; séquence vidéo retraçant les récents évènements;  webcam située à proximité de la partie ouest du système de fissures Kamoamoa.

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Nuage de cendre issu d'un des épisodes d'effondrement du plancher du cratère du Pu'u O'o qui ont eu lieu le 5 mars (photo H.V.O.)

Une fissure éruptive longue de quelques dizaines de mètres s'est ouverte au S.O. du Pu'u O'o, entre le Pu'u O'o et la Napau Crater, dans une portion de forêt préservée par les laves (Kipuka);  (photo H.V.O.).

Autres photos et séquences vidéos de la crise éruptive du 5 mars ; Spectaculaires séquences vidéos : 1 -- 2 ; Webcam fissure éruptive du 5 mars

Vidéo montrant un spectaculaire effondrement de paroi à la bouche du Halema'uma'u le 4 mars dernier (photo H.V.O.)

26/03: un lac de lave est réapparu dans le cratère du Pu'u O'o après 17 jours d'absence. Une déflation soudaine a accompagné le retour de la lave dans le cratère et a été suivie d'une inflation vers 11h. Cette activité a été associée à une brève crise sismique du tremor. Webcam sur la bordure du cratère

Une partie du nouveau lac de lave dans le cratère du Pu'u o'o vu le 27 mars à 19h45 heure belge.

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BULUSAN (île de Luzon, Philippines) -- 21/02: le volcan, situé à environ 600 km au S.E. de Manille, est entré en éruption ce lundi en expulsant bruyamment un panache éruptif à une hauteur de 2 km. De la cendre est retombée sur les villes de Casiguran et Juban situées au pied du volcan. L'armée a évacué ~1000 résidents de ces deux villes. Pour rappel, le volcan est en activité depuis le 8 novembre 2010. PHIVOLCS. Retour page d'accueil

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SANTIAGUITO (complexe du Santa Maria; Guatemala) -- 12/02: les autorités guatémaltèques ont déclaré l’alerte jaune dans quatre municipalités du département de Retalhuleu (au sud-ouest du Guatemala) et trois dans le département de Quetzaltenango (à l’ouest), en raison de l’entrée en éruption du volcan Santiaguito, selon des informations émises par la "Coordinadora Nacional para la Reducción de Desastres" (Conred) dans un communiqué de presse. La mise en place de l’état d’alerte s’explique par l’augmentation de l’activité volcanique du Santiaguito. La Conred a informé que l’activité du volcan était surveillée de près afin de prévenir tout risque. En septembre 2010, le Santiaguito était déjà entré en éruption, une activité qui avait engendré deux importants flux pyroclastiques qui avaient transporté les cendres jusqu’à trois kilomètres de distance. Les municipalités affectées par ladite mesure d’urgence sont Santa Cruz Muluá, San Sebastián, San Martín Zapotitlán et San Felipe, à Retalhuleu; et Cantel, Zunil et El Palmar, à Quetzaltenango, selon des informations relayées par le journalEl Periódico;  "Les équipes de secours ont déclaré l’alerte jaune dans sept municipalités des départements de Retalhuleu et de Quetzaltenango, car les éruptions du colosse entraînent des colonnes de cendre qui s’élèvent à plus de 1000 mètres d’altitude, en plus de provoquer de constantes avalanches". Des résidents de San Marcos Palajunoj s’inquiètent des suites éventuelles de cette éruption dans les prochaines heures « Hier matin nous avons entendu quatre explosions, accompagnées d’éclairs, similaires à une tempête hivernale, dans la soirée il n’y a eu que deux explosions, avec une constante émission de cendres » a déclaré l’un des habitants, Mario Pérez.

A 13h15 du 11/02, un effondrement a causé une avalanche de blocs de grande ampleur générant une coulée pyroclastique qui a atteint une longueur de plus de 1000 mètres. Elle a soulevé une colonne de cendre haute de près de 600 mètres depuis la base du volcan. Des chutes de cendre ont été signalées dans plusieurs centres habités dépendant de la municipalité de El Palmar. INSIVUMEH

Le 8 ou 9 mars, une coulée pyroclastique s'est épanchée du dôme de lave en direction de l'est en déposant des matériaux dans le Rio Nima I. Un panache de cendre s'est élevé à une hauteur de 1 km avant de dériver vers l'est.  Des retombées de cendre ont été signalées à Quetzaltenango (Xela) située à 10 km au N.N.E. et à Retalhuleu localisé à 27 km au S.O.  INSIVUMEH

Les 17 et 18 mars, des avalanches et une coulée pyroclastique ont dévalé le flanc est. Un nuage de cendre a atteint 800 mètres de hauteur avant de dériver vers le S.E.. Du 20 au 22 mars, des explosions ont produit des colonnes de cendre qui sont montées à 700-800 mètres au-dessus du cratère du cône avant de dériver vers l'ouest et le sud-ouest. Le 22 mars, des avalanches de blocs sont descendues sur le flanc sud du cône actif Caliente . INSIVUMEH

02/04: l'INSIVUMEH a signalé qu'une explosion bruyante suivie d'une coulée pyroclastique sur le flanc est se sont produites au dôme du Caliente le 24 mars. Quelques heures plus tard, une explosion a généré un panache de cendre qui s'est élevé à 600 mètres au-dessus du cratère avant de dériver vers l'ouest. D'autres explosions modérées suivies d'avalanches de blocs ont eu lieu les 27 et 28 mars.

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FUEGO (Guatemala) -- début février 2010: l'INSIVUMEH a signalé que, du 2 au 3 février, le volcan avait produit 27 explosions dont les panaches de cendre ont atteint des hauteurs de 200-500 m. au-dessus du cratère puis ont dérivé sur 7 km vers l'ouest et sud-ouest. Les explosions ont généré des ondes de choc qui ont été détectées à plus de 5 km à l'ouest et au sud-ouest, notamment dans les villages de Panimache I et II. Des avalanches de blocs sont descendus dans les vallées de Santa Teresa, Taniluyà, Cenizas et Trinidad vers le S.O.. Du 6 au 8 février, des explosions ont produit des nuages de cendre qui se sont élevés à 500 m. au-dessus du cratère. Une incandescence nocturne issue du cratère a été observée. G.V.P.

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KIRISHIMA (île de Kyushu; Japon): - < 27/01 : mise à jour

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BROMO-Caldeira du Tengger (île de Java; Indonésie) -- 27/01: l'activité, qui a débuté en décembre 2010, se poursuit. Les 22 et 23 janvier, le cratère du cône de cendre a émis des nuages de cendre à 400-800 m. de hauteur et, le 22/01, des matériaux incandescents, éjectés à 200 m. au-dessus de la bordure du cratère, sont retombés à 500 mètres de là. Le niveau d'alerte 3/5 est maintenu (interdiction de pénétrer dans un rayon de 2 km autour du cratère). Des concentrations élevés de SO2 ont été détectées.

10/02: le CVGHM a signalé qu'une explosion avait expulsé des bombes volcaniques le 5 février. Quelques unes sont retombées à 1.2-1.4 km du cratère. Du 5 au 8 février, une colonne grise-brune de cendre s'est élevée jusqu'à 400-800 m. au-dessus du cratère et a dérivé vers l'E.N.E.. Des matériaux incandescents ont été éjectés à 200-300 m. au-dessus du cratère et certains blocs sont retombés à 500 m. de là. Une sismicité de haute amplitude et un tremor volcanique ont été détectés. L'alerte reste au niveau 3/5 signifiant que les résidents et touristes ne peuvent entrer dans une zone de 2 km autour du cratère.  CVGHM . Photos

02/04: le CVGHM a signalé que le cône de cendre avait éjecté à 400-800 mètres de hauteur des panaches de cendre gris-bruns du 22 au 25 mars qui ont dérivé vers le S.O., N.E. et E. Des blocs  incandescents ont été bruyamment expulsés 300 mètres au-dessus du cratère et sont retombés à plus de 500 mètres les 22 et 23 mars. Ensuite, l'activité strombolienne a progressivement diminué. L' échelle d'alerte est toujours au niveau 3/4 et la zone d'exclusion reste fixée à 2 km autour du cratère.

Photo © Dr Richard ROSCOE (mars 2011)

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KIZIMEN (Kamchatka; F. de Russie) -- 20/01: ce volcan connaît une activité faible à modérée, associée à une activité sismique, depuis décembre 2010. Une anomalie thermique dans le cratère a été détectée par certains satellites utilisant le spectre infra-rouge (ASTER-TIR notament) depuis la reprise d'activité du mois dernier. Plusieurs colonnes éruptives, riches en cendre, atteignant régulièrement l'altitude de croisière des vols civiles ont nécessité le passage du code d'alerte pour l'aviation à l'orange. Des chutes de cendre intermittentes plus ou moins importantes ont également été signalées ainsi que des coulées pyroclastiques de faible amplitude. Prises de vue aériennes -  Photos  

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TURRIALBA (Costa Rica) -- 18/01: des résidents de la région du Turrialba ont signalé des chutes  mineures de cendre et avir entendu des grondements ainsi qu'une forte odeur de soufre le 14 janvier. Quelques personnes ont été évacuées. Néanmoins, les enregistrements sismiques de l'OVSICORI ne montrent pas d'activité sismique associée à une activité explosive. Le volume des retombées de cendre a été également beaucoup moindre comparée à celui retombé les 4-5 janvier 2010. Rapport OVSICORI

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Principales activités volcaniques de 2010 commentées sur ce site...

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PAGE SPECIALE : "ERUPTION du VOLCAN ISLANDAIS EYJAFJÖLL"

L'éruption semble bel et bien terminée (un lac de 300 m. de large s'est niché dans le cratère sommital)!

 

 

 

 

Page spéciale "Eruption 2010 du Merapi"

 

 

PITON de la FOURNAISE (île de la Réunion, France) -- 10/12: jeudi (09/12) soir vers 22h40 le Piton de la Fournaise est entré pour la troisième fois de l’année en éruption. Une éruption à quelques jours des fêtes de fin d’année qui en ravira plus d’un, si elle se maintient. La longue fissure éruptive, environ 500 mètres, se situe sur la face Ouest du volcan, juste au dessus de la Chapelle Rosemont, soit exactement en face du Pas de Bellecombe, accessible au plus grand nombre sans aucun effort. L’enclos lui est évidemment fermé, les nouvelles coulées ont déjà recouvert de larges portions du sentier vers le sommet. Voici les images de l’éruption prises très tôt ce vendredi. Clicanoo

Dernière minute : l’éruption du piton de la Fournaise qui a débuté cette nuit vers 22 heures 40 s’est essoufflée en début d’après-midi. Depuis 13h30, l’observatoire n’enregistre plus d’activité. Dommage pour tous ceux qui espérait pouvoir l’admirer cette nuit du Pas de Bellecombe. Clicanoo. Cette troisième éruption de l'année n'aura donc été qu'une éruption "éclair" !

 

Le Piton de la Fournaise est entré en éruption hier soir, pour la troisième fois cette année. Hier matin, l’observatoire volcanologique avait enregistré deux phases d’intense sismicité associées à une remontée de magma, qui ont entraîné l’évacuation des randonneurs et la fermeture de l’enclos. En début de soirée, une nouvelle crise sismique a débuté, qui a débouché sur une éruption, à 22 h 42. L’éruption est visible du Pas de Bellecombe où il fait très beau ce matin. Plusieurs coulées s’écoulent du sommet. La plus grande s’arrête à 400 mètres au-dessus de la chapelle Rosemont. Fournaise Info

Lire aussi les communiqués de l'Observatoire Volcanologique de la Réunion.

 

SHIVELUCH (Kamchatka, Féd. de Russie) -- 03/12: le volcan a éjecté une colonne de cendres jusqu'à une altitude de 5.5 km, ce qui pourrait bien induire un danger pour le survol des avions. Selon le service géophysique du Kamchatka (Académie des Sciences de Russie), des flots de lave sont en train de couler sur les pentes de l'édifice volcanique. Rappelons que le Shiveluch est régulièrement actif depuis décembre 2006. KVERT

Vue spatiale (ISS) du Shiveluch datée du 10 juillet 2007

 

TUNGURAHUA (Equateur): -- 02/12: le volcan a expulsé des fragments de roche incandescente et de la cendre qui est retombée sur la ville thermale de Banos. Cette recrudescence d'activité fait suite à l'éruption que le volcan a connu le mois dernier pendant laquelle il a émis une colonne éruptive haute de plus de 7 km. Des déviations de plan de vol de plusieurs compagnies aériennes sont envisagées. IG

04/12: les autorités équatoriennes ont décrété aujourd'hui le niveau maximum d'alerte aux alentours du volcan Tungurahua, dans le centre du pays, dont l'activité a brutalement augmenté dans la matinée. "Nous avons déclaré l'alerte rouge dans la zone d'influence en raison du processus éruptif du volcan", a déclaré lors d'une conférence de presse Felipe Bazan, numéro deux du Secrétariat national de gestion des risques (Défense civile). Le directeur de l'Institut de géophysique de Quito Hugo Yepez a précisé que l'alerte rouge concernait les localités situées jusqu'à huit kilomètres de distance de ce volcan de 5.029 mètres d'altitude, lui-même situé à quelque 135 km au sud de Quito, dans la province de Chimborazo. Depuis samedi matin, a précisé l'institut, "un regain d'activité sismique très rapide et soutenu", a été observé, accompagné d'expulsion de matériau incandescent et de cendres. La ville touristique de Banos, en contrebas du volcan, et comptant 15.000 habitants, est particulièrement concernée ainsi que les localités de Cusua, Juibe Chico et Bilbao, où des évacuations partielles de population ont été ordonnées. Le Figaro. Rappelons que le Tungurahua est le siège d'éruption plus ou moins violentes depuis 1999 et que l'une d'elles a tué au moins 4 personnes en 2006 en ensevelissant plusieurs villages.

Photo Patricio Realpe, AP

 

BROMO (Java, Indonésie) -- 30/11 : le Mont Bromo situé à l’est de l’île de Java a connu une activité plus soutenue qu'habituellement (panaches de cendres de quelques centaines de mètres de hauteur) depuis 4 jours. L’éruption n’a pas fait de victimes et peu de dégâts, mais le nuage de cendres projeté dans l’atmosphère a poussé les responsables de l’aéroport de Malang, à une vingtaine de kilomètres, à fermer le site pour cinq jours. Une mauvaise nouvelle pour le tourisme, le volcan étant l’un des lieux de visite favoris des Indonésiens. AFP news. Le volcan a été placé en alerte 2/4 ("waspada") par le CVGHM. Rappelons que le 8 juin 2000, une éruption du cône de cendre, qui avait duré seulement 20 minutes, avait tué deux touristes présents sur la bordure du cratère.

28/12: si vous aviez prévu de réveillonner sur le Mont Bromo, votre projet risque fort de ne pas pouvoir se réaliser. En effet, les autorités ont demandé à la population de rester à l écart de la région qui reste couverte d'une couche d'un centimètre de cendre. En certains endroits, la visibilité n'excède pas 10 ou 20 mètres quand le vent se lève. De plus, le volcan continue à émettre des panaches jusqu'à 1500 mètres de hauteur. La cendre va probablement affecter le tourisme car les hôtels à proximité du volcan font état de dégâts subis par leurs installations. Plusieurs d'entre eux ont fermé car les toitures se sont effondrées sous le poids de la cendre. Outre les coupures de courant et la pénurie d'eau potable, la cendre pose de très gros problèmes à l'agriculture. Grâce à son sol très fertile, la région du Bromo joue un rôle essentiel dans l'agriculture de l'est de Java. Les autorités indiquent que la cendre a détruit de vastes zones de cultures : 755 hectares de pommes de terre, 625 hectares de choux, 33 hectares de tomates et 215 hectares d'oignons. Jakarta Post

 

BULUSAN (île de Luzon, Philippines) -- 08/11: le volcan le plus méridionale de l'île de Luzon est entré en éruption ce week-end. Tôt ce lundi, un nuage de cendre s'est élevé à quelque 700 mètres au-dessus du sommet situé à une altitude de 1565 mètres. Des experts ont indiqué lundi qu'il n'y avait aucune nécessité de faire évacuer les six villages situés près du volcan pour le moment. Jusqu'à maintenant, seulement 200 villageois ont trouvé refuge dans une école primaire. Les autorités des Philippines ont distribué des masques à gaz aux individus vivant près que du volcan Bulusan. La dernière éruption date de 2007. METRO Montréal

21/11: des habitants de deux villages ont été évacués aux Philippines après que le Bulusan ait craché une colonne de cendres ont annoncé dimanche les autorités. Le volcan a propulsé dans les airs une colonne éruptive haute de deux kilomètres dont la cendre a recouvert sur quelques mm une zone proche du volcan. Environ 750 personnes ont été évacuées depuis le regain d’activité du Bulusan le 6 novembre, a déclaré le responsable du contrôle des catastrophes Jose Lopez. PHIVOLCS

Le niveau d'alerte est passé de 0 à 1 sur une échelle de 5 avec une zone d'exclusion de 4 km autour du cratère. D'autres informations sont à lire sur le site du PHIVOLCS

 

GRIMSVÖTN (Islande) -- 01/11: une éruption ou un réveil du volcan est peut-être en cours au volcan Grimsvötn situé sous la calotte glaciaire du Vatnajökull, le plus grand glacier d'Europe. La dernière éruption de ce volcan sous-glaciaire a eu lieu en 2004 et avait causé une fonte de glace/neige qui avait généré une crue d'inondation. Quelques séismes ont précédé la probable éruption/réveil (depuis jeudi 28/10) qui n'a pas encore été confirmée visuellement à l'heure actuelle. Iceland Review

02/11: selon certains scientifiques islandais, une éruption pourrait débuter après la crue qui est en cours. Si le scénario était identique à celui de 2004, l'éruption pourrait démarrer aujourd'hui après-midi. Iceland Review.

03/11: le niveau d'eau de la rivière Gígja est encore monté aujourd'hui. Tôt ce matin, le niveau était de à 4.8 m. et le débit de 1650 m3/s alors que le niveau d'eau était de 3.8 m. et le débit de 630 m3/s hier. Il n'y a cependant aucun signe d'éruption actuellement. Iceland Review

04/11: à l'heure actuelle, la crue de la rivière Gígja a diminué et un survol effectué hier au-dessus de la zone du Grimsvötn n'a pas permis de détecter de signes d'activité volcanique . Iceland Review

 

SHIVELUCH (Kamchatka, Russie) - 28/10: le volcan Shiveluch est entré en éruption en éjectant un panache de cendre qui a atteint une altitude de 10 km (asl). La cendre a recouvert la communauté de Ust-Kamchatksky située à environ 90 km du volcan.

Séquence vidéo BBC

Dans le même temps, le Kliouchevskoi a également connu un regain d'activité libérant des nuages de cendre à haute altitude, dérivant vers l'est, ce qui a forcé plusieurs vols intercontinentaux à se détourner.

Image du capteur MODIS (satellite AQUA) montrant le nuage de cendre s'élevant à haute altitude; NASA Goddard/MODIS Rapid Response Team

 

PITON de la FOURNAISE (île de la Réunion, France): -- 15/10: après une assez longue crise sismique, le volcan est finalement entré en éruption le 14 octobre à 19h10 au sud du sommet, à 2 000 mètres d’altitude, dans le secteur du cratère Château-Fort. C'est la première fois depuis avril 2007 que l'activité a lieu si loin du sommet et du Dolomieu. Fournaise info.

Source photo : "Clicanoo"

Séquence vidéo prise du ciel -- Séquence vidéo prise du sol

 

PLANCHON-PETEROA (Chili) - 07/09: le service géologique et des mines chilien (SERNAGEOMIN) a signalé une éruption explosive de ce volcan, en date du 06/09, qui a produit une colonne de cendre jusqu'à 1.2 km au-dessus du complexe volcanique avant d'être transportée vers l'est sur une distance de 30 km. 

Les observations réalisées lors d'un survol effectué le 07/09 ont pu déterminé que l'activité éruptive produit des explosions de faible intensité, peut-être d'origine phréatomagmatiques, similaires aux phases mineures de l'éruption de 1991. Le cratère actuellement actif est le cratère S.O. qui a été habituellement  le siège, durant plusieurs années, d'une activité fumerollienne persistante. SERNAGEOMIN.

Photos © SERNAGEOMIN

 

 

Mont SINABUNG (Nord Sumatra, Indonésie) -- 29/08: ce volcan endormi depuis plusieurs siècles (la dernière éruption daterait de ~1600) semble s'être réveillé depuis le 26 août dernier quand il a commencé à projeter de la cendre et des gaz. Des résidents des villages environnants ont entendu des bruits de tonnerre issus du volcan ce qui a provoqué une certaine panique parmi eux. L'éruption, qui a commencé ce samedi 28 août vers minuit après plusieurs jours de secousses sismiques, a expulsé un panache éruptif à 1.500 mètres au-dessus du cratère duquel s'échappe une coulée de lave, a déclaré à Reuters Surono,  chef du Centre Indonésien de Volcanologie. Depuis lors, au moins 12.000 personnes habitant sur les pentes de la montagne haute de 2.460 mètres ont été dirigées vers des abris provisoires. La région autour du volcan est essentiellement rurale. Le volcan a été placé en alerte rouge.

30/08: le volcan a connu une nouvelle éruption à 06h30 locales (23h30 GMT) qui a duré environ 15 minutes. Les gaz et les cendres sont montés au moins à 2.000 m., a indiqué Agus Budianto, volcanologue.  Face au danger que constitue la projection de cendres et de gaz/vapeur, il a été conseillé aux compagnies aériennes de dérouter leurs avions de la zone. Pour lire des informations plus détaillées sur cette éruption et d'autres volcans indonésiens, voir le site web du "Volcanology and Geological Disaster Mitigation Center of Indonesia" en association avec la page "Google traduction".

03/09: une nouvelle éruption, la plus violente depuis son réveil il y a moins d'une semaine après 400 ans de sommeil, s'est produite ce jour.
Le volcan est entré en éruption à 4h38 (21h38 GMT) et pendant 13 minutes, envoyant dans l'air une colonne de cendres à plus de 3.000 m. C'est la plus grosse éruption depuis le réveil du volcan dimanche, a indiqué à l'AFP le volcanologue officiel, Agus Budianto. Depuis jeudi soir, un intense mouvement de magma" à l'intérieur du volcan a été enregistré. Lorsque l'éruption a débuté, elle a été ressentie jusqu'à 8 km de distance. Depuis dimanche, plus de 20.000 personnes habitant dans un rayon de 6 km autour du volcan ont été évacuées mais certains refusent de quitter leur village situé pourtant sur les flancs de la montagne.

07/09: une éruption explosive s'est produite le 07/09 à 00h23 et a duré une quinzaine de minutes. L'évènement a été précédé par des secousses superficielles à partir du 06/09 à 21h00 HL.  Un bruit de tonnerre a été entendu et une forte vibration durant 5 minutes a été ressentie à 8 km au S.E. du Sinabung. L'émission d'une épaisse colonne de cendre noire, inclinée vers le S.E., a atteint 5000 m. de hauteur. PVMBG

Autres photos du volcan.

 

Séquences vidéos réalisées le 30 août montrant notamment l'épaisse colonne de cendre (de 2 bouches distinctes) s'échappant du sommet du Sinabung.

Séquence vidéo tournée le 14 avril 2008 par de jeunes excursionnistes indonésiens au sommet du Mt Sinabung où il y fait bien frais ! La partie intéressante se trouve au début de la séquence.

Le Gunung Sinabung est un strrato-volcan d'âge quaternaire dont les flancs sont parsemés de nombreuses coulées de lave. La migration des bouches sommitales le long d'une ligne N-S a donné une forme allongée au complexe des cratères sommitaux. Le cratère le plus récent de ce volcan andésito-dacitique se trouve à l'extrémité sud des 4 cratères sommitaux qui se chevauchent partiellement. Une activité solfatarienne a été observée au sommet et sur les flancs supérieurs en 1912. G.V.P..

 

GALERAS (Colombie Sud) -- 25/08: le volcan est entré en éruption en forçant 278 personnes à évacuer leur domicile. Marta Calvache de l'INGEOMINAS a déclaré que l'éruption de cendre, gaz et vapeur s'est produite à 4h (9h GMT) ce mercredi. Aucun dégât n'a été signalé jusqu'à présent.  Cet évènement éruptif a été de basse intensité. La colonne éruptive a produit des anomalies thermiques détectées par la caméra IR de l'Observatoire de Pasto. Aucune trace de projectiles balistiques n'a été détectée. L'altitude de la colonne éruptive fût assez faible. Des émissions de gaz et de cendres sous la forme de pulses, visibles de Pasto, ont atteint une hauteur de ~300 m. au-dessus du cratère. Depuis l'évènement explosif, l'activité sismique liée au volcan est continue suggérant que le système volcanique reste instable et susceptible de produire d'autres explosions. INGEOMINAS Pasto.

 

SOUFRIERE HILLS (Montserrat, Petites Antilles) - 06-13 août:  le M.V.O. signale qu'une faible activité d'émission de cendre et de vapeur ainsi que des éboulements rocheux ont été observés du 6 au 13 août. La plupart de l'activité s'est concentrée dans le fossé d'effondrement surplombant vers l'ouest la vallée de Gages. Le 6 août, un panache de cendre s'est élevé jusqu'à 1 km au-dessus du dôme de lave et une coulée pyroclastique a dévalé la vallée de Gages le 8 août . L'échelle de risques est maintenu u niveau 3.

 

KARANGETANG (Archipel Sangihe, Nord Sulawesi; Indonésie) - 06/08: le Karangetang, un des volcans les plus actifs d’Indonésie, est entré en éruption ce vendredi, faisant plusieurs blessés graves selon les autorités locales. Le volcan est situé dans les Célèbes, une des îles de l’archipel indonésien dans l’est du pays. De la lave et des cendres ont été éjectées à plusieurs centaines de mètres de hauteurs. Plusieurs personnes ont été gravement blessées et quatre personnes sont portées disparues. Près de 4.000 personnes avaient dû être évacuées lors de la dernière éruption importante du volcan, en juillet 2006. Source: "Le Soir" via AFP. Selon les informations du journal "Jakarta Globe", les autorités craignent qu'au moins 4 personnes auraient été tuées et que plusieurs autres seraient sévèrement blessées. L'éruption a été si soudaine qu'aucune évacuation préalable n'a été possible. Le volcan est entré en éruption peu après minuit, heure locale, lorsque de fortes pluies ont ébranlé le dôme de lave incandescent en libérant des volutes de gaz à plus de 600°c, probablement suite à un effondrement partiel du dôme.  Des nuages de gaz et de lave, probablement des coulées pyroclastiques, ont dévalé les pentes ouest de l'édifice volcanique, détruisant sur leur passage au moins 7 habitations a déclaré un agent de l'administration de la gestion des désastres nationaux. Un total de 22.000 personnes résident sur l'île de Siau. Pour info, voir le statut des volcans indonésiens

 

 

 

 

PAGE SPECIALE : "ERUPTION du VOLCAN ISLANDAIS EYJAFJÖLL"

 

 

 

 

YASUR (île de Tanna, Vanuatu) - 29 mai: le volcan connaît une recrudescence d'activité significative depuis le 27 mai dernier suite à un regain d'activité depuis janvier. L'état d'alerte a été élevé au niveau 3 depuis le 27/05 et l'accès au cratère est formellement interdit. Le volcan éjecte des bombes qui atteignent les points de vue réservés au visiteurs et la zone de stationnement des véhicules alors que la cendre retombe sur les villages avoisinants. Vanuatu Geohazards Observatory. A noter que des vols à destination des Iles Loyautés en Nouvelle-Calédonie (Lifou, Maré) ont été annulés à cause du nuage de cendre libéré par le volcan Yasur situé à ~250 km à l'est.

 

TUNGURAHUA (Equateur) - 29 mai: le volcan a connu un accroissement soudain de son activité depuis hier. Une violente explosion s'est produite à 8h47 HL et a été suivie d'une émission continue et soutenue de matériaux durant plusieurs heures. La colonne éruptive riche en cendre a atteint environ 10 km d'altitude. Le nuage de cendre s'est dirigé vers l'ouest et le sud-ouest causant des retombées de cendre sur plusieurs villages de la cordillère centrale et même jusqu'à Guayaquil, seconde ville du pays située sur la côte Pacifique.  Plusieurs coulées pyroclastiques ont dévalé le versant ouest et nord-ouest du volcan mais n'ont pas atteint les zones habitées. I.G. Plusieurs centaines de résidents des zones menacées ont été évacués rapidement. A noter que plusieurs aéroports internationaux de la région, ceux de Quito, Guayaquil et Lima, ont subi des perturbations suite au nuage de cendre.

Forte explosion le 7 juin

16 juin: malgré d'occasionnelles mauvaises conditions de visibilité, des observations du sommet réalisées du 9 au 12 juin ont permis de voir des panaches de cendre et de vapeur qui se sont élevés de 5.5 à 8 km d'altitude. Des chutes de cendre ont été signalées dans de nombreuses zones au N.O., O. et au S.O. du volcan. Des blocs, certains incandescents, éjectés au cours d'explosions ont dévalé le long des flancs sur plus d'un km. Certaines explosions ont généré des détonations de coup de canon et ont fait vibrer les vitres quasi quotidiennement. Le 15 juin, une explosion a produit un panache de cendre qui s'est élevé à une altitude de 7 km et s'est ensuite déplacé vers l'ouest.

 

PACAYA (Guatemala) - 28 mai: l'état de catastrophe naturelle a été décrété dans deux départements du Guatemala par le président du pays Alvaro Colom en raison de l'activité croissante du volcan Pacaya (sud), dont les cendres ont atteint la capitale Guatemala. L'autorité aéronautique civile du pays avait annoncé hier soir la suspension des vols à l'aéroport de la capitale. "Tous les vols sont suspendus en raison de la quantité de cendres tombée sur la piste.
Mercredi 26/05, l'éruption du volcan Pacaya, haut de 2.552 mètres, a commencé à s'intensifier avec des projections de lave, de gaz et de cendres, et s'est encore accentuée la journée de jeudi 27/05.
Cet évènement a causé la mort d'une journaliste alors que trois disparus ont été signalés dans les trois départements placés en état de catastrophe naturelle. AFP

Le volcan Pacaya est entré dans une nouvelle phase éruptive depuis plusieurs jours. Des explosions se sont produites au cratère du cône Mac Kenney et des colonnes de cendre ont atteint une altitude comprise entre 1000 et 1500 m. et se sont déplacées du sud vers le nord, donc en direction de la capitale, à une vitesse de 18 km/h. La microsismicité a augmenté et jusqu'à 1300 microsecousses ont été enregistrées en moyenne sur 10 minutes. L'aéroport international de La Aurora est resté fermé.  INSIVUMEH

29 mai: la forte activité du volcan se poursuit et est caractérisée par une augmentation du nombre et de l'intensité des explosions de type strombolien accompagnées d'intenses émissions gazeuses et de cendre fine qui s'élèvent jusqu'à 600 à 800 mètres au-dessus du cratère. Les matériaux fins se déplacent vers le nord-nord-ouest et affectent les zones de San Francisco de Sales, Calderas, et Amatitlán. Un nouveau front lavique en aval de deux bras incandescents est apparu en face du Cerro Chino. La longueur de ce flot de lave est pour le moment de ~1000 m. et la largeur de 100 ~m. INSIVUMEH

 

 

ARENAL (Costa Rica) -- 24 mai: une dizaine d'avalanches (entre 12 et 15 selon certains), issues d'éboulements suite à une déstabilisation du dôme de lave sommital, se sont échappées vers midi (18H00 GMT) du cratère situé à 1.633 mètres d'altitude. Par précaution, les autorités ont immédiatement fermé le parc national où se trouve le volcan. "Il y a eu plusieurs spasmes, des sortes d'avalanches qui ont flué le long des flancs du volcan", a déclaré à l'AFP le volcanologue E. Duarte, de l'Observatoire Volcanologique et Sismologique du Costa Rica. OVSICORI ; La Nacion

Un nouveau petit cône, situé à l'est du sommet (en direction de l'ancien cratère D de l'Arenal) est le siège d'explosions sourdes éjectant des bombes et autres produits pyroclastiques qui couvrent une zone circulaire autour du sommet.  A cause de l'exigüité de la zone où le nouveau cône est en train se s'édifier, d'autres effondrements se produiront sans doute dans le futur. OVSICORI

 

 

RINJANI (île de Lombok, Indonésie) - 24 mai: selon certaines sources, 3 éruptions, accompagnées de trémors, ont eu lieu les 22 et 23 mai. Des matériaux incandescents et de la cendre ont été éjectés jusqu'à 2 km de hauteur. Les panaches de cendre ont dérivé sur une distance de 12 km et ont causé des retombées de cendre dans plusieurs zones. Des flots de lave se sont épanchés à l'intérieur de la caldera et ont causé une augmentation de la température de l'eau du lac qui est passée de 21 à 35°c. G.V.P.

 

SANTIAGUITO (Guatemala) - 26/04: ce volcan, situé à 205 km à l'ouest de Guatemala Ciudad, a libéré un panache éruptif exceptionnellement puissant (altitude 8.3 km) ce lundi 26/04. Le nuage de cendre a traversé 6 provinces en causant des craintes parmi les résidents. Après cette éruption, le volcan Santiaguito est le siège de ~ 2 explosions, faibles à modérées, par heure expulsant des colonnes de cendre à 3-3,5 km d'altitude qui sont ensuite transportées vers le N.E.. INSIVUMEH. Selon Alvajo Rojas Menendez, technicien-observateur local de l'INSIVUMEH, un effondrement s'est produit sur la bordure S.O. du cratère qui a généré des coulées pyroclastiques brûlant la végétation à proximité du volcan.

 

EGON (île de Florès, Indonésie) -- 13/04: le volcan montre un regain d'activité depuis fin mars, caractérisé par une augmentation du nombre et de l'intensité des petites secousses. L'activité sismique s'est fortement accrue durant ces derniers jours. Dans le même temps, le cratère de l'édifice, haut de 1703 m. situé à 55 km à l'est de la capitale de district Maumere, est aussi le siège d'un faible dégazage. Le CVGHM (Centre de Volcanologie du Département de l'Energie et des Mines d'Indonésie) a relevé le statut d'alerte du niveau 1 au 2, ce qui correspond à la phase de réveil du volcan ("waspada"). GVP

 

KIRISHIMA (île de Kyushu; Japon) -- 30/03: une éruption du Shinmoe-dake, un stratovolcan appartenant au complexe volcanique du Kirishima, a causé l'élévation de l'état d'alerte du niveau de 1 à 2 (sur une échelle de 5 ). La cendre a recouvert une zone à l'ouest du cratère. JMA

Sur cette photo, on aperçoit le cratère dégazant abritant un lac (dernière éruption en août 2008).

 

EGON (île de Florès, Indonésie) -- 13/04: le volcan montre un regain d'activité depuis fin mars, caractérisé par une augmentation du nombre et de l'intensité des petites secousses. L'activité sismique s'est fortement accrue durant ces derniers jours. Dans le même temps, le cratère de l'édifice, haut de 1703 m. situé à 55 km à l'est de la capitale de district Maumere, est aussi le siège d'un faible dégazage. Le CVGHM (Centre de Volcanologie du Département de l'Energie et des Mines d'Indonésie) a relevé le statut d'alerte du niveau 1 au 2, ce qui correspond à la phase de réveil du volcan ("waspada"). GVP

 

CONCEPCION (Nicaragua) -- 19/03: MANAGUA, 19 mars 2010 (AFP) - Le volcan Concepcion, situé sur l’île d’Ometepe du lac Nicaragua, a enregistré vendredi de violentes explosions avec des projections atteignant un kilomètre d’altitude, selon un institut officiel nicaraguayen (INETER). Ces explosions, accompagnées de légères secousses sismiques, ont nécessité l’envoi d’une centaine de militaires chargés de l’éventuelle évacuation des villageois au cas où l’activité du volcan, entamée en janvier, deviendrait franchement dangereuse pour les habitants et touristes présents. INETER

 

TURRIALBA (Costa Rica) - 07/03: l' OVSICORI a signalé que des scientifiques avaient visité le volcan durant la nuit du 7 mars dernier. Un panache gazeux, s'élevant à 1.5 km du cratère, a été observé cette nuit là et s'est déplacé vers le N.O.. Les bruits issus du cratère ont été décrits comme ressemblant à ceux de moteur de jet et  des grondements ont aussi été signalé. Une bouche, formée en janvier, émettait des gaz à haute température entre 300 et 320°c. De petits blocs, de 3 à 12 cm de diamètre et de différentes couleurs, parsemaient le sol autour de l'évent. Des fragments lithiques (< matériau ancien non juvénile), dont la température était de 170°c, ont été éjectés à 30-50 m. de la bouche. L'incandescence nocturne était issue de la bouche qui a éjecté les téphras de couleur rougeâtre.

 

IWO JIMA (archipel Izu-Mariannes; Japon): une éruption sous-marine s'est produite mercredi 03/02 à environ 5 km au N.N.O. de l'île d'Iwo Jima, éjectant dans les airs un panache de cendre blanche et de vapeur d'eau. L'éruption est celle du volcan Fukutokuoka no Ba qui est entré en éruption le plus récemment en juillet 2005. L'évènement a eu lieu à 7h45 HL à environ 1300 km au sud de Tokyo. Des éruptions sous-marines se sont produites dans cette zone en 1904, 1914 et 1986 en édifiant de petites îles temporaires, assez rapidement englouties par les flots.

Voir aussi une séquence vidéo (de qualité médicore)

 

 

TUNGURAHUA (Equateur) -- du 05/01 au 10/01 : l'IG a signalé que des panaches de gaz et de cendre ont atteint une altitude de 6.5 km asl et se sont déplacés vers le N.O.. L' émission de SO2 a été estimée à 3200 tonnes/jour, dix fois supérieure à celle des mois précédents. Le 07/01, la durée et l'amplitude du tremor ont augmenté et des signaux révélateurs d'explosions ont été détectés. Les 6 et 7 janvier, des blocs incandescents ont été éjectés et sont retombés dans le cratère. L'incandescence du cratère a été quelques fois observée durant la nuit. Des chutes de cendre sur une épaisseur de 5 mm ont été signalées dans les zones O et S.O. les 9 et 10 janvier. Des détonations et des vibrations de vitres ont été occasionnellement notées durant cette période. IG

Entre les 20 et 23 janvier, des fontaines de lave et des explosions ont éjecté des blocs incandescents qui sont retombés et ont dévalé sur les flancs du cône volcanique. Le 26 janvier, une explosion a produit un panache de cendre qui a atteint une altitude de 9 km asl. Des chutes de cendre ont été signalées dans des zones situées au N.O., O et O.S.O. du cratère.

Du 16 au 23 février, le réseau sismique de l'IG a détecté des signaux liées à des explosions. Malgré la couverture nuageuse masquant partiellement la visibilité, des panaches de cendre, s'élevant à des altitudes de 6-8 km asl, ont été observés et sont sont dirigés vers le S, S.O., O et E.N.E.. Des retombées de cendre ont été signalées quasi quotidiennement dans les zones S.O. et S. Des blocs ont dégringolé les flancs le 18 février. Par ailleurs, le 20 février, des lahars ont emprunté des vallées entaillant les flancs N.O. et O.. Le 21 février, de petites avalanches de blocs sur le flanc N ont généré des coulées pyroclastiques.

 

TURRIALBA (Costa Rica) -- 06/01: le volcan, situé à 40 km à l'est de San Jose, est entré en éruption en début d'après-midi du 05/01, a annoncé l'observatoire de volcanologie OVSICORI,  provoquant l'évacuation des populations avoisinantes (40 personnes) même si la zone du volcan n'est pas bien peuplée. Le Turrialba ne s'était pas manifesté depuis une période d'activité de 22 ans qui avait débuté en 1864. L'activité fumerolienne a progressivement augmenté depuis 2005 et s'est intensifiée depuis deux ans.

Le 05/01 à 14h28 HL, un résidant de la localité La Central, située dans le secteur S.E. du volcan, a signalé avoir entendu une forte explosion au volcan Turrialba et, plus tard, des voisins ont signalé une chute de cendre blanche. Selon certains autres, un son incessant, ressemblant au bruit d'un autocuiseur à pression sur le point d'éclater, a été entendu dans la partie haute du volcan. Selon  Eliécer Duarte de l'OVSICORI, ce matériau blanchâtre pourrait représenter l'étape initiale d'éjection de matériaux juvéniles. Des agents du Parc National du Volcan Irazu ont également signalé la présence de cendre sur les véhicules stationnés dans la zone du parking du Parc National de l'Irazu. Depuis la mi-décembre 2009 jusqu'au 04/01, les enregistrements sismiques étaient principalement constitués d'évènements sismiques de type LP (basse fréquence / longue période) associés à une diminution importante du tremor volcanique. Le 04/01, une augmentation significative du tremor volcanique a été observé alors que les évènements de type LP diminuaient. Une équipe de l'OVSICORI s'est rendue sur les lieux et on attend donc de plus amples informations à propos de cette éruption attendue. Voir aussi le quotidien "La Nacion" et le site de la "Comisión Nacional de Prevención de Riesgos y Atención de Emergencias". Le CNE a placé le volcan au deuxième niveau d'alerte, alerte verte (c'est le stade de réveil).

Photos du Turrialba (août 2008)

Des géologues du Réseau Sismologique de l'Université du Costa Rica ont visité ce matin 06/01 le cratère du volcan où ils ont confirmé une expulsion de cendre et une activité éruptive constante et vigoureuse. Selon les scientifiques, l'activité volcanique a lieu dans le cratère S.O. qui émet un panache de cendre migrant vers l'ouest affectant les communautés du canton d'Oreamuno (villages de San Pablo et San Rafael). Il pleut copieusement dans la zone du volcan et la nébulosité est importante gênant l'observation du volcan. Le CNE est en train d'analyser l'éventualité d'évacuer l'ensemble du bétail (300 têtes) de la ferme "La Central". L'analyse des cendres émises par le volcan est en cours et de son résultat dépendra les mesures ultérieures à prendre, en fonction de l'origine magmatique juvénile ou non du matériau magmatique émis. "La Nacion". Il est à noter que le VAAC de Washington ne signale à ce jour aucune émission de cendre significative dans la zone du volcan Turrialba.

06/01: le CNE a porté le niveau d'alerte au stade jaune (2/3) suite aux fortes retombées de cendre dans deux cantons de la région de Cartago. A cause du mauvais temps (visibilité quasi nulle), les scientifiques n'ont pas pu observer la provenance des matériaux émis, soit du cratère principal ou de fissures ouvertes sur le flanc nord du volcan. Des experts du Réseau de Sismologie ont déclaré que le cratère ouest (N.O.) présentait deux nouvelles fissures d'où sortent gaz et vapeur d'eau. Selon l'un des experts, Mora Mientras, l'expulsion de cendre a eu lieu à partir d'une bouche dans ce cratère.  A l'heure actuelle, ils ont écarté l'hypothèse qu'une explosion violente se soit produite, une explosion de type magmatique accompagnée de roches incandescentes et de lave. Voir aussi les infos (en espagnol) du Réseau Sismologique National de l'Université du Costa Rica (galerie photos du Turrialba)

Carte des risques volcaniques du Turrialba et photos satellite du volcan ("La Nacion")

Séquence vidéo tournée dans la région du Turrialba

07/01: sur la base des enregistrements sismiques, des compte rendus de personnes sur le terrain et des moyens de communication, les experts de l'OVSICORI peuvent déduire l'occurrence de plusieurs explosions phréatiques à partir d'un point situé dans le cratère ouest ou dans ses environs. C'est dans ce cratère que la majeure partie de l'activité s'est concentrée et s'est produite depuis un peu plus de 4 ans. C'est également depuis ce site que les principaux changements physiques ont eu lieu, tels que les glissements de terrain (en dedans et en dehors du cratère), les phénomènes de fissuration, les éboulements vers le fond de la bouche et l'apparition continue de fumerolles majeures.

Le matériau retombé peut être décrit comme des fragments de roche de taille submillimétrique (généralement lourd et solide, de couleur sombre) accompagnés de portions de poussière fine issue d'une roche (couleur blanchâtre ou gris). La granulométrie de la couche répartie dans un rayon de 4 km autour du cratère est assez uniforme. Elle est formée de grains de matériaux rocheux pulvérisés et probablement préexistants. Il n'y a pas d'indications d'un apport magmatique juvénile (magma nouveau) dans les échantillons observés. Les grains ou particules exhibent des irrégularités avec des bordures coupantes et une porosité préexistante. Voir le rapport préliminaire OVSICORI 07/01.

Voici le témoignage que Laura du "Turrialba Volcano Lodge" m'a envoyé : " El volcan hizo emanaciones de ceniza de un cráter nuevo en el sector oeste, en este momento ya no las esta haciendo.  Gracias a que llovia mucho la ceniza se lavaba y no hizo tanto daño en los proteros del ganado.  No se ha observado incandesencia en el volcan simplemente es erupción de materiales residuales"-- "Le volcan a émis des cendres d'un nouveau cratère dans le secteur ouest. A présent (07/01), l'émission de cendre a cessé. Les fortes pluies ont favorisé le lessivage de la cendre ce qui a réduit les dommages au bétail. Aucune incandescence n'a été observée au volcan; c'est simplement une éruption de matériaux résiduels".

08/01: les éruptions de cendres éjectées par le volcan Turrialba ont eu lieu à partir de deux nouveaux cratères percés dans le complexe cratériforme principal du massif (d'après le cliché de R. Mora, à l'O.S.O. du cratère ouest), la première a un diamètre de 30 mètres et la seconde de 20 mètres. Les experts ont également déterminé hier une importante augmentation de la température dans le cratère principal. La température, habituellement aux environs de 200°c au cours de l'année passée, est passée à 500-600°c selon Raúl Mora. La forte élévation de la température pourraît s'expliquer par la proximité de magma (frais). Selon cet expert, la cendre provient de roches résiduelles accumulées lors de la dernière éruption de 1866. Réseau Sismologique du Costa Rica.

Les deux nouvelles bouches, situées sur la bordure de la cuvette cratériforme, libèrent des gaz à haute température (500-600°c)

09/01: les deux nouvelles bouches issues de l'éruption phréatique du 05/01 se sont unies hier 08/01 pour n'en former plus qu'une. Lire la traduction du rapport de l'OVSICORI UNA.  A l'heure actuelle, l'émission de cendre a cessé. Lire la traduction du rapport de l'OVSICORI UNA

10/01: un survol du volcan a été effectué dans la matinée du 09/01 et a permis d'observer très clairement la zone de l'éruption du 05/01 dernier. On y voit la nouvelle bouche éruptive allongée (< éruption phréatique; 65x20 m.) qui provient de l'union de deux bouches ~circulaire préexistantes. On y voit aussi la couleur bleuâtre de la colonne de gaz, probablement du gaz d'origine magmatique riche en SO2. La taille des matériaux éjectés est comprise entre le mètre et quelques cm et la direction d'expulsion est ~ S.O.. Rapport E. Duarte OVSICORI UNA.

Vues aériennes du cratère ouest du Turrialba. E. Duarte OVSICORI UNA.

Galerie de photos aériennes du Turrialba sur le site de l'OVSICORI-UNA

NEW ! Webcam diffusant des images du cratère du Turrialba

 

 

GALERAS (Sud Colombie) -- 03/01: une éruption explosive a eu lieu ce samedi 02/01 à partir de 07h43 et aurait duré environ 30 minutes selon les enregistrements sismiques; avec une phase très énergétique durant les 10 premières minutes de l'évènement. Des ondes sonores et vibratoires ont été générées par l'explosion et percées par les habitants de la zone environnant le volcan.  De plus, il y a eu une émission de blocs et cendres de haute température qui ont produit une incandescence et ont même provoqué, lors de leur retombée, des incendies sur les flancs de l'édifice volcanique. Le VAAC de Washington a estimé la hauteur de la colonne éruptive à ~12 km au-dessus du sommet. Du point de vue de l'énergie sismique libérée, cette éruption est similaire à celle du 17/01/2008 et son énergie libérée est près de 9 fois supérieure à celle qui a été estimée lors de l'éruption du 20/11/2009. INGEOMINAS Pasto

 

PITON de la FOURNAISE (île de la Réunion, France) -- 02/01: le Piton de la Fournaise a commencé l'année en fanfare avec une nouvelle éruption au sommet du volcan qui a débuté à 14h30 (heure locale). C'est la troisième éruption depuis deux mois (5/11/2009 & 14/12/2009). Clicanoo; Détails de l'éruption en cours via un communiqué sur le site de l'O.V.P.F.

Un panache de cendre s'échappe du cratère Dolomieu. Séquence vidéo

03/01: selon l'O.V.P.F. l’ensemble des paramètres enregistrés à 7h10 indiquent une stabilisation de l’éruption sommitale à la fois dans sa localisation et dans son intensité

 

NYAMULAGIRA (République Démocratique du Congo) -- 02/01: le volcan, situé dans le Parc National des Virunga à l'Est du pays et à 22 km de la ville de Goma, est entré en éruption ce samedi à l'aube. Des coulées de lave se dirigent vers une zone non habitée du Parc. La lave pourrait menacer l'existence d'une colonie d'une quarantaine de chimpanzés protégés. La lave a pris la direction du nord-est, vers le parc national des Virunga. Dans la journée, cette lave avait déjà atteint plus de 500 mètres de distance à partir du point de sortie. Séquence vidéo BBC

 

MAYON (île de Luzon, Philippines) -- 14/12/09: après la survenue de 5 petites explosions de cendre et 43 séismes d'origine volcanique durant les 24 dernières heures, le PHIVOLCS a rehaussé l'alerte du niveau 2 à 3.  Vidéo; Photo "Le Soir"

 

20/12/09: le PHIVOLCS a placé le volcan en alerte 4/5 impliquant l'interdiction de pénétrer dans un rayon de 8 km autour du cratère. Des centaines de secousses d'origine volcanique secouent actuellement l'édifice volcanique. Aujourd'hui, une première explosion a expulsé un nuage grisâtre qui a atteint une hauteur maximale de 500 m. au-dessus du cratère. Un tremor harmonique a fait également son apparition. Les observations de nuit indiquent que la lueur liée à l'incandescence s'intensifie et que les matériaux dégringolent du cratère en continu. Le front lavique a atteint à présent une distance de 4,5 km le long de la gorge de Bonga-Buyan. Mercredi 16/12, une reconnaissance aérienne avait révélé l'existence de deux dômes de lave dans le cratère. Du 19/12 au 20/12, les émissions de SO2 ont plus que triplé passant de 2034 t/j à 7024 t/j. Depuis le début de la crise éruptive, environ 50000 personnes auraient été évacuées et mises à l'abri. Toutes ce données alarmantes suggèrent une éruption majeure imminente. Une éruption majeure peut déclencher des coulées pyroclastiques, mélange de gaz volcaniques à très haute température et de débris volcaniques qui peuvent dévaler les flancs du volcan à très grande vitesse. Des projections de cendres très étendues peuvent aussi avoir lieu. Lors des précédentes éruptions majeures du Mayon ces dernières années, de telles coulées pyroclastiques ont descendu jusqu'à six kilomètres du cratère sur le flanc sud, une zone agricole dont la plupart des habitants ont été évacués selon M. Salceda, gouverneur de la province d'Albay, à environ 340km au sud-est de la capitale philippine Manille.

 

24/12/09: 21 explosions de cendre ont été observées lorsque la visibilité était  bonne. Les colonnes éruptives ont atteint une hauteur maximale de 1,5 km au-dessus du cratère. Des fontaines de lave hautes de 500 m. ont été observée en début de nuit alors que 124 bruits de grondement et d'explosion ont été entendues durant les 24 dernières heures. Le taux d'émission de SO2 se maintient aux environs de 6000 t/j. PHIVOLCS.

02/01: les signes d'activité du volcan restent relativement élevés. Toutefois, cette phase de réveil, caractérisée par une séismicité relativement modérée, des émissions gazeuses élevées et une lueur rougeâtre continue au sommet sont des phénomènes généralement associés à un retour progressif à la normale (période de repos). Le système volcanique est encore sensé continuer à générer des séismes et à libérer une grande quantité de gaz étant donné que du magma frais réside toujours dans les conduits volcaniques et à proximité du sommet. PHIVOLCS. Données chiffrées disponibles du PHIVOLCS illustrées sous forme graphique : 1. SO2 & Séismes (du 14/12/09 au 02/01/10); 2. Explosions & Éboulements (du 25/12/09 au 02/01/10).

Autres photos du Mayon et des activités d'évacuation des personnes menacées par l'éruption.

Photos publiées sur le site du journal "Le Soir"(photos AP, AFP et EPA.).

05/01: le niveau d'alerte a été abaissé de 3/5 à 2/5 le 02/01.

Le volcan Mayon en éruption (Province d'Albay; Philippines) par Nathalie Duverlie

 

SOUFRIERE HILLS (île de Montserrat, Petites Antilles):

18/03: des fortes pluies tombées les 8 et 9 mars on provoqué une dégradation des parties restantes du dôme de lave et le déclenchement le 9 mars d'une série d'écoulements pyroclastiques d'ampleur faible à modérée dans la vallée de Gages vers l'ouest. Les observations le 26 février de l'intérieur du cratère au sommet du dôme montre qu'il est peu profond (< 100 m) et d'une largeur d'environ 200 m. Il n'y a pas d'évidence d'une nouvelle extrusion de lave dans le cratère.

24/02: le volcan est redevenu très calme depuis l'éruption paroxysmale du 11 février dernier. Selon les informations du M.V.O., l'imposante coulée pyroclastique, qui s'est dirigée vers le N.E. est entrée en mer sur une distance maximale de 650 mètres. Les dépôts de nuées ardentes, générés par une série d'explosions, de flots et de fragments balistiques de ponce, ont une épaisseur d'environ 15 mètres dans la région de Trants localisée sur le côté N.E. De violentes coulées pyroclastiques, qui se sont dirigées vers le nord, ont rasé jusqu'à leur fondation plusieurs édifices à Harris et Streatham alors que des arbres se sont couchés au passage des nuées ardentes dans la zone de la colline de Gun ainsi qu'en amont de la rivière Farm. A présent, il y a un grand cratère au sommet du dôme séparé par un profond escarpement sur la face nord. L'alerte a été ramenée au niveau 3. M.V.O.

Lire le rapport à propos de l'activité durant la semaine du 05/03 au 12/03

Animation illustrant la modification

Images satellitaires ASTER illustrant les spectaculaires changements géomorphologiques au sud de l'île de Montserrat suite à la crise éruptive de 2009-2010 qui a duré 5 mois au total. "Earth Observatory NASA".

D.E.M./M.N.T. ("zip") de l'édifice de Soufrière Hills (S.H.) en octobre 2008 réalisé par © Alino à partir de la carte des courbes de niveaux du massif de S.H. (M.V.O.) -- Visualisation en 3D du fichier DEM au moyen des logiciels gratuits 3DEM ou MICRODEM

Animation de type "morphing" illustrant la modification approximative de la morphologie de l'édifice de Soufrière Hills entre 02/2000 (données DEM < STRM) et 10/2008 (DEM < données MVO). Erreur Z : ~30 m. Vue en perspective 3D vers l'Est.  © Alino

Animation illustrant la modification du paysage basée sur les DEM/MNT drapés par une image de la NASA (29/12/2009). Cliquez sur l'image pour visualiser une carte 2D reportant les courbes de niveau du DEM résiduel.

Ces images satellitaires en fausses-couleurs prises respectivement les 14 mars 2007 et 21 février 2010 montrent la moitié sud de l'île de Montserrat . Les zone rouges sont celles couvertes de végétation, les nuages sont en blanc, les zones bleues/noires représentent l'eau de mer et les zones grises sont celles recouvertes par des dépôts pyroclastiques. Les dépôts récents tendent à être plus clairs que les dépôts plus anciens. Sur l'image du 21 février, les drainages issus de l'édifice volcanique, comprenant la vallée de la rivière Tar, la vallée de la rivière Blanche et la vallée de la rivière Belham sont remplis par des dépôts frais. Rappelons que les coulées pyroclastiques ont atteint la mer à Ayers Ghaut ("Ghaut" = vallon étroit/goulet) le 18 janvier 2010 et sont entrées en mer le 5 février dernier à proximité de Plymouth (White River Valley).

11/02: un effondrement partiel du dôme de lave s'est produit le 11/02. L'évènement a duré 55 minutes. L'activité des coulées pyroclastiques a augmenté à 12h35, le premier pic a débuté à 13h04 et l'évènement a décliné à 13h30. Les coulées pyroclastiques les plus importantes se sont dirigées vers le N.E., où se situe l'ancien aérodrome de de Trants, jusqu'à la mer. Des déferlements pyroclastiques ont parcouru la surface de l'eau au large du flanc N.E. de l'île. Des nuées ardentes se sont aussi dirigées vers Tyers Ghaut et Belham Valley atteignant même Cork Hill (colline de Cork). La colonne de cendre s'est élevée jusqu'à plus de 15 km (selon les rapports de pilotes). M.V.O. L'aéroport de Pointe-à-Pitre à la Guadeloupe a été fermé suite aux abondantes chutes de cendre sur l'île et plusieurs vols ont du être détournés sur d'autres îles caribéennes.

 


Voir les spectaculaires  photos de Marco Fulle (S.o.L.)

Voir les fabuleuses photos de Thomas Boeckel  & Martin Rietze


A partir du 8 février, l'activité a été concentrée sur le flanc occidental du dôme. Le 9 février, l'essentiel de l'activité s'est déplacé du côté ouest vers le côté nord du dôme de lave bien que les coulées pyroclastiques du 11 février se soient dirigées simultanément vers l'ouest, le N.E. et vers le nord. M.V.O.


05/02: à 13h49 HL, une explosion vulcanienne s'est produite. Elle a duré 7 minutes générant des coulées pyroclastiques surtout vers l'ouest. Elles ont atteint rapidement Plymouth et puis la mer sur un front d'un demi kilomètre. De plus courtes coulées pyroclastiques, longues de plus de 2 km, ont aussi emprunté les goulets de Tyers au N.O. et de Whites au N.E.. Un panache éruptif s'est élevé rapidement à plus de 7 km. L'activité précédant le paroxysme a été caractérisée uniquement par des émissions de cendre bien que l'évènement ait coïncidé avec un cycle d'activité accrue.  M.V.O.


Durant la période du 15 au 22 janvier, le M.V.O. a signalé que l'activité du dôme de lave a été variable alors que sa croissance se poursuivait. Des cycles d'émissions de cendre vigoureuses, des éboulements et des coulées pyroclastiques se sont produites toutes les 6 à 8 heures. De légères chutes de cendre se sont produites dans la partie N.O. de l'île. Le 18 janvier, un petit effondrement sur le flanc ouest du dôme de lave a généré une importante coulée pyroclastique qui a parcouru 4 km dans la vallée de Gages puis dans les goulets de Spring et d'Aymer atteignant la mer à Kinsale au sud de Plymouth. Les nuages de cendre associés aux coulées pyroclastiques ont atteint une altitude de 3 km alors que plusieurs habitations de Kinsale ont été incendiées ou ensevelies. L'état d'alerte reste au niveau 4..


08/01/10: à 14h49, un puissant épisode de coulées pyroclastiques s'est produit. Un effondrement de téphras en fontaine, associés à des fragments balistiques, a été observé au départ de l'évènement sur la bordure N.E. du volcan. De larges flots pyroclastiques se sont écoulés vers le N.E., atteignant la mer en contrebas de White Bottom Ghaut et est parvenu à quelques centaines de mètres en contrebas de Tuitts Ghaut. Les coulées ont dévalé également vers le N.O. en contrebas de Tyers Ghaut et sont entrées dans la vallée de Belham. Ces coulées ont remonté la pente sur une distance de près de 300 m. à proximité de Air Studios. Les nuées ardentes se sont aussi dirigées vers l'ouest et Plymouth. Les coulées ont emprunté le lit de la vallée de la rivière Tar. L'évènement a duré 11 minutes et il n'y a eu aucun évènement sismique précurseur à cet effondrement. Cet épisode éruptif est probablement du à l'effondrement d'une partie du dôme de lave sommital. Des photographies prises à 3 jours d'intervalle (30/12/09 et 02/01/10) ont en effet mis en évidence la présence d'une excroissance supplémentaire du dôme, haute de 60 m. et large de 100 m. Cette analyse photographique a démontré que la taille et la forme du dôme de lave peuvent rapidement changer et qu'une quantité significative de lave a été ajoutée à la région sommitale dans la partie septentrionale du dôme de lave durant ces 3 jours. A posteriori, cette importante et rapide addition de lave au dôme de lave a donc eu comme conséquence l'effondrement partiel du dôme en générant des coulées pyroclastiques, essentiellement sur les flancs nord et ouest. M.V.O.


12/12/09: l'activité de Soufrière Hills s'est encore intensifiée. Le 10/12 à 6h40 HL, une vaste coulée pyroclastique a déferlé dans le vallon Tyers Ghaut et a atteint l'extrémité ouest du village de Lees sur la rivière Dyers, à environ 3,5 km du dôme de lave. Cet évènement a forcé le M.V.O. a élevé l'alerte du niveau 3 au niveau 4. Une des implications est l'éventualité d'écoulement de nuées pyroclastiques majeures dans la vallée de la rivière Belham suite à l'effondrement partiel du dôme de lave impliquant potentiellement plusieurs millions de m3 de matériaux. Depuis le 24/11, l'augmentation de l'activité éruptive a été associée à la croissance du dôme de lave sommital qui s'est concentrée sur la face nord aboutissant à une excroissance d'un lobe large de 100 m en direction du nord impliquant de nouveaux matériaux mobilisables en coulées pyroclastiques. Durant le semaine du 4/12 au 11/12, des nuées ardentes, de plus en plus longues, ont dévalé par le vallon Tyers. M.V.O.


25/11/09: à partir de 12h50, des coulées pyroclastiques ont dévalé durant deux heures, quasi continuellement, la vallée Gages et le Goulet du Printemps, en atteignant une longueur maximale d'environ 3 km. Un certain nombre de coulées pyroclastiques sont également descendues par le Goulet de Tuitt au nord-est. Cet épisode éruptif reflète probablement l'effondrement d'une petite portion du dôme de lave. Postérieurement, des coulées pyroclastiques plus vigoureuses ont dévalé les vallées Gages et Tuitt de manière sporadique après l'événement principal. M.V.O.


 

 

 

 


Principales activités volcaniques de 2009 commentées sur ce site...


 

Cliquez pour visionner une séquence vidéo spectaculaire du volcan West Mata situé à 1200 m. de profondeur au large des îles Samoa (Pacifique)

MAYON (île de Luzon, Philippines) -- 14/12: après la survenue de 5 petites explosions de cendre et 43 séismes d'origine volcanique durant les 24 dernières heures, le PHIVOLCS a rehaussé l'alerte du niveau 2 à 3.  Vidéo; Photo "Le Soir"

15/12: le PHIVOLCS a placé le volcan en alerte 3/5 impliquant l'interdiction de pénétrer dans un rayon de 6 km autour du cratère. Plus de 20000 personnes ont déjà été évacuées et mises à l'abri.

20/12: le PHIVOLCS a placé le volcan en alerte 4/5 impliquant l'interdiction de pénétrer dans un rayon de 8 km autour du cratère. Des centaines de secousses d'origine volcanique secouent actuellement l'édifice volcanique. Aujourd'hui, une première explosion a expulsé un nuage grisâtre qui a atteint une hauteur maximale de 500 m. au-dessus du cratère. Un tremor harmonique a fait également son apparition. Les observations de nuit indiquent que la lueur liée à l'incandescence s'intensifie et que les matériaux dégringolent du cratère en continu. Le front lavique a atteint à présent une distance de 4,5 km le long de la gorge de Bonga-Buyan. Mercredi 16/12, une reconnaissance aérienne avait révélé l'existence de deux dômes de lave dans le cratère. Du 19/12 au 20/12, les émissions de SO2 ont plus que triplé passant de 2034 t/j à 7024 t/j. Depuis le début de la crise éruptive, environ 50000 personnes auraient été évacuées et mises à l'abri. Toutes ce données alarmantes suggèrent une éruption majeure imminente. Lors des précédentes éruptions majeures du Mayon ces dernières années, de telles coulées pyroclastiques ont descendu jusqu'à six kilomètres du cratère sur le flanc sud, une zone agricole dont la plupart des habitants ont été évacués selon M. Salceda, gouverneur de la province d'Albay, à environ 340km au sud-est de la capitale philippine Manille.

 

24/12: 21 explosions de cendre ont été observées lorsque la visibilité était  bonne. Les colonnes éruptives ont atteint une hauteur maximale de 1,5 km au-dessus du cratère. Des fontaines de lave hautes de 500 m. ont été observée en début de nuit alors que 124 bruits de grondement et d'explosion ont été entendues durant les 24 dernières heures. Le taux d'émission de SO2 se maintient aux environs de 6000 t/j. PHIVOLCS.

27/12: données chiffrées disponibles du PHIVOLCS illustrées sous forme graphique ( du 14/12 au 27/12)

02/01/2010: les signes d'activité du volcan restent relativement élevés. Toutefois, cette phase de réveil, caractérisée par une séismicité relativement modérée, des émissions gazeuses élevées et une lueur rougeâtre continue au sommet sont des phénomènes généralement associés à un retour progressif à la normale (période de repos). Le système volcanique est encore sensé continuer à générer des séismes et à libérer une grande quantité de gaz étant donné que du magma frais réside toujours dans les conduits volcaniques et à proximité du sommet.  PHIVOLCS. Données chiffrées disponibles du PHIVOLCS illustrées sous forme graphique : 1. SO2 & Séismes (du 14/12/09 au 02/01/10); 2. Explosions & Éboulements (du 25/12/09 au 02/01/10).

Autres photos du Mayon et des activités d'évacuation des personnes menacées par l'éruption.

Photos publiées sur le site du journal "Le Soir"(photos AP, AFP et EPA.).

 

 

PITON de la FOURNAISE (île de la Réunion, France) -- 14/12 : une nouvelle éruption a débuté vers 18h30, localisée sur la face Sud du volcan où deux fissures éruptives y ont été identifiées, alors qu’au mois de novembre la faille était située côté Est. Une nouvelle fois, il s’agit d’une éruption au sommet du cratère Dolomieu. Selon les premiers témoignages des lueurs seraient visibles depuis Le Tremblet. Vers 20h30 une 3ème fissure s’est ouverte sur le flanc Est, toujours au niveau sommital du volcan. Clicanoo -- O.V.P.F.

Photo O.V.P.F.

Photos (webcam) O.V.P.F.

L’éruption sommitale qui avait débuté hier soir vers 18h45 (heure locale GMT+4) s’est terminée dans la nuit à 00h40 (GMT+4) après une diminution progressive de l’alimentation en magma à partir de minuit (heure locale). O.V.P.F.

 

GALERAS (Sud Colombie) -- 21/11: un évènement explosif s'est produit  le 20/11 à 20h37 HL et a été accompagné par des ondes sonores, qui ont pris la forme de mugissements, entendues depuis différentes zones autour du volcan. Depuis le village de San Cavetano sur la route menant au Galeras, cinq explosions ont été signalées mais aucune odeur de gaz soufré n'a été détectée. L'incandescence liée à l'éruption a été observée durant plusieurs minutes depuis plusieurs secteurs. Le Centre d'Information des Risques liés aux dispersions de Cendre dans l'atmosphère, le VAAC de Washington, a estimé l'altitude de la colonne éruptive à environ 10 km avec une dispersion préférentielle vers le nord où plusieurs villages ont été affectés par des retombées de cendre. A noter que le signal sismique associé à cet évènement explosif a été de moindre énergie que ceux liés à l'éruption du 30 septembre 2009 dernier. L'alerte rouge est bien sûr en vigueur. Depuis le début de l'année, c'est le huitième épisode explosif majeur du volcan. L'alerte rouge est bien sûr en vigueur. INGEOMINAS PASTO

Image thermique mise en ligne par l'INGEOMINAS de PASTO

Sismogrammes de l' "INGEOMINAS-PASTO" montrant de nombreux séismes VT associés à l'activité volcano-tectonique du Galeras

 

KLYUCHEVSKOY (Kamchatka, Russie) -- 15/11: une petite coulée de lave s'écoule sur les pentes S.E. du volcan après que le magma ait rempli son cratère sommital à raz bord. De plus, le volcan continue à éjecter des roches jusqu'à une hauteur de 200 mètres au-dessus de son cratère. Rianovosti

 

 

ETNA (Sicile Orientale, Italie) -- 08/11: une activité strombolienne s'est produite à partir de vendredi (06/11) soir au sommet de l'Etna au niveau de la fracture qui débute sur les basses pentes du flanc SE du cône SE (lieu où se sont produites les activités les plus récentes). Selon l'INGV-CT, l'activité se poursuivait en date du 10/11. Plus d'infos (communiqués de mise à jour) sur le site INGV-CT

 

PITON de la FOURNAISE (île de la Réunion, France) -- 05/11 : le volcan est entré en éruption peu avant 21h30 après qu'un séisme de magnitude 3 ait secoué la zone du volcan à 6h04. Une coulée s’échappe sur le flanc extérieur est sud-est du cratère Dolomieu.  Des fontaines de laves sont visibles depuis Piton Sainte-Rose. Clicanoo; le quotidien de l'île.

06/11: Le survol de reconnaissance effectué à 6h45 (GMT +4) avec les moyens héliportés de la Gendarmerie Nationale a permis de confirmer que deux fractures se sont ouvertes dans le flanc sud, sud est et est du cratère sommital Dolomieu. Chacune des fissures a laissé échapper une coulée de lave atteignant l’altitude de environ 1970 mètres. Observatoire volcanologique du Piton de la Fournaise

07/11: l’épisode éruptif de jeudi soir aura duré moins d’une nuit. Le Piton de la Fournaise s’est tu, mais pas rendormi. L’absence de dégonflement du sommet du volcan laisse envisager une suite à cette éruption éclair.

Andrea Di Muro, responsable de l’observatoire volcanologique, explique : “Nous avons eu cette crise sismique de la nuit du 18 au 19 octobre au cours de la laquelle du magma est monté jusqu’à 500 mètres sous le sommet. Nous pensons que cette éruption a simplement vidé la tuyauterie”. En réalité, le volcan est toujours sous pression, l’éruption n’ayant mis en jeu que des laves stockées très superficiellement - comme le montre le faible volume émis - sans puiser dans le réservoir localisé au niveau de la mer. Un survol effectué hier matin par l’observatoire avec la gendarmerie a permis de constater que la coulée est descendue du bord est du cratère Dolomieu (2 530 m environ) jusqu’au sentier de secours qui ceinture le cône terminal du volcan, à 1 970 m d’altitude environ. Observatoire volcanologique du Piton de la Fournaise.

 

MAYON (île de Luzon, Philippines) -- 29/10: le PHIVOLCS a signalé une explosion mineure de cendre le 28 octobre à 5h32 HL. Celle-ci a produit un panache de cendre brunâtre qui s'est élevé à 600 m. au-dessus du cratère et a ensuite migré vers le N.E.. Durant les dernières 24 heures, le réseau sismique a enregistré 13 secousses d'origine volcanique. L'émission de vapeur  d'eau a été modérée alors qu'une émission de 250 t/j de SO2  a été mesurée le 27/10. Une lueur rougeâtre apparaît régulièrement au-dessus du cratère et peut être observée lorsque la visibilité est suffisante. Le niveau d'alerte reste au niveau 2 sur une échelle de 5.

11/11: à 01h58 HL, une explosion de cendre s'est produite au sommet du Mayon. Cet évènement a été enregistré par le réseau sismique sous la forme d'un signal de type explosif qui a duré 3 minutes. L'explosion a été accompagnée par des grondements. Des fragments de roche incandescents ont été observés sur les pentes supérieures à partir de plusieurs villages alentours. Durant les dernières 24 heures, le réseau sismique a enregistré 20 secousses d'origine volcanique. PHIVOLCS

 

NEVADO del HUILA (Colombie) -- 21/10 : le 16 octobre dernier, sur la base d'images webcam, un panache de cendre s'est élevé du cratère jusqu'à une hauteur de 1 km. Des retombées de cendre et des odeurs soufrées ont été signalées dans plusieurs  zones environnantes. En parallèle, la sismicité a augmenté amenant le niveau d'alerte à passer du niveau I au niveau II (orange; éruption possible endéans quelques jours ou semaines). INGEOMINAS - INGEOMINAS Popayan.

Photo du sommet du Huila prise le 23 octobre par un membre de l'Observatoire de Popayan

Le survol du volcan du 23/10 dernier a permis de voir que l'édifice était complètement couvert de cendre et que deux centres principaux d'émission de gaz et de cendre étaient localisés dans la partie supérieure du Pic Central. Une extrusion de nouveaux matériaux magmatiques a également été mise en évidence au nord du dôme qui s'est mis en place en novembre 2008. Les images issues de la webcam durant la semaine ont révélé un dégazage intense du système caractérisé par des émissions pulsantes de cendre. L'agence VAAC (Centre international des menaces liées aux cendres volcaniques) a diffusé 8 rapports d'avertissement sur base d'images satellitaires qui montrent des colonnes de cendre atteignant parfois 5000 mètres au-dessus du sommet du volcan. Selon les données du capteur OMI embarqué sur le satellite AURA de la NASA, le volcan aurait libéré 7793 tonnes/jour de SO2 le lundi 26 octobre dernier.

12/11: les survols effectués les 4,6 et 10/11 ont révélé que le dôme de lave continue de croître à un taux élevé et continu. Le volume estimé du nouveau dôme de lave est de près de 25 millions de m3. De petits effondrements se sont produits dans la partie ouest du dôme. INGEOMINAS Popayan

 

REVENTADOR (Equateur) -- 21/10 : l'I.G. a signalé que les observations de terrain effectuées les 16 et 17 octobre derniers ont confirmé la présence d'une coulée de lave sur le flanc sud de l'édifice. Des émissions de gaz et de vapeur d'eau ont également été notées sur le dôme de lave en croissance. Des anomalies thermiques satellitaires ont été détectées sur le cratère les 6, 11 et 14 octobre derniers. Le 14 octobre, la sismicité a augmenté et une séquence de tremor harmonique a été identifiée. Au même moment, plusieurs personnes résidant dans la zone ont signalé des grondements et observé une faible incandescence issue du cratère. Au cours d'un survol effectué le 16 octobre, les scientifiques ont aperçu le dôme de lave et une coulée de lave sur le flanc nord. Des gaz bleutés (SO2) étaient émis. Selon les images thermiques, les zones incandescentes du cratère exhibaient une température de 300°c. Par ailleurs, des blocs incandescents ont été éjectés du cratère.  I.G. (rapports récents relatifs à cette activité éruptive).

 

Mont GARET (Ile de Gaua; archipel Banks; Vanuatu) - 21/10 : le 13 octobre dernier, l'Observatoire des Menaces Naturelles du Vanuatu ("Vanuatu Geohazards Observatory") a confirmé que le Mont Garet est entré en éruption sur base de levés de terrain effectués par des scientifiques du 3 au 7 octobre. Les enregistrements sismiques ont révélé l'existence de multiples explosions et un flux de SO2 de 3000 m3 a été mesuré le 3 octobre. L'alerte a été relevée au niveau 2 sur une échelle de 5.

Un dense panache éruptif s'élève du Mt Garet

Mont GARET (Ile de Gaua; archipel Banks; Vanuatu) - 0512: l'Observatoire des Risques Géologiques du Vanuatu a signalé qu'une importante explosion s'est produite le 18 novembre dernier au Mont Garet. Elle a libéré des denses panaches de cendre. La séismicité a augmenté le 25/10 et est demeurée significativement élevée jusqu'au 24/11. Selon d'autres informations, une autre explosion aurait eu lieu le 26/11 qui aurait forcé l'évacuation de 300 personnes suite à des chutes de cendre. L'alerte a été rehaussée au niveau 4 sur une échelle de 5. Photos prises de l'aérodrôme de Gaua.

 

SOUFRIERE HILLS (île de Montserrat, Petites Antilles) -- 05/10 : deux bouches ont émis vigoureusement de la cendre le 5 octobre dernier à 10h35 HL durant 20 minutes et à 13h25 HL pendant 10 minutes. Une phase de tremor a accompagné cette activité. Un pilote a signalé que le premier évent a expulsé un panache de cendre culminant à plus de 3500 m. d'altitude alors que le second a atteint entre 3000 et 4500 m. d'altitude. Le panache de cendre a migré vers l'O.N.O. et a été confiné principalement dans la partie inhabitée du Sud de l'île. L'activité du volcan a augmenté durant la nuit et aux environs de 21h00 HL du 04/10 une série de séismes volcano-tectoniques est apparue précédant une émission de cendre à 22h00 HL accompagnée par une phase de tremor. Hormis cette faible activité sismique, il n'y a pas eu de signaux précurseurs associés à ces deux évènements, démontrant ainsi que l'activité se produit fréquemment sans avertissement. Les scientifiques du M.V.O. ont signalé que les explosions les plus puissantes pouvaient être associées à des coulées pyroclastiques. D'autres évènements similaires sont probables dans les jours à venir. Pour rappel, Soufrière Hills s'est réveillé en 1995 et a tué 19 personnes en 1997, ensevelissant une grande partie de l'île (au Sud) et poussant 12.000 résidents à l'exil.

09/10: une recrudescence d'activité a eu lieu résultant en de nouvelles retombées de cendre et présence de signaux (essentiellement sismiques) témoignant de la survenue d'éboulement rocheux et de coulées pyroclastiques. D'après les observations, les chutes de roches se sont produites sur le versant sud du dôme de lave et ont emprunté la vallée de la Rivière Blanche. De faibles retombées de cendre ont été signalées dans plusieurs villages. 

12/10: l'activité se maintient à un niveau élevé avec croissance du dôme de lave sur le côté sud du volcan produisant régulièrement des coulées pyroclastiques de petite à moyenne taille. Le 11/10 vers 11h00, des coulées pyroclastiques ont commencé à dévaler dans le goulet de Tyers et l'une d'entre elles a parcouru ~ 2 km depuis le dôme. M.V.O.

25/11: à partir de 12h50, des coulées pyroclastiques ont dévalé durant deux heures, quasi continuellement, la vallée Gages et le Goulet du Printemps, en atteignant une longueur maximale d'environ 3 km. Un certain nombre de coulées pyroclastiques sont également descendues par le Goulet de Tuitt au nord-est. Cet épisode éruptif reflète probablement l'effondrement d'une petite portion du dôme de lave. Postérieurement, des coulées pyroclastiques plus vigoureuses ont dévalé les vallées Gages et Tuitt de manière sporadique après l'événement principal. M.V.O.

12/12: l'activité de Soufrière Hills s'est encore intensifiée. Le 10/12 à 6h40 HL, une vaste coulée pyroclastique a déferlé dans le vallon Tyers Ghaut et a atteint l'extrémité ouest du village de Lees sur la rivière Dyers, à environ 3,5 km du dôme de lave. Cet évènement a forcé le M.V.O. a élevé l'alerte du niveau 3 au niveau 4. Une des implications est l'éventualité d'écoulement de nuées pyroclastiques majeures dans la vallée de la rivière Belham suite à l'effondrement partiel du dôme de lave impliquant potentiellement plusieurs millions de m3 de matériaux. Depuis le 24/11, l'augmentation de l'activité éruptive a été associée à la croissance du dôme de lave sommital qui s'est concentrée sur la face nord aboutissant à une excroissance d'un lobe large de 100 m en direction du nord impliquant de nouveaux matériaux mobilisables en coulées pyroclastiques. Durant le semaine du 4/12 au 11/12, des nuées ardentes, de plus en plus longues, ont dévalé par le vallon Tyers. M.V.O.

 

CLEVELAND (Alaska, USA) - 04/10: ce volcan, situé à ~1500 km d'Anchorage dans une région inhabitée, a expulsé un panache de cendre jusqu'à plus de 6000 m vendredi dernier (02/10) en fin de journée. Ce nuage a dérivé sur 600 km vers le nord-est et s'est dispersé  au-dessus de la mer de Béring. Le code d'alerte du A.V.O. est immédiatement passé à l'orange. La dernière éruption significative du volcan a eu lieu en février 2001 en générant une colonne de cendre jusqu'à plus de 10 km d'altitude et en émettant peut-être (d'après les données satellitaires) une coulée de lave qui a aurait atteint l'océan. A noter que de faibles émissions de cendre avaient déjà été aperçues en juin dernier.

 

DIENG (Java; Indonésie) -- 26/09:  le CVGHM a signalé qu'un bruit de tonnerre émanant du Dieng avait été entendu jusqu'à une distance de 2 km. Le lendemain, c'est une éruption phréatique dans un cratère de boue indéterminé qui a éjecté de la boue jusqu'à 140 m. Les dépôts étaient épais de 10 cm à proximité de la cuvette.

 

Volcans de la péninsule du Kamchatka (Russie) - 24/09: les volcans KARYMSKY, KLIUCHEVSKOI, SHIVELUCH sont particulièrement actifs depuis quelques mois déjà. En ce moment, des anomalies thermiques détectées par les capteurs infrarouges (ASTER, MODIS) satellitaires sont encore présentes dans le cratère des deux derniers volcans. G.V.P. pour lire des informations plus détaillées el le KVERT pour voir des photos récentes.

 

MAYON (île Luzon, Philippines) - 15/09: à 5h07, trois explosions de cendre mineures ont eu lieu au cratère sommital du Mayon. Ces évènements ont duré environ 3 minutes. Les explosions ont produit une colonne de cendre brunâtre qui a atteint une hauteur maximale de 700 m. au-dessus du cratère avant de se déplacer vers le Sud-Ouest. Durant les dernières 24 heures, le réseau sismique a enregistré 11 séismes d'origine volcanique. Les émissions de SO2 sont passées de 818 t/j (12/09) à 50 t/j (14/09). Par ailleurs, un faible rougeoiement dans le cratère a été observé la nuit dernière. PHIVOLCS

 

SAN CRISTOBAL (Nicaragua) - 07/09 : le volcan San Cristobal, situé au N.O. du pays, a produit une série d'explosions éjectant des gaz et une pluie de cendre sur le villes environnantes hier dimanche 06/09. Aucun blessé ou dégât n'a été signalé. Aucun blessé ou dégât n'a été signalé. Les media locaux ont rapporté qu'un panache éruptif géant a été observé à 20h15 GMT (15h15 HL) et que 7 plus petites explosions se sont produites au cours des deux heures suivantes.

 

TALANG (Sumatra, Indonésie) - 20/08 : le 17 août dernier, le CVGHM a rehaussé le niveau d'alerte de 2 à 3 (sur une échelle de 1 à 4) suite à l'augmentation de la séismicité au cours des deux derniers jours. Le brouillard a empêché les observations visuelles. Les visiteurs et touristes ont été avisés de ne pas entrer dans la zone des 3 km autour du sommet. Le Talang est petit un volcan régulièrement actif qui se trouve à l'intersection de plusieurs failles régionales et est fréquemment l'objet d'éruptions phréatiques à phréatomagmatiques. G.V.P.

 

REVENTADOR (Equateur) - 20/08: l'Institut Géophysique d'Equateur a signalé qu'une séquence sismique volcanique ("tremor") avait été sporadiquement détectée durant la période allant du 21 juillet au 3 août dernier. Le 4 août, la sismicité a augmenté et est devenue plus intense en saturant à plusieurs reprises les stations sismiques. Des anomalies thermiques ont été détectées sur l'imagerie satellitaire les 1 et 2 août et se sont intensifiées les 4, 5 et 10 août. Le 6 août, un panache de vapeur s'est élevé à 1,2 km au-dessus du cratère et s'est déplacé vers l'ouest. Des blocs incandescents ont été éjectés du cratère et sont retombés sur les flancs. Les images thermiques prises d'un endroit situé à 7 km à l'est du Reventador ont révélé une zone linéaire de plus hautes températures, confirmant la présence d'une nouvelle coulée de lave sur le flanc sud. De l'incandescence dans le cratère a été observée le 9 août. Le 15 août dernier, le VAAC de Washington a signalé la présence d'un panache de cendre qui a atteint une altitude de 3,6 km asl et s'est déplacé vers le NO. G.V.P.

 

KRAKATAU (détroit de la Sonde; Indonésie) - 17/06: une équipe de "LAVE-Belgique" est de retour au pays après un circuit d'une dizaine de jours sur les volcans de Java et Lombok. Voici en primeur les premières photos prises par © Thierry Sluys.

Puissante activité strombolienne au cône Anak Krakatau vue de l'île de Rakata.

Puissantes explosions de l'Anak Krakatau photographiées de la bordure de l'ancien cratère par Thierry et Annick Dockx


RINJANI (île de Lombok)

Coulée de lave issue d'une bouche perçant à mi-pente le cône Barujari du Rinjani

Coulée de lave "aa" et activité strombolienne au cône Barujari du Rinjani.

Voir aussi ci-dessous les clichés de l'activité du Barujari réalisés par  Thierry Dockx


KAWAH IJEN (Est Java)

Les fameuses flammes bleutées issues de la combustion du soufre de la spectaculaire solfatare du cratère ("kawah") de l'Ijen.

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RINJANI (île de Lombok; Indonésie) - 31/05: le cône Barujari, édifié au fond de la caldera sommitale du Rinjani occupée par un lac, connaît actuellement une activité strombolienne depuis le 3 mai dernier. Thierry Dockx, voyageant actuellement en Indonésie, vient d'envoyer des clichés de cette activité, semble-t-il, d'assez faible intensité ! Selon ces photos, il semble que l'activité strombolienne ait lieu à partir d'une petite bouche située sur le flanc nord du cône Barujari et qu'une coulée de lave issue de cette bouche excentrée, subdivisée en plusieurs lobes à environ mi-pente du cône, ait atteint le lac de cratère à plusieurs endroits. Voir aussi infos supplémentaires relatives au début de l'activité éruptive.

Vues d'ensemble du cône Barujari à partir d'un endroit de la caldera situé grosso modo à l'ouest du cône.

 

Karbahi - Manda Hararo (Afar, Ethiopie)  - 02/07: il semble qu'une éruption effusive se soit produite à partir du 28 juin dernier. Cette éruption a donné lieu à une vaste anomalie thermique ( 40.8E, 12.2N) détectée par le capteur infrarouge du programme MODIS à partir du 28 juin jusqu'au 30 juin au minimum. Des analyses préliminaires basées sur les émissions du SO2 suggèrent que c'est une éruption plus importante que celle du Manda Hararo en août 2007 mais d'intensité moindre que celle du Dalafilla en novembre 2008.. Aucun rapport basé sur des observations au sol n'a encore été diffusé. Source: Charles Holliday (AFWA) and Simon Carn (MTU),

 

Superbe image du Sarychev Peak sur l'île Matua (archipel des Kouriles) réalisée le 12 juin dernier à partir de la station spatiale internationale. Cette photo montre clairement l'énorme panache de cendre et de gaz (hauteur de ~14 km) mais aussi l'effet de l'onde de choc se dispersant dans l'atmosphère sous forme d'une trouée circulaire dans la couche nuageuse. Cette photo est exceptionnelle pour les chercheurs en volcanologie car elle a été prise au stade initial de l'éruption. L'ascension vigoureuse du panache confère à la masse de vapeur d'eau l'apparence d'une bulle. Le nuage blanc de forme régulière surmontant le panache éruptif est probablement du à la condensation d'eau provoquée par l'ascension rapide et le refroidissement de la masse d'air située au-dessus de la colonne de cendre. En bas du cliché, on aperçoit un panache gris clair dévalant le cône qui correspond sans doute à une coulée pyroclastique (mélange de gaz et de cendre chauds). Les vols commerciaux ont été déroutés de la région afin de minimiser le danger des pannes moteur dues à l'ingestion de cendre. Ce volcan est l'un des plus actifs des îles Kouriles au NE du Japon et sa dernière éruption explosive date de 1989. L'I.S.S. se déplace à une vitesse de 27.700 km/h (7,7 km/s) sur une orbite située en moyenne à 350 km au-dessus de la surface terrestre.

NASA Earth Observatory

 

GALERAS (Sud Colombie) - 08/06: le volcan colombien Galeras, situé dans le sud du pays à la frontière avec l'Equateur, dans le département de Narino, est entré en éruption dimanche à 07H18 (12h18 GMT), a annoncé l'Institut Géologique Minier (INGEOMINAS). En raison d'événements à "caractère explosif", le niveau d'alerte est passé à rouge, ce qui signifie une "éruption immininente ou en cours", précise INGEOMINAS dans un communiqué. Il s'agit de la cinquième éruption du Galeras enregistrée en moins d'un an et demi. La dernière datait de la fin avril mais était resté sans conséquences pour les quelque 7.000 habitants de la zone, qui sont prêts à appliquer le plan d'évacuation prévu par les autorités.

L'évènement éruptif a eu lieu à 7h18 et a été accompagné par des ondes sonores audibles par les populations résidant à proximité du volcan. A la huitième seconde du démarrage de l'éruption, une secousse a été enregistrée  en rapport avec les processus de fracturation de matériaux au sein de l'édifice volcanique qui a été ressentie par les gens de plusieurs villages de la zone d'influence. Ce séisme a été localisé à environ 3 km au S.O. du cratère du Galeras et approximativement à 2 km de profondeur sous le sommet avec une magnitude locale de 4 sur l'échelle de Richter. INGEOMINAS PASTO.

09/06: un évènement éruptif caractérisé par deux phases explosives s'est produit le lundi 08/06 à 06h38 et à 06h43. Des sons issus de l'éruptions ont été entendus à quelques 45 km au SO du Galeras, à proximité du volcan Azufral. Comme pour l'éruption dominicale, le démarrage de l'éruption a été accompagné à un évènement sismique associé à un mécanisme de fracturation de matériau au sein de l'édifice volcanique. Cette secousse, de magnitude de 3,9 sur l'échelle de Richter, s'est produite à environ 1 km à l'est du cratère et à près de 2 km de profondeur. De la cendre est retombée sur plusieurs centres habités et dans une frange étroite jusqu'à 180 km du sommet du Galeras. Selon les données du VAAC de Washington, la cendre fine aurait atteint une hauteur comprise entre 9 et 10 km au-dessus du cratère. INGEOMINAS PASTO.

 

KARANGETANG/ API SIAU (Nord Sulawesi, Indonésie) - 02/06 : plus de trois cents villageois ont été évacués après que le volcan de l'île Siau soit entré en éruption. Un nouveau cratère latéral s'est formé il y a quelques jours et a commencé à expulser de la cendre noire à plus de deux kilomètres de hauteur. Dr Surono, Directeur de l'Agence Indonésienne de Volcanologie, a recommandé d'évacuer toutes les personnes résidant dans un rayon de 3 km autour du cratère. Une explosion pyroclastique latérale est la menace principale sur ce type de volcan. La dernière éruption majeure a eu lieu en 1992 et a tué au moins 6 personnes. L'état d'alerte du Karangetang est à son niveau maximum (4/4). Le 24 mai dernier, un pilote avait signalé au VAAC de Darwin la présence d'un nuage de cendre qui a atteint une altitude de 3,7 km et s'est déplacé jusqu'à 75 km vers le sud. Lien pour ceux/celles qui comprennent la langue indonésienne ou qui possèdent une application de traduction ! On y apprend notamment qu'une coulée de cendre et de gaz brune grise (probablement une coulée pyroclastique), issue du cratère sommital, a parcouru 2250 m. dans la vallée du Times, entaillant le flanc sud du volcan, au cours de la matinée du 31 mai dernier.

 

SLAMET (Java, Indonésie) - 28/5 : le 26 mai dernier, le CVGHM a signalé que la séismicité continuait à augmenter depuis le 21 avril dernier et restait élevée. Le pic d'activité sismique a été observé le 17 mai dernier. Des nuages blancs-bruns se sont élevés jusqu'à 800 m. au-dessus du cratère et un phénomène d'inflation (gonflement du volcan) a été détecté. Des retombées de cendre ont été signalées dans des zones éloignées de 5 à 9 km du cratère. La température de l'eau a augmenté à différents endroits sur les versants de l'édifice. Les 12 et 21-23 mai, des fontaines de lave ont atteint une hauteur de 100-400 m. au-dessus du cratère. Des nuages blancs-gris se sont élevés à 150 m. au-dessus du sommet et des matériaux incandescents se sont déversés sur le flanc ouest. Le 22 mai, des chutes de cendre ont été signalées dans le village de Sawangan, 5 km à l'ouest du volcan. Le 23 mai, un panache de cendre a atteint une hauteur de 1 km au-dessus du cratère et de la cendre est retombée sur le versant nord. L'alerte est maintenue au niveau 3 sur une échelle de 4.

 

REVENTADOR (Equateur) - 26/05: sur la base d'observations de pilote, le VAAC de Washington a signalé la présence diffuse d'un panache de cendre qui s'est élevé le 26 mai dernier à une altitude de 6.4 km asl. et qui s'est déplacé vers le S.O.. Des anomalies thermiques ont été observées par intermittence sur l'imagerie satellitaire. Des nuages gazeux, contenant peut-être aussi des gaz, ont été détectés un jour plus tard.

 

KRAKATAU (Détroit de la Sonde; Indonésie) - 07/05 : le CVGHM a signalé que le nombre d'éruptions de l'Anak Krakatau a significativement augmenté de la fin mars jusqu'au 5 mai. Les observations directes du cratère effectuées les 24, 25 et 29 avril ont révélé que l'éruption provenait d'un cratère percé sur le versant ouest. Les nuages de cendre ont généralement migré vers l'est et ont causé des chutes de cendre dans un rayon de 5 km autour du cratère. Le 5 mai, les panaches éruptifs se sont élevés à ~500 m. au-dessus du cratère. Le 6 mai, l'état d'alerte a été élevé au niveau 3/4.

Anak Krakatau observé le 26 août 2008 par Thierry Sluys

 

RINJANI (île de Lombok; Indonésie) - 03/05: selon Heriyadi Rachma du bureau provincial des ressources minérales et minières, deux petites éruptions se sont produites samedi après-midi au Mt Baru Jari, ce qui a immédiatement forcé les autorités locales à décréter l'état d'alerte et à interdire l'ascension du volcan. Il a déclaré que l'activité avait débuté jeudi passé lorsque quatre secousses ont été enregistrées dans la région. Arief Toengkagie, directeur du Parc National du Mont Rinjani, a déclaré la fermeture du Parc National aux touristes.Selon le directeur du V.S.I., le nuage de cendre aurait atteint 8 km d'altitude.La dernière éruption remonte à septembre 2004. The Jakarta Post

 

 Le cône Barujari vu du sommet du Rinjani -- Cône Barujari en éruption (juin 1994); photos © Thierry DOCKX

Selon le bulletin hebdomadaire du G.V.P., l'éruption du 2 mai, accompagnée par un grondement, a produit un dense nuage éruptif brun qui s'est élevé à 1 km au-dessus du cône Barujari. Le 4 mai, une éruption de cendre a généré un panache blanc/ brun qui a atteint une hauteur de 500-700 m. au-dessus du cône et s'est ensuite déplacé vers le N. Le brouillard a souvent empêché l'observation du volcan. Le niveau d'alerte a été élevé à 2 (sur une échelle de 4 niveaux). Selon certains articles, de la cendre est retombée sur le village de Senaru.

 

SLAMET (Java, Indonésie) - 26/4 : le volcan a commencé à expulser des nuages noirâtres puis des matériaux incandescents le 23/04 en fin de journée. Les projectiles ont atteint une hauteur de 600 m. au-dessus du cratère. Une grande quantité de séismes d'origine volcanique ont également été enregistrés depuis le 21 avril dernier; date à laquelle 209 évènements sismiques ont été enregistrés, contre 40-90 habituellement. Une cinquantaine d'explosions rougeoyantes ont été observées durant la nuit du 24/04 au 25/04. Le 26/04, le volcan a éjecté des matériaux jusqu'à 900 m. de hauteur au-dessus du cratère et a été secoué par des centaines de séismes qui ont duré de 20 à 95 secondes. Le poste de surveillance visuelle volcanologique de Gambuhan est en état d'alerte depuis le 20 avril et est chargé d'observer l'activité de ce volcan haut de 3428 m. L'éruption a pour origine la partie ouest du cratère. (news indahnesian.com).

 

GALERAS (Sud Colombie) - 24/04 : l'éruption a débuté à 19h32 HL et été caractérisée par une séquence d'explosions continues jusqu'à 20h09 HL.  La première éruption a été la plus puissante et accompagnée d'une onde de choc alors que la seconde a été la plus longue. Les deux évènements ont été visibles depuis Pasto, clairement l'incandescence mais aussi l'éjection de blocs vers le nord lors de la première explosion. Des chutes de cendre ont été signalées dans plusieurs communautés, jusqu'à 20 km du cratère. Le VAAC de Washington a émis un bulletin d'alerte d'émission de cendre jusqu'à 6 km au-dessus du sommet du Galeras. Des projectiles balistiques ont été localisés jusqu'à 2-3 km du cratère. C'est la quatrième éruption significative depuis le début de l'année (15/02; 21/02; 13/03). INGEOMINAS Pasto

Image webcam de l'INGEOMINAS Pasto

15/05 : le 6 mai dernier, l' INGEOMINAS a signalé des panaches éruptifs qui ont atteint une altitude de 5,8 km asl et se sont ensuite déplacés vers le NE. Un survol a révélé la présence d'incandescence dans une bouche , large d'une centaine de mètres, percée dans le cratère principal. L'anomalie thermique correspond à une température de 500°c.  et des panaches blancs sont exhalés de multiples points à l'intérieur et à l'extérieur du cratère. Le 9 mai, une secousse volcano-tectonique de magnitude 2,2 s'est produite à 10 km de profondeur à 6 km au NE du cratère principal. Le 11 mai, la sismicité a augmenté. Des séismes hybrides (volcano-tectoniques) et un "tremor" (vibration volcanique) ont été détectés à cette occasion. Cette sismicité accrue associée à la présence d'incandescence dans le cratère, ainsi que de faibles émissions de SO2, suggèrent que le volcan pourrait être en voie de surpression. L'alerte a été remontée au niveau II (éruption probable dans un délai de quelques jours ou semaines). A partir du 12 mai au matin, le nombre et l'intensité des secousses d'origine volcanique ont diminué. La mesure d'émission de SO2, gaz typiquement d'origine magmatique, réalisée le 12 mai a fourni une valeur de 75 T/J, une des valeurs les plus basses enregistrée depuis le début de l'année. Selon l'INGEOMINAS, la diminution de la sismicité associée à des faibles valeurs d'émission en SO2, pourraient révéler une phase de refroidissement et de solidification du matériau volcanique, ce qui peut faciliter des conditions de surpression nécessaires à la production d'un évènement éruptif.

 

FERNANDINA (îles Galapagos, Equateur) - 12/04: le volcan "La Cumbre" est entré en éruption en émettant de la lave et des gaz après 4 ans d'inactivité, ont indiqué les responsables du Parc national des Galapagos. Ils précisent dans leur communiqué que l'éruption ne met pas en danger les habitants de l'île voisine d'Isabela.

Selon les données satellitaires revues par l'Institut Géophysique de l'Ecole Polytechnique Nationale, le volcan Fernandina est entré en éruption dans la nuit du samedi 11/04 au dimanche 12/04. Fernandina est le volcan le plus occidental des volcans de l'archipel des Galapagos et culmine à 1476 m. au-dessus du niveau de la mer (asl). Le lieu habité le plus proche du volcan, Pto Villamil, se situe à ~90 km au NO du volcan.  Selon les informations issues de l'analyse des images satellitaires, l'éruption aurait débuté entre 22h00 (HL) du 11/04 et 00h30 (HL) du 12/04. Par contre, la station sismique de Pto Ayora n'a pas enregistré d'activité sismique en relation avec cet évènement éruptif.  L'image satellite du VAAC de 08h58 du 12/04 montre la présence d'une colonne éruptive, dont la teneur en cendre est probablement faible, s'étendant sur plus de 300 km vers l'ouest du volcan. Plusieurs points chauds sont également visibles sur l'image "MODIS". Ils sont probablement associés à des lieux d'émission de coulées de lave. Une mission est actuellement à pied d'oeuvre sur le terrain pour tenter d'évaluer l'impact de l'éruption sur la faune et la flore de l'île; source : I.G..

La dernière éruption a eu lieu en 2005 en produisant des coulées de lave, issues d'une fissure éruptive circulaire sur le flanc S.O. du volcan, qui n'atteignirent cependant pas la mer. Aucun dégât significatif sur l'environnement fragile de l'île ne fût noté à cette occasion.

Image satellitaire "MODIS" montrant la dispersion de la colonne éruptive sur plus de 300 km vers l'ouest (© I.G.)

Séquence vidéo réalisée d'avion.

Photo publiée par le Parc naturel des Galapagos montrant de la lave qui s'écoule du volcan La Cumbre, le 12 avril 2009

L'éruption s'est déclenchée à quelque 500 mètres du cratère du volcan, sur son flanc sud-ouest, et a formé une coulée de lave de 200 mètres de large et dix km de longueur qui peut atteindre les 15 mètres de hauteur, sans cependant présenter de danger pour Isabela, l'île peuplée la plus proche. AFP

 

LLAIMA (Sud Chili) - 04/04: le volcan est entré une nouvelle fois en éruption samedi. La lave qui s'échappait du cratère a obligé les autorités à procéder à l'évacuation de 17 personnes, dont des touristes. Il y a des régulièrement des explosions qui projettent des matériaux à ~600 mètres au-dessus du cratère. les retombées de cendre sont visibles et une coulée de lave longue de plus d'un km a été observée. REUTERS.

Le samedi 04/04 jusqu'à ~6h du matin s'est poursuivie une activité éruptive de type strombolien modérée, caractérisée par des explosions toutes les 1-3 secondes au niveau des deux cônes pyroclastiques joints situés dans le cratère principal. Les matériaux pyroclastiques ont atteint une hauteur de ~700 mètres au-dessus du cratère. Depuis le début de cette phase éruptive, la lave s'est écoulée sur le flanc ouest, parcourant un trajet similaire à celui des coulées émises lors des éruptions précédentes d ece cycle éruptif. Voir aussi le site web du "SERNAGEOMIN" pour plus de détails. Voir le site web du "SERNAGEOMIN" pour plus de détails.


Photos récentes du volcan LLaima (février 2009; T. Dockx)



Vidéo BBC

 

 

REDOUBT (Alaska, USA) -- 22-23/03: le volcan, situé eu S.O. de l'Alaska à ~170 km au S.O. d'Anchorage, est entré en éruption le 22/03 vers 22h38 HL. Le volcan a produit une série de 6 éruptions explosives qui ont duré chacune une trentaine de minutes. La dernière a eu lieu le 23/03 à 19h41 HL et a duré ~17 minutes.  Les analyses des images RADAR de l'A.V.O. suggèrent que ces évènements ont généré des nuages de cendre qui ont atteint une altitude de 18 km asl; le plus gros de la cendre a atteint ~9000 m. asl. Le réveil sismique du Redoubt est caractérisé par un "tremor" volcanique élevé. La couleur du code d'alerte pour l'aviation civile (diffusé par le NOAA) est au rouge et le code du niveau d'alerte a été porté du jaune à l'orange.  Depuis la dernière éruption du 23/03 à 05h00, les données radar n'ont plus signalé la présence de cendre, ce qui signifie que si il y a émission de cendre, elle est présente au-dessous de ~4000 m. asl et/ou est trop fine pour être détectée par le radar. Pour le moment, le temps médiocre dans la zone du volcan empêche de réaliser des observations visuelles. Hier soir (23/03), des éruptions explosives ont causé la fonte du glacier Drift, ce qui a considérablement augmenté le débit de la rivière Drift. Par ailleurs, les explosions ont détruit une station sismique près du sommet et ont causé l'interruption de la télétransmission des données récoltées dans un abri du l'A.V.O..

Jusqu'à présent, 19 vols commerciaux ont été annulés suite à l'éruption et les autorités de l'aviation civile prévoient d'autres perturbations du trafic aérien dans les prochaines heures/jours.

Les éruptions ont été précédées par environ 60 heures de séismicité élevée sous la forme de faibles secousses sous le volcan (épisode de tremor). L'augmentation de la séismicité reflète vraisemblablement la remontée du magma vers la surface. Avant ce WE du 22/02, le Redoubt avait montré des signes de réveil depuis fin 2008 qui se sont accrus depuis fin janvier 2009. Les six explosions du 22-23/03 dernier ont été les évènements éruptifs les plus significatifs de cette période de réveil.


27/03: le volcan est à nouveau entré en éruption le 26/03 à 09h23 HL (17h24 GMT). Le NOAA signale que le nuage éruptif a atteint une altitude d'au moins ~20 km asl et les rapports de pilotes indiquent une hauteur de  ~18km. Cet évènement paroxysmal a été suivi par des éruptions mineures qui ont généré des panaches ayant atteint une hauteur de 6 km. Selon l'instrumentation mise en place, l'éruption a également produit une coulée de boue (lahar) qui a emprunté le lit de la rivière drift.


27/03: une troisième puissante éruption a eu lieu à 08h40 HL (16h40 GMT). Sur base des données RADAR, le NOAA signale que le panache éruptif a atteint une altitude d'environ 15 km asl.

28/03: à 19h23 HL (03h23 GMT), une nouvelle éruption, accompagnée d'une émission de cendre jusqu'à ~14 km d'altitude asl., a eu lieu.

05/04: le volcan du Mont Redoubt en Alaska a connu une forte éruption à 5h58 HL (13h58 GMT), après une semaine de calme, a indiqué l'observatoire des volcans de l'Alaska. Les cendres se sont élevées jusqu'à 15.000 mètres, d'après ce qu'ont détecté les radars des services de la Météo nationale. L'éruption est une des plus fortes observées depuis le réveil du volcan le 22 mars. Des cendres sont retombées sur des villages dans la trajectoire du vent (orienté sud-ouest) dans la péninsule de Kenai. L'explosion a causé une coulée de boue, de neige fondue, de roches brûlantes, de cendre volcanique et d'autres débris dans la vallée de Drift River, où était prévu le transfert de millions de litres de pétrole. Un double réservoir de 23,8 millions de litres proche du volcan est protégé par une digue qui a tenu bon jusqu'ici, d'après Rod Flicken, vice-président de la société Cook Inlet Pipeline. A.V.O.


L'éruption du volcan Redoubt, qui a débuté le 22 mars à 22h38 HL, se poursuit. Jusqu'à présent (au 27/03), l'éruption a été caractérisée par de puissantes explosions de cendre qui ont généré des panaches éruptifs atteignant une altitude de 9 à 18 km asl. En tout, l'A.V.O. a observé 11 évènements explosifs majeurs au cours de la semaine du 22 au 27 mars. Les explosions les plus importantes ont été associées à des lahars dans la vallée de la rivière Drift ainsi qu'à des chutes de cendre mineures dans la région du volcan et dans des zones localisées à travers l'Alaska centro-méridional.  A.V.O.

La spectaculaire colonne éruptive du Redoubt photographiée des environs de Homer, à plus de 100 km du volcan, le 27 mars à 19h25. Photo par Dennis Anderson -- Eclairs dans la colonne éruptive du Mt Redoubt observés le 28/03 (photo Bretwood Higman; A.V.O.)


Le volcan Redoubt, recouvert d'un grand glacier (glacier Drift), est situé sur la bordure ouest de la péninsule de Cook, à 170 km au S.O. d'Anchorage et à 82 km à l'ouest de Kenai, à l'intérieur du Parc National du Lac Clark. Le Redoubt est un strato-volcan qui s'élève à 3108 m. au-dessus du niveau de la mer (asl). Des éruptions récentes se sont produites en 1902, 1966-68 et 1989-90.

Dépêche AFP

Carte publiée sur le site de l'A.V.O..

Le volcan Redoubt vu les 15 et le 21 mars 2009 (photos prises par l'Observatoire Volcanologique d'Alaska; A.V.O.)

Image de la webcam du Redoubt de l'A.V.O..


L'énorme nuage en forme de champignon du Redoubt émis en avril 1990 lors de la dernière éruption majeure du volcan.

 

Hunga Tonga-Hunga Ha'apai (îles Tonga) - 16-17/03 : un pilote a observé une éruption sous-marine au voisinage d'îlots volcaniques ( 175º 25′ 61″ ouest; 20º 27′ 73″ sud) de l'archipel des Tonga. La dernière éruption de ce volcan a eu lieu en 1988.

19/03: un violent séisme de magnitude 7.9 s'est produit à 18h17 GMT à ~280 km au SSE de la zone éruptive de Hunga Tonga. USGS; fichier de localisation "kmz" de Google Earth. Le foyer/hypocentre du séisme était relativement superficiel, seulement à ~10 km de profondeur.

 

Cliquez pour découvrir d'autres photos - séquence vidéo spectaculaire de l'éruption

Photos AFP/Lothar Slabon & Reuters/Ho

Les photos réalisées sur les lieux le 18 mars montrent clairement deux centres éruptifs, l'un se trouve sur une petite île et l'autre off shore.

 

L'éruption vue de l'espace (image du capteur MODIS embarqué sur le satellite AQUA de la NASA, 18/03; voir détail de l'image ci-dessous à droite).

De spectaculaires colonnes se sont échappées de l'océan à ~10 kilomètres de la côte S.O. de l'île principale de Tongatapu, une zone où sont recensés 36 volcans sous-marins. Selon Keleti Mafi du Service Géologique des Tonga, il n'y a aucun danger pour les populations environnantes étant donné que les gaz/vapeurs sont emportés loin au large de l'île par les vents dominants. Les résidents de la capitale des Tonga, Nuku'alofoa, ont déclaré que la colonne de vapeur et de cendre était apparue lundi matin, après une série de forts séismes ressentis dans la capitale. Mafi souligne que la zone est régulièrement sujette à des éruptions sous-marines, la dernière en date en 2002. Il est vraisemblable que l'éruption se soit produite à l'ouest des îles volcaniques jumelles de Hunga Tonga et de Hunga Ha'apai. D'importantes quantités de matériaux légers (en réalité des scories basaltiques vésiculaires/bulleuses riches en gaz et donc légères) éjectés par l'éruption devraient bientôt atteindre les côtes des îles Fidji. L'archipel des Tonga comprend 170 îles à mi-chemin entre l'Australie et Tahiti et fait partie de la Ceinture de Feu du Pacifique. The Associated Press

Suite à cette éruption, des vols ont été perturbés et des compagnies aériennes placées en état d'alerte. Les deux sociétés néo-zélandaises qui gèrent le trafic aérien et le service de planification des vols ont émis un avis d'alerte pour les avions survolant la zone du volcan. Les vols néo-zélandais sont requis de contourner ou de monter au-dessus du panache éruptif, qui a atteint une altitude de plus de 15.000 mètres. Rappelons qu'aujourd'hui, les nuages de cendre ne peuvent pas encore être détectées par les radars classiques et peuvent endommager gravement les moteurs jusqu'à les empêcher de fonctionner en vol.


Contexte géodynamique des Tonga (zone de subduction/arc des Tonga-Kermadec longue de ~2500 km)

La zone de subduction/arc insulaire des Tonga-Kermadec s'étend sur presque 2500 km de la Nouvelle-Zélande aux îles Samoa. La zone de subduction des Kermadec-Tonga, où la plupart des séismes majeurs se produisent, consiste en deux segments principaux. Le segment des Tonga y constitue le plus septentrional et le segment des Kermadec y représente la partie méridionale. La structure des plaques en interaction dans la zone de subduction des Tonga-Kermadec est quelque peu différente de celles des autres zones de convergence de plaques. Les angles de subduction sont plus élevés et, en conséquence, il y a plus de séismes profonds.

Les mesures GPS montrent que l'arc insulaire des Tonga se déplace rapidement vers la Plaque Pacifique (à une vitesse de l'ordre de 20 cm/an; l'endroit où le déplacement des plaques est le plus rapide au monde) avec un léger mouvement de rotation dans le sens des aiguilles d'une montre. En réalité, l'arc des Tonga occupe une microplaque séparée de la Plaque Australienne par des centres d'expansion océanique situés dans le Bassin de Lau (bassin d'arrière-arc). Lorsque le Bassin de Lau s'ouvre (accrétion), l'arc des Tonga se déplace vers l'est en s'écartant de la plaque australienne. Le résultat est une augmentation par addition du taux de convergence du fossé des Tonga. Pendant que l'arc des Tonga se déplace vers l'est, la plaque Pacifique plonge ou pousse l'arc du Tonga produisant de nombreux tremblements de terre durant l'enfoncement de la Plaque Pacifique.

NB: en conséquence, on peut logiquement se demander si le puissant séisme du 19/03 pourrait être la conséquence directe d'un soudain et rapide déplacement d'une portion de la microplaque des Tonga vers l'est suite à l'éruption volcanique sous-marine de Hunga Ha'apai résultant d'un mécanisme d'ouverture local. Dans cette hypothèse, ce mécanisme géodynamique aussi rapide aurait pu renforcer la pression de la plaque Pacifique contre la micro-plaque des Tonga au niveau de la zone de convergence (fossé), aboutissant ainsi à un brusque décrochage d'un assez long segment de faille qui a engendré ce séisme de forte magnitude/intensité.

La distribution spatiale des séismes suggère clairement la configuration de la zone de subduction des Tonga-Kermadec qui a une inclinaison d'environ 45° vers l'ouest.

Lire cet article intéressant (en anglais) expliquant la raison pour laquelle un séisme majeur ne pourrait qu'occasionner un tsunami de faible amplitude dans la zone des Tonga-Kermadec.

Néanmoins, selon l'hypothèse mentionnée dans cet article, le puissant séisme du 19 mars aurait pu engendrer un tsunami !

Représentation schématique de la limite entre la croûte du bassin de Lau-Tofua et celle de l’arc des Tonga d ’après les données de réfraction sismique

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Contexte géodynamique global de la ceinture de feu du Pacifique Sud-Ouest. Copyright : Atlas du Vanuatu / IRD


NB: récemment, une équipe scientifique américano-néo-zéalandaise a découvert qu'une énorme éruption sous-marine avait eu lieu à environ 300 km de la Baie de Plenty. Le volcan Rumble III, qui fait partie de la ride méridionale des Kermadec, s'élève à 2300 mètres au-dessus du fond marin et a une taille similaire à celle du Mt Ruapehu. Jusqu'en 2007, son sommet se situait à ~200 mètres sous la surface de l'océan. Récemment, des scientifiques, embarqués sur un vaisseau de recherches, ont noté une modification spectaculaire de la morphologie de la zone sommitale, qui a perdu environ 100 mètres depuis 2007. Cornel de Ronde, scientifique au Service Géologique Néo-Zélandais, a déclaré que le volcan avait été le siège d'une éruption cataclysmale. Une cartographie établie en 2007 avait mis en évidence un cratère large de 800 mètres près du sommet. La nouvelle cartographie montre que ce cratère a été comblé et que le cône sommital voisin s'est effondré, suggérant qu'une éruption majeure avait causé l'effondrement du cône sommital et colmaté le cratère adjacent. Stuff Co NZ - Fire Earth

 

Carte de localisation et morphologie du volcan Rumble III

 

SEMERU (Java, Indonésie) - 06/03: le plus haut volcan de Java (alt.: 3676 m.) a produit une éruption plus violente que les explosions habituelles (activité régulière sommitale depuis 1967) accompagnée par une hausse de la séismicité et des détonations issues du cratère Jonggring Seloko. Elle a couvert la région du volcan de cendre et a libéré un panache gazeux à haute altitude. Le directeur du V.S.I. a indiqué qu'il n'y avait jusqu'à présent aucun risque pour les populations environnantes alors que le niveau d'alerte a été élevé au niveau 3/4. 

 

SAKURA-JIMA (Kyushu; Japon) - 28/02 - 03/03: l'Agence Météorologique Japonaise (JMA) et le VAAC de Tokyo ont signalé des explosions au Sakura-Jima durant la période du 28/02 au 01/03. Le 1er mars, les panaches éruptifs ont atteint des hauteurs de ~ 700  à ~2000 mètres au-dessus du cratère et se sont dispersés vers le sud. Le JMA a élevé l'alerte du niveau 2 au niveau 3 (sur une échelle de 5). Les 01 et 02 mars, trois explosions vulcaniennes se sont produites au cratère Showa, éjectant des bombes qui sont retombées jusqu'à 1,3 km du cratère le 2 mars. Une déformation a également été détectée. Le VAAC de Tokyo a indiqué que les éruptions/explosions des 2 et 4 mars ont produit des panaches qui ont atteint des altitudes de 2.7- 3.0 km (asl). 

10/03: vidéo d'une forte explosion au Sakura-Jima (BBC) - Nouvelle éruption du Sakurajima peu après 05h00 (20h00 GMT lundi, 21h00 heure belge), projetant des cendres à deux kilomètres alentour, a expliqué le responsable de l'agence de météorologie qui a mis en garde contre une éventuelle intensification de l'activité volcanique.

 

CHAITEN (Sud Chili) - 19/02: une explosion et/ou un effondrement pariel du dôme 2 (dôme actif), ayant  produit  au moins une coulée pyroclastique, a eu lieu au volcan Chaiten vers 11h30 HL. Cette brusque recrudescence d'activité a forcé les autorités locales à évacuer d'urgence la septantaine de personnes qui se trouvaient dans la ville de Chaiten située à ~10 km du volcan. Selon certains témoignages, une partie du dôme en formation s'est effondré en générant  une colonne latérale de matériaux pyroclastiques (nuée ardente/coulée pyroclastique). Toujours selon ces témoins, la réactivation du volcan s'est produite avec un bruit violent accompagné de mouvements sismiques. La colonne éruptive a atteint une altitude de 9 km et la coulée pyroclastique principale s'est arrêtée à seulement 5 km de la ville de Chaiten. Terra Networks Chile S.A. Voir aussi le site actualisé du SERNAGEOMIN (en espagnol).

Photo d'une coulée pyroclastique issue du dôme actif du Chaiten prise par  © Thierry Dockx à l'arrivée vers la ville de Chaiten par le ferry-boat au matin du 18/02.

Cliquez ici pour découvrir les photos spectaculaires du Chaiten réalisées par Thierry Dockx & Luc Calvi !

27/02: l'activité éruptive actuelle a lieu à divers endroits du complexe de dômes. Néanmoins, elle est surtout localisée au niveau de l'aiguille/protubérance, toujours très instable, qui a surgi dans la partie supérieure de l'ancien dôme (dôme 1). Cette activité est caractérisée par l'émission de cendres claires et de vapeur d'eau. Le secteur méridional du reliquat du dôme 1 est quant à lui toujours en activité et en phase de croissance. L'escarpement, créé par l'effondrement du 19/02, a une extension de 500 mètres en direction E et 300 mètres en direction NE avec une profondeur moyenne de 200 mètres. Les mesures de température, effectuées par télécaméra thermique, sont de l'ordre de 270°c sur la protubérance, de 200°c sur le reste du dôme 1 et des températures plus basses sur le dôme 2, confirmant les observations visuelles. Quatre colonnes d'émission de gaz/cendre ont été observées lors du survol par les techniciens de SERNAGEOMIN.

Séquence vidéo spectaculaire relative à la reprise d'activité du Chaiten (© photo agence Belga; < SERNAGEOMIN); on y voit notamment la phase initiale de l'émission d'une coulée pyroclastique datée du 25/02.

Structure du complexe de dômes du Chaiten et délimitation de l'escarpement d'effondrement du dôme 2 ; par "SERNAGEOMIN" (photo  ©  P. Duhart).

Du 28/02 au 03/03, le SERNAGEOMIN a signalé que le complexe des deux nouveaux dômes (1 & 2) poursuit sa croîssance. Des effondrements issus de pentes instables au SE du nouveau dôme 1 et de l'aiguille ont généré des coulées de cendres et de blocs.   

 

 

L'éruption du 19 février 2009 a été causée par à une brusque phase de dépressurisation des gaz renfermés sous le dôme suite à l'ouverture rapide et soudaine d'une fissure longue de 1 km.

La coulée pyroclastique emprunte la vallée du rio Blanco et  -- Webcams de l'aérodrome de Chaiten

La coulée pyroclastique pénétrant dans le lit du rio Blanco (celui-ci traverse en aval la ville de Chaiten). © Dagoberto Guzmán

Image satellitaire de TERRA (NASA)

Webcam braquée vers le volcan ("Tele 13") - NB: il faut attendre un petit moment avant l'arrivée des images en direct.

 

GALERAS (Colombie) - 15/02: le volcan Galeras est entré en éruption le 14/02 ( à 17h40 HL) en émettant une grande quantité de cendres sur la ville de Pasto et les campagnes alentours a indiqué Eduardo Alvarado, maire de cette ville de 500 000 habitants. Pasto se trouve à seulement 10 km du volcan, le plus actif de Colombie. Les résidents de plusieurs endroits situés dans un rayon de 10 km autour du cratère, et aussi dans certains quartiers de Pasto, ont ressenti  et entendu l'onde de choc de l'explosion. L'évènement éruptif a été associé à un signal sismique qui a atteint une durée d'environ 40 minutes, avec une énergie similaire à celle libérée lors de l'éruption du 17 janvier 2008. En raison de la présence de matériaux volcaniques en surface et tenant compte de l'activité actuelle, l'hypothèse du déclenchement d'autres épisodes éruptifs n'est pas à écarter.

21/02: une seconde éruption a eu lieu vendredi 20/02 à 7h05 HL (12h05 GMT). L'évènement éruptif a été accompagné par des ondes de choc qui ont généré des vibrations audibles dans plusieurs communautés situées à proximité du volcan Galeras. L'explosion a même été entendue jusque dans la ville de Popayan, à 160 km du volcan. L'évènement éruptif initial a été associé à un signal sismique qui a duré environ 13 minutes et dont l'énergie sismique était quasi doublée par rapport à celle de l'éruption du 14 février dernier. Des chutes de cendre ont été signalées dans plusieurs villages. Selon le VAAC de Washington, la colonne de cendre aurait atteint une altitude de 8 km au-dessus du cratère avec une dispersion vers l'est alors qu'à une altitude de 2500 mètres le nuage de cendre s'est dispersé vers l'ouest. Source : INGEOMINAS de Pasto

«Nous avons recommandé aux gens qui se trouvent en ville de rester chez eux, a précisé le maire. La ville est tranquille en dépit des grande quantité de cendre qui sont tombées». Seules deux usines de traitement des eaux ont été fermées.

Pour plus d'informations, voir le site de l'INGEOMINAS de Pasto ! Suite à cette éruption soudaine, le niveau de l'activité volcanique est passé du code jaune au rouge (éruption imminente ou en cours).

Derniers clichés du volcan vu de Pasto.

Le dernier évènement explosif significatif en date du Galeras a eu lieu le 17 janvier 2008.

GALERAS (Colombie) - 13/03: une troisième éruption explosive depuis le début de l'année a eu lieu à 15h55 HL sur ce volcan du sud de la Colombie . Selon les données du VAAC de Washington, une colonne de cendres et de gaz a été éjectée à 8 km au-dessus du cratère et s'est dispersée vers le N.O.. L'éruption majeure a duré ~16 minutes et a été suivie par trois explosions mineures,  21, 26 et 39 minutes après l'évènement principal. Aucun dégât ni blessé n'a été signalé. L'alerte maximale (niveau rouge) a été décrétée. En terme énergique, cette troisième éruption de l'année 2009 se situe en seconde position et a libéré une énergie 25% moindre que celle libérée lors de l'éruption du 20/02. INGEOMINAS Pasto

 

ASAMA YAMA (île d'Honshu, Japon) - 01/02 : le volcan, situé à ~150 km au NO de Tokyo, est entré en éruption lundi matin, éjectant des gaz jusqu'à 2 km au-dessus du cratère et provoquant une chute de cendres jusqu'au centre de Tokyo (VAAC Tokyo). Selon les autorités, cette éruption mineure n'a fait ni blessés, ni victimes, ni dégâts. Les séquences vidéos de la TV japonaise montrent que le sommet enneigé du volcan libère encore un panache de gaz 7 heures après le début de l'éruption (01h51 HL 02/02/09 = 16h51 GMT 01/02/09). La dernière éruption du volcan a eu lieu en août 2008. L'Agence Météorologique Japonaise signale une possibilité de retombée de blocs jusqu'à 4 km autour du cratère. Le niveau d'alerte actuel est 3/5 (interdiction d'approcher le volcan).

Séquence vidéo de l'éruption nocturne (animation de clichés capturés par webcam).

Un témoin de 24 ans, résidant à ~20 km du volcan, raconte: " j'ai été réveillé après minuit par le bruit et les secousses de l'éruption. Le son était similaire à celui d'un avion en train de décoller à proximité et cela a continué durant 30 minutes."

"Climbing Asama" !

Par ailleurs, un autre volcan de la péninsule japonaise a connu un regain d'activité ce WE. Sept explosions ont eu lieu au Sakurajima (île de Kyushu), éjectant des blocs jusqu'à 2 km au-dessus du cratère.

 

POAS (Costa Rica) : l'OVSICORI communique que le séisme du 8 janvier dernier (Ma = 6.2) s'est produit à une dizaine de km à l'est du volcan Poas à 6 km de profondeur. Une vingtaine de personnes ont été tuées et une douzaine ont disparu suite aux glissements de terrain et à l'ouverture de failles. Le 8 janvier dernier, les scientifique de l'OVSICORI ont réalisé des mesures géophysiques dans le cratère actif. Ils ont observé de nombreux glissements de terrain et éboulements sur la paroi interne du cratère actif et dans le secteur nord du cratère principal. De nouvelles fractures se sont ouvertes sur la bordure orientale alors que l'activité fumerollienne d'un dôme pyroclastique situé au sud du lac du cratère actif a augmenté. Un total de 1500 répliques ont été enregistrées les 8 et 9 janvier. Le 12 janvier, les techniciens ont observé la montée de sédiments noirs dans le lac de cratère. une éruption phréatique a éjecté des sédiments et de l'eau à une hauteur de ~15 mètres à l'intérieur du cratère. Le diamètre de la zone de l'éruption était d'environ 50 mètres.

Rapport (en espagnol) & photos des conséquences du séisme du 8 janvier dans le cratère actif du Poas.

   

 

 


Principales activités volcaniques de 2008 commentées sur ce site...


Llaima (Sud Chili): 01/01/2008 - 03/07/2208

Popocatepetl (Mexique): entre 09/01 & 14/01/2008

Tungurahua (Equateur): 07/01/2008 - 07/02/2008 - 26/06/2008

Shiveluch (Kamchatka; Fédération de Russie): 17/01/2008

Galeras (Colombie): 17/01/2008

Kilauea (Hawai, USA): 13/03/2008; 19/03/2008; 25/03/2008; 09/04/2008; 12/07/2008; 06/09/2008

Egon (île de Flores, Indonésie): 16/04/2008

Nevado del Huila (Colombie): 15/04/2008

Semeru (île de Java, Indonésie): 23/05/2008

Chaiten (Sud Chili): 04/05/2008 à actuellement (2009) : 02/05/2008; 05/11/2008

Soputan (Nord Sulawesi, Indonésie): 08/06/2008

Arenal (Costa Rica): 10/06/2008

Masaya (Nicaragua): 26/06/2008

San Cristobal (Nicaragua): 12/07/2008; 23/11/2008

Okmok (Alaska, USA°: 12/07/2008

Soufriere Hills (île de Montserrat): 29/07/2008; 03/12/2008

Piton de la Fournaise (île de la réunion, France) : 21/09/2008; 15/12/2008

Villarica (Sud Chili): 05/11/2208

Pacaya (Guatemala) : 06/11/2008

Dalafilla (Ethiopie) : 06/11/2008

Reventador (Equateur): 10/11/2008

Mt Akan (île d'Okkaido, Japon): 19/11/2008

Nevado del Huila (Colombie): 21/11/2008

Koryaksky (Kamchatka, Fédération de Russie): 31/12/2008


Volcans en états d'alerte ...

Machin (Colombie): 11/11/2008


 

11/11: MACHIN (Colombie): l'observatoire volcanologique de Manizales informe que, le 8 novembre entre 12h40 HL et 14h42 HL,  le volcan Cerro Machín a connu une forte augmentation d'activité sismique avec 122 évènements de type volcano-tectonique (VT), associés à des fractures à l'intérieur de l'édifice volcanique, localisés à une profondeur comprise entre 2 et 5 km. à l'est du cratère. A 13h01, un séisme plus violent a secoué la région de Cajamarca et d'Ibagué (Département de Tolima). Il avait une magnitude 3.5 sur l'échelle de Richter et un foyer situé à une profondeur de 3.51 km. Le 9 novembre, un nouvel essaim de 375 séismes a frappé la zone du volcan. La majorité des secousses étaient situées à  2.5 - 5 km sous le dôme volcanique et vers le secteur oriental de la structure. Six secousses de Ma > 2.5 ont été ressenties dans la région. Pendant ce temps, les inclinomètres localisés autour du volcan ont montré des changements importants. Les habitants des zones voisines du volcan ont signalé des variations au niveau des fumerolles et des glissements de terrain ayant causé des dégâts. INGEOMINAS. Environ 500 personnes ont été évacués de la région proche du volcan Machin et l'état d'alerte a été élevé au niveau jaune. La dernière éruption connue du volcan Cerro Machin a eu lieu il y a ~800 ans. Pour rappel, les deux autres volcans les plus actifs de Colombie, le Galeras (en alerte jaune) et le Nevado del Huila (en alerte orange), sont toujours assez actifs. En fin de journée du 10/11, l'activité sismique a fortement diminué.

 

 

15/04 : le CVGHM  (Centre des risques volcaniques et géologiques d'Indonésie) a signalé que le réseau de surveillance sismique avait enregistré un signal de vibration volcanique ("tremor") au Papandayan le 15 avril. Des mesures réalisées le 16 avril  sur les fumerolles sommitales ont révélé une augmentation de la température alors que des modifications de la chimie des eaux ont été observées  depuis le 7 avril dernier. Des panaches blancs continuent de s'élever à une altitude de 2,7 km asl et n'ont pas varié. Le CVGHM  a élevé l'alerte au niveau 2 (sur une échelle de 4) et rappelle aux visiteurs ne pas s'aventurer à moins d'un km du cratère actif. G.V.P..

 

27/01: Poás (Costa Rica) : une éruption phréatique s'est produite le 13 janvier à 09h00 à l'intérieur du périmètre de son lac acide chaud. La nouvelle a été diffusée en primeur par un garde du Parc ("Park Ranger") qui a signalé que le jet de forme cyprésoïde, issu du centre du lac, contenait de l'eau et des sédiments. Il a atteint une hauteur de 200 mètres puis est retombé en causant une modification de la couleur du lac, passant du vert foncé au blanc intense. Une inspection de terrain a également révélé que l'explosion avait généré une vague haute de 1,5 m. sur tout le pourtour du lac, laissant une marque le long de sa rive. Au Sud et au nord de la terrasse du dôme, des giclées de sédiments localisés à 8 m. du rivage ont été trouvées. Ces poches de sédiments, dont l'épaisseur n'excède pas 10 cm, ont été lessivées, probablement lors du retour de la vague. Aucun bloc n'a été éjecté lors de cette explosion. L'observateur signale également le calme qui régnait avant l'éruption. E. Duarte, E. Fernández. (OVSICORI-UNA)

 

26/01: le volcan Ol Doinyo Lengai (Tanzanie) reste toujours très actif en ce début d'année 2008. Le 14 janvier dernier, un groupe de 4 personnes a été surpris par une violente explosion, générant une pluie de bombes, à seulement 50 mètres du cratère. Les quatre grimpeurs avaient emprunté la voie ouest via la Porte Nacrée (Pearly Gates) et avaient achevé l'ascension de six heures sur une pente extrêmement raide longue de 200 mètres. Ils atteignirent le sommet à 06h52. Les gaz rendaient la visibilité si réduite dans la zone sommitale que le groupe décida de redescendre de 50 mètres, ce qui leur sauva probablement la vie. Après dix minutes de descente, à  07h15, un bruit de tonnerre assourdissant en provenance du volcan claqua dans l'air. Un jet constitué de nombreux fragments rocheux (beaucoup de la taille d'un ballon de football) se dirigea alors vers le groupe. A ce moment, le guide local lança : "aujourd'hui, nous allons mourir". C'est alors que les téméraires se jetèrent à corps perdu dans les pentes du volcan, poursuivis par un nuage de cendre et de roches. Ils dévalèrent le cône en une heure, sautant par-dessus les crevasses et fissures, alors qu'il leur avait fallu six heures pour le monter. Durant un moment, le guide pensa que de la lave (coulée) allait surgir mais, fort heureusement, ce ne fût pas le cas. Finalement, aucune des quatre personnes ne fût sévèrement blessée, juste quelques égratignures et coupures.

http://www.mtsu.edu/~fbelton/latestnews.html (en anglais)

D'autre part, un petit groupe de "Volcano Discovery" (Tom Peiffer) a séjourné dans la zone du volcan entre les 17 & 21 janvier derniers. Durant cette période, l'activité du volcan était caractérisée par l'alternance de phases d'émission de cendre pendant plusieurs heures et de phases de repos avec émission de très fines particules de cendre grise et de gaz. Voir des photos et le rapport (en anglais).

 La morphologie du sommet du volcan des Dieux est bouleversée ! En lieu et place des hornitos habituels, un énorme cône strombolien ("cinder cone") trône au centre du cratère nord. Voir les photos sur le site web de Frederick Belton.

 

31/12: KORYAKSKY (Kamchatka, Russie): ce volcan (alt.: 3456 m.) situé au nord de la ville de Petropavlosk s'est réveillé le 24 décembre dernier ! Sa dernière éruption, de type explosif, a débuté en décembre 1956 pour se terminer en juin 1957.

Le volcan a libéré un dense panache de cendre qui s'est répandu sur une distance de 60 km au NE de l'édifice ainsi qu'un nuage plus diffus qui s'est déplacé jusqu'à 140 km vers le NE. Les observations visuelles indiquent que l'origine des émissions était une bouche située à ~3000 m. d'altitude (asl) située sur le flanc NO du volcan, bouche de laquelle émanait une colonne sombre haute de 200-300 mètres. Le volcan a également produit un bruit d'explosion audible. Deux séismes ont été enregistrés le 23 décembre à une profondeur de 5 km sous le volcan. En l'état actuel, l'absence de séismicité significative et la hauteur réduite de la colonne éruptive suggèrent un phénomène de type fumerollien plutôt qu'un mécanisme éruptif de grande ampleur. "Volcanism Blog"

Pour des photos de l'activité actuelle, voir le site web du KVERT

 

27/12: SOUFRIERE HILLS (île de Montserrat; Caraîbes): l'activité du volcan Soufrière Hills a augmenté au cours de la semaine passée en correspondance avec une extrusion lavique sur les versants nord, ouest et sud-ouest du dôme suivie d'éboulements et d'écoulements pyroclastiques vers Chance Peak, Plymouth et Tyers Ghaut. 

Les premiers écoulements pyroclastiques ont parcouru le goulet Tyers (Tyers Ghaut) le 20 décembre. Au cours des jours suivants, plusieurs écoulements plus importants ont très probablement atteint le fond du goulet (2 le 21 décembre, 1 durant la nuit du 23 au 24 décembre et 2 le 25 décembre). Le 24 décembre, un important écoulement pyroclastique a atteint Plymouth et probablement la mer, accompagné d'un panache de cendre atteignant approximativement 3 km.  Durant cet événement, aucune chute de cendre n'a été signalée dans les zones habitées. L'extrusion de lave s’est poursuivie au cours de la semaine et de l'incandescence était visible la nuit sur le dôme chaque fois que le temps était favorable. De gros blocs incandescents, déposés par des éboulements et des écoulements pyroclastiques, étaient visibles la nuit à plusieurs reprises dans les parties supérieures et moyennes de Tyers Ghaut.

Le MVO a enregistré 693 éboulements, 142 événements longue-période (LP) et 17 hybrides au cours de la semaine passée. L'activité séismique est principalement restée associée à l'activité au dôme. L'augmentation du nombre d’éboulements pendant la semaine (>80% comparé à la semaine précédente) suggère un plus haut taux d'extrusion de lave sur le dôme.

Le flux moyen d'anhydride sulfureux (SO2) était de 200 tonnes par jour avec un minimum de 60 et un maximum de 267. Ces valeurs sont inférieures à celles de la semaine dernière.

La nouvelle extrusion de lave et les écoulements pyroclastiques, qui atteignent la partie la plus basse de Tyers Ghaut ainsi que Plymouth, augmentent les risques au nord-ouest et à l'ouest du volcan. Si l'extrusion de lave continue au taux actuel, plus d’écoulements pyroclastiques, peut-être plus importants, sont à prévoir. 

Le lundi 22 décembre, le niveau de risque est passé de 3 à 4 en raison des écoulements pyroclastiques répétés dans la partie la plus basse de Tyers Ghaut. MVO

 Photos du MVO


03/12: SOUFRIERE HILLS (île de Montserrat; Caraîbes): le 02/12 à 21h35, le volcan a émis une coulée pyroclastique. L'explosion est survenue sans avertissement et sans signal sismique précurseur. L'explosion semble avoir eu lieu sur le flanc occidental du dôme de lave et a expulsé d'énormes blocs à plus d'un kilomètre du dôme. Des blocs incandescents, issus d'une explosion verticale, ont été éparpillés sur le versant nord-ouest de la montagne Gages ("Mountain Gages").  La coulée pyroclastique s'est répandue sur le flanc occidental du volcan en parcourant la vallée "Gages" et a pénétré la ville désertée de Plymouth. Elle a atteint la mer après deux minutes. La coulée pyroclastique principale a généré plusieurs coulées latérales ("pyroclastic surges") dont l'une est montée sur les pentes de la Colline St Georges en brûlant des secteurs forestiers. Elle aurait failli atteindre son sommet. Les dépôts de la coulée pyroclastique semblent contenir très peu de matériaux ponceux suggérant que le matériau originel provenait du dôme (< effondrement du dôme) et non de lave fraîche. Les explosions ultérieures pourraient avoir été déclenchées lorsque l'effondrement a mis à nu des secteurs de lave incandescente pressurisée (cryptodôme). L'explosion et la coulée pyroclastique ont généré des colonnes de cendre et des coups de foudre associés. Le niveau d'alerte "3" est maintenu. M.V.O.


06/12: trois autres explosions, d'intensité plus faible, ont eu lieu depuis celle du 2/12 dernier. Les deux premiers évènements explosifs se sont produits le 3/12 à 20h43 HL et le 4/12 à 16h22 HL. Aucun des deux n'a produit de coulée pyroclastique. Le quatrième évènement fût similaire au premier, bien que plus faible. Il s'est produit le 5/12 à ~5h41 HL. Une nouvelle fois, l'explosion a éparpillé des blocs incandescents sur le versant NO de Gages Mountain et une coulée pyroclastique est descendue la vallée Gages en direction de Plymouth, semble-t-il sans atteindre la mer cette fois. Depuis la première explosion, trois petites coulées pyroclastiques ont dévalé la vallée Gages. Elles étaient plus lentes que les deux coulées pyroclastiques associées aux deux évènements explosifs et ont, par conséquent, parcouru une distance plus courte, c'est-à-dire moins de ~3 km du dôme. L'activité de cette semaine a démontré que des explosions et coulées pyroclastiques peuvent survenir sans aucun signe précurseur. De la même façon, des coulées de boue (lahars) pourraient se produire sans avertissement, essentiellement lors de périodes de fortes précipitations. M.V.O.

15/12: Piton de la Fournaise (île de la Réunion, France) : le volcan est à nouveau en éruption. La crise sismique a débuté cette nuit. La lave s’écoule à mi-pente à l’intérieur du cratère Dolomieu. L'éruption a débuté à 2h45 et est similaire aux deux précédentes par le fait que la lave s'écoule à mi-pente à l'intérieur du cratère Dolomieu. Hier, entre 10h20 et 14h20, l’observatoire volcanologique du Piton de la Fournaise a enregistré une crise sismique considérée comme "de forte ampleur, avec plusieurs centaines de séismes (une dizaine de séismes par heure), dont certains ont atteint une magnitude supérieure à 2,5.

L’éruption, qui a débuté lundi matin vers 2h45, se poursuit à l’intérieur du Dolomieu à un rythme faible. Toute activité a cessé dans la paroi nord-est du gouffre, nous signalait hier après-midi depuis le sommet François Martel-Asselin. En revanche on observe de gros bouillonnements sur la fissure située au nord-nord-est, un peu à l’est de la Soufrière en grande partie effondrée”, sur la droite de la photo. Clicanoo; Fournaise.info (photos)

Video réalisée d'hélicoptère par Imaz Press


28/11: Piton de la Fournaise (île de la Réunion, France): après plusieurs crises sismiques depuis début novembre, une nouvelle brève crise a débuté ce jeudi matin entre 11h25 et 11h40. Ensuite le trémor est apparu à 11h50. D'après les cartes de trémor, l'éruption se situe dans le Dolomieu. Une reconnaissance à pied de l’OVPF/IPGP a confirmé que l’éruption se déroule sur les mêmes fissures que l’éruption du 21 septembre dernier. Elle se situe à l’intérieur du Dolomieu sur le côté ouest (sous le cratère Bory). Le débit de la lave, issue de deux bouches éruptives, semble similaire à la dernière éruption et la lave s’étale sur la coulée en place, dont elle a couverte environ 50% (15h30). Une faible quantité de cheveux de Pélé a été vue seulement à l’intérieur du cratère Bory. Fournaise.info; Clicanoo + vidéo. Fin de l'éruption en cours de matinée.

 

23/11: SAN CRISTOBAL (Nicaragua): durant deux jours, le volcan a éjecté des nuages de gaz et de cendre accompagnés d'une série de petites secousses sismiques (Ma max = ~4). L'INETER a déclaré que l'éruption, qui a débuté samedi, ne pose pas de danger imminent pour les populations voisines du volcan qui se trouve à 110 km au NO de la capitale, Managua. La dernière activité éruptive, similaire à celle-ci, a eu lieu le 14 juillet dernier.

Sismogramme, complètement saturé, d'une station sismique proche du volcan - Fiche du volcan (INETER)

Article du quotidien nicaraguayen "El Nuevo Diaro"

21/11: NEVADO del HUILA (Colombie; ~240 km au SO de Bogota): des milliers de gens ont été évacués jeudi 20/11 dernier après que le volcan Nevado del Huila soit entré en éruption. Les autorités ont déclaré l'état d'alerte maximum (rouge) et ont ordonné une évacuation complète des habitants résidant à proximité du Huila. L'éruption a débuté à 21h45 HL et a provoqué une coulée de boue qui a emprunté le lit de la rivière Paez. Le lahar a affecté, sans causer de victimes, une communauté indigène installée le long du cours d'eau. Pour rappel, une éruption du volcan en 1994, après 500 ans de repos, avait causé la mort de plus d'un milliers de personnes résidant près du volcan. "Colombian Reports".

Séquence vidéo de la BBC

Reportages des chaînes TV colombiennes postées sur "youtube".

Les habitants de plusieurs villages ont signalé d'abondantes chutes de cendres et de bruits associés à l'évènement éruptif et au passage de la coulée de boue dans la vallée de la rivière Paez. Le VAAC de Washington a signalé que deux colonnes de gaz et cendre avaient atteint des hauteurs approximatives de 5 et 10 km au-dessus du cratère suivie d'une dispersion respectivement vers l'ouest et sud-ouest de l'édifice volcanique. A 2h30 HL, l'INGEOMINAS  a noté une diminution de l'activité sismique en rapport avec un arrêt du processus éruptif pyroclastique alors que l'activité éruptive poursuivait son évolution.

22/11: quatre personnes au moins auraient été tuées par des avalanches et coulées de boue générées par la reprise d'activité du volcan Huila. Le lahar principal, qui a dévalé la vallée de la rivière Paez, a débordé du lit du cours d'eau sur une largeur de ~200 mètres et aurait tout emporté sur son passage. Plusieurs ponts, au moins huit, auraient été détruits par les coulées de boue, coupant l'accès à plusieurs centres habités dont la ville de Belalcazar.

Selon le rapport de l' INGEOMINAS de Popayan du 21/11 publié à 18h30 HL, un survol a permis de constater l'existence d'un nouveau cratère, large de ~400 m., dans le secteur SO du Pic Central. L'intérieur de ce cratère contient un corps magmatique, en forme de dôme, émettant une colonne de gaz (voir photos ci-dessous) atteignant une hauteur de 2000 m. au maximum. 

 

Vidéo du survol du 21/11

Vidéo du survol du 09/11

Le 11 novembre dernier, le VAAC de Washington avait déjà rapporté que des émissions occasionnelles de gaz et, peut-être aussi, de cendre avaient été détectés sur l'imagerie satellitaire. Du 12/11 au 18/11, l'INGEOMINAS continuait de recevoir des rapports signalant de fortes odeurs de soufre et des chutes de cendres dans les zones situées à l'ouest et au sud-ouest du volcan. Les 13 et 14 novembre, l'imagerie satellitaire a détecté 14 évènements d'émissions de cendre. Selon le VAAC de Washington, un pilote a observé une colonne de cendre le 14 novembre qui s'est élevé à 6.1 km asl et s'est dispersé vers le SO. GVP. L'éruption la plus récente a eu lieu le 14 avril et avait forcé l'évacuation de 3500 personnes.

19/11: Mt AKAN (île d'Hokkaido, Japon) : le 17 novembre dernier, la JMA (agence météorologique japonaise) a élevé le niveau d'alerte du complexe volcanique du Mt Akan au niveau 2 puis 3 (sur une échelle de 5) après un épisode de tremor volcanique qui a duré 171 minutes. Le 18/11, les images d'une webcam braquée sur le volcan ont montré que les pentes S, habituellement enneigées en cette saison, étaient obscurcies. En fin de journée, les experts du JMA ont survolé la zone et ont identifié une couche de cendre s'étendant jusqu'à 400 m. du cratère Ponmachinesshiri. Les experts ont également constaté que des débris balistiques lithiques larges de plusieurs cm s'étaient déposés autour du cratère.
10/11: REVENTADOR (Equateur): le volcan Reventador, l'un des plus actifs du pays, a rejeté une "colonne de vapeur et de cendres" qui s'est élevée jusqu'à deux kilomètres au dessus du cratère, dans la nuit de samedi à dimanche, selon l'Institut géophysique national. Face à cette situation, les autorités ont décidé de suspendre le trafic aérien en direction de Quito en fin de matinée, a indiqué Mercy Romero, porte-parole de la Direction aéronautique civile. "Il s'agit d'une mesure préventive", a précisé M. Romero, n'excluant pas que les vols puissent reprendre dans le courant de la journée de dimanche. Le volcan a pour l'instant expulsé une "quantité modeste" de cendres, selon l'Institut géophysique d'Equateur (I.G.). Dès le 9/11 à 19h13 GMT, le VAAC de Washington a également diffusé un message à destination de l'aviation civile, le panache de cendre se dirigeait à ce moment vers l'ouest. Le volcan est situé sur une montagne de 3485 m d'altitude, dans une zone non habitée mais proche d'un oléoduc. Pour rappel, la dernière activité (effusive) de ce volcan a eu lieu en juillet 2008. Le volcan a connu une violente éruption en 2002 qui a éjecté de la cendre jusqu'à une hauteur de 17 km et émis sur ses pentes une coulée pyroclastique longue de près de 8 km. A l'époque, une épaisse couche de cendre a recouvert Quito située à ~100 km à l'ouest. En fin de journée, l'activité du volcan a nettement diminué.

Projection de matériaux incandescents au-dessus du cratère du Reventador

 

6/11 : des instruments de détection par satellite ont détecté une éruption en Afar Septentrional (Ethiopie) le 3 novembre dernier. L'instrumentation OMI ("Ozone Monitoring System") et AIRS ("Atmospheric Infrared Sounder") ont révélé que l'éruption s'est manifestée en premier lieu par un panache de dioxyde de soufre (SO2) se déplaçant vers l'est en direction de la péninsule arabique. Les données de l'Université d'Hawaii "MODVOLC" (détection de point chaud) ont confirmé un point chaud de grande envergure (potentiellement des coulées de lave) à proximité du volcan Alu et Dalafilla situé dans la partie septentrionale de la chaîne de l'Erta'Ale. Des données de terrain doivent encore confirmer ces résultats. Un total de 0.1-0.2 Tg de SO2 a été mesuré par l'instrumentation "OMI" dans le nuage éruptif à 11h00 GMT le 4/11 lorsque le nuage avait atteint l'Iran Méridional. Selon l'instrumentation "OMI", l'éruption aurait débuté le 3/11 entre 14h00 et 16h00 GMT. Par ailleurs, quelques sites web de  presse (notamment celui de la BBC) rapportent également une éruption dans l'Afar. L'éruption aurait été caractérisée par des épanchements laviques qui auraient recouvert ~300 km2 entre les volcans Alu et Dalafilla.

Données MODIS de la zone affectée par l'éruption  -   Données de détection "OMI" du panache de SO2 issu de l'éruption.

Selon des informations lues sur le site web de la "revue éthiopienne", le volcan qui aurait connu une brève activité éruptive à partir du 3/11 dernier pourrait être le Dalafilla (ou Gabulli). Ce cône élancé, culminant à 300 m. au-dessus de la plaine lavique environnante, est situé au SE du volcan Alu. Sa morphologie, inhabituelle dans la Chaîne de l'Erta'Ale, est le résultat de l'extrusion de coulées siliceuses ayant édifié un édifice primitif dont les basses pentes atteignent 35°. Des coulées basaltiques, issues de fissures régionales, entourent le volcan culminant à l'altitude de 613 m.. Une activité fumerollienne est présente dans le cratère sommitale large de ~100 m. Selon de nouveaux articles, des observateurs ont signalé que le sol avait tremblé, qu'il avaient entendu des bruits sourds à distance et avaient vu de la fumée. Les anomalies thermiques (MODVOLC) ont perduré du 3 au 6 novembre.

L'imagerie satellitaire nocturne de la zone éruptive du 8/11  a révélé un champ lavique complexe à plusieurs lobes, comportant une coulée primaire canalisée qui a circulé vers le NE. Les coulées semblent provenir de fissures éruptives orientées N0-SE au NO du Dalafilla. Sur les images du 8/11, le champ de lave a une longueur de 9,3 km et une largeur de 3 km, couvrant une zone de 15 km2. Les anomalies thermiques détectées par les satellites étaient encore présentes entre le 12 et le 16 novembre. GVP

6/11: PACAYA (Guatemala) : en plus de l'activité effusive (actuellement, il y a 4 coulées longues de ~100 m. et, plus bas, 2 coulées longues de ~50 m.) qui a débuté le 12 avril 2006 et se poursuit en remplissant progressivement la zone située entre le cône actif et le cratère Cerro Chino au nord, le cratère MacKenney est à nouveau actif et projette des lambeaux de lave incandescente à environ 25 mètres de hauteur maximum. INSIVUMEH.

 

Par ailleurs, selon l'analyse de l'imagerie satellitaire, le VAAC de Washington a signalé l'émission possible,le 2 novembre dernier, d'un panache pyroclastico-gazeux qui aurait été ensuite transporté vers l'est.

5/11: CHAITEN (SUD CHILI) : l'existence d'un dôme lavique récent a été constatée au cours de survols effectués le 30/10 dernier. A cette occasion, les experts du SERNAGEOMIN ont pu observer un nouveau dôme (dôme 2) au NE, sur le dôme qui a commencé à se former en mai (dôme 1). Ce dernier, à son tour, a recouvert lentement  le dôme ancien, particulièrement dans le secteur nord. Durant le mois d'octobre, la croissance du dôme 1 a eu lieu clairement dans le secteur NE aboutissant à la fermeture du pourtour de la caldera dans ce secteur. Le nouveau dôme présente à sa base inclinée un diamètre de 300 mètres et culmine à environ 150 mètres. A son sommet, le dôme présente quelques aiguilles ou pinacles formés d'énormes blocs de lave visqueuse émergente.

Le 30 octobre dernier, la colonne éruptive, principalement constituée de vapeur d'eau, était diffuse et s'élevait à un peu plus de 1 km au-dessus du dôme. Des explosions mineures ont également été signalées dans l'après-midi du 29/10 et pourraient être dues à des obstructions partielles dans la partie supérieure des conduits éruptifs. Le SERNAGEOMIN n'exclut pas des explosions latérales à partir de cratères qui pourraient s'ouvrir en tout point du complexe de dômes.

Séquence vidéo diffusée sur le site web de la BBC

 

05/11: VILLARICA (Chili Central) : le 26/10 dernier, l'organisme chilien SERNAGEOMIN a signalé que trois panaches grisâtres, contenant une faible quantité de cendre, ont été émis par le volcan. Ils ont atteint une altitude de 3.2 km asl . Vingt minutes plus tard, un panache plus sombre a atteint une altitude de 3.3 km asl..

POVI (Chili).

21/09: Piton de la Fournaise (île de la Réunion, France) une éruption effusive a débuté ce dimanche 21 septembre vers 16h dans le cratère Dolomieu. Après une dizaine de séismes, dont un de forte amplitude, le trémor est apparu vers 15h30 (heure locale). L’éruption a lieu dans le Dolomieu, comme prévu, et se déroule à mi-hauteur dans la partie ouest, sous le cratère Bory. Un petit lac de lave s'est déjà formé. Pour lire des informations plus détaillées et voir des photos: Fournaise info; Imaz Press; Clicanoo

Thomas Staudacher
OVPF/IPGP

L'éruption s'est terminée le 2 octobre.

06/09: KILAUEA (Big Island, Hawai, USA) : depuis l'ouverture d'une bouche dans le cratère Halema'uma'u le 19 mars dernier, des scientifiques du H.V.O. ont pu observer d'hélicoptère, pour la première fois, la surface d'un lac de lave incandescent bouillonnant, ayant un diamètre de ~50 mètres,  à ~100 m. sous la bordure de l'évent.

Le lac est très actif (voir vidéo) et est le siège d'une convection régulière présentant  en son centre un chenal de réalimentation alors que les processus d'enfouissement du magma ont lieu à la périphérie du lac. Le niveau du lac baisse légèrement avant chaque nouveau cycle (mécanisme de pistonnage gazeux entraînant du matériel incandescent suite à l'explosion des bulles de gaz sous la croûte solidifiée du lac). 

A noter que les scientifiques du H.V.O. avaient déjà suspecté la présence d'une étendue de lave à quelques centaines de mètres sous l'évent du Halema'uma'u (webcam) mais n'avaient jamais pu obtenir confirmation jusqu'à ce matin du 5 septembre.

Pour rappel, la bouche du Halema'uma'u a produit six évènements explosifs significatifs au cours des cinq et demi derniers mois. Le plus récent a eu lieu le 2 septembre à 20h13 h.l. (secousse associée de Ma=2.8) et a été accompagné de l'éjection de scories de lave fraîche et de matériel lithique (fragments de roche et de poussière). Avant cet évènement, la bouche ne présentait quasi pas d'incandescence à l'exception de brèves poussées épisodiques de lueur rougeoyante.

Environ 8 heures plus tard, le sommet du Kilauea a subi un processus brutal d'inflation après 39 heures de déflation. Les évènements de déflation - inflation (DI) ont été observés au moins 20 fois depuis l'ouverture de l'évent du Halema'uma'u. Chaque DI a été interprété comme étant la conséquence d'une descente suivie d'une remontée du niveau du magma sous le sommet. Moins de 8 heures après le début du processus d'inflation, des poussées épisodiques de "tremor" ont eu lieu et ont été accompagnées, durant la nuit, de poussées de lueur rougeoyante toutes les 5-6 minutes. Ces poussées épisodiques de "tremor" ont été constantes durant les derniers mois et suggèrent, à l'évidence, l'existence d'une source où se déroule un phénomène de "pistonnage gazeux" (gaz pistoning).

Le lac de lave n'est pas directement visible à partir du point de vue situé à l'extérieur du "Jaggar Museum" mais celui-ci a l'avantage de fournir d'excellentes vues sur l'évent illuminé durant la nuit.

28/08: du 15 au 22 août, le M.V.O. a signalé que la croissance de la portion ouest du dôme de lave de Soufrière Hills se poursuivait. Les éboulements rocheux et la séismicité de type longue période ont augmenté. La plupart des chutes de blocs, fréquemment suivis de panaches de cendre,  se sont produits sur le flanc ouest du dôme de lave dans un nouveau chenal qui s'est creusé sous la Paroi Gages ("Gages Wall"). Le 19 août, une coulée pyroclastique a emprunté la vallée de la rivière Tar. Le 25 août, une coulée de matériaux pyroclastiques, induite par les pluies, s'est produite sur le flanc ouest et s'est subdivisée en deux flots causant une chute de cendres et l'apparition d'une forte odeur dans les zones septentrionales. Cet évènement a causé l'élargissement et le creusement du couloir d'éboulements situé sous Gages Wall. Le niveau de risques est maintenu au niveau 3.

29/07: SOUFRIERE HILLS (Montserrat): un effondrement partiel du dôme s'est produit sur le flanc occidental du volcan. L'évènement a débuté le 28 juillet à 23h27 (heure locale) sans signe précurseur. Une partie de la portion occidentale du dôme s'est effondrée en générant des coulées pyroclastiques qui ont atteint Plymouth et la mer. Il y a eu également quelques explosions à ~23h32. La colonne de cendre a atteint une altitude ~12 km au-dessus du niveau de la mer. M.V.O.


Petite coulée pyroclastique du 21 juillet dernier ( M.V.O.).

La reprise d'activité volcanique a débuté le le 20 juillet vers 22h (h.l.) en produisant au moins six évènements éruptifs (émission de cendre peu puissante) du 20 au 22 juillet.

Des grondements, par moments en continu, se sont fait entendre à Salem, Old Towne et Olveston durant les trois premiers épisodes éruptifs du 20 et 21 juillet. A cette occasion, de petites coulées pyroclastiques ont également été générées sur le flanc oriental et ont emprunté la vallée de la rivière Tar.

Le 26 juillet, l'activité sismique a commencé à augmenter vers 1h du matin (h.l.) en produisant des secousses hybrides (VT). Le nombre de secousses hybrides a augmenté lentement et a culminé à ~21h. avec ~15 évènements/heure. Dans le même temps, quelques évènements de longue période (LP events) ont également été enregistrés. Après une courte période de décroissance, l'activité sismique a repris le 27 juillet avec un maximum d'évènements (> une secousse/minute) vers 3 h du matin. Dans le même temps, une activité d'émission de cendres s'est produite durant ~15 minutes le 27 juillet à ~9h35 (h.l.). La source éruptive était probablement localisée à la bouche "Gages vent". Une colonne éruptive a atteint ~2,5 km asl. Deux petits épisodes éruptifs ont suivi. M.V.O.

 

15/07: OKMOK (Alaska, USA): le volcan OKMOK, s'élevant sur l'île Umnak dans la partie orientale de l'archipel des Aléoutiennes, est entré en éruption le 12 juillet en projetant un volume important de gaz et de cendres qui retombent sur l'île d'Unmak. La cendre est également transportée au loin par les vents dominants de la région en affectant les îles voisines. Le code d'alerte de l'aviation civile a viré au rouge (niveau d'alerte maximum). Toutes les zones autour du volcan sont considérées à risques.

L'éruption a débuté soudainement à 11h43 après ~30 minutes d'une augmentation rapide de l'activité sismique.

Les cendres et les gaz issus des explosions initiales ont atteint une altitude de ~15 km (asl). Un important nuage éruptif a dérivé vers le sud et l'est. 

Sur base des données satellitaires de l'A.V.O., la cendre continue à être émise d'un cône composite de scories et de cendres (Cône D) situé dans la partie orientale de la caldera sommitale, large de 6 km. Il semble que l'éruption produise des matériaux  très riches en eau en raison de l'interaction entre le magma ascendant et de poches d'eau superficielles. 

Selon les données de l'A.V.O, cette éruption paraît être plus puissante que les crises éruptives antérieures de 1945, 1958 et 1997. Jusqu'à présent aucune coulée de lave n'a été émise. A.V.O..

 

12/07: KILAUEA (Big Island, Hawaii, USA):  la lave, issue d'un point situé à ~2 km du Pu'u O'o au lieu-dit des "Royal Gardens", entre à nouveau dans l'océan Pacifique depuis le 4 juillet dernier. Une fontaine de lave, haute de 12 mètres, a marqué pendant quelques jours la sortie de la lave en surface (séquence vidéo). Lire aussi les informations de la mise à jour quotidienne du H.V.O. (an anglais).

 Photo saisissante d'un surfer, C.J. Kanuha, à quelques (5) mètres seulement de la lave entrant dans l'océan.


03/07: Llaima (Sud Chili) : les autorités régionales chiliennes ont décrété une zone d'exclusion s'étendant sur 15 km autour du sommet du volcan qui est à nouveau entré en éruption le 1er juillet. Rappelons que le volcan s'était réveillé le 1er janvier dernier. Suite à cette reprise d'activité, 40 personnes ont été évacuées. Une coulée de lave s'est déversée à partir du l'extrémité SO du cratère, sur une distance de 800 à 1000 mètres, le long d'un canal de glace percé dans le flanc occidental en direction de la rivière Calbuco (déjà actif lors de l'épisode éruptif de février 2008) . Le taux d'émission lavique est très faible (< 10 m3/s). Par ailleurs, au cours d'un survol effectué ce 3/07, le volcanologue chilien Juan Cayupi a observé un petit dôme en train de dégazer à l'intérieur du cratère mais n'a pas détecté de lave. Selon lui, le risque le plus important serait la fonte brutale de masses de neige qui pourrait entraîner la formation de coulées de boue (lahars).

Cette reprise d'activité éruptive a été précédée d'une augmentation des séismes de longue période (LP), de courte durée (< 60") et de basse énergie qui a débuté le 13 juin dernier coïncidant avec une légère activité volcanique. Cette activité était caractérisée par de faibles émissions sporadiques de cendres associées à des émissions continues de fumerolles depuis le cratère perçant le sommet du cône pyroclastique situé dans le cratère principal du volcan.  En début de matinée du 30 juin dernier une nouvelle émission lavique (éruption effusive de type hawaiienne) s'est produite après une nette augmentation de la séismicité à partir du 28 juin. Ce crescendo dans l'activité sismique est interprétée par un mouvement de fluides à un niveau peu profond.

L'alerte jaune (d'intensité moyenne) est maintenue dans la zone du volcan Llaima ! SERNAGEOMIN

 

26/06: TUNGURAHUA (Equateur) : du 18 au 19 juin, l'I.G. a signalé des émissions de cendre et de vapeur d'eau qui ont atteint des altitudes de 6 à 8 km, soit des hauteurs de 1 à 3 km au-dessus du cratère. Le 18 juin, une petite explosion a été détectée par le réseau sismique et des bruits d'avalanches de blocs, de grondement ainsi que des détonations en coup de canon ont été signalés. Le 19 juin, des chutes de cendre ont également été observées à ~8 km au NO du volcan produisant un dépôt épais de 2 mm. Dans le même temps, du matériel incandescent et des blocs ont été expulsés à 500 m. au-dessus du cratère. Des blocs ont dévalé les flancs sur une distance d'environ 1 km. Par ailleurs, des coulées de boue (lahars) ont été signalés dans les vallées NO, O, et S. Une coulée plus importante a emprunté le lit de la rivière Puela en charriant des blocs dont le diamètre était supérieure à 80 cm. Le 21 juin, deux périodes de séismicité accrue ont été accompagnées de deux fortes émissions de cendre qui ont atteint des hauteurs de 3 et 6 km au-dessus du cratère. A nouveau, des lahars ont dévalé des vallées sur les flancs O et S.
12/07: SAN CRISTOBAL (Nicaragua) : vendredi 11/07, le volcan a produit une série de petites explosions  et a émis du gaz et de la cendre qui ont atteint une petite ville du NO du pays. Au cours des dernières semaines, le volcan a été la source d'une série de secousses. Reuters.

26/06:  : l'INETER a signalé qu'une explosion d'intensité modérée s'était produite le 22 juin et a été suivie d'émissions de gaz et de cendre. Des retombées de cendre ont été signalées dans la ville de Chinandega et dans trois autres communautés voisines.

26/06: MASAYA (Nicaragua) : le 18 juin, une explosion a eu lieu dans le cratère Santiago du Masaya et a produit un panache de gaz et de cendre. Les résidents de la région ont ressenti l'explosion et signalé que le panache produit était sombre.
10/06: ARENAL (Costa Rica) : le 6 juin à 9h15 du matin (heure locale), l'Arenal a généré une importante avalanche de blocs incandescents (coulée pyroclastique) vers le S.O.. en direction du Rio Agua Caliente. A ~ 4 km se situe la communauté d'El Castillo qui n'a heureusement pas été touchée. Une quantité très importante de lave andésitique en blocs s'était accumulée au sommet depuis mars 2007 suite à l'extrusion continue d'une masse lavique très visqueuse. Bien que des portions de cette accumulation lavique (dôme) s'étaient déjà effondrées durant les 14 derniers mois, l'avalanche majeure, généralement attendue dans ces circonstances d'accumulation de lave au sommet, n'a eu lieu que le 6 juin alors que deux évènements similaires, mais mineurs, s'étaient déjà produits au cours des derniers mois.

L'effondrement actuel a causé une entaille longue de 800 mètres courant du sommet vers la base. Le matériau incandescent (anhydre) a été canalisé le long de la pente en se terminant en un chaotique delta de blocs à ~900 m. au-dessus du niveau de la mer.  Une grande quantité de produits émis était pulvérisée ce qui a généré un imposant panache de gaz et de poussières (cendre très fine) provoquant panique parmi les visiteurs et rangers du Parc situé à ~2 km de distance, sur le flanc ouest. Fort heureusement, personne n'a été blessé.

Les scientifiques de l'OVSICORI pensent que, à l'image des scénarii antérieurement observés sur ce volcan, les avalanches de lave incandescente emprunteront le chenal formé le 6 juin dans les prochains jours.

 

08/06: SOPUTAN (Nord Sulawesi, Indonésie) : depuis vendredi 05/06, le cratère du volcan a libéré des coulées de lave longues d'environ 1,5 km qui n'ont toutefois pas atteint le pied de l'édifice. Dans le même temps, un nuage de cendre et de gaz  s'est élevé à ~2-4 km au-dessus du cratère. Saut Simatupang, responsable du Service de Volcanologie d'Indonésie, a demandé d'éviter vivement les zones proches du volcan, particulièrement les zones de campement situées à l'est du volcan alors que les zones résidentielles ne sont pas menacées par l'activité actuelle. Une zone d'exclusion de 6 km autour du cratère a été décrété par les autorités. La dernière éruption du Soputan a eu lieu en 2004. AFP

CHAITEN (SUD CHILI)

06/06 : l'explosivité du volcan a diminué graduellement alors que les émissions de cendres sont de moindre intensité et sont accompagnées d'abondantes émissions de vapeur d'eau. Les 3 et 4 juin, le panache éruptif s'élevait à moins de 2 km au-dessus du cratère. La décroissance de l'activité éruptive est associée à une diminution de l'activité sismique caractérisée par l'existence de deux types d'évènements volcano-tectoniques (VT).

Un survol effectué le 3 juin par une équipe du SERNAGEOMIN a permis de constater les dégâts causés par l'éruption. Sur l'entièreté du flanc nord et nord-est du volcan, la forêt native a été arasée et brûlée par des coulées pyroclastiques et des explosions latérales sur une superficie d'environ 2500 hectares.


26 mai : un survol réalisé le 21 mai a permis de constater la présence d'un nouveau dôme de lave actif en croissance sur le flanc nord de l'ancien dôme du Chaitèn. Ce dôme s'est édifié à l'intérieur du cratère issu de l'éruption actuelle qui a éventré le dôme ancien et qui pris le relais pour libérer la colonne éruptive. L'activité se poursuit en continu sous la forme d'une activité subplinienne.

La lave émise par le Chaitèn contiendrait entre 73 & 75% de SiO2 (< magma de composition acide) selon les résultats d'analyses effectuées sur de la cendre et des ponces récoltées durant les premiers jours de l'éruption.

Le 25 mai, l'altitude de la colonne de gaz et de cendre s'est maintenue en moyenne à 3,5 km au-dessus du niveau de la mer, soit 2,5 km au-dessus du cratère. Néanmoins, quelques plus fortes explosions ont projeté des matériaux éruptifs jusqu'à 4 km au-dessus du cratère.

Le 24 mai, la nouveau dôme actif surmontait légèrement le dôme ancien. Entre le 21 mai et le 24 mai, un cratère d'environ 200 m. de diamètre s'est ouvert au sud du nouveau dôme (voir photo ci-dessus). Par ailleurs, des avalanches de blocs et cendres, issues de l'instabilité des flancs, continuaient à se produire, particulièrement sur le flanc nord. SERNAGEOMIN


16 mai: le 14 mai, le gouvernement chilien a déclaré  que la ville de Chaitèn, située à seulement ~10 km du volcan, serait interdite d'accès pendant 3 mois. Par ailleurs, 90% de la ville auraient été inondés par les eaux des rios Blanco et Rayas. A noter que depuis deux jours la colonne éruptive ne dépasse plus l'altitude de 5 km. Le 15 mai, un survol de la zone a permis  de constater que les coulées de boue (lahares), qui ont affecté la ville de Chaitèn, continuent à recouvrir les zones voisines dans le lit de la rivière Chaitèn et dans le secteur sud de la localité en préservant toutefois la Place Centrale, la municipalité et les zones voisines du port. L'aérodrome est recouvert d'eau et de cendres. En conséquence, l'entrée en ville n'est plus possible par voie terrestre ou aérienne.

- Toute la vallée ainsi que le delta des rios Blanco-Rayas sont soupoudrés de cendres. Les forêts sont recouvertes d'une couche de cendres blanches.

- L'eau du courant littoral qui longe la côte du Chili du sud vers le nord transporte une grande quantité de cendres.

- Les coulées de boue (lahars) et les écoulements de grands volumes de sédiments dans les rios Chaitèn et Blanco-Rayas se sont poursuivis, remplissant ainsi les lits de ces rivières qui ont perdu leur capacité à évacuer l'eau qui y est habituellement présente. En conséquence, le rio Chaitèn devrait continuer à déborder en affectant de nouveaux secteurs de la ville de Chaitèn.

Du point de vue sismique, des changements notoires ont eu lieu depuis les deux derniers jours. Un essaim de séismes de type hybride (A-B) a été détecté. Il est interprété comme étant associé à une fracturation du conduit éruptif principal suivi par la montée de fluides magmatiques par ce même conduit jusqu'au dôme. La prédominance ultérieure d'évènements sismique de type LP confirme l'instabilité sismique du système, qui a comme origine évidente le mouvement de fluides magmatiques. En conséquence, une haute probabilité d'éventuelles futures explosions majeures subsiste. Celles-ci pourraient provoquer la destruction totale ou partielle du dôme et générer des flux pyroclastiques suite à l'effondrement de la colonne éruptive.


09/05: une puissante explosion s'est produite dans la nuit de jeudi à vendredi forçant les 30 résidents récalcitrants de Chaitèn à être évacués dans l'urgence. Cette nouvelle phase éruptive a été précédée d'une centaine de secousses sismiques. Par ailleurs, des volcanologues estiment que l'éruption du volcan Chaiten dans le sud du Chili pourrait durer des semaines voire des mois. "Selon les experts, le (nuage de cendres) est moins dense, ce qui pourrait réduire la probabilité d'une éruption plus intense, mais ce n'est qu'une hypothèse", a déclaré Sergio Galilea, le représentant du gouvernement dans la région, lors d'un vol au-dessus du volcan en éruption.

 

Selon les informations du Service Géologique et des Mines du Chili, l'alerte rouge est maintenue dans la zone du volcan Chaitèn. La possibilité d'éventuelles futures explosions majeures et d'effondrement de la colonne éruptive ne sont pas exclues.

Des observations effectuées le 8 mai ont permis de révéler que le long de la vallée N-S immédiatement à l'est du volcan et débouchant dans le rio Rayas se manifestent des nuages gris clairs qui descendent jusqu'à cette rivière. Par la suite,  un processus d'évaporation se développait dans la vallée N-S. Ce phénomène est interprété comme l'existence de petits écoulements pyroclastiques qui dévalent depuis le volcan Chaitèn jusque dans ces vallées. Le flux à haute température  réchauffe l'eau des rivières en produisant l'évaporation subséquente. Toujours le 8 mai à 14 h, la colonne de cendre et de gaz atteignait une altitude moyenne de 14 km et se dispersait vers le NE (en direction de Buenos Aires). Par ailleurs, dans la partie occidentale de la colonne éruptive, le nuage de cendre était plus dense et de couleur gris à gris foncé, ce qui pourrait témoigner de l'ouverture d'un nouveau cratère au pied ouest du dôme. Pour raison de sécurité, la station sismique a été transférée de la ville de Chaitèn à l'île Talcàn. Les données fournies par cette station mettent en évidence une nette augmentation de l'activité sismique en relation avec la violente explosion enregistrée le 7 mai dernier à 23h35. Le nombre d'évènements de type volcanotectonique (VT) n'a pas augmenté, 35 évènements par jour, et sont concentrés aux alentours du volcan.

Des séismes précurseurs de type LP (B), bien que déjà détectés auparavant, ont précédé les deux grandes explosions observées les 6 et 7 mai. ils signalent l'existence d'importants mouvements de fluides, probablement à des niveaux superficiels, ce qui confirme l'existence d'une chambre magmatique à faible profondeur. D'après les foyers sismiques calculés, le réservoir magmatique serait à moins de 5 km de profondeur.

L’apparition de séismes de type hydride (évènements de type A dénotant la fracturation des roches suivis d’évènements de type B associés à des mouvements de fluides) liée aux deux grandes explosions des derniers jours (5 et 7 mai) serait associée à une ascension rapide ("magmatic pulse") d'une importante quantité de magma.

Cette vertigineuse ascension magmatique se serait produite suite à une soudaine évacuation de fluides (gaz et magma) lors des deux importantes explosions qui, occasionnellement, éjectent dans l’atmosphère des panaches de cendre susceptible d'atteindre ~30 km d’altitude. Ces éruptions paroxysmales libèrent une grande quantité de cendre et de gaz dans l’atmosphère, en provoquant la vidange partielle de la zone supérieure de la chambre magmatique permettant ainsi une nouvelle ascension de magmas fragmentés par un processus de nucléation rapide.

A noter, à moyen/long terme, en cas de vidange partielle ou, éventuellement, totale de la chambre magmatique suite par exemple à l'interruption/arrêt brutal de l'alimentation en magma profond, que le vide ainsi crée sous l'édifice pourrait  causer l'effondrement partiel d'une partie de la caldera qui s'est formée par ce même mécanisme il y a 9400 ans.

Néanmoins, à court terme, la préoccupation principale reste centrée sur de futures explosions majeures et les processus d'effondrement de la colonne éruptive, ce qui pourrait entraîner la destruction du dôme et la formation d’écoulements pyroclastiques qui pourraient dévaler vers les vallées adjacentes en irradiant tous les flancs du volcan (à l’instar d'un mécanisme similaire qui s'est produit en 1997 sur les flancs du volcan Soufrière Hills à Montserrat).

L'union des deux cratères perçant le flanc nord du dôme en un seul de 800 m. de diamètre conduit à penser que le système d'alimentation n'est pas pour l'instant obstrué. L'énorme quantité de cendre et de gaz, venue des profondeurs en transitant par la chambre magmatique superficielle, pourrait ainsi être libérée sans risque majeur d'explosion soudaine du dôme.

Le volume de cendre émis lors de la première phase de cette gigantesque éruption est d'ores et déjà considéré comme énorme et pourrait, à terme, provoquer d'importants dégâts écologiques et économiques (principalement dans le secteur de l'agriculture/élevage), peut-être irréversibles, sur une vaste région entourant le volcan Chaitèn.

14 mai : des membres du Service géologique et minier du Chili ont pu survoler le volcan Chaitèn en hélicoptère.

Le dôme central et la base de la colonne éruptives vus du NE

A 14h30, la caldera et le dôme ont été survolés. Le flanc nord de la caldera jusqu'à la route australe exhibait plusieurs hectares de forêt native incinérés suite à des écoulements pyroclastiques mineures générés par effondrement de la base de la colonne éruptive et/ou par les explosions latérales originaires du cratère. Certains secteurs au NE ont été également sévèrement affectés par des flux pyroclastiques de petites dimensions en brûlant et dévastant des zones forestières.

Le dôme central présentait une épaisse colonne verticale de gaz et de cendre s'échappant d'un cratère large d'environ 1 km localisé sur le flanc nord du dôme jusqu'à son sommet. Les zones O et NO ont également laissé des traces issues de nombreux flux pyroclastiques sur les flancs en question. Ils ont brûlé toute la végétation à l'intérieur de la caldera, incluant des débordements sur ses bordures septentrionales.


06/05: dès ce matin, une forte recrudescence de l'activité du volcan Chaitèn a eu lieu ! Le chef de l'Office national des urgences (Onemi) de Santiago, Jorge Muñoz, a déclaré qu'il y a eu une production de lave et de flux pyroclastiques émanant du volcan depuis approximativement 08H45 H.L. (12H45 GMT).

Cette nouvelle éruption a généré un panache de cendre plus sombre et plus vaste qui a atteint une altitude de 30 km. a.s.l..

D'après le volcanologue chilien Juan Cayupi, qui a pu se rendre sur les pentes de ce volcan de 1.200m, les deux petits cratères du sommet ont fusionné pour donner naissance à un grand cratère unique, crachant "une grande quantité de cendres, de particules et de gaz". De la lave s’échappait également, mais ne débordait pas du cratère pour le moment.

Selon une communication personnelle de la géologue argentine Elizabeth Rover, la population de la ville argentine d'Esquel, située à 160 km  à l'est du volcan Chaitèn, est en difficulté. Les principaux problèmes pour les gens sont d'ordre respiratoires en raison de la finesse des particules de cendre recouvrant la région sur ~30 cm d'épaisseur. Tous les masques anti-poussières disponibles ont été distribués. La ville de Trevelin est également recouverte de 10 cm de cendre.  Au chili, la ville frontière de Futaleufu, située à 65 km du volcan, a été totalement évacuée aujourd'hui.

 

Séquence vidéo

Un nouveau cratère perce le dôme rhyolitique dans la caldera du volcan Chaitèn. Ces deux cratères ont fusionné ce 6 mai.

Le panache du Chaitèn, se déplaçant vers l'est, mis en évidence par le capteur MODIS embarqué sur le satellite TERRA . Images capturées le 03/05. On y voit que le Centre de la province argentine du Chubut est traversé de part en part par le nuage de cendre affectant particulièrement les villes de Comodoro Rivadavia (image de droite) et d'Esquel et de Trelew (à gauche). En conséquence de la présence du nuage éruptif au-dessus de la Patagonie argentine, les vols reliant  Buenos Aires à la Province de Chubut (Comodoro Riv.) ont été interrompus suite à la forte densité de cendre à haute altitude.

Image MERIS d'ENVISAT acquise le 5 mai (ESA)

08/05: les cendres du volcan Chaiten ont atteint jeudi la capitale argentine, après avoir parcouru plus de 1.000 kilomètres depuis le territoire chilien et provoqué de sérieuses perturbations dans plusieurs provinces du sud-ouest, a indiqué le Service météorologique national (SMN). Le nuage de cendre volcanique est situé a environ 3.500 mètres d'altitude au-dessus de la ville de Buenos Aires et pourrait perturber le trafic aérien, a indiqué le SMN.

La magie de l'interaction spectaculaire entre un orage et le nuage éruptif révèle de splendides couleurs orangées au-dessus du volcan !

Visionnez d'autres clichés de cette spectaculaire éruption en cliquant sur ce lien The Australian.


04 mai : CHAITEN (Sud Chili) : jeudi 1er mai au soir, 60 secousses mineures ont frappé la région des Lacs située à ~1200 km au sud de la capitale chilienne, Santiago. Au matin du  2 mai, le gouvernement chilien a déclaré l'état d'urgence suite au déclenchement de l'éruption de la caldera du volcan Chaitèn, localisé à l'ouest du volcan Minchinmavida.  Le VAAC de Washington a diffusé un avis d'intense émission de cendre volcanique et a signalé la présence d'une colonne de cendre haute de 13,7 à 16,7 km. 1500 personnes ont été évacuées en urgence de la zone dangereuse. Ce volcan n'avait pas connu d'éruption depuis ~7430 ans av JC. (date < C14 sur téphra).

D'énormes nuages épais de cendre s'élèvent du volcan Chaitèn, situé à seulement une dizaine de km de la ville du même nom où résident 7000 personnes. La cendre est emportée vers l'est par les vents jusqu'à la côte atlantique de la Province argentine du Chubut. La ville principale de cette Province, Comodoro Rivadavia, est couverte de cendre et les communications téléphoniques étaient interrompues le 4 mai selon un contact personnel.

 

 

 

Localisation "Google Earth" du volcan Chaiten - Cliquez sur les images miniatures pour visionner un agrandissement (1280 x 687) !

La quasi-totalité des 4.500 habitants de la ville de Chaiten a été évacuée. L'air et les réserves d'eau potable ont également été pollués. L’éruption a fait au moins une victime selon les autorités et les médias locaux, une dame âgée de 92 ans qui a succombé à un infractus.


Le Chaitèn est une caldera large de 3,5 km, qui n'est pas occupée par un glacier, datant du Pléistocène tardif (> 10.000 ans). Elle comprend un petit dôme de lave situé à 10 km au NE de la cité de Chaitèn sur le golfe de Corcovado. Le côté nord du dôme de lave rhyolitique (obsidienne), haut de 962 m., émergeant de la caldera est dépourvu de végétation. Une rivière drainant la baie de Chaitèn, le rio Blanco, prend sa source dans une échancrure située au S.O. de la caldera. Le plus haut point de la caldera se situe au sud à 1122 m. d'altitude. Deux petits lacs occupent le plancher de la caldera à l'ouest et au sud du dôme de lave. Un écoulement pyroclastique  en vague et un dépôt de ponce semble avoir été générés par une éruption qui a formé la caldera elliptique sommitale de 2,5 x 4 km il y a ~9400 ans.

 

23 mai : SEMERU (Java; Indonésie) : le plus haut volcan de l'île indonésienne de Java s'est mis à déverser mercredi d'imposantes nuées ardentes, justifiant une surveillance soutenue de son activité, ont annoncé jeudi les autorités indonésiennes. L'Agence d'atténuation des risques volcaniques et géologiques indonésienne (CVGHM) a relevé d'un cran le niveau d'alerte concernant le mont Semeru, qui culmine à 3.676 mètres dans l'est de Java. Selon un employé de l'agence de volcanologie indonésienne, le Semeru a projeté mercredi six nuées ardentes qui ont dévalé ses pentes. "La plus longue a atteint 3.000 mètres de long", a déclaré par téléphone à l'AFP Suparno. Le plus proche village se trouve néanmoins à dix kilomètres et aucun ordre d'évacuation n'a été donné, a-t-il ajouté.
15/04: NEVADO del HUILA (Colombie) : selon l'observatoire volcanologique de Popayan de l'INGEOMINAS, le plus haut volcan colombien (alt. : 5631 m.), situé dans le sud-est du pays, est entré en éruption le 14 avril à 23h08 H.L. soit le 15 avril à 04h08 GMT.

Sismogramme enregistré par l'observatoire volcanologique & sismologique de Popayan (INGEOMINAS). Il est à noter qu'un important séisme harmonique de longue période/basse fréquence (séisme de type B avec amortissement / "tornillo") ayant duré ~4 minutes précède d'une heure la crise sismique (vibration volcanique + secousses volcano-tectoniques (VT) de type A liées à la montée du magma et à la fracturation des roches encaissantes) associée au déclenchement de l'éruption. Les heures indiquées en ordonnée sur le sismogramme sont les heures UTC/GMT.

Du 9 au 15 avril, l'activité sismique a été caractérisée par 888 évènements associés à la dynamique volcanique, parmi lesquels 616 correspondent à des processus de fracturation (type A / VT event ), 235 à des circulations de fluides (type B / LP), et 35 pulses de vibration de basse amplitude (TR). Selon l'observatoire de Popayan, certains de ces évènements ont pu être associé à des émissions de cendre y de gaz. Le 15 avril, des mesures à distance d'émission de SO2, réalisées à partir de la route panaméricaine Cali-Popayan, ont enregistré des valeurs d'environ 700 t/j alors que la colonne gazeuse se déplaçait préférentiellement vers l'ouest de l'édifice volcanique.

L'évaluation des paramètres de surveillance volcanique révèle que le volcan a connu un comportement fluctuant durant les dernières semaines, caractérisé par une alternance de périodes d'intense activité sismique et de relâchement de la pression interne du système. Cette caractéristique souligne que l'évolution du processus volcanique débuté l'année passée se poursuit, ce qui implique que des crises similaires ou même plus violentes à celles des mois de février et avril 2007 peuvent survenir à tout moment Le volcan est actuellement en alerte orange sur une échelle de 4 (niveau vert le moins élevé).

Le Rio Pàez est en forte crue suite à la fonte des neige et d'une partie du glacier sommital. Les images vidéo d'une des chaînes TV colombienne sont spectaculaires ! Des milliers de personnes ont été évacuées en urgence et, pour le moment, aucun dégât significatif ni victime ne sont signalés par les autorités officielles. Le volcan avait été placé sous surveillance après une alerte de l'Institut géologique et minier colombien (INGEOMINAS), le 29 mars.

 

Vidéo montrant la spectaculaire crue du Rio Pàez !

 

16/04: Mt EGON (Ile de Florès, Indonésie): des centaines d'Indonésiens ont fui leur domicile situé sur les pentes du volcan situé sur l'île de Flores, ont annoncé mercredi les autorités indonésiennes. Le mont Egon, qui culmine à 1.703 mètres, s'est brusquement réveillé mardi soir 15/04, envoyant une colonne de cendres et de gaz à 4.000 mètres de hauteur, a indiqué l'Agence d'atténuation des risques volcaniques et géologiques indonésienne (CVGHM) . Six cents habitants d'un village près du cratère ont été évacués, selon les autorités locales qui ont envoyé dans la zone des masques filtrants et de l'eau potable. "Il y a plus de 23.000 personnes réparties dans trois sous-districts dans la zone dangereuse", a déclaré à l'AFP Robert Rai, porte-parole du district. Selon lui de nombreux résidents ont paniqué mardi soir, surtout que l'éruption de cendres a été précédée de secousses telluriques. Il n'a pu donner de bilan précis du nombre de personnes ayant fui l'éruption. Source: "le Monde".
13/03: KILAUEA (Hawai, USA) : du 4 au 6 mars, la coulée du TEB s’est épanchée vers l’est et a franchi la zone des Jardins Royaux. Elle se subdivise en deux lobes de 100 m de large (E et O) à environ 150 m au nord de la route d'accès du comté. Selon des sources locales, à environ 23h30 HL du 5 mars, le lobe occidental a atteint l'océan à l'entrée Waikupanaha. Du 7 au 11 mars, de l’incandescence était visible au niveau des évents au sommet des deux boucliers satellites SE. Le lobe ouest a continué à édifier un delta alors que le front du lobe est se trouvait à 470 m de l'océan. Le 9 mars, un accès public, comportant d'excellentes vues sur les coulées pahoehoe, a été aménagé. A cette date , il y avait quatre sources d’émission de vapeur d’eau à Waikupanaha  mais seuls quelques petits points incandescents étaient visibles en soirée. Le delta était large de 500 m. et se prolongeait de 100-150 m dans l'océan. Du 9 au 10 mars, les panaches de gaz et l'incandescence au niveau des Jardins Royaux ont suggéré que des interruptions au niveau du système souterrain d’écoulements laviques avaient probablement abaissé le volume de lave qui atteignait l'océan. Du 10 au 11 mars, de l'incandescence diffuse dans le cratère de Pu'u 'O' a été observée sur les images de la webcam du H.V.O..

Par ailleurs, les émissions de SO2 au niveau du cratère central de la caldera du Kilauea restent préoccupantes et pourraient forcer les autorités à fermer le Parc National des Volcans d'Hawai. C'est depuis la mi février que les émissions de gaz soufré ont commencé à augmenter. Jeudi 13/03, le record du taux d'émission de dioxyde de soufre a battu tous les records depuis le début des mesures en 1979 pour atteindre 2000 t/j et 2500 t/j le 16 mars. La norme est de 200 t/j. Les gaz s'échappent d'un nouvel évent, qui s'est ouvert mercredi 12/03 dans la partie inférieure de la paroi E du cratère Halema'uma'u (la maison de la déesse Pelé). La cause de cette forte augmentation de SO2 n'est pas claire. Cependant, selon le H.V.O., il semble qu'une éruption sommitale imminente ne soit pas attendue selon les autres données de surveillance (monitoring) du volcan comme la séismicité et le taux d'inflation de l'édifice volcanique. Le taux d'émission est bien supérieur à celui accompagnant l'éruption sommitale la plus récente de 1982, soit 1200 t/j et est semblable à celui du cratère actif du Pu'u'Oo situé dans la partie centrale du rift E. Cliquez sur ce texte pour voir des clichés du cratère Halema'uma'u.

17/03: le nouvel évent gazeux du cratère Halema`uma`u présente une zone de faible lueur d'incandescence durant la nuit qui est en train de s'élargir légèrement. Les taux d'émission de SO2  et la vibration volcanique ("tremor") continuent d'être à des niveaux bien plus élevés que les niveaux habituels dans la zone sommitale du Kilauea. A noter que, le dimanche 16 mars, les concentrations de CO2 mesurées par un appareil de mesure situé sur le plancher du cratère de la caldera du Kilauea étaient proches de 1,5 % alors que les concentrations habituelles, sans lien avec l'activité volcanique, sont de 0,036%. Les émissions de dioxyde de carbone au sommet du Kilauea sont élevées depuis 2005.

L'évent rougeoyant dans la paroi du Halema'uma'u ! Serait-ce le retour de l'oeil de la déesse Pelé ? Photo : H.V.O. Le cratère du Halema'ama'u dégazant le 8 avril, ce qui a entraîné la fermeture temporaire du Parc National des Volcans d'Hawai.

Photo prise de la portion de route du Mauna Loa à 7h de ce matin du 8 avril. De faibles vents à basse altitude combinés à des vents de SO à plus haute altitude ont généré un panache gazeux (quasi sans cendre) ayant la forme visible sur le cliché. Photo par © C. Heliker

Carte illustrant les conditions de vents/gaz au sommet du Kilauea

En réalité, les scientifiques ne comprennent pas entièrement ce qu’il se passe dans la paroi du cratère puits du Halema’u ma’u. La cause du rougeoiement n'a rien de mystérieux ! Les roches environnantes de l'évent gazeux sont réellement chaudes, environ 480°c. Cette température, supérieure à celle d'ébullition (444.60°c) du soufre, est bien plus basse que la température de la lave en fusion qui est d'environ 1090°c. pour le basalte hawaiien. Et c'est pourquoi la faible teinte rouge de l'évent s'atténue rapidement avec l'apparition du jour alors que la teinte orangée de la lave fraîche est souvent bien visible au matin déclare Kauahikaua, scientifique à l'H.V.O.. Personne ne sait exactement si une éruption va ou non se produire prochainement au sommet du Kilauea. Actuellement, les sismomètres décèlent 10 microséismes/heure alors qu'une éruption imminente en produirait plus de 40/heure. Par ailleurs, une éruption imminente devrait en principe être également accompagnée par une vibration volcanique ("tremor") dite harmonique dénotant que la lave se déplace dans un tube de la même façon qu'un son mélodieux, appelé musique, circule au travers de l'air dans une flûte. Au contraire, les données sismiques des dernières heures et jours indiquent que le "tremor" a été plutôt désordonné/dysharmonique.

19/03: à 2h58 H.L., une petite explosion s'est produite au cratère Halema'uma'u, probablement hydrothermale. L'événement a été confondu avec un séisme tôt ce matin. L'explosion a éparpillé des débris sur une zone de 30 hectares, en couvrant une partie de la route qui longe la bordure de la caldera sommitale du Kilauea à proximité et sur l'aire de parking du Halema'uma'u. Le bloc le plus gros observé, de ~1 m3,  a du être éjecté de l'évent, percé à la base de la paroi E du cratère puits, situé à 70 mètres. L'explosion a provoqué des dégâts dans la zone du point de vue du Halema'uma'u. Il n'y a pas eu d'émission de lave suggérant que l'explosion a eu une origine hydrothermale ou gazeuse. L'événement explosif a produit un petit cratère le long de la paroi orientale du Halema'uma'u. Il a un diamètre de 20-30 mètres et occupe la zone où de l'incandescence a été observée durant les dernières semaines. Les émissions de dioxyde de soufre issues de ce nouveau cratère sont encore élevées et les sons liés aux cassures de la roche sont fréquentes. C'est la première explosion au cratère Halema'uma'u depuis 1924 et le premier événement éruptif dans la caldera du Kilauea depuis septembre 1982. Lire les détails (en anglais) sur la page spéciale du H.V.O., par James P Kauahikaua.

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