Activités volcaniques signalées en 2004 - 2005 - 2006 - 2007 - 2008 - 2009


Principales activités volcaniques de 2009 commentées sur ce site...


 

Cliquez pour visionner une séquence vidéo spectaculaire du volcan West Mata situé à 1200 m. de profondeur au large des îles Samoa (Pacifique)

MAYON (île de Luzon, Philippines) -- 14/12: après la survenue de 5 petites explosions de cendre et 43 séismes d'origine volcanique durant les 24 dernières heures, le PHIVOLCS a rehaussé l'alerte du niveau 2 à 3.  Vidéo; Photo "Le Soir"

15/12: le PHIVOLCS a placé le volcan en alerte 3/5 impliquant l'interdiction de pénétrer dans un rayon de 6 km autour du cratère. Plus de 20000 personnes ont déjà été évacuées et mises à l'abri.

20/12: le PHIVOLCS a placé le volcan en alerte 4/5 impliquant l'interdiction de pénétrer dans un rayon de 8 km autour du cratère. Des centaines de secousses d'origine volcanique secouent actuellement l'édifice volcanique. Aujourd'hui, une première explosion a expulsé un nuage grisâtre qui a atteint une hauteur maximale de 500 m. au-dessus du cratère. Un tremor harmonique a fait également son apparition. Les observations de nuit indiquent que la lueur liée à l'incandescence s'intensifie et que les matériaux dégringolent du cratère en continu. Le front lavique a atteint à présent une distance de 4,5 km le long de la gorge de Bonga-Buyan. Mercredi 16/12, une reconnaissance aérienne avait révélé l'existence de deux dômes de lave dans le cratère. Du 19/12 au 20/12, les émissions de SO2 ont plus que triplé passant de 2034 t/j à 7024 t/j. Depuis le début de la crise éruptive, environ 50000 personnes auraient été évacuées et mises à l'abri. Toutes ce données alarmantes suggèrent une éruption majeure imminente. Lors des précédentes éruptions majeures du Mayon ces dernières années, de telles coulées pyroclastiques ont descendu jusqu'à six kilomètres du cratère sur le flanc sud, une zone agricole dont la plupart des habitants ont été évacués selon M. Salceda, gouverneur de la province d'Albay, à environ 340km au sud-est de la capitale philippine Manille.

 

24/12: 21 explosions de cendre ont été observées lorsque la visibilité était  bonne. Les colonnes éruptives ont atteint une hauteur maximale de 1,5 km au-dessus du cratère. Des fontaines de lave hautes de 500 m. ont été observée en début de nuit alors que 124 bruits de grondement et d'explosion ont été entendues durant les 24 dernières heures. Le taux d'émission de SO2 se maintient aux environs de 6000 t/j. PHIVOLCS.

27/12: données chiffrées disponibles du PHIVOLCS illustrées sous forme graphique ( du 14/12 au 27/12)

02/01/2010: les signes d'activité du volcan restent relativement élevés. Toutefois, cette phase de réveil, caractérisée par une séismicité relativement modérée, des émissions gazeuses élevées et une lueur rougeâtre continue au sommet sont des phénomènes généralement associés à un retour progressif à la normale (période de repos). Le système volcanique est encore sensé continuer à générer des séismes et à libérer une grande quantité de gaz étant donné que du magma frais réside toujours dans les conduits volcaniques et à proximité du sommet.  PHIVOLCS. Données chiffrées disponibles du PHIVOLCS illustrées sous forme graphique : 1. SO2 & Séismes (du 14/12/09 au 02/01/10); 2. Explosions & Éboulements (du 25/12/09 au 02/01/10).

Autres photos du Mayon et des activités d'évacuation des personnes menacées par l'éruption.

Photos publiées sur le site du journal "Le Soir"(photos AP, AFP et EPA.).

 

 

PITON de la FOURNAISE (île de la Réunion, France) -- 14/12 : une nouvelle éruption a débuté vers 18h30, localisée sur la face Sud du volcan où deux fissures éruptives y ont été identifiées, alors qu’au mois de novembre la faille était située côté Est. Une nouvelle fois, il s’agit d’une éruption au sommet du cratère Dolomieu. Selon les premiers témoignages des lueurs seraient visibles depuis Le Tremblet. Vers 20h30 une 3ème fissure s’est ouverte sur le flanc Est, toujours au niveau sommital du volcan. Clicanoo -- O.V.P.F.

Photo O.V.P.F.

Photos (webcam) O.V.P.F.

L’éruption sommitale qui avait débuté hier soir vers 18h45 (heure locale GMT+4) s’est terminée dans la nuit à 00h40 (GMT+4) après une diminution progressive de l’alimentation en magma à partir de minuit (heure locale). O.V.P.F.

 

GALERAS (Sud Colombie) -- 21/11: un évènement explosif s'est produit  le 20/11 à 20h37 HL et a été accompagné par des ondes sonores, qui ont pris la forme de mugissements, entendues depuis différentes zones autour du volcan. Depuis le village de San Cavetano sur la route menant au Galeras, cinq explosions ont été signalées mais aucune odeur de gaz soufré n'a été détectée. L'incandescence liée à l'éruption a été observée durant plusieurs minutes depuis plusieurs secteurs. Le Centre d'Information des Risques liés aux dispersions de Cendre dans l'atmosphère, le VAAC de Washington, a estimé l'altitude de la colonne éruptive à environ 10 km avec une dispersion préférentielle vers le nord où plusieurs villages ont été affectés par des retombées de cendre. A noter que le signal sismique associé à cet évènement explosif a été de moindre énergie que ceux liés à l'éruption du 30 septembre 2009 dernier. L'alerte rouge est bien sûr en vigueur. Depuis le début de l'année, c'est le huitième épisode explosif majeur du volcan. L'alerte rouge est bien sûr en vigueur. INGEOMINAS PASTO

Image thermique mise en ligne par l'INGEOMINAS de PASTO

Sismogrammes de l' "INGEOMINAS-PASTO" montrant de nombreux séismes VT associés à l'activité volcano-tectonique du Galeras

 

KLYUCHEVSKOY (Kamchatka, Russie) -- 15/11: une petite coulée de lave s'écoule sur les pentes S.E. du volcan après que le magma ait rempli son cratère sommital à raz bord. De plus, le volcan continue à éjecter des roches jusqu'à une hauteur de 200 mètres au-dessus de son cratère. Rianovosti

 

 

ETNA (Sicile Orientale, Italie) -- 08/11: une activité strombolienne s'est produite à partir de vendredi (06/11) soir au sommet de l'Etna au niveau de la fracture qui débute sur les basses pentes du flanc SE du cône SE (lieu où se sont produites les activités les plus récentes). Selon l'INGV-CT, l'activité se poursuivait en date du 10/11. Plus d'infos (communiqués de mise à jour) sur le site INGV-CT

 

PITON de la FOURNAISE (île de la Réunion, France) -- 05/11 : le volcan est entré en éruption peu avant 21h30 après qu'un séisme de magnitude 3 ait secoué la zone du volcan à 6h04. Une coulée s’échappe sur le flanc extérieur est sud-est du cratère Dolomieu.  Des fontaines de laves sont visibles depuis Piton Sainte-Rose. Clicanoo; le quotidien de l'île.

06/11: Le survol de reconnaissance effectué à 6h45 (GMT +4) avec les moyens héliportés de la Gendarmerie Nationale a permis de confirmer que deux fractures se sont ouvertes dans le flanc sud, sud est et est du cratère sommital Dolomieu. Chacune des fissures a laissé échapper une coulée de lave atteignant l’altitude de environ 1970 mètres. Observatoire volcanologique du Piton de la Fournaise

07/11: l’épisode éruptif de jeudi soir aura duré moins d’une nuit. Le Piton de la Fournaise s’est tu, mais pas rendormi. L’absence de dégonflement du sommet du volcan laisse envisager une suite à cette éruption éclair.

Andrea Di Muro, responsable de l’observatoire volcanologique, explique : “Nous avons eu cette crise sismique de la nuit du 18 au 19 octobre au cours de la laquelle du magma est monté jusqu’à 500 mètres sous le sommet. Nous pensons que cette éruption a simplement vidé la tuyauterie”. En réalité, le volcan est toujours sous pression, l’éruption n’ayant mis en jeu que des laves stockées très superficiellement - comme le montre le faible volume émis - sans puiser dans le réservoir localisé au niveau de la mer. Un survol effectué hier matin par l’observatoire avec la gendarmerie a permis de constater que la coulée est descendue du bord est du cratère Dolomieu (2 530 m environ) jusqu’au sentier de secours qui ceinture le cône terminal du volcan, à 1 970 m d’altitude environ. Observatoire volcanologique du Piton de la Fournaise.

 

MAYON (île de Luzon, Philippines) -- 29/10: le PHIVOLCS a signalé une explosion mineure de cendre le 28 octobre à 5h32 HL. Celle-ci a produit un panache de cendre brunâtre qui s'est élevé à 600 m. au-dessus du cratère et a ensuite migré vers le N.E.. Durant les dernières 24 heures, le réseau sismique a enregistré 13 secousses d'origine volcanique. L'émission de vapeur  d'eau a été modérée alors qu'une émission de 250 t/j de SO2  a été mesurée le 27/10. Une lueur rougeâtre apparaît régulièrement au-dessus du cratère et peut être observée lorsque la visibilité est suffisante. Le niveau d'alerte reste au niveau 2 sur une échelle de 5.

11/11: à 01h58 HL, une explosion de cendre s'est produite au sommet du Mayon. Cet évènement a été enregistré par le réseau sismique sous la forme d'un signal de type explosif qui a duré 3 minutes. L'explosion a été accompagnée par des grondements. Des fragments de roche incandescents ont été observés sur les pentes supérieures à partir de plusieurs villages alentours. Durant les dernières 24 heures, le réseau sismique a enregistré 20 secousses d'origine volcanique. PHIVOLCS

 

NEVADO del HUILA (Colombie) -- 21/10 : le 16 octobre dernier, sur la base d'images webcam, un panache de cendre s'est élevé du cratère jusqu'à une hauteur de 1 km. Des retombées de cendre et des odeurs soufrées ont été signalées dans plusieurs  zones environnantes. En parallèle, la sismicité a augmenté amenant le niveau d'alerte à passer du niveau I au niveau II (orange; éruption possible endéans quelques jours ou semaines). INGEOMINAS - INGEOMINAS Popayan.

Photo du sommet du Huila prise le 23 octobre par un membre de l'Observatoire de Popayan

Le survol du volcan du 23/10 dernier a permis de voir que l'édifice était complètement couvert de cendre et que deux centres principaux d'émission de gaz et de cendre étaient localisés dans la partie supérieure du Pic Central. Une extrusion de nouveaux matériaux magmatiques a également été mise en évidence au nord du dôme qui s'est mis en place en novembre 2008. Les images issues de la webcam durant la semaine ont révélé un dégazage intense du système caractérisé par des émissions pulsantes de cendre. L'agence VAAC (Centre international des menaces liées aux cendres volcaniques) a diffusé 8 rapports d'avertissement sur base d'images satellitaires qui montrent des colonnes de cendre atteignant parfois 5000 mètres au-dessus du sommet du volcan. Selon les données du capteur OMI embarqué sur le satellite AURA de la NASA, le volcan aurait libéré 7793 tonnes/jour de SO2 le lundi 26 octobre dernier.

12/11: les survols effectués les 4,6 et 10/11 ont révélé que le dôme de lave continue de croître à un taux élevé et continu. Le volume estimé du nouveau dôme de lave est de près de 25 millions de m3. De petits effondrements se sont produits dans la partie ouest du dôme. INGEOMINAS Popayan

 

REVENTADOR (Equateur) -- 21/10 : l'I.G. a signalé que les observations de terrain effectuées les 16 et 17 octobre derniers ont confirmé la présence d'une coulée de lave sur le flanc sud de l'édifice. Des émissions de gaz et de vapeur d'eau ont également été notées sur le dôme de lave en croissance. Des anomalies thermiques satellitaires ont été détectées sur le cratère les 6, 11 et 14 octobre derniers. Le 14 octobre, la sismicité a augmenté et une séquence de tremor harmonique a été identifiée. Au même moment, plusieurs personnes résidant dans la zone ont signalé des grondements et observé une faible incandescence issue du cratère. Au cours d'un survol effectué le 16 octobre, les scientifiques ont aperçu le dôme de lave et une coulée de lave sur le flanc nord. Des gaz bleutés (SO2) étaient émis. Selon les images thermiques, les zones incandescentes du cratère exhibaient une température de 300°c. Par ailleurs, des blocs incandescents ont été éjectés du cratère.  I.G. (rapports récents relatifs à cette activité éruptive).

 

Mont GARET (Ile de Gaua; archipel Banks; Vanuatu) - 21/10 : le 13 octobre dernier, l'Observatoire des Menaces Naturelles du Vanuatu ("Vanuatu Geohazards Observatory") a confirmé que le Mont Garet est entré en éruption sur base de levés de terrain effectués par des scientifiques du 3 au 7 octobre. Les enregistrements sismiques ont révélé l'existence de multiples explosions et un flux de SO2 de 3000 m3 a été mesuré le 3 octobre. L'alerte a été relevée au niveau 2 sur une échelle de 5.

Un dense panache éruptif s'élève du Mt Garet

Mont GARET (Ile de Gaua; archipel Banks; Vanuatu) - 0512: l'Observatoire des Risques Géologiques du Vanuatu a signalé qu'une importante explosion s'est produite le 18 novembre dernier au Mont Garet. Elle a libéré des denses panaches de cendre. La séismicité a augmenté le 25/10 et est demeurée significativement élevée jusqu'au 24/11. Selon d'autres informations, une autre explosion aurait eu lieu le 26/11 qui aurait forcé l'évacuation de 300 personnes suite à des chutes de cendre. L'alerte a été rehaussée au niveau 4 sur une échelle de 5. Photos prises de l'aérodrôme de Gaua.

 

SOUFRIERE HILLS (île de Montserrat, Petites Antilles) -- 05/10 : deux bouches ont émis vigoureusement de la cendre le 5 octobre dernier à 10h35 HL durant 20 minutes et à 13h25 HL pendant 10 minutes. Une phase de tremor a accompagné cette activité. Un pilote a signalé que le premier évent a expulsé un panache de cendre culminant à plus de 3500 m. d'altitude alors que le second a atteint entre 3000 et 4500 m. d'altitude. Le panache de cendre a migré vers l'O.N.O. et a été confiné principalement dans la partie inhabitée du Sud de l'île. L'activité du volcan a augmenté durant la nuit et aux environs de 21h00 HL du 04/10 une série de séismes volcano-tectoniques est apparue précédant une émission de cendre à 22h00 HL accompagnée par une phase de tremor. Hormis cette faible activité sismique, il n'y a pas eu de signaux précurseurs associés à ces deux évènements, démontrant ainsi que l'activité se produit fréquemment sans avertissement. Les scientifiques du M.V.O. ont signalé que les explosions les plus puissantes pouvaient être associées à des coulées pyroclastiques. D'autres évènements similaires sont probables dans les jours à venir. Pour rappel, Soufrière Hills s'est réveillé en 1995 et a tué 19 personnes en 1997, ensevelissant une grande partie de l'île (au Sud) et poussant 12.000 résidents à l'exil.

09/10: une recrudescence d'activité a eu lieu résultant en de nouvelles retombées de cendre et présence de signaux (essentiellement sismiques) témoignant de la survenue d'éboulement rocheux et de coulées pyroclastiques. D'après les observations, les chutes de roches se sont produites sur le versant sud du dôme de lave et ont emprunté la vallée de la Rivière Blanche. De faibles retombées de cendre ont été signalées dans plusieurs villages. 

12/10: l'activité se maintient à un niveau élevé avec croissance du dôme de lave sur le côté sud du volcan produisant régulièrement des coulées pyroclastiques de petite à moyenne taille. Le 11/10 vers 11h00, des coulées pyroclastiques ont commencé à dévaler dans le goulet de Tyers et l'une d'entre elles a parcouru ~ 2 km depuis le dôme. M.V.O.

25/11: à partir de 12h50, des coulées pyroclastiques ont dévalé durant deux heures, quasi continuellement, la vallée Gages et le Goulet du Printemps, en atteignant une longueur maximale d'environ 3 km. Un certain nombre de coulées pyroclastiques sont également descendues par le Goulet de Tuitt au nord-est. Cet épisode éruptif reflète probablement l'effondrement d'une petite portion du dôme de lave. Postérieurement, des coulées pyroclastiques plus vigoureuses ont dévalé les vallées Gages et Tuitt de manière sporadique après l'événement principal. M.V.O.

12/12: l'activité de Soufrière Hills s'est encore intensifiée. Le 10/12 à 6h40 HL, une vaste coulée pyroclastique a déferlé dans le vallon Tyers Ghaut et a atteint l'extrémité ouest du village de Lees sur la rivière Dyers, à environ 3,5 km du dôme de lave. Cet évènement a forcé le M.V.O. a élevé l'alerte du niveau 3 au niveau 4. Une des implications est l'éventualité d'écoulement de nuées pyroclastiques majeures dans la vallée de la rivière Belham suite à l'effondrement partiel du dôme de lave impliquant potentiellement plusieurs millions de m3 de matériaux. Depuis le 24/11, l'augmentation de l'activité éruptive a été associée à la croissance du dôme de lave sommital qui s'est concentrée sur la face nord aboutissant à une excroissance d'un lobe large de 100 m en direction du nord impliquant de nouveaux matériaux mobilisables en coulées pyroclastiques. Durant le semaine du 4/12 au 11/12, des nuées ardentes, de plus en plus longues, ont dévalé par le vallon Tyers. M.V.O.

 

CLEVELAND (Alaska, USA) - 04/10: ce volcan, situé à ~1500 km d'Anchorage dans une région inhabitée, a expulsé un panache de cendre jusqu'à plus de 6000 m vendredi dernier (02/10) en fin de journée. Ce nuage a dérivé sur 600 km vers le nord-est et s'est dispersé  au-dessus de la mer de Béring. Le code d'alerte du A.V.O. est immédiatement passé à l'orange. La dernière éruption significative du volcan a eu lieu en février 2001 en générant une colonne de cendre jusqu'à plus de 10 km d'altitude et en émettant peut-être (d'après les données satellitaires) une coulée de lave qui a aurait atteint l'océan. A noter que de faibles émissions de cendre avaient déjà été aperçues en juin dernier.

 

DIENG (Java; Indonésie) -- 26/09:  le CVGHM a signalé qu'un bruit de tonnerre émanant du Dieng avait été entendu jusqu'à une distance de 2 km. Le lendemain, c'est une éruption phréatique dans un cratère de boue indéterminé qui a éjecté de la boue jusqu'à 140 m. Les dépôts étaient épais de 10 cm à proximité de la cuvette.

 

Volcans de la péninsule du Kamchatka (Russie) - 24/09: les volcans KARYMSKY, KLIUCHEVSKOI, SHIVELUCH sont particulièrement actifs depuis quelques mois déjà. En ce moment, des anomalies thermiques détectées par les capteurs infrarouges (ASTER, MODIS) satellitaires sont encore présentes dans le cratère des deux derniers volcans. G.V.P. pour lire des informations plus détaillées el le KVERT pour voir des photos récentes.

 

MAYON (île Luzon, Philippines) - 15/09: à 5h07, trois explosions de cendre mineures ont eu lieu au cratère sommital du Mayon. Ces évènements ont duré environ 3 minutes. Les explosions ont produit une colonne de cendre brunâtre qui a atteint une hauteur maximale de 700 m. au-dessus du cratère avant de se déplacer vers le Sud-Ouest. Durant les dernières 24 heures, le réseau sismique a enregistré 11 séismes d'origine volcanique. Les émissions de SO2 sont passées de 818 t/j (12/09) à 50 t/j (14/09). Par ailleurs, un faible rougeoiement dans le cratère a été observé la nuit dernière. PHIVOLCS

 

SAN CRISTOBAL (Nicaragua) - 07/09 : le volcan San Cristobal, situé au N.O. du pays, a produit une série d'explosions éjectant des gaz et une pluie de cendre sur le villes environnantes hier dimanche 06/09. Aucun blessé ou dégât n'a été signalé. Aucun blessé ou dégât n'a été signalé. Les media locaux ont rapporté qu'un panache éruptif géant a été observé à 20h15 GMT (15h15 HL) et que 7 plus petites explosions se sont produites au cours des deux heures suivantes.

 

TALANG (Sumatra, Indonésie) - 20/08 : le 17 août dernier, le CVGHM a rehaussé le niveau d'alerte de 2 à 3 (sur une échelle de 1 à 4) suite à l'augmentation de la séismicité au cours des deux derniers jours. Le brouillard a empêché les observations visuelles. Les visiteurs et touristes ont été avisés de ne pas entrer dans la zone des 3 km autour du sommet. Le Talang est petit un volcan régulièrement actif qui se trouve à l'intersection de plusieurs failles régionales et est fréquemment l'objet d'éruptions phréatiques à phréatomagmatiques. G.V.P.

 

REVENTADOR (Equateur) - 20/08: l'Institut Géophysique d'Equateur a signalé qu'une séquence sismique volcanique ("tremor") avait été sporadiquement détectée durant la période allant du 21 juillet au 3 août dernier. Le 4 août, la sismicité a augmenté et est devenue plus intense en saturant à plusieurs reprises les stations sismiques. Des anomalies thermiques ont été détectées sur l'imagerie satellitaire les 1 et 2 août et se sont intensifiées les 4, 5 et 10 août. Le 6 août, un panache de vapeur s'est élevé à 1,2 km au-dessus du cratère et s'est déplacé vers l'ouest. Des blocs incandescents ont été éjectés du cratère et sont retombés sur les flancs. Les images thermiques prises d'un endroit situé à 7 km à l'est du Reventador ont révélé une zone linéaire de plus hautes températures, confirmant la présence d'une nouvelle coulée de lave sur le flanc sud. De l'incandescence dans le cratère a été observée le 9 août. Le 15 août dernier, le VAAC de Washington a signalé la présence d'un panache de cendre qui a atteint une altitude de 3,6 km asl et s'est déplacé vers le NO. G.V.P.

 

KRAKATAU (détroit de la Sonde; Indonésie) - 17/06: une équipe de "LAVE-Belgique" est de retour au pays après un circuit d'une dizaine de jours sur les volcans de Java et Lombok. Voici en primeur les premières photos prises par © Thierry Sluys.

Puissante activité strombolienne au cône Anak Krakatau vue de l'île de Rakata.

Puissantes explosions de l'Anak Krakatau photographiées de la bordure de l'ancien cratère par Thierry et Annick Dockx


RINJANI (île de Lombok)

Coulée de lave issue d'une bouche perçant à mi-pente le cône Barujari du Rinjani

Coulée de lave "aa" et activité strombolienne au cône Barujari du Rinjani.

Voir aussi ci-dessous les clichés de l'activité du Barujari réalisés par  Thierry Dockx


KAWAH IJEN (Est Java)

Les fameuses flammes bleutées issues de la combustion du soufre de la spectaculaire solfatare du cratère ("kawah") de l'Ijen.

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RINJANI (île de Lombok; Indonésie) - 31/05: le cône Barujari, édifié au fond de la caldera sommitale du Rinjani occupée par un lac, connaît actuellement une activité strombolienne depuis le 3 mai dernier. Thierry Dockx, voyageant actuellement en Indonésie, vient d'envoyer des clichés de cette activité, semble-t-il, d'assez faible intensité ! Selon ces photos, il semble que l'activité strombolienne ait lieu à partir d'une petite bouche située sur le flanc nord du cône Barujari et qu'une coulée de lave issue de cette bouche excentrée, subdivisée en plusieurs lobes à environ mi-pente du cône, ait atteint le lac de cratère à plusieurs endroits. Voir aussi infos supplémentaires relatives au début de l'activité éruptive.

Vues d'ensemble du cône Barujari à partir d'un endroit de la caldera situé grosso modo à l'ouest du cône.

 

Karbahi - Manda Hararo (Afar, Ethiopie)  - 02/07: il semble qu'une éruption effusive se soit produite à partir du 28 juin dernier. Cette éruption a donné lieu à une vaste anomalie thermique ( 40.8E, 12.2N) détectée par le capteur infrarouge du programme MODIS à partir du 28 juin jusqu'au 30 juin au minimum. Des analyses préliminaires basées sur les émissions du SO2 suggèrent que c'est une éruption plus importante que celle du Manda Hararo en août 2007 mais d'intensité moindre que celle du Dalafilla en novembre 2008.. Aucun rapport basé sur des observations au sol n'a encore été diffusé. Source: Charles Holliday (AFWA) and Simon Carn (MTU),

 

Superbe image du Sarychev Peak sur l'île Matua (archipel des Kouriles) réalisée le 12 juin dernier à partir de la station spatiale internationale. Cette photo montre clairement l'énorme panache de cendre et de gaz (hauteur de ~14 km) mais aussi l'effet de l'onde de choc se dispersant dans l'atmosphère sous forme d'une trouée circulaire dans la couche nuageuse. Cette photo est exceptionnelle pour les chercheurs en volcanologie car elle a été prise au stade initial de l'éruption. L'ascension vigoureuse du panache confère à la masse de vapeur d'eau l'apparence d'une bulle. Le nuage blanc de forme régulière surmontant le panache éruptif est probablement du à la condensation d'eau provoquée par l'ascension rapide et le refroidissement de la masse d'air située au-dessus de la colonne de cendre. En bas du cliché, on aperçoit un panache gris clair dévalant le cône qui correspond sans doute à une coulée pyroclastique (mélange de gaz et de cendre chauds). Les vols commerciaux ont été déroutés de la région afin de minimiser le danger des pannes moteur dues à l'ingestion de cendre. Ce volcan est l'un des plus actifs des îles Kouriles au NE du Japon et sa dernière éruption explosive date de 1989. L'I.S.S. se déplace à une vitesse de 27.700 km/h (7,7 km/s) sur une orbite située en moyenne à 350 km au-dessus de la surface terrestre.

NASA Earth Observatory

 

GALERAS (Sud Colombie) - 08/06: le volcan colombien Galeras, situé dans le sud du pays à la frontière avec l'Equateur, dans le département de Narino, est entré en éruption dimanche à 07H18 (12h18 GMT), a annoncé l'Institut Géologique Minier (INGEOMINAS). En raison d'événements à "caractère explosif", le niveau d'alerte est passé à rouge, ce qui signifie une "éruption immininente ou en cours", précise INGEOMINAS dans un communiqué. Il s'agit de la cinquième éruption du Galeras enregistrée en moins d'un an et demi. La dernière datait de la fin avril mais était resté sans conséquences pour les quelque 7.000 habitants de la zone, qui sont prêts à appliquer le plan d'évacuation prévu par les autorités.

L'évènement éruptif a eu lieu à 7h18 et a été accompagné par des ondes sonores audibles par les populations résidant à proximité du volcan. A la huitième seconde du démarrage de l'éruption, une secousse a été enregistrée  en rapport avec les processus de fracturation de matériaux au sein de l'édifice volcanique qui a été ressentie par les gens de plusieurs villages de la zone d'influence. Ce séisme a été localisé à environ 3 km au S.O. du cratère du Galeras et approximativement à 2 km de profondeur sous le sommet avec une magnitude locale de 4 sur l'échelle de Richter. INGEOMINAS PASTO.

09/06: un évènement éruptif caractérisé par deux phases explosives s'est produit le lundi 08/06 à 06h38 et à 06h43. Des sons issus de l'éruptions ont été entendus à quelques 45 km au SO du Galeras, à proximité du volcan Azufral. Comme pour l'éruption dominicale, le démarrage de l'éruption a été accompagné à un évènement sismique associé à un mécanisme de fracturation de matériau au sein de l'édifice volcanique. Cette secousse, de magnitude de 3,9 sur l'échelle de Richter, s'est produite à environ 1 km à l'est du cratère et à près de 2 km de profondeur. De la cendre est retombée sur plusieurs centres habités et dans une frange étroite jusqu'à 180 km du sommet du Galeras. Selon les données du VAAC de Washington, la cendre fine aurait atteint une hauteur comprise entre 9 et 10 km au-dessus du cratère. INGEOMINAS PASTO.

 

KARANGETANG/ API SIAU (Nord Sulawesi, Indonésie) - 02/06 : plus de trois cents villageois ont été évacués après que le volcan de l'île Siau soit entré en éruption. Un nouveau cratère latéral s'est formé il y a quelques jours et a commencé à expulser de la cendre noire à plus de deux kilomètres de hauteur. Dr Surono, Directeur de l'Agence Indonésienne de Volcanologie, a recommandé d'évacuer toutes les personnes résidant dans un rayon de 3 km autour du cratère. Une explosion pyroclastique latérale est la menace principale sur ce type de volcan. La dernière éruption majeure a eu lieu en 1992 et a tué au moins 6 personnes. L'état d'alerte du Karangetang est à son niveau maximum (4/4). Le 24 mai dernier, un pilote avait signalé au VAAC de Darwin la présence d'un nuage de cendre qui a atteint une altitude de 3,7 km et s'est déplacé jusqu'à 75 km vers le sud. Lien pour ceux/celles qui comprennent la langue indonésienne ou qui possèdent une application de traduction ! On y apprend notamment qu'une coulée de cendre et de gaz brune grise (probablement une coulée pyroclastique), issue du cratère sommital, a parcouru 2250 m. dans la vallée du Times, entaillant le flanc sud du volcan, au cours de la matinée du 31 mai dernier.

 

SLAMET (Java, Indonésie) - 28/5 : le 26 mai dernier, le CVGHM a signalé que la séismicité continuait à augmenter depuis le 21 avril dernier et restait élevée. Le pic d'activité sismique a été observé le 17 mai dernier. Des nuages blancs-bruns se sont élevés jusqu'à 800 m. au-dessus du cratère et un phénomène d'inflation (gonflement du volcan) a été détecté. Des retombées de cendre ont été signalées dans des zones éloignées de 5 à 9 km du cratère. La température de l'eau a augmenté à différents endroits sur les versants de l'édifice. Les 12 et 21-23 mai, des fontaines de lave ont atteint une hauteur de 100-400 m. au-dessus du cratère. Des nuages blancs-gris se sont élevés à 150 m. au-dessus du sommet et des matériaux incandescents se sont déversés sur le flanc ouest. Le 22 mai, des chutes de cendre ont été signalées dans le village de Sawangan, 5 km à l'ouest du volcan. Le 23 mai, un panache de cendre a atteint une hauteur de 1 km au-dessus du cratère et de la cendre est retombée sur le versant nord. L'alerte est maintenue au niveau 3 sur une échelle de 4.

 

REVENTADOR (Equateur) - 26/05: sur la base d'observations de pilote, le VAAC de Washington a signalé la présence diffuse d'un panache de cendre qui s'est élevé le 26 mai dernier à une altitude de 6.4 km asl. et qui s'est déplacé vers le S.O.. Des anomalies thermiques ont été observées par intermittence sur l'imagerie satellitaire. Des nuages gazeux, contenant peut-être aussi des gaz, ont été détectés un jour plus tard.

 

KRAKATAU (Détroit de la Sonde; Indonésie) - 07/05 : le CVGHM a signalé que le nombre d'éruptions de l'Anak Krakatau a significativement augmenté de la fin mars jusqu'au 5 mai. Les observations directes du cratère effectuées les 24, 25 et 29 avril ont révélé que l'éruption provenait d'un cratère percé sur le versant ouest. Les nuages de cendre ont généralement migré vers l'est et ont causé des chutes de cendre dans un rayon de 5 km autour du cratère. Le 5 mai, les panaches éruptifs se sont élevés à ~500 m. au-dessus du cratère. Le 6 mai, l'état d'alerte a été élevé au niveau 3/4.

Anak Krakatau observé le 26 août 2008 par Thierry Sluys

 

RINJANI (île de Lombok; Indonésie) - 03/05: selon Heriyadi Rachma du bureau provincial des ressources minérales et minières, deux petites éruptions se sont produites samedi après-midi au Mt Baru Jari, ce qui a immédiatement forcé les autorités locales à décréter l'état d'alerte et à interdire l'ascension du volcan. Il a déclaré que l'activité avait débuté jeudi passé lorsque quatre secousses ont été enregistrées dans la région. Arief Toengkagie, directeur du Parc National du Mont Rinjani, a déclaré la fermeture du Parc National aux touristes.Selon le directeur du V.S.I., le nuage de cendre aurait atteint 8 km d'altitude.La dernière éruption remonte à septembre 2004. The Jakarta Post

 

 Le cône Barujari vu du sommet du Rinjani -- Cône Barujari en éruption (juin 1994); photos © Thierry DOCKX

Selon le bulletin hebdomadaire du G.V.P., l'éruption du 2 mai, accompagnée par un grondement, a produit un dense nuage éruptif brun qui s'est élevé à 1 km au-dessus du cône Barujari. Le 4 mai, une éruption de cendre a généré un panache blanc/ brun qui a atteint une hauteur de 500-700 m. au-dessus du cône et s'est ensuite déplacé vers le N. Le brouillard a souvent empêché l'observation du volcan. Le niveau d'alerte a été élevé à 2 (sur une échelle de 4 niveaux). Selon certains articles, de la cendre est retombée sur le village de Senaru.

 

SLAMET (Java, Indonésie) - 26/4 : le volcan a commencé à expulser des nuages noirâtres puis des matériaux incandescents le 23/04 en fin de journée. Les projectiles ont atteint une hauteur de 600 m. au-dessus du cratère. Une grande quantité de séismes d'origine volcanique ont également été enregistrés depuis le 21 avril dernier; date à laquelle 209 évènements sismiques ont été enregistrés, contre 40-90 habituellement. Une cinquantaine d'explosions rougeoyantes ont été observées durant la nuit du 24/04 au 25/04. Le 26/04, le volcan a éjecté des matériaux jusqu'à 900 m. de hauteur au-dessus du cratère et a été secoué par des centaines de séismes qui ont duré de 20 à 95 secondes. Le poste de surveillance visuelle volcanologique de Gambuhan est en état d'alerte depuis le 20 avril et est chargé d'observer l'activité de ce volcan haut de 3428 m. L'éruption a pour origine la partie ouest du cratère. (news indahnesian.com).

 

GALERAS (Sud Colombie) - 24/04 : l'éruption a débuté à 19h32 HL et été caractérisée par une séquence d'explosions continues jusqu'à 20h09 HL.  La première éruption a été la plus puissante et accompagnée d'une onde de choc alors que la seconde a été la plus longue. Les deux évènements ont été visibles depuis Pasto, clairement l'incandescence mais aussi l'éjection de blocs vers le nord lors de la première explosion. Des chutes de cendre ont été signalées dans plusieurs communautés, jusqu'à 20 km du cratère. Le VAAC de Washington a émis un bulletin d'alerte d'émission de cendre jusqu'à 6 km au-dessus du sommet du Galeras. Des projectiles balistiques ont été localisés jusqu'à 2-3 km du cratère. C'est la quatrième éruption significative depuis le début de l'année (15/02; 21/02; 13/03). INGEOMINAS Pasto

Image webcam de l'INGEOMINAS Pasto

15/05 : le 6 mai dernier, l' INGEOMINAS a signalé des panaches éruptifs qui ont atteint une altitude de 5,8 km asl et se sont ensuite déplacés vers le NE. Un survol a révélé la présence d'incandescence dans une bouche , large d'une centaine de mètres, percée dans le cratère principal. L'anomalie thermique correspond à une température de 500°c.  et des panaches blancs sont exhalés de multiples points à l'intérieur et à l'extérieur du cratère. Le 9 mai, une secousse volcano-tectonique de magnitude 2,2 s'est produite à 10 km de profondeur à 6 km au NE du cratère principal. Le 11 mai, la sismicité a augmenté. Des séismes hybrides (volcano-tectoniques) et un "tremor" (vibration volcanique) ont été détectés à cette occasion. Cette sismicité accrue associée à la présence d'incandescence dans le cratère, ainsi que de faibles émissions de SO2, suggèrent que le volcan pourrait être en voie de surpression. L'alerte a été remontée au niveau II (éruption probable dans un délai de quelques jours ou semaines). A partir du 12 mai au matin, le nombre et l'intensité des secousses d'origine volcanique ont diminué. La mesure d'émission de SO2, gaz typiquement d'origine magmatique, réalisée le 12 mai a fourni une valeur de 75 T/J, une des valeurs les plus basses enregistrée depuis le début de l'année. Selon l'INGEOMINAS, la diminution de la sismicité associée à des faibles valeurs d'émission en SO2, pourraient révéler une phase de refroidissement et de solidification du matériau volcanique, ce qui peut faciliter des conditions de surpression nécessaires à la production d'un évènement éruptif.

 

FERNANDINA (îles Galapagos, Equateur) - 12/04: le volcan "La Cumbre" est entré en éruption en émettant de la lave et des gaz après 4 ans d'inactivité, ont indiqué les responsables du Parc national des Galapagos. Ils précisent dans leur communiqué que l'éruption ne met pas en danger les habitants de l'île voisine d'Isabela.

Selon les données satellitaires revues par l'Institut Géophysique de l'Ecole Polytechnique Nationale, le volcan Fernandina est entré en éruption dans la nuit du samedi 11/04 au dimanche 12/04. Fernandina est le volcan le plus occidental des volcans de l'archipel des Galapagos et culmine à 1476 m. au-dessus du niveau de la mer (asl). Le lieu habité le plus proche du volcan, Pto Villamil, se situe à ~90 km au NO du volcan.  Selon les informations issues de l'analyse des images satellitaires, l'éruption aurait débuté entre 22h00 (HL) du 11/04 et 00h30 (HL) du 12/04. Par contre, la station sismique de Pto Ayora n'a pas enregistré d'activité sismique en relation avec cet évènement éruptif.  L'image satellite du VAAC de 08h58 du 12/04 montre la présence d'une colonne éruptive, dont la teneur en cendre est probablement faible, s'étendant sur plus de 300 km vers l'ouest du volcan. Plusieurs points chauds sont également visibles sur l'image "MODIS". Ils sont probablement associés à des lieux d'émission de coulées de lave. Une mission est actuellement à pied d'oeuvre sur le terrain pour tenter d'évaluer l'impact de l'éruption sur la faune et la flore de l'île; source : I.G..

La dernière éruption a eu lieu en 2005 en produisant des coulées de lave, issues d'une fissure éruptive circulaire sur le flanc S.O. du volcan, qui n'atteignirent cependant pas la mer. Aucun dégât significatif sur l'environnement fragile de l'île ne fût noté à cette occasion.

Image satellitaire "MODIS" montrant la dispersion de la colonne éruptive sur plus de 300 km vers l'ouest (© I.G.)

Séquence vidéo réalisée d'avion.

Photo publiée par le Parc naturel des Galapagos montrant de la lave qui s'écoule du volcan La Cumbre, le 12 avril 2009

L'éruption s'est déclenchée à quelque 500 mètres du cratère du volcan, sur son flanc sud-ouest, et a formé une coulée de lave de 200 mètres de large et dix km de longueur qui peut atteindre les 15 mètres de hauteur, sans cependant présenter de danger pour Isabela, l'île peuplée la plus proche. AFP

 

LLAIMA (Sud Chili) - 04/04: le volcan est entré une nouvelle fois en éruption samedi. La lave qui s'échappait du cratère a obligé les autorités à procéder à l'évacuation de 17 personnes, dont des touristes. Il y a des régulièrement des explosions qui projettent des matériaux à ~600 mètres au-dessus du cratère. les retombées de cendre sont visibles et une coulée de lave longue de plus d'un km a été observée. REUTERS.

Le samedi 04/04 jusqu'à ~6h du matin s'est poursuivie une activité éruptive de type strombolien modérée, caractérisée par des explosions toutes les 1-3 secondes au niveau des deux cônes pyroclastiques joints situés dans le cratère principal. Les matériaux pyroclastiques ont atteint une hauteur de ~700 mètres au-dessus du cratère. Depuis le début de cette phase éruptive, la lave s'est écoulée sur le flanc ouest, parcourant un trajet similaire à celui des coulées émises lors des éruptions précédentes d ece cycle éruptif. Voir aussi le site web du "SERNAGEOMIN" pour plus de détails. Voir le site web du "SERNAGEOMIN" pour plus de détails.


Photos récentes du volcan LLaima (février 2009; T. Dockx)



Vidéo BBC

 

 

REDOUBT (Alaska, USA) -- 22-23/03: le volcan, situé eu S.O. de l'Alaska à ~170 km au S.O. d'Anchorage, est entré en éruption le 22/03 vers 22h38 HL. Le volcan a produit une série de 6 éruptions explosives qui ont duré chacune une trentaine de minutes. La dernière a eu lieu le 23/03 à 19h41 HL et a duré ~17 minutes.  Les analyses des images RADAR de l'A.V.O. suggèrent que ces évènements ont généré des nuages de cendre qui ont atteint une altitude de 18 km asl; le plus gros de la cendre a atteint ~9000 m. asl. Le réveil sismique du Redoubt est caractérisé par un "tremor" volcanique élevé. La couleur du code d'alerte pour l'aviation civile (diffusé par le NOAA) est au rouge et le code du niveau d'alerte a été porté du jaune à l'orange.  Depuis la dernière éruption du 23/03 à 05h00, les données radar n'ont plus signalé la présence de cendre, ce qui signifie que si il y a émission de cendre, elle est présente au-dessous de ~4000 m. asl et/ou est trop fine pour être détectée par le radar. Pour le moment, le temps médiocre dans la zone du volcan empêche de réaliser des observations visuelles. Hier soir (23/03), des éruptions explosives ont causé la fonte du glacier Drift, ce qui a considérablement augmenté le débit de la rivière Drift. Par ailleurs, les explosions ont détruit une station sismique près du sommet et ont causé l'interruption de la télétransmission des données récoltées dans un abri du l'A.V.O..

Jusqu'à présent, 19 vols commerciaux ont été annulés suite à l'éruption et les autorités de l'aviation civile prévoient d'autres perturbations du trafic aérien dans les prochaines heures/jours.

Les éruptions ont été précédées par environ 60 heures de séismicité élevée sous la forme de faibles secousses sous le volcan (épisode de tremor). L'augmentation de la séismicité reflète vraisemblablement la remontée du magma vers la surface. Avant ce WE du 22/02, le Redoubt avait montré des signes de réveil depuis fin 2008 qui se sont accrus depuis fin janvier 2009. Les six explosions du 22-23/03 dernier ont été les évènements éruptifs les plus significatifs de cette période de réveil.


27/03: le volcan est à nouveau entré en éruption le 26/03 à 09h23 HL (17h24 GMT). Le NOAA signale que le nuage éruptif a atteint une altitude d'au moins ~20 km asl et les rapports de pilotes indiquent une hauteur de  ~18km. Cet évènement paroxysmal a été suivi par des éruptions mineures qui ont généré des panaches ayant atteint une hauteur de 6 km. Selon l'instrumentation mise en place, l'éruption a également produit une coulée de boue (lahar) qui a emprunté le lit de la rivière drift.


27/03: une troisième puissante éruption a eu lieu à 08h40 HL (16h40 GMT). Sur base des données RADAR, le NOAA signale que le panache éruptif a atteint une altitude d'environ 15 km asl.

28/03: à 19h23 HL (03h23 GMT), une nouvelle éruption, accompagnée d'une émission de cendre jusqu'à ~14 km d'altitude asl., a eu lieu.

05/04: le volcan du Mont Redoubt en Alaska a connu une forte éruption à 5h58 HL (13h58 GMT), après une semaine de calme, a indiqué l'observatoire des volcans de l'Alaska. Les cendres se sont élevées jusqu'à 15.000 mètres, d'après ce qu'ont détecté les radars des services de la Météo nationale. L'éruption est une des plus fortes observées depuis le réveil du volcan le 22 mars. Des cendres sont retombées sur des villages dans la trajectoire du vent (orienté sud-ouest) dans la péninsule de Kenai. L'explosion a causé une coulée de boue, de neige fondue, de roches brûlantes, de cendre volcanique et d'autres débris dans la vallée de Drift River, où était prévu le transfert de millions de litres de pétrole. Un double réservoir de 23,8 millions de litres proche du volcan est protégé par une digue qui a tenu bon jusqu'ici, d'après Rod Flicken, vice-président de la société Cook Inlet Pipeline. A.V.O.


L'éruption du volcan Redoubt, qui a débuté le 22 mars à 22h38 HL, se poursuit. Jusqu'à présent (au 27/03), l'éruption a été caractérisée par de puissantes explosions de cendre qui ont généré des panaches éruptifs atteignant une altitude de 9 à 18 km asl. En tout, l'A.V.O. a observé 11 évènements explosifs majeurs au cours de la semaine du 22 au 27 mars. Les explosions les plus importantes ont été associées à des lahars dans la vallée de la rivière Drift ainsi qu'à des chutes de cendre mineures dans la région du volcan et dans des zones localisées à travers l'Alaska centro-méridional.  A.V.O.

La spectaculaire colonne éruptive du Redoubt photographiée des environs de Homer, à plus de 100 km du volcan, le 27 mars à 19h25. Photo par Dennis Anderson -- Eclairs dans la colonne éruptive du Mt Redoubt observés le 28/03 (photo Bretwood Higman; A.V.O.)


Le volcan Redoubt, recouvert d'un grand glacier (glacier Drift), est situé sur la bordure ouest de la péninsule de Cook, à 170 km au S.O. d'Anchorage et à 82 km à l'ouest de Kenai, à l'intérieur du Parc National du Lac Clark. Le Redoubt est un strato-volcan qui s'élève à 3108 m. au-dessus du niveau de la mer (asl). Des éruptions récentes se sont produites en 1902, 1966-68 et 1989-90.

Dépêche AFP

Carte publiée sur le site de l'A.V.O..

Le volcan Redoubt vu les 15 et le 21 mars 2009 (photos prises par l'Observatoire Volcanologique d'Alaska; A.V.O.)

Image de la webcam du Redoubt de l'A.V.O..


L'énorme nuage en forme de champignon du Redoubt émis en avril 1990 lors de la dernière éruption majeure du volcan.

 

Hunga Tonga-Hunga Ha'apai (îles Tonga) - 16-17/03 : un pilote a observé une éruption sous-marine au voisinage d'îlots volcaniques ( 175º 25′ 61″ ouest; 20º 27′ 73″ sud) de l'archipel des Tonga. La dernière éruption de ce volcan a eu lieu en 1988.

19/03: un violent séisme de magnitude 7.9 s'est produit à 18h17 GMT à ~280 km au SSE de la zone éruptive de Hunga Tonga. USGS; fichier de localisation "kmz" de Google Earth. Le foyer/hypocentre du séisme était relativement superficiel, seulement à ~10 km de profondeur.

 

Cliquez pour découvrir d'autres photos - séquence vidéo spectaculaire de l'éruption

Photos AFP/Lothar Slabon & Reuters/Ho

Les photos réalisées sur les lieux le 18 mars montrent clairement deux centres éruptifs, l'un se trouve sur une petite île et l'autre off shore.

 

L'éruption vue de l'espace (image du capteur MODIS embarqué sur le satellite AQUA de la NASA, 18/03; voir détail de l'image ci-dessous à droite).

De spectaculaires colonnes se sont échappées de l'océan à ~10 kilomètres de la côte S.O. de l'île principale de Tongatapu, une zone où sont recensés 36 volcans sous-marins. Selon Keleti Mafi du Service Géologique des Tonga, il n'y a aucun danger pour les populations environnantes étant donné que les gaz/vapeurs sont emportés loin au large de l'île par les vents dominants. Les résidents de la capitale des Tonga, Nuku'alofoa, ont déclaré que la colonne de vapeur et de cendre était apparue lundi matin, après une série de forts séismes ressentis dans la capitale. Mafi souligne que la zone est régulièrement sujette à des éruptions sous-marines, la dernière en date en 2002. Il est vraisemblable que l'éruption se soit produite à l'ouest des îles volcaniques jumelles de Hunga Tonga et de Hunga Ha'apai. D'importantes quantités de matériaux légers (en réalité des scories basaltiques vésiculaires/bulleuses riches en gaz et donc légères) éjectés par l'éruption devraient bientôt atteindre les côtes des îles Fidji. L'archipel des Tonga comprend 170 îles à mi-chemin entre l'Australie et Tahiti et fait partie de la Ceinture de Feu du Pacifique. The Associated Press

Suite à cette éruption, des vols ont été perturbés et des compagnies aériennes placées en état d'alerte. Les deux sociétés néo-zélandaises qui gèrent le trafic aérien et le service de planification des vols ont émis un avis d'alerte pour les avions survolant la zone du volcan. Les vols néo-zélandais sont requis de contourner ou de monter au-dessus du panache éruptif, qui a atteint une altitude de plus de 15.000 mètres. Rappelons qu'aujourd'hui, les nuages de cendre ne peuvent pas encore être détectées par les radars classiques et peuvent endommager gravement les moteurs jusqu'à les empêcher de fonctionner en vol.


Contexte géodynamique des Tonga (zone de subduction/arc des Tonga-Kermadec longue de ~2500 km)

La zone de subduction/arc insulaire des Tonga-Kermadec s'étend sur presque 2500 km de la Nouvelle-Zélande aux îles Samoa. La zone de subduction des Kermadec-Tonga, où la plupart des séismes majeurs se produisent, consiste en deux segments principaux. Le segment des Tonga y constitue le plus septentrional et le segment des Kermadec y représente la partie méridionale. La structure des plaques en interaction dans la zone de subduction des Tonga-Kermadec est quelque peu différente de celles des autres zones de convergence de plaques. Les angles de subduction sont plus élevés et, en conséquence, il y a plus de séismes profonds.

Les mesures GPS montrent que l'arc insulaire des Tonga se déplace rapidement vers la Plaque Pacifique (à une vitesse de l'ordre de 20 cm/an; l'endroit où le déplacement des plaques est le plus rapide au monde) avec un léger mouvement de rotation dans le sens des aiguilles d'une montre. En réalité, l'arc des Tonga occupe une microplaque séparée de la Plaque Australienne par des centres d'expansion océanique situés dans le Bassin de Lau (bassin d'arrière-arc). Lorsque le Bassin de Lau s'ouvre (accrétion), l'arc des Tonga se déplace vers l'est en s'écartant de la plaque australienne. Le résultat est une augmentation par addition du taux de convergence du fossé des Tonga. Pendant que l'arc des Tonga se déplace vers l'est, la plaque Pacifique plonge ou pousse l'arc du Tonga produisant de nombreux tremblements de terre durant l'enfoncement de la Plaque Pacifique.

NB: en conséquence, on peut logiquement se demander si le puissant séisme du 19/03 pourrait être la conséquence directe d'un soudain et rapide déplacement d'une portion de la microplaque des Tonga vers l'est suite à l'éruption volcanique sous-marine de Hunga Ha'apai résultant d'un mécanisme d'ouverture local. Dans cette hypothèse, ce mécanisme géodynamique aussi rapide aurait pu renforcer la pression de la plaque Pacifique contre la micro-plaque des Tonga au niveau de la zone de convergence (fossé), aboutissant ainsi à un brusque décrochage d'un assez long segment de faille qui a engendré ce séisme de forte magnitude/intensité.

La distribution spatiale des séismes suggère clairement la configuration de la zone de subduction des Tonga-Kermadec qui a une inclinaison d'environ 45° vers l'ouest.

Lire cet article intéressant (en anglais) expliquant la raison pour laquelle un séisme majeur ne pourrait qu'occasionner un tsunami de faible amplitude dans la zone des Tonga-Kermadec.

Néanmoins, selon l'hypothèse mentionnée dans cet article, le puissant séisme du 19 mars aurait pu engendrer un tsunami !

Représentation schématique de la limite entre la croûte du bassin de Lau-Tofua et celle de l’arc des Tonga d ’après les données de réfraction sismique

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Contexte géodynamique global de la ceinture de feu du Pacifique Sud-Ouest. Copyright : Atlas du Vanuatu / IRD


NB: récemment, une équipe scientifique américano-néo-zéalandaise a découvert qu'une énorme éruption sous-marine avait eu lieu à environ 300 km de la Baie de Plenty. Le volcan Rumble III, qui fait partie de la ride méridionale des Kermadec, s'élève à 2300 mètres au-dessus du fond marin et a une taille similaire à celle du Mt Ruapehu. Jusqu'en 2007, son sommet se situait à ~200 mètres sous la surface de l'océan. Récemment, des scientifiques, embarqués sur un vaisseau de recherches, ont noté une modification spectaculaire de la morphologie de la zone sommitale, qui a perdu environ 100 mètres depuis 2007. Cornel de Ronde, scientifique au Service Géologique Néo-Zélandais, a déclaré que le volcan avait été le siège d'une éruption cataclysmale. Une cartographie établie en 2007 avait mis en évidence un cratère large de 800 mètres près du sommet. La nouvelle cartographie montre que ce cratère a été comblé et que le cône sommital voisin s'est effondré, suggérant qu'une éruption majeure avait causé l'effondrement du cône sommital et colmaté le cratère adjacent. Stuff Co NZ - Fire Earth

 

Carte de localisation et morphologie du volcan Rumble III

 

SEMERU (Java, Indonésie) - 06/03: le plus haut volcan de Java (alt.: 3676 m.) a produit une éruption plus violente que les explosions habituelles (activité régulière sommitale depuis 1967) accompagnée par une hausse de la séismicité et des détonations issues du cratère Jonggring Seloko. Elle a couvert la région du volcan de cendre et a libéré un panache gazeux à haute altitude. Le directeur du V.S.I. a indiqué qu'il n'y avait jusqu'à présent aucun risque pour les populations environnantes alors que le niveau d'alerte a été élevé au niveau 3/4. 

 

SAKURA-JIMA (Kyushu; Japon) - 28/02 - 03/03: l'Agence Météorologique Japonaise (JMA) et le VAAC de Tokyo ont signalé des explosions au Sakura-Jima durant la période du 28/02 au 01/03. Le 1er mars, les panaches éruptifs ont atteint des hauteurs de ~ 700  à ~2000 mètres au-dessus du cratère et se sont dispersés vers le sud. Le JMA a élevé l'alerte du niveau 2 au niveau 3 (sur une échelle de 5). Les 01 et 02 mars, trois explosions vulcaniennes se sont produites au cratère Showa, éjectant des bombes qui sont retombées jusqu'à 1,3 km du cratère le 2 mars. Une déformation a également été détectée. Le VAAC de Tokyo a indiqué que les éruptions/explosions des 2 et 4 mars ont produit des panaches qui ont atteint des altitudes de 2.7- 3.0 km (asl). 

10/03: vidéo d'une forte explosion au Sakura-Jima (BBC) - Nouvelle éruption du Sakurajima peu après 05h00 (20h00 GMT lundi, 21h00 heure belge), projetant des cendres à deux kilomètres alentour, a expliqué le responsable de l'agence de météorologie qui a mis en garde contre une éventuelle intensification de l'activité volcanique.

 

CHAITEN (Sud Chili) - 19/02: une explosion et/ou un effondrement pariel du dôme 2 (dôme actif), ayant  produit  au moins une coulée pyroclastique, a eu lieu au volcan Chaiten vers 11h30 HL. Cette brusque recrudescence d'activité a forcé les autorités locales à évacuer d'urgence la septantaine de personnes qui se trouvaient dans la ville de Chaiten située à ~10 km du volcan. Selon certains témoignages, une partie du dôme en formation s'est effondré en générant  une colonne latérale de matériaux pyroclastiques (nuée ardente/coulée pyroclastique). Toujours selon ces témoins, la réactivation du volcan s'est produite avec un bruit violent accompagné de mouvements sismiques. La colonne éruptive a atteint une altitude de 9 km et la coulée pyroclastique principale s'est arrêtée à seulement 5 km de la ville de Chaiten. Terra Networks Chile S.A. Voir aussi le site actualisé du SERNAGEOMIN (en espagnol).

Photo d'une coulée pyroclastique issue du dôme actif du Chaiten prise par  © Thierry Dockx à l'arrivée vers la ville de Chaiten par le ferry-boat au matin du 18/02.

Cliquez ici pour découvrir les photos spectaculaires du Chaiten réalisées par Thierry Dockx & Luc Calvi !

27/02: l'activité éruptive actuelle a lieu à divers endroits du complexe de dômes. Néanmoins, elle est surtout localisée au niveau de l'aiguille/protubérance, toujours très instable, qui a surgi dans la partie supérieure de l'ancien dôme (dôme 1). Cette activité est caractérisée par l'émission de cendres claires et de vapeur d'eau. Le secteur méridional du reliquat du dôme 1 est quant à lui toujours en activité et en phase de croissance. L'escarpement, créé par l'effondrement du 19/02, a une extension de 500 mètres en direction E et 300 mètres en direction NE avec une profondeur moyenne de 200 mètres. Les mesures de température, effectuées par télécaméra thermique, sont de l'ordre de 270°c sur la protubérance, de 200°c sur le reste du dôme 1 et des températures plus basses sur le dôme 2, confirmant les observations visuelles. Quatre colonnes d'émission de gaz/cendre ont été observées lors du survol par les techniciens de SERNAGEOMIN.

Séquence vidéo spectaculaire relative à la reprise d'activité du Chaiten (© photo agence Belga; < SERNAGEOMIN); on y voit notamment la phase initiale de l'émission d'une coulée pyroclastique datée du 25/02.

Structure du complexe de dômes du Chaiten et délimitation de l'escarpement d'effondrement du dôme 2 ; par "SERNAGEOMIN" (photo  ©  P. Duhart).

Du 28/02 au 03/03, le SERNAGEOMIN a signalé que le complexe des deux nouveaux dômes (1 & 2) poursuit sa croîssance. Des effondrements issus de pentes instables au SE du nouveau dôme 1 et de l'aiguille ont généré des coulées de cendres et de blocs.   

 

 

L'éruption du 19 février 2009 a été causée par à une brusque phase de dépressurisation des gaz renfermés sous le dôme suite à l'ouverture rapide et soudaine d'une fissure longue de 1 km.

La coulée pyroclastique emprunte la vallée du rio Blanco et  -- Webcams de l'aérodrome de Chaiten

La coulée pyroclastique pénétrant dans le lit du rio Blanco (celui-ci traverse en aval la ville de Chaiten). © Dagoberto Guzmán

Image satellitaire de TERRA (NASA)

Webcam braquée vers le volcan ("Tele 13") - NB: il faut attendre un petit moment avant l'arrivée des images en direct.

 

GALERAS (Colombie) - 15/02: le volcan Galeras est entré en éruption le 14/02 ( à 17h40 HL) en émettant une grande quantité de cendres sur la ville de Pasto et les campagnes alentours a indiqué Eduardo Alvarado, maire de cette ville de 500 000 habitants. Pasto se trouve à seulement 10 km du volcan, le plus actif de Colombie. Les résidents de plusieurs endroits situés dans un rayon de 10 km autour du cratère, et aussi dans certains quartiers de Pasto, ont ressenti  et entendu l'onde de choc de l'explosion. L'évènement éruptif a été associé à un signal sismique qui a atteint une durée d'environ 40 minutes, avec une énergie similaire à celle libérée lors de l'éruption du 17 janvier 2008. En raison de la présence de matériaux volcaniques en surface et tenant compte de l'activité actuelle, l'hypothèse du déclenchement d'autres épisodes éruptifs n'est pas à écarter.

21/02: une seconde éruption a eu lieu vendredi 20/02 à 7h05 HL (12h05 GMT). L'évènement éruptif a été accompagné par des ondes de choc qui ont généré des vibrations audibles dans plusieurs communautés situées à proximité du volcan Galeras. L'explosion a même été entendue jusque dans la ville de Popayan, à 160 km du volcan. L'évènement éruptif initial a été associé à un signal sismique qui a duré environ 13 minutes et dont l'énergie sismique était quasi doublée par rapport à celle de l'éruption du 14 février dernier. Des chutes de cendre ont été signalées dans plusieurs villages. Selon le VAAC de Washington, la colonne de cendre aurait atteint une altitude de 8 km au-dessus du cratère avec une dispersion vers l'est alors qu'à une altitude de 2500 mètres le nuage de cendre s'est dispersé vers l'ouest. Source : INGEOMINAS de Pasto

«Nous avons recommandé aux gens qui se trouvent en ville de rester chez eux, a précisé le maire. La ville est tranquille en dépit des grande quantité de cendre qui sont tombées». Seules deux usines de traitement des eaux ont été fermées.

Pour plus d'informations, voir le site de l'INGEOMINAS de Pasto ! Suite à cette éruption soudaine, le niveau de l'activité volcanique est passé du code jaune au rouge (éruption imminente ou en cours).

Derniers clichés du volcan vu de Pasto.

Le dernier évènement explosif significatif en date du Galeras a eu lieu le 17 janvier 2008.

GALERAS (Colombie) - 13/03: une troisième éruption explosive depuis le début de l'année a eu lieu à 15h55 HL sur ce volcan du sud de la Colombie . Selon les données du VAAC de Washington, une colonne de cendres et de gaz a été éjectée à 8 km au-dessus du cratère et s'est dispersée vers le N.O.. L'éruption majeure a duré ~16 minutes et a été suivie par trois explosions mineures,  21, 26 et 39 minutes après l'évènement principal. Aucun dégât ni blessé n'a été signalé. L'alerte maximale (niveau rouge) a été décrétée. En terme énergique, cette troisième éruption de l'année 2009 se situe en seconde position et a libéré une énergie 25% moindre que celle libérée lors de l'éruption du 20/02. INGEOMINAS Pasto

 

ASAMA YAMA (île d'Honshu, Japon) - 01/02 : le volcan, situé à ~150 km au NO de Tokyo, est entré en éruption lundi matin, éjectant des gaz jusqu'à 2 km au-dessus du cratère et provoquant une chute de cendres jusqu'au centre de Tokyo (VAAC Tokyo). Selon les autorités, cette éruption mineure n'a fait ni blessés, ni victimes, ni dégâts. Les séquences vidéos de la TV japonaise montrent que le sommet enneigé du volcan libère encore un panache de gaz 7 heures après le début de l'éruption (01h51 HL 02/02/09 = 16h51 GMT 01/02/09). La dernière éruption du volcan a eu lieu en août 2008. L'Agence Météorologique Japonaise signale une possibilité de retombée de blocs jusqu'à 4 km autour du cratère. Le niveau d'alerte actuel est 3/5 (interdiction d'approcher le volcan).

Séquence vidéo de l'éruption nocturne (animation de clichés capturés par webcam).

Un témoin de 24 ans, résidant à ~20 km du volcan, raconte: " j'ai été réveillé après minuit par le bruit et les secousses de l'éruption. Le son était similaire à celui d'un avion en train de décoller à proximité et cela a continué durant 30 minutes."

"Climbing Asama" !

Par ailleurs, un autre volcan de la péninsule japonaise a connu un regain d'activité ce WE. Sept explosions ont eu lieu au Sakurajima (île de Kyushu), éjectant des blocs jusqu'à 2 km au-dessus du cratère.

 

POAS (Costa Rica) : l'OVSICORI communique que le séisme du 8 janvier dernier (Ma = 6.2) s'est produit à une dizaine de km à l'est du volcan Poas à 6 km de profondeur. Une vingtaine de personnes ont été tuées et une douzaine ont disparu suite aux glissements de terrain et à l'ouverture de failles. Le 8 janvier dernier, les scientifique de l'OVSICORI ont réalisé des mesures géophysiques dans le cratère actif. Ils ont observé de nombreux glissements de terrain et éboulements sur la paroi interne du cratère actif et dans le secteur nord du cratère principal. De nouvelles fractures se sont ouvertes sur la bordure orientale alors que l'activité fumerollienne d'un dôme pyroclastique situé au sud du lac du cratère actif a augmenté. Un total de 1500 répliques ont été enregistrées les 8 et 9 janvier. Le 12 janvier, les techniciens ont observé la montée de sédiments noirs dans le lac de cratère. une éruption phréatique a éjecté des sédiments et de l'eau à une hauteur de ~15 mètres à l'intérieur du cratère. Le diamètre de la zone de l'éruption était d'environ 50 mètres.

Rapport (en espagnol) & photos des conséquences du séisme du 8 janvier dans le cratère actif du Poas.

   

 

 


Principales activités volcaniques de 2008 commentées sur ce site...


Llaima (Sud Chili): 01/01/2008 - 03/07/2208

Popocatepetl (Mexique): entre 09/01 & 14/01/2008

Tungurahua (Equateur): 07/01/2008 - 07/02/2008 - 26/06/2008

Shiveluch (Kamchatka; Fédération de Russie): 17/01/2008

Galeras (Colombie): 17/01/2008

Kilauea (Hawai, USA): 13/03/2008; 19/03/2008; 25/03/2008; 09/04/2008; 12/07/2008; 06/09/2008

Egon (île de Flores, Indonésie): 16/04/2008

Nevado del Huila (Colombie): 15/04/2008

Semeru (île de Java, Indonésie): 23/05/2008

Chaiten (Sud Chili): 04/05/2008 à actuellement (2009) : 02/05/2008; 05/11/2008

Soputan (Nord Sulawesi, Indonésie): 08/06/2008

Arenal (Costa Rica): 10/06/2008

Masaya (Nicaragua): 26/06/2008

San Cristobal (Nicaragua): 12/07/2008; 23/11/2008

Okmok (Alaska, USA°: 12/07/2008

Soufriere Hills (île de Montserrat): 29/07/2008; 03/12/2008

Piton de la Fournaise (île de la réunion, France) : 21/09/2008; 15/12/2008

Villarica (Sud Chili): 05/11/2208

Pacaya (Guatemala) : 06/11/2008

Dalafilla (Ethiopie) : 06/11/2008

Reventador (Equateur): 10/11/2008

Mt Akan (île d'Okkaido, Japon): 19/11/2008

Nevado del Huila (Colombie): 21/11/2008

Koryaksky (Kamchatka, Fédération de Russie): 31/12/2008


Volcans en états d'alerte ...

Machin (Colombie): 11/11/2008


 

11/11: MACHIN (Colombie): l'observatoire volcanologique de Manizales informe que, le 8 novembre entre 12h40 HL et 14h42 HL,  le volcan Cerro Machín a connu une forte augmentation d'activité sismique avec 122 évènements de type volcano-tectonique (VT), associés à des fractures à l'intérieur de l'édifice volcanique, localisés à une profondeur comprise entre 2 et 5 km. à l'est du cratère. A 13h01, un séisme plus violent a secoué la région de Cajamarca et d'Ibagué (Département de Tolima). Il avait une magnitude 3.5 sur l'échelle de Richter et un foyer situé à une profondeur de 3.51 km. Le 9 novembre, un nouvel essaim de 375 séismes a frappé la zone du volcan. La majorité des secousses étaient situées à  2.5 - 5 km sous le dôme volcanique et vers le secteur oriental de la structure. Six secousses de Ma > 2.5 ont été ressenties dans la région. Pendant ce temps, les inclinomètres localisés autour du volcan ont montré des changements importants. Les habitants des zones voisines du volcan ont signalé des variations au niveau des fumerolles et des glissements de terrain ayant causé des dégâts. INGEOMINAS. Environ 500 personnes ont été évacués de la région proche du volcan Machin et l'état d'alerte a été élevé au niveau jaune. La dernière éruption connue du volcan Cerro Machin a eu lieu il y a ~800 ans. Pour rappel, les deux autres volcans les plus actifs de Colombie, le Galeras (en alerte jaune) et le Nevado del Huila (en alerte orange), sont toujours assez actifs. En fin de journée du 10/11, l'activité sismique a fortement diminué.

 

 

15/04 : le CVGHM  (Centre des risques volcaniques et géologiques d'Indonésie) a signalé que le réseau de surveillance sismique avait enregistré un signal de vibration volcanique ("tremor") au Papandayan le 15 avril. Des mesures réalisées le 16 avril  sur les fumerolles sommitales ont révélé une augmentation de la température alors que des modifications de la chimie des eaux ont été observées  depuis le 7 avril dernier. Des panaches blancs continuent de s'élever à une altitude de 2,7 km asl et n'ont pas varié. Le CVGHM  a élevé l'alerte au niveau 2 (sur une échelle de 4) et rappelle aux visiteurs ne pas s'aventurer à moins d'un km du cratère actif. G.V.P..

 

27/01: Poás (Costa Rica) : une éruption phréatique s'est produite le 13 janvier à 09h00 à l'intérieur du périmètre de son lac acide chaud. La nouvelle a été diffusée en primeur par un garde du Parc ("Park Ranger") qui a signalé que le jet de forme cyprésoïde, issu du centre du lac, contenait de l'eau et des sédiments. Il a atteint une hauteur de 200 mètres puis est retombé en causant une modification de la couleur du lac, passant du vert foncé au blanc intense. Une inspection de terrain a également révélé que l'explosion avait généré une vague haute de 1,5 m. sur tout le pourtour du lac, laissant une marque le long de sa rive. Au Sud et au nord de la terrasse du dôme, des giclées de sédiments localisés à 8 m. du rivage ont été trouvées. Ces poches de sédiments, dont l'épaisseur n'excède pas 10 cm, ont été lessivées, probablement lors du retour de la vague. Aucun bloc n'a été éjecté lors de cette explosion. L'observateur signale également le calme qui régnait avant l'éruption. E. Duarte, E. Fernández. (OVSICORI-UNA)

 

26/01: le volcan Ol Doinyo Lengai (Tanzanie) reste toujours très actif en ce début d'année 2008. Le 14 janvier dernier, un groupe de 4 personnes a été surpris par une violente explosion, générant une pluie de bombes, à seulement 50 mètres du cratère. Les quatre grimpeurs avaient emprunté la voie ouest via la Porte Nacrée (Pearly Gates) et avaient achevé l'ascension de six heures sur une pente extrêmement raide longue de 200 mètres. Ils atteignirent le sommet à 06h52. Les gaz rendaient la visibilité si réduite dans la zone sommitale que le groupe décida de redescendre de 50 mètres, ce qui leur sauva probablement la vie. Après dix minutes de descente, à  07h15, un bruit de tonnerre assourdissant en provenance du volcan claqua dans l'air. Un jet constitué de nombreux fragments rocheux (beaucoup de la taille d'un ballon de football) se dirigea alors vers le groupe. A ce moment, le guide local lança : "aujourd'hui, nous allons mourir". C'est alors que les téméraires se jetèrent à corps perdu dans les pentes du volcan, poursuivis par un nuage de cendre et de roches. Ils dévalèrent le cône en une heure, sautant par-dessus les crevasses et fissures, alors qu'il leur avait fallu six heures pour le monter. Durant un moment, le guide pensa que de la lave (coulée) allait surgir mais, fort heureusement, ce ne fût pas le cas. Finalement, aucune des quatre personnes ne fût sévèrement blessée, juste quelques égratignures et coupures.

http://www.mtsu.edu/~fbelton/latestnews.html (en anglais)

D'autre part, un petit groupe de "Volcano Discovery" (Tom Peiffer) a séjourné dans la zone du volcan entre les 17 & 21 janvier derniers. Durant cette période, l'activité du volcan était caractérisée par l'alternance de phases d'émission de cendre pendant plusieurs heures et de phases de repos avec émission de très fines particules de cendre grise et de gaz. Voir des photos et le rapport (en anglais).

 La morphologie du sommet du volcan des Dieux est bouleversée ! En lieu et place des hornitos habituels, un énorme cône strombolien ("cinder cone") trône au centre du cratère nord. Voir les photos sur le site web de Frederick Belton.

 

31/12: KORYAKSKY (Kamchatka, Russie): ce volcan (alt.: 3456 m.) situé au nord de la ville de Petropavlosk s'est réveillé le 24 décembre dernier ! Sa dernière éruption, de type explosif, a débuté en décembre 1956 pour se terminer en juin 1957.

Le volcan a libéré un dense panache de cendre qui s'est répandu sur une distance de 60 km au NE de l'édifice ainsi qu'un nuage plus diffus qui s'est déplacé jusqu'à 140 km vers le NE. Les observations visuelles indiquent que l'origine des émissions était une bouche située à ~3000 m. d'altitude (asl) située sur le flanc NO du volcan, bouche de laquelle émanait une colonne sombre haute de 200-300 mètres. Le volcan a également produit un bruit d'explosion audible. Deux séismes ont été enregistrés le 23 décembre à une profondeur de 5 km sous le volcan. En l'état actuel, l'absence de séismicité significative et la hauteur réduite de la colonne éruptive suggèrent un phénomène de type fumerollien plutôt qu'un mécanisme éruptif de grande ampleur. "Volcanism Blog"

Pour des photos de l'activité actuelle, voir le site web du KVERT

 

27/12: SOUFRIERE HILLS (île de Montserrat; Caraîbes): l'activité du volcan Soufrière Hills a augmenté au cours de la semaine passée en correspondance avec une extrusion lavique sur les versants nord, ouest et sud-ouest du dôme suivie d'éboulements et d'écoulements pyroclastiques vers Chance Peak, Plymouth et Tyers Ghaut. 

Les premiers écoulements pyroclastiques ont parcouru le goulet Tyers (Tyers Ghaut) le 20 décembre. Au cours des jours suivants, plusieurs écoulements plus importants ont très probablement atteint le fond du goulet (2 le 21 décembre, 1 durant la nuit du 23 au 24 décembre et 2 le 25 décembre). Le 24 décembre, un important écoulement pyroclastique a atteint Plymouth et probablement la mer, accompagné d'un panache de cendre atteignant approximativement 3 km.  Durant cet événement, aucune chute de cendre n'a été signalée dans les zones habitées. L'extrusion de lave s’est poursuivie au cours de la semaine et de l'incandescence était visible la nuit sur le dôme chaque fois que le temps était favorable. De gros blocs incandescents, déposés par des éboulements et des écoulements pyroclastiques, étaient visibles la nuit à plusieurs reprises dans les parties supérieures et moyennes de Tyers Ghaut.

Le MVO a enregistré 693 éboulements, 142 événements longue-période (LP) et 17 hybrides au cours de la semaine passée. L'activité séismique est principalement restée associée à l'activité au dôme. L'augmentation du nombre d’éboulements pendant la semaine (>80% comparé à la semaine précédente) suggère un plus haut taux d'extrusion de lave sur le dôme.

Le flux moyen d'anhydride sulfureux (SO2) était de 200 tonnes par jour avec un minimum de 60 et un maximum de 267. Ces valeurs sont inférieures à celles de la semaine dernière.

La nouvelle extrusion de lave et les écoulements pyroclastiques, qui atteignent la partie la plus basse de Tyers Ghaut ainsi que Plymouth, augmentent les risques au nord-ouest et à l'ouest du volcan. Si l'extrusion de lave continue au taux actuel, plus d’écoulements pyroclastiques, peut-être plus importants, sont à prévoir. 

Le lundi 22 décembre, le niveau de risque est passé de 3 à 4 en raison des écoulements pyroclastiques répétés dans la partie la plus basse de Tyers Ghaut. MVO

 Photos du MVO


03/12: SOUFRIERE HILLS (île de Montserrat; Caraîbes): le 02/12 à 21h35, le volcan a émis une coulée pyroclastique. L'explosion est survenue sans avertissement et sans signal sismique précurseur. L'explosion semble avoir eu lieu sur le flanc occidental du dôme de lave et a expulsé d'énormes blocs à plus d'un kilomètre du dôme. Des blocs incandescents, issus d'une explosion verticale, ont été éparpillés sur le versant nord-ouest de la montagne Gages ("Mountain Gages").  La coulée pyroclastique s'est répandue sur le flanc occidental du volcan en parcourant la vallée "Gages" et a pénétré la ville désertée de Plymouth. Elle a atteint la mer après deux minutes. La coulée pyroclastique principale a généré plusieurs coulées latérales ("pyroclastic surges") dont l'une est montée sur les pentes de la Colline St Georges en brûlant des secteurs forestiers. Elle aurait failli atteindre son sommet. Les dépôts de la coulée pyroclastique semblent contenir très peu de matériaux ponceux suggérant que le matériau originel provenait du dôme (< effondrement du dôme) et non de lave fraîche. Les explosions ultérieures pourraient avoir été déclenchées lorsque l'effondrement a mis à nu des secteurs de lave incandescente pressurisée (cryptodôme). L'explosion et la coulée pyroclastique ont généré des colonnes de cendre et des coups de foudre associés. Le niveau d'alerte "3" est maintenu. M.V.O.


06/12: trois autres explosions, d'intensité plus faible, ont eu lieu depuis celle du 2/12 dernier. Les deux premiers évènements explosifs se sont produits le 3/12 à 20h43 HL et le 4/12 à 16h22 HL. Aucun des deux n'a produit de coulée pyroclastique. Le quatrième évènement fût similaire au premier, bien que plus faible. Il s'est produit le 5/12 à ~5h41 HL. Une nouvelle fois, l'explosion a éparpillé des blocs incandescents sur le versant NO de Gages Mountain et une coulée pyroclastique est descendue la vallée Gages en direction de Plymouth, semble-t-il sans atteindre la mer cette fois. Depuis la première explosion, trois petites coulées pyroclastiques ont dévalé la vallée Gages. Elles étaient plus lentes que les deux coulées pyroclastiques associées aux deux évènements explosifs et ont, par conséquent, parcouru une distance plus courte, c'est-à-dire moins de ~3 km du dôme. L'activité de cette semaine a démontré que des explosions et coulées pyroclastiques peuvent survenir sans aucun signe précurseur. De la même façon, des coulées de boue (lahars) pourraient se produire sans avertissement, essentiellement lors de périodes de fortes précipitations. M.V.O.

15/12: Piton de la Fournaise (île de la Réunion, France) : le volcan est à nouveau en éruption. La crise sismique a débuté cette nuit. La lave s’écoule à mi-pente à l’intérieur du cratère Dolomieu. L'éruption a débuté à 2h45 et est similaire aux deux précédentes par le fait que la lave s'écoule à mi-pente à l'intérieur du cratère Dolomieu. Hier, entre 10h20 et 14h20, l’observatoire volcanologique du Piton de la Fournaise a enregistré une crise sismique considérée comme "de forte ampleur, avec plusieurs centaines de séismes (une dizaine de séismes par heure), dont certains ont atteint une magnitude supérieure à 2,5.

L’éruption, qui a débuté lundi matin vers 2h45, se poursuit à l’intérieur du Dolomieu à un rythme faible. Toute activité a cessé dans la paroi nord-est du gouffre, nous signalait hier après-midi depuis le sommet François Martel-Asselin. En revanche on observe de gros bouillonnements sur la fissure située au nord-nord-est, un peu à l’est de la Soufrière en grande partie effondrée”, sur la droite de la photo. Clicanoo; Fournaise.info (photos)

Video réalisée d'hélicoptère par Imaz Press


28/11: Piton de la Fournaise (île de la Réunion, France): après plusieurs crises sismiques depuis début novembre, une nouvelle brève crise a débuté ce jeudi matin entre 11h25 et 11h40. Ensuite le trémor est apparu à 11h50. D'après les cartes de trémor, l'éruption se situe dans le Dolomieu. Une reconnaissance à pied de l’OVPF/IPGP a confirmé que l’éruption se déroule sur les mêmes fissures que l’éruption du 21 septembre dernier. Elle se situe à l’intérieur du Dolomieu sur le côté ouest (sous le cratère Bory). Le débit de la lave, issue de deux bouches éruptives, semble similaire à la dernière éruption et la lave s’étale sur la coulée en place, dont elle a couverte environ 50% (15h30). Une faible quantité de cheveux de Pélé a été vue seulement à l’intérieur du cratère Bory. Fournaise.info; Clicanoo + vidéo. Fin de l'éruption en cours de matinée.

 

23/11: SAN CRISTOBAL (Nicaragua): durant deux jours, le volcan a éjecté des nuages de gaz et de cendre accompagnés d'une série de petites secousses sismiques (Ma max = ~4). L'INETER a déclaré que l'éruption, qui a débuté samedi, ne pose pas de danger imminent pour les populations voisines du volcan qui se trouve à 110 km au NO de la capitale, Managua. La dernière activité éruptive, similaire à celle-ci, a eu lieu le 14 juillet dernier.

Sismogramme, complètement saturé, d'une station sismique proche du volcan - Fiche du volcan (INETER)

Article du quotidien nicaraguayen "El Nuevo Diaro"

21/11: NEVADO del HUILA (Colombie; ~240 km au SO de Bogota): des milliers de gens ont été évacués jeudi 20/11 dernier après que le volcan Nevado del Huila soit entré en éruption. Les autorités ont déclaré l'état d'alerte maximum (rouge) et ont ordonné une évacuation complète des habitants résidant à proximité du Huila. L'éruption a débuté à 21h45 HL et a provoqué une coulée de boue qui a emprunté le lit de la rivière Paez. Le lahar a affecté, sans causer de victimes, une communauté indigène installée le long du cours d'eau. Pour rappel, une éruption du volcan en 1994, après 500 ans de repos, avait causé la mort de plus d'un milliers de personnes résidant près du volcan. "Colombian Reports".

Séquence vidéo de la BBC

Reportages des chaînes TV colombiennes postées sur "youtube".

Les habitants de plusieurs villages ont signalé d'abondantes chutes de cendres et de bruits associés à l'évènement éruptif et au passage de la coulée de boue dans la vallée de la rivière Paez. Le VAAC de Washington a signalé que deux colonnes de gaz et cendre avaient atteint des hauteurs approximatives de 5 et 10 km au-dessus du cratère suivie d'une dispersion respectivement vers l'ouest et sud-ouest de l'édifice volcanique. A 2h30 HL, l'INGEOMINAS  a noté une diminution de l'activité sismique en rapport avec un arrêt du processus éruptif pyroclastique alors que l'activité éruptive poursuivait son évolution.

22/11: quatre personnes au moins auraient été tuées par des avalanches et coulées de boue générées par la reprise d'activité du volcan Huila. Le lahar principal, qui a dévalé la vallée de la rivière Paez, a débordé du lit du cours d'eau sur une largeur de ~200 mètres et aurait tout emporté sur son passage. Plusieurs ponts, au moins huit, auraient été détruits par les coulées de boue, coupant l'accès à plusieurs centres habités dont la ville de Belalcazar.

Selon le rapport de l' INGEOMINAS de Popayan du 21/11 publié à 18h30 HL, un survol a permis de constater l'existence d'un nouveau cratère, large de ~400 m., dans le secteur SO du Pic Central. L'intérieur de ce cratère contient un corps magmatique, en forme de dôme, émettant une colonne de gaz (voir photos ci-dessous) atteignant une hauteur de 2000 m. au maximum. 

 

Vidéo du survol du 21/11

Vidéo du survol du 09/11

Le 11 novembre dernier, le VAAC de Washington avait déjà rapporté que des émissions occasionnelles de gaz et, peut-être aussi, de cendre avaient été détectés sur l'imagerie satellitaire. Du 12/11 au 18/11, l'INGEOMINAS continuait de recevoir des rapports signalant de fortes odeurs de soufre et des chutes de cendres dans les zones situées à l'ouest et au sud-ouest du volcan. Les 13 et 14 novembre, l'imagerie satellitaire a détecté 14 évènements d'émissions de cendre. Selon le VAAC de Washington, un pilote a observé une colonne de cendre le 14 novembre qui s'est élevé à 6.1 km asl et s'est dispersé vers le SO. GVP. L'éruption la plus récente a eu lieu le 14 avril et avait forcé l'évacuation de 3500 personnes.

19/11: Mt AKAN (île d'Hokkaido, Japon) : le 17 novembre dernier, la JMA (agence météorologique japonaise) a élevé le niveau d'alerte du complexe volcanique du Mt Akan au niveau 2 puis 3 (sur une échelle de 5) après un épisode de tremor volcanique qui a duré 171 minutes. Le 18/11, les images d'une webcam braquée sur le volcan ont montré que les pentes S, habituellement enneigées en cette saison, étaient obscurcies. En fin de journée, les experts du JMA ont survolé la zone et ont identifié une couche de cendre s'étendant jusqu'à 400 m. du cratère Ponmachinesshiri. Les experts ont également constaté que des débris balistiques lithiques larges de plusieurs cm s'étaient déposés autour du cratère.
10/11: REVENTADOR (Equateur): le volcan Reventador, l'un des plus actifs du pays, a rejeté une "colonne de vapeur et de cendres" qui s'est élevée jusqu'à deux kilomètres au dessus du cratère, dans la nuit de samedi à dimanche, selon l'Institut géophysique national. Face à cette situation, les autorités ont décidé de suspendre le trafic aérien en direction de Quito en fin de matinée, a indiqué Mercy Romero, porte-parole de la Direction aéronautique civile. "Il s'agit d'une mesure préventive", a précisé M. Romero, n'excluant pas que les vols puissent reprendre dans le courant de la journée de dimanche. Le volcan a pour l'instant expulsé une "quantité modeste" de cendres, selon l'Institut géophysique d'Equateur (I.G.). Dès le 9/11 à 19h13 GMT, le VAAC de Washington a également diffusé un message à destination de l'aviation civile, le panache de cendre se dirigeait à ce moment vers l'ouest. Le volcan est situé sur une montagne de 3485 m d'altitude, dans une zone non habitée mais proche d'un oléoduc. Pour rappel, la dernière activité (effusive) de ce volcan a eu lieu en juillet 2008. Le volcan a connu une violente éruption en 2002 qui a éjecté de la cendre jusqu'à une hauteur de 17 km et émis sur ses pentes une coulée pyroclastique longue de près de 8 km. A l'époque, une épaisse couche de cendre a recouvert Quito située à ~100 km à l'ouest. En fin de journée, l'activité du volcan a nettement diminué.

Projection de matériaux incandescents au-dessus du cratère du Reventador

 

6/11 : des instruments de détection par satellite ont détecté une éruption en Afar Septentrional (Ethiopie) le 3 novembre dernier. L'instrumentation OMI ("Ozone Monitoring System") et AIRS ("Atmospheric Infrared Sounder") ont révélé que l'éruption s'est manifestée en premier lieu par un panache de dioxyde de soufre (SO2) se déplaçant vers l'est en direction de la péninsule arabique. Les données de l'Université d'Hawaii "MODVOLC" (détection de point chaud) ont confirmé un point chaud de grande envergure (potentiellement des coulées de lave) à proximité du volcan Alu et Dalafilla situé dans la partie septentrionale de la chaîne de l'Erta'Ale. Des données de terrain doivent encore confirmer ces résultats. Un total de 0.1-0.2 Tg de SO2 a été mesuré par l'instrumentation "OMI" dans le nuage éruptif à 11h00 GMT le 4/11 lorsque le nuage avait atteint l'Iran Méridional. Selon l'instrumentation "OMI", l'éruption aurait débuté le 3/11 entre 14h00 et 16h00 GMT. Par ailleurs, quelques sites web de  presse (notamment celui de la BBC) rapportent également une éruption dans l'Afar. L'éruption aurait été caractérisée par des épanchements laviques qui auraient recouvert ~300 km2 entre les volcans Alu et Dalafilla.

Données MODIS de la zone affectée par l'éruption  -   Données de détection "OMI" du panache de SO2 issu de l'éruption.

Selon des informations lues sur le site web de la "revue éthiopienne", le volcan qui aurait connu une brève activité éruptive à partir du 3/11 dernier pourrait être le Dalafilla (ou Gabulli). Ce cône élancé, culminant à 300 m. au-dessus de la plaine lavique environnante, est situé au SE du volcan Alu. Sa morphologie, inhabituelle dans la Chaîne de l'Erta'Ale, est le résultat de l'extrusion de coulées siliceuses ayant édifié un édifice primitif dont les basses pentes atteignent 35°. Des coulées basaltiques, issues de fissures régionales, entourent le volcan culminant à l'altitude de 613 m.. Une activité fumerollienne est présente dans le cratère sommitale large de ~100 m. Selon de nouveaux articles, des observateurs ont signalé que le sol avait tremblé, qu'il avaient entendu des bruits sourds à distance et avaient vu de la fumée. Les anomalies thermiques (MODVOLC) ont perduré du 3 au 6 novembre.

L'imagerie satellitaire nocturne de la zone éruptive du 8/11  a révélé un champ lavique complexe à plusieurs lobes, comportant une coulée primaire canalisée qui a circulé vers le NE. Les coulées semblent provenir de fissures éruptives orientées N0-SE au NO du Dalafilla. Sur les images du 8/11, le champ de lave a une longueur de 9,3 km et une largeur de 3 km, couvrant une zone de 15 km2. Les anomalies thermiques détectées par les satellites étaient encore présentes entre le 12 et le 16 novembre. GVP

6/11: PACAYA (Guatemala) : en plus de l'activité effusive (actuellement, il y a 4 coulées longues de ~100 m. et, plus bas, 2 coulées longues de ~50 m.) qui a débuté le 12 avril 2006 et se poursuit en remplissant progressivement la zone située entre le cône actif et le cratère Cerro Chino au nord, le cratère MacKenney est à nouveau actif et projette des lambeaux de lave incandescente à environ 25 mètres de hauteur maximum. INSIVUMEH.

 

Par ailleurs, selon l'analyse de l'imagerie satellitaire, le VAAC de Washington a signalé l'émission possible,le 2 novembre dernier, d'un panache pyroclastico-gazeux qui aurait été ensuite transporté vers l'est.

5/11: CHAITEN (SUD CHILI) : l'existence d'un dôme lavique récent a été constatée au cours de survols effectués le 30/10 dernier. A cette occasion, les experts du SERNAGEOMIN ont pu observer un nouveau dôme (dôme 2) au NE, sur le dôme qui a commencé à se former en mai (dôme 1). Ce dernier, à son tour, a recouvert lentement  le dôme ancien, particulièrement dans le secteur nord. Durant le mois d'octobre, la croissance du dôme 1 a eu lieu clairement dans le secteur NE aboutissant à la fermeture du pourtour de la caldera dans ce secteur. Le nouveau dôme présente à sa base inclinée un diamètre de 300 mètres et culmine à environ 150 mètres. A son sommet, le dôme présente quelques aiguilles ou pinacles formés d'énormes blocs de lave visqueuse émergente.

Le 30 octobre dernier, la colonne éruptive, principalement constituée de vapeur d'eau, était diffuse et s'élevait à un peu plus de 1 km au-dessus du dôme. Des explosions mineures ont également été signalées dans l'après-midi du 29/10 et pourraient être dues à des obstructions partielles dans la partie supérieure des conduits éruptifs. Le SERNAGEOMIN n'exclut pas des explosions latérales à partir de cratères qui pourraient s'ouvrir en tout point du complexe de dômes.

Séquence vidéo diffusée sur le site web de la BBC

 

05/11: VILLARICA (Chili Central) : le 26/10 dernier, l'organisme chilien SERNAGEOMIN a signalé que trois panaches grisâtres, contenant une faible quantité de cendre, ont été émis par le volcan. Ils ont atteint une altitude de 3.2 km asl . Vingt minutes plus tard, un panache plus sombre a atteint une altitude de 3.3 km asl..

POVI (Chili).

21/09: Piton de la Fournaise (île de la Réunion, France) une éruption effusive a débuté ce dimanche 21 septembre vers 16h dans le cratère Dolomieu. Après une dizaine de séismes, dont un de forte amplitude, le trémor est apparu vers 15h30 (heure locale). L’éruption a lieu dans le Dolomieu, comme prévu, et se déroule à mi-hauteur dans la partie ouest, sous le cratère Bory. Un petit lac de lave s'est déjà formé. Pour lire des informations plus détaillées et voir des photos: Fournaise info; Imaz Press; Clicanoo

Thomas Staudacher
OVPF/IPGP

L'éruption s'est terminée le 2 octobre.

06/09: KILAUEA (Big Island, Hawai, USA) : depuis l'ouverture d'une bouche dans le cratère Halema'uma'u le 19 mars dernier, des scientifiques du H.V.O. ont pu observer d'hélicoptère, pour la première fois, la surface d'un lac de lave incandescent bouillonnant, ayant un diamètre de ~50 mètres,  à ~100 m. sous la bordure de l'évent.

Le lac est très actif (voir vidéo) et est le siège d'une convection régulière présentant  en son centre un chenal de réalimentation alors que les processus d'enfouissement du magma ont lieu à la périphérie du lac. Le niveau du lac baisse légèrement avant chaque nouveau cycle (mécanisme de pistonnage gazeux entraînant du matériel incandescent suite à l'explosion des bulles de gaz sous la croûte solidifiée du lac). 

A noter que les scientifiques du H.V.O. avaient déjà suspecté la présence d'une étendue de lave à quelques centaines de mètres sous l'évent du Halema'uma'u (webcam) mais n'avaient jamais pu obtenir confirmation jusqu'à ce matin du 5 septembre.

Pour rappel, la bouche du Halema'uma'u a produit six évènements explosifs significatifs au cours des cinq et demi derniers mois. Le plus récent a eu lieu le 2 septembre à 20h13 h.l. (secousse associée de Ma=2.8) et a été accompagné de l'éjection de scories de lave fraîche et de matériel lithique (fragments de roche et de poussière). Avant cet évènement, la bouche ne présentait quasi pas d'incandescence à l'exception de brèves poussées épisodiques de lueur rougeoyante.

Environ 8 heures plus tard, le sommet du Kilauea a subi un processus brutal d'inflation après 39 heures de déflation. Les évènements de déflation - inflation (DI) ont été observés au moins 20 fois depuis l'ouverture de l'évent du Halema'uma'u. Chaque DI a été interprété comme étant la conséquence d'une descente suivie d'une remontée du niveau du magma sous le sommet. Moins de 8 heures après le début du processus d'inflation, des poussées épisodiques de "tremor" ont eu lieu et ont été accompagnées, durant la nuit, de poussées de lueur rougeoyante toutes les 5-6 minutes. Ces poussées épisodiques de "tremor" ont été constantes durant les derniers mois et suggèrent, à l'évidence, l'existence d'une source où se déroule un phénomène de "pistonnage gazeux" (gaz pistoning).

Le lac de lave n'est pas directement visible à partir du point de vue situé à l'extérieur du "Jaggar Museum" mais celui-ci a l'avantage de fournir d'excellentes vues sur l'évent illuminé durant la nuit.

28/08: du 15 au 22 août, le M.V.O. a signalé que la croissance de la portion ouest du dôme de lave de Soufrière Hills se poursuivait. Les éboulements rocheux et la séismicité de type longue période ont augmenté. La plupart des chutes de blocs, fréquemment suivis de panaches de cendre,  se sont produits sur le flanc ouest du dôme de lave dans un nouveau chenal qui s'est creusé sous la Paroi Gages ("Gages Wall"). Le 19 août, une coulée pyroclastique a emprunté la vallée de la rivière Tar. Le 25 août, une coulée de matériaux pyroclastiques, induite par les pluies, s'est produite sur le flanc ouest et s'est subdivisée en deux flots causant une chute de cendres et l'apparition d'une forte odeur dans les zones septentrionales. Cet évènement a causé l'élargissement et le creusement du couloir d'éboulements situé sous Gages Wall. Le niveau de risques est maintenu au niveau 3.

29/07: SOUFRIERE HILLS (Montserrat): un effondrement partiel du dôme s'est produit sur le flanc occidental du volcan. L'évènement a débuté le 28 juillet à 23h27 (heure locale) sans signe précurseur. Une partie de la portion occidentale du dôme s'est effondrée en générant des coulées pyroclastiques qui ont atteint Plymouth et la mer. Il y a eu également quelques explosions à ~23h32. La colonne de cendre a atteint une altitude ~12 km au-dessus du niveau de la mer. M.V.O.


Petite coulée pyroclastique du 21 juillet dernier ( M.V.O.).

La reprise d'activité volcanique a débuté le le 20 juillet vers 22h (h.l.) en produisant au moins six évènements éruptifs (émission de cendre peu puissante) du 20 au 22 juillet.

Des grondements, par moments en continu, se sont fait entendre à Salem, Old Towne et Olveston durant les trois premiers épisodes éruptifs du 20 et 21 juillet. A cette occasion, de petites coulées pyroclastiques ont également été générées sur le flanc oriental et ont emprunté la vallée de la rivière Tar.

Le 26 juillet, l'activité sismique a commencé à augmenter vers 1h du matin (h.l.) en produisant des secousses hybrides (VT). Le nombre de secousses hybrides a augmenté lentement et a culminé à ~21h. avec ~15 évènements/heure. Dans le même temps, quelques évènements de longue période (LP events) ont également été enregistrés. Après une courte période de décroissance, l'activité sismique a repris le 27 juillet avec un maximum d'évènements (> une secousse/minute) vers 3 h du matin. Dans le même temps, une activité d'émission de cendres s'est produite durant ~15 minutes le 27 juillet à ~9h35 (h.l.). La source éruptive était probablement localisée à la bouche "Gages vent". Une colonne éruptive a atteint ~2,5 km asl. Deux petits épisodes éruptifs ont suivi. M.V.O.

 

15/07: OKMOK (Alaska, USA): le volcan OKMOK, s'élevant sur l'île Umnak dans la partie orientale de l'archipel des Aléoutiennes, est entré en éruption le 12 juillet en projetant un volume important de gaz et de cendres qui retombent sur l'île d'Unmak. La cendre est également transportée au loin par les vents dominants de la région en affectant les îles voisines. Le code d'alerte de l'aviation civile a viré au rouge (niveau d'alerte maximum). Toutes les zones autour du volcan sont considérées à risques.

L'éruption a débuté soudainement à 11h43 après ~30 minutes d'une augmentation rapide de l'activité sismique.

Les cendres et les gaz issus des explosions initiales ont atteint une altitude de ~15 km (asl). Un important nuage éruptif a dérivé vers le sud et l'est. 

Sur base des données satellitaires de l'A.V.O., la cendre continue à être émise d'un cône composite de scories et de cendres (Cône D) situé dans la partie orientale de la caldera sommitale, large de 6 km. Il semble que l'éruption produise des matériaux  très riches en eau en raison de l'interaction entre le magma ascendant et de poches d'eau superficielles. 

Selon les données de l'A.V.O, cette éruption paraît être plus puissante que les crises éruptives antérieures de 1945, 1958 et 1997. Jusqu'à présent aucune coulée de lave n'a été émise. A.V.O..

 

12/07: KILAUEA (Big Island, Hawaii, USA):  la lave, issue d'un point situé à ~2 km du Pu'u O'o au lieu-dit des "Royal Gardens", entre à nouveau dans l'océan Pacifique depuis le 4 juillet dernier. Une fontaine de lave, haute de 12 mètres, a marqué pendant quelques jours la sortie de la lave en surface (séquence vidéo). Lire aussi les informations de la mise à jour quotidienne du H.V.O. (an anglais).

 Photo saisissante d'un surfer, C.J. Kanuha, à quelques (5) mètres seulement de la lave entrant dans l'océan.


03/07: Llaima (Sud Chili) : les autorités régionales chiliennes ont décrété une zone d'exclusion s'étendant sur 15 km autour du sommet du volcan qui est à nouveau entré en éruption le 1er juillet. Rappelons que le volcan s'était réveillé le 1er janvier dernier. Suite à cette reprise d'activité, 40 personnes ont été évacuées. Une coulée de lave s'est déversée à partir du l'extrémité SO du cratère, sur une distance de 800 à 1000 mètres, le long d'un canal de glace percé dans le flanc occidental en direction de la rivière Calbuco (déjà actif lors de l'épisode éruptif de février 2008) . Le taux d'émission lavique est très faible (< 10 m3/s). Par ailleurs, au cours d'un survol effectué ce 3/07, le volcanologue chilien Juan Cayupi a observé un petit dôme en train de dégazer à l'intérieur du cratère mais n'a pas détecté de lave. Selon lui, le risque le plus important serait la fonte brutale de masses de neige qui pourrait entraîner la formation de coulées de boue (lahars).

Cette reprise d'activité éruptive a été précédée d'une augmentation des séismes de longue période (LP), de courte durée (< 60") et de basse énergie qui a débuté le 13 juin dernier coïncidant avec une légère activité volcanique. Cette activité était caractérisée par de faibles émissions sporadiques de cendres associées à des émissions continues de fumerolles depuis le cratère perçant le sommet du cône pyroclastique situé dans le cratère principal du volcan.  En début de matinée du 30 juin dernier une nouvelle émission lavique (éruption effusive de type hawaiienne) s'est produite après une nette augmentation de la séismicité à partir du 28 juin. Ce crescendo dans l'activité sismique est interprétée par un mouvement de fluides à un niveau peu profond.

L'alerte jaune (d'intensité moyenne) est maintenue dans la zone du volcan Llaima ! SERNAGEOMIN

 

26/06: TUNGURAHUA (Equateur) : du 18 au 19 juin, l'I.G. a signalé des émissions de cendre et de vapeur d'eau qui ont atteint des altitudes de 6 à 8 km, soit des hauteurs de 1 à 3 km au-dessus du cratère. Le 18 juin, une petite explosion a été détectée par le réseau sismique et des bruits d'avalanches de blocs, de grondement ainsi que des détonations en coup de canon ont été signalés. Le 19 juin, des chutes de cendre ont également été observées à ~8 km au NO du volcan produisant un dépôt épais de 2 mm. Dans le même temps, du matériel incandescent et des blocs ont été expulsés à 500 m. au-dessus du cratère. Des blocs ont dévalé les flancs sur une distance d'environ 1 km. Par ailleurs, des coulées de boue (lahars) ont été signalés dans les vallées NO, O, et S. Une coulée plus importante a emprunté le lit de la rivière Puela en charriant des blocs dont le diamètre était supérieure à 80 cm. Le 21 juin, deux périodes de séismicité accrue ont été accompagnées de deux fortes émissions de cendre qui ont atteint des hauteurs de 3 et 6 km au-dessus du cratère. A nouveau, des lahars ont dévalé des vallées sur les flancs O et S.
12/07: SAN CRISTOBAL (Nicaragua) : vendredi 11/07, le volcan a produit une série de petites explosions  et a émis du gaz et de la cendre qui ont atteint une petite ville du NO du pays. Au cours des dernières semaines, le volcan a été la source d'une série de secousses. Reuters.

26/06:  : l'INETER a signalé qu'une explosion d'intensité modérée s'était produite le 22 juin et a été suivie d'émissions de gaz et de cendre. Des retombées de cendre ont été signalées dans la ville de Chinandega et dans trois autres communautés voisines.

26/06: MASAYA (Nicaragua) : le 18 juin, une explosion a eu lieu dans le cratère Santiago du Masaya et a produit un panache de gaz et de cendre. Les résidents de la région ont ressenti l'explosion et signalé que le panache produit était sombre.
10/06: ARENAL (Costa Rica) : le 6 juin à 9h15 du matin (heure locale), l'Arenal a généré une importante avalanche de blocs incandescents (coulée pyroclastique) vers le S.O.. en direction du Rio Agua Caliente. A ~ 4 km se situe la communauté d'El Castillo qui n'a heureusement pas été touchée. Une quantité très importante de lave andésitique en blocs s'était accumulée au sommet depuis mars 2007 suite à l'extrusion continue d'une masse lavique très visqueuse. Bien que des portions de cette accumulation lavique (dôme) s'étaient déjà effondrées durant les 14 derniers mois, l'avalanche majeure, généralement attendue dans ces circonstances d'accumulation de lave au sommet, n'a eu lieu que le 6 juin alors que deux évènements similaires, mais mineurs, s'étaient déjà produits au cours des derniers mois.

L'effondrement actuel a causé une entaille longue de 800 mètres courant du sommet vers la base. Le matériau incandescent (anhydre) a été canalisé le long de la pente en se terminant en un chaotique delta de blocs à ~900 m. au-dessus du niveau de la mer.  Une grande quantité de produits émis était pulvérisée ce qui a généré un imposant panache de gaz et de poussières (cendre très fine) provoquant panique parmi les visiteurs et rangers du Parc situé à ~2 km de distance, sur le flanc ouest. Fort heureusement, personne n'a été blessé.

Les scientifiques de l'OVSICORI pensent que, à l'image des scénarii antérieurement observés sur ce volcan, les avalanches de lave incandescente emprunteront le chenal formé le 6 juin dans les prochains jours.

 

08/06: SOPUTAN (Nord Sulawesi, Indonésie) : depuis vendredi 05/06, le cratère du volcan a libéré des coulées de lave longues d'environ 1,5 km qui n'ont toutefois pas atteint le pied de l'édifice. Dans le même temps, un nuage de cendre et de gaz  s'est élevé à ~2-4 km au-dessus du cratère. Saut Simatupang, responsable du Service de Volcanologie d'Indonésie, a demandé d'éviter vivement les zones proches du volcan, particulièrement les zones de campement situées à l'est du volcan alors que les zones résidentielles ne sont pas menacées par l'activité actuelle. Une zone d'exclusion de 6 km autour du cratère a été décrété par les autorités. La dernière éruption du Soputan a eu lieu en 2004. AFP

CHAITEN (SUD CHILI)

06/06 : l'explosivité du volcan a diminué graduellement alors que les émissions de cendres sont de moindre intensité et sont accompagnées d'abondantes émissions de vapeur d'eau. Les 3 et 4 juin, le panache éruptif s'élevait à moins de 2 km au-dessus du cratère. La décroissance de l'activité éruptive est associée à une diminution de l'activité sismique caractérisée par l'existence de deux types d'évènements volcano-tectoniques (VT).

Un survol effectué le 3 juin par une équipe du SERNAGEOMIN a permis de constater les dégâts causés par l'éruption. Sur l'entièreté du flanc nord et nord-est du volcan, la forêt native a été arasée et brûlée par des coulées pyroclastiques et des explosions latérales sur une superficie d'environ 2500 hectares.


26 mai : un survol réalisé le 21 mai a permis de constater la présence d'un nouveau dôme de lave actif en croissance sur le flanc nord de l'ancien dôme du Chaitèn. Ce dôme s'est édifié à l'intérieur du cratère issu de l'éruption actuelle qui a éventré le dôme ancien et qui pris le relais pour libérer la colonne éruptive. L'activité se poursuit en continu sous la forme d'une activité subplinienne.

La lave émise par le Chaitèn contiendrait entre 73 & 75% de SiO2 (< magma de composition acide) selon les résultats d'analyses effectuées sur de la cendre et des ponces récoltées durant les premiers jours de l'éruption.

Le 25 mai, l'altitude de la colonne de gaz et de cendre s'est maintenue en moyenne à 3,5 km au-dessus du niveau de la mer, soit 2,5 km au-dessus du cratère. Néanmoins, quelques plus fortes explosions ont projeté des matériaux éruptifs jusqu'à 4 km au-dessus du cratère.

Le 24 mai, la nouveau dôme actif surmontait légèrement le dôme ancien. Entre le 21 mai et le 24 mai, un cratère d'environ 200 m. de diamètre s'est ouvert au sud du nouveau dôme (voir photo ci-dessus). Par ailleurs, des avalanches de blocs et cendres, issues de l'instabilité des flancs, continuaient à se produire, particulièrement sur le flanc nord. SERNAGEOMIN


16 mai: le 14 mai, le gouvernement chilien a déclaré  que la ville de Chaitèn, située à seulement ~10 km du volcan, serait interdite d'accès pendant 3 mois. Par ailleurs, 90% de la ville auraient été inondés par les eaux des rios Blanco et Rayas. A noter que depuis deux jours la colonne éruptive ne dépasse plus l'altitude de 5 km. Le 15 mai, un survol de la zone a permis  de constater que les coulées de boue (lahares), qui ont affecté la ville de Chaitèn, continuent à recouvrir les zones voisines dans le lit de la rivière Chaitèn et dans le secteur sud de la localité en préservant toutefois la Place Centrale, la municipalité et les zones voisines du port. L'aérodrome est recouvert d'eau et de cendres. En conséquence, l'entrée en ville n'est plus possible par voie terrestre ou aérienne.

- Toute la vallée ainsi que le delta des rios Blanco-Rayas sont soupoudrés de cendres. Les forêts sont recouvertes d'une couche de cendres blanches.

- L'eau du courant littoral qui longe la côte du Chili du sud vers le nord transporte une grande quantité de cendres.

- Les coulées de boue (lahars) et les écoulements de grands volumes de sédiments dans les rios Chaitèn et Blanco-Rayas se sont poursuivis, remplissant ainsi les lits de ces rivières qui ont perdu leur capacité à évacuer l'eau qui y est habituellement présente. En conséquence, le rio Chaitèn devrait continuer à déborder en affectant de nouveaux secteurs de la ville de Chaitèn.

Du point de vue sismique, des changements notoires ont eu lieu depuis les deux derniers jours. Un essaim de séismes de type hybride (A-B) a été détecté. Il est interprété comme étant associé à une fracturation du conduit éruptif principal suivi par la montée de fluides magmatiques par ce même conduit jusqu'au dôme. La prédominance ultérieure d'évènements sismique de type LP confirme l'instabilité sismique du système, qui a comme origine évidente le mouvement de fluides magmatiques. En conséquence, une haute probabilité d'éventuelles futures explosions majeures subsiste. Celles-ci pourraient provoquer la destruction totale ou partielle du dôme et générer des flux pyroclastiques suite à l'effondrement de la colonne éruptive.


09/05: une puissante explosion s'est produite dans la nuit de jeudi à vendredi forçant les 30 résidents récalcitrants de Chaitèn à être évacués dans l'urgence. Cette nouvelle phase éruptive a été précédée d'une centaine de secousses sismiques. Par ailleurs, des volcanologues estiment que l'éruption du volcan Chaiten dans le sud du Chili pourrait durer des semaines voire des mois. "Selon les experts, le (nuage de cendres) est moins dense, ce qui pourrait réduire la probabilité d'une éruption plus intense, mais ce n'est qu'une hypothèse", a déclaré Sergio Galilea, le représentant du gouvernement dans la région, lors d'un vol au-dessus du volcan en éruption.

 

Selon les informations du Service Géologique et des Mines du Chili, l'alerte rouge est maintenue dans la zone du volcan Chaitèn. La possibilité d'éventuelles futures explosions majeures et d'effondrement de la colonne éruptive ne sont pas exclues.

Des observations effectuées le 8 mai ont permis de révéler que le long de la vallée N-S immédiatement à l'est du volcan et débouchant dans le rio Rayas se manifestent des nuages gris clairs qui descendent jusqu'à cette rivière. Par la suite,  un processus d'évaporation se développait dans la vallée N-S. Ce phénomène est interprété comme l'existence de petits écoulements pyroclastiques qui dévalent depuis le volcan Chaitèn jusque dans ces vallées. Le flux à haute température  réchauffe l'eau des rivières en produisant l'évaporation subséquente. Toujours le 8 mai à 14 h, la colonne de cendre et de gaz atteignait une altitude moyenne de 14 km et se dispersait vers le NE (en direction de Buenos Aires). Par ailleurs, dans la partie occidentale de la colonne éruptive, le nuage de cendre était plus dense et de couleur gris à gris foncé, ce qui pourrait témoigner de l'ouverture d'un nouveau cratère au pied ouest du dôme. Pour raison de sécurité, la station sismique a été transférée de la ville de Chaitèn à l'île Talcàn. Les données fournies par cette station mettent en évidence une nette augmentation de l'activité sismique en relation avec la violente explosion enregistrée le 7 mai dernier à 23h35. Le nombre d'évènements de type volcanotectonique (VT) n'a pas augmenté, 35 évènements par jour, et sont concentrés aux alentours du volcan.

Des séismes précurseurs de type LP (B), bien que déjà détectés auparavant, ont précédé les deux grandes explosions observées les 6 et 7 mai. ils signalent l'existence d'importants mouvements de fluides, probablement à des niveaux superficiels, ce qui confirme l'existence d'une chambre magmatique à faible profondeur. D'après les foyers sismiques calculés, le réservoir magmatique serait à moins de 5 km de profondeur.

L’apparition de séismes de type hydride (évènements de type A dénotant la fracturation des roches suivis d’évènements de type B associés à des mouvements de fluides) liée aux deux grandes explosions des derniers jours (5 et 7 mai) serait associée à une ascension rapide ("magmatic pulse") d'une importante quantité de magma.

Cette vertigineuse ascension magmatique se serait produite suite à une soudaine évacuation de fluides (gaz et magma) lors des deux importantes explosions qui, occasionnellement, éjectent dans l’atmosphère des panaches de cendre susceptible d'atteindre ~30 km d’altitude. Ces éruptions paroxysmales libèrent une grande quantité de cendre et de gaz dans l’atmosphère, en provoquant la vidange partielle de la zone supérieure de la chambre magmatique permettant ainsi une nouvelle ascension de magmas fragmentés par un processus de nucléation rapide.

A noter, à moyen/long terme, en cas de vidange partielle ou, éventuellement, totale de la chambre magmatique suite par exemple à l'interruption/arrêt brutal de l'alimentation en magma profond, que le vide ainsi crée sous l'édifice pourrait  causer l'effondrement partiel d'une partie de la caldera qui s'est formée par ce même mécanisme il y a 9400 ans.

Néanmoins, à court terme, la préoccupation principale reste centrée sur de futures explosions majeures et les processus d'effondrement de la colonne éruptive, ce qui pourrait entraîner la destruction du dôme et la formation d’écoulements pyroclastiques qui pourraient dévaler vers les vallées adjacentes en irradiant tous les flancs du volcan (à l’instar d'un mécanisme similaire qui s'est produit en 1997 sur les flancs du volcan Soufrière Hills à Montserrat).

L'union des deux cratères perçant le flanc nord du dôme en un seul de 800 m. de diamètre conduit à penser que le système d'alimentation n'est pas pour l'instant obstrué. L'énorme quantité de cendre et de gaz, venue des profondeurs en transitant par la chambre magmatique superficielle, pourrait ainsi être libérée sans risque majeur d'explosion soudaine du dôme.

Le volume de cendre émis lors de la première phase de cette gigantesque éruption est d'ores et déjà considéré comme énorme et pourrait, à terme, provoquer d'importants dégâts écologiques et économiques (principalement dans le secteur de l'agriculture/élevage), peut-être irréversibles, sur une vaste région entourant le volcan Chaitèn.

14 mai : des membres du Service géologique et minier du Chili ont pu survoler le volcan Chaitèn en hélicoptère.

Le dôme central et la base de la colonne éruptives vus du NE

A 14h30, la caldera et le dôme ont été survolés. Le flanc nord de la caldera jusqu'à la route australe exhibait plusieurs hectares de forêt native incinérés suite à des écoulements pyroclastiques mineures générés par effondrement de la base de la colonne éruptive et/ou par les explosions latérales originaires du cratère. Certains secteurs au NE ont été également sévèrement affectés par des flux pyroclastiques de petites dimensions en brûlant et dévastant des zones forestières.

Le dôme central présentait une épaisse colonne verticale de gaz et de cendre s'échappant d'un cratère large d'environ 1 km localisé sur le flanc nord du dôme jusqu'à son sommet. Les zones O et NO ont également laissé des traces issues de nombreux flux pyroclastiques sur les flancs en question. Ils ont brûlé toute la végétation à l'intérieur de la caldera, incluant des débordements sur ses bordures septentrionales.


06/05: dès ce matin, une forte recrudescence de l'activité du volcan Chaitèn a eu lieu ! Le chef de l'Office national des urgences (Onemi) de Santiago, Jorge Muñoz, a déclaré qu'il y a eu une production de lave et de flux pyroclastiques émanant du volcan depuis approximativement 08H45 H.L. (12H45 GMT).

Cette nouvelle éruption a généré un panache de cendre plus sombre et plus vaste qui a atteint une altitude de 30 km. a.s.l..

D'après le volcanologue chilien Juan Cayupi, qui a pu se rendre sur les pentes de ce volcan de 1.200m, les deux petits cratères du sommet ont fusionné pour donner naissance à un grand cratère unique, crachant "une grande quantité de cendres, de particules et de gaz". De la lave s’échappait également, mais ne débordait pas du cratère pour le moment.

Selon une communication personnelle de la géologue argentine Elizabeth Rover, la population de la ville argentine d'Esquel, située à 160 km  à l'est du volcan Chaitèn, est en difficulté. Les principaux problèmes pour les gens sont d'ordre respiratoires en raison de la finesse des particules de cendre recouvrant la région sur ~30 cm d'épaisseur. Tous les masques anti-poussières disponibles ont été distribués. La ville de Trevelin est également recouverte de 10 cm de cendre.  Au chili, la ville frontière de Futaleufu, située à 65 km du volcan, a été totalement évacuée aujourd'hui.

 

Séquence vidéo

Un nouveau cratère perce le dôme rhyolitique dans la caldera du volcan Chaitèn. Ces deux cratères ont fusionné ce 6 mai.

Le panache du Chaitèn, se déplaçant vers l'est, mis en évidence par le capteur MODIS embarqué sur le satellite TERRA . Images capturées le 03/05. On y voit que le Centre de la province argentine du Chubut est traversé de part en part par le nuage de cendre affectant particulièrement les villes de Comodoro Rivadavia (image de droite) et d'Esquel et de Trelew (à gauche). En conséquence de la présence du nuage éruptif au-dessus de la Patagonie argentine, les vols reliant  Buenos Aires à la Province de Chubut (Comodoro Riv.) ont été interrompus suite à la forte densité de cendre à haute altitude.

Image MERIS d'ENVISAT acquise le 5 mai (ESA)

08/05: les cendres du volcan Chaiten ont atteint jeudi la capitale argentine, après avoir parcouru plus de 1.000 kilomètres depuis le territoire chilien et provoqué de sérieuses perturbations dans plusieurs provinces du sud-ouest, a indiqué le Service météorologique national (SMN). Le nuage de cendre volcanique est situé a environ 3.500 mètres d'altitude au-dessus de la ville de Buenos Aires et pourrait perturber le trafic aérien, a indiqué le SMN.

La magie de l'interaction spectaculaire entre un orage et le nuage éruptif révèle de splendides couleurs orangées au-dessus du volcan !

Visionnez d'autres clichés de cette spectaculaire éruption en cliquant sur ce lien The Australian.


04 mai : CHAITEN (Sud Chili) : jeudi 1er mai au soir, 60 secousses mineures ont frappé la région des Lacs située à ~1200 km au sud de la capitale chilienne, Santiago. Au matin du  2 mai, le gouvernement chilien a déclaré l'état d'urgence suite au déclenchement de l'éruption de la caldera du volcan Chaitèn, localisé à l'ouest du volcan Minchinmavida.  Le VAAC de Washington a diffusé un avis d'intense émission de cendre volcanique et a signalé la présence d'une colonne de cendre haute de 13,7 à 16,7 km. 1500 personnes ont été évacuées en urgence de la zone dangereuse. Ce volcan n'avait pas connu d'éruption depuis ~7430 ans av JC. (date < C14 sur téphra).

D'énormes nuages épais de cendre s'élèvent du volcan Chaitèn, situé à seulement une dizaine de km de la ville du même nom où résident 7000 personnes. La cendre est emportée vers l'est par les vents jusqu'à la côte atlantique de la Province argentine du Chubut. La ville principale de cette Province, Comodoro Rivadavia, est couverte de cendre et les communications téléphoniques étaient interrompues le 4 mai selon un contact personnel.

 

 

 

Localisation "Google Earth" du volcan Chaiten - Cliquez sur les images miniatures pour visionner un agrandissement (1280 x 687) !

La quasi-totalité des 4.500 habitants de la ville de Chaiten a été évacuée. L'air et les réserves d'eau potable ont également été pollués. L’éruption a fait au moins une victime selon les autorités et les médias locaux, une dame âgée de 92 ans qui a succombé à un infractus.


Le Chaitèn est une caldera large de 3,5 km, qui n'est pas occupée par un glacier, datant du Pléistocène tardif (> 10.000 ans). Elle comprend un petit dôme de lave situé à 10 km au NE de la cité de Chaitèn sur le golfe de Corcovado. Le côté nord du dôme de lave rhyolitique (obsidienne), haut de 962 m., émergeant de la caldera est dépourvu de végétation. Une rivière drainant la baie de Chaitèn, le rio Blanco, prend sa source dans une échancrure située au S.O. de la caldera. Le plus haut point de la caldera se situe au sud à 1122 m. d'altitude. Deux petits lacs occupent le plancher de la caldera à l'ouest et au sud du dôme de lave. Un écoulement pyroclastique  en vague et un dépôt de ponce semble avoir été générés par une éruption qui a formé la caldera elliptique sommitale de 2,5 x 4 km il y a ~9400 ans.

 

23 mai : SEMERU (Java; Indonésie) : le plus haut volcan de l'île indonésienne de Java s'est mis à déverser mercredi d'imposantes nuées ardentes, justifiant une surveillance soutenue de son activité, ont annoncé jeudi les autorités indonésiennes. L'Agence d'atténuation des risques volcaniques et géologiques indonésienne (CVGHM) a relevé d'un cran le niveau d'alerte concernant le mont Semeru, qui culmine à 3.676 mètres dans l'est de Java. Selon un employé de l'agence de volcanologie indonésienne, le Semeru a projeté mercredi six nuées ardentes qui ont dévalé ses pentes. "La plus longue a atteint 3.000 mètres de long", a déclaré par téléphone à l'AFP Suparno. Le plus proche village se trouve néanmoins à dix kilomètres et aucun ordre d'évacuation n'a été donné, a-t-il ajouté.
15/04: NEVADO del HUILA (Colombie) : selon l'observatoire volcanologique de Popayan de l'INGEOMINAS, le plus haut volcan colombien (alt. : 5631 m.), situé dans le sud-est du pays, est entré en éruption le 14 avril à 23h08 H.L. soit le 15 avril à 04h08 GMT.

Sismogramme enregistré par l'observatoire volcanologique & sismologique de Popayan (INGEOMINAS). Il est à noter qu'un important séisme harmonique de longue période/basse fréquence (séisme de type B avec amortissement / "tornillo") ayant duré ~4 minutes précède d'une heure la crise sismique (vibration volcanique + secousses volcano-tectoniques (VT) de type A liées à la montée du magma et à la fracturation des roches encaissantes) associée au déclenchement de l'éruption. Les heures indiquées en ordonnée sur le sismogramme sont les heures UTC/GMT.

Du 9 au 15 avril, l'activité sismique a été caractérisée par 888 évènements associés à la dynamique volcanique, parmi lesquels 616 correspondent à des processus de fracturation (type A / VT event ), 235 à des circulations de fluides (type B / LP), et 35 pulses de vibration de basse amplitude (TR). Selon l'observatoire de Popayan, certains de ces évènements ont pu être associé à des émissions de cendre y de gaz. Le 15 avril, des mesures à distance d'émission de SO2, réalisées à partir de la route panaméricaine Cali-Popayan, ont enregistré des valeurs d'environ 700 t/j alors que la colonne gazeuse se déplaçait préférentiellement vers l'ouest de l'édifice volcanique.

L'évaluation des paramètres de surveillance volcanique révèle que le volcan a connu un comportement fluctuant durant les dernières semaines, caractérisé par une alternance de périodes d'intense activité sismique et de relâchement de la pression interne du système. Cette caractéristique souligne que l'évolution du processus volcanique débuté l'année passée se poursuit, ce qui implique que des crises similaires ou même plus violentes à celles des mois de février et avril 2007 peuvent survenir à tout moment Le volcan est actuellement en alerte orange sur une échelle de 4 (niveau vert le moins élevé).

Le Rio Pàez est en forte crue suite à la fonte des neige et d'une partie du glacier sommital. Les images vidéo d'une des chaînes TV colombienne sont spectaculaires ! Des milliers de personnes ont été évacuées en urgence et, pour le moment, aucun dégât significatif ni victime ne sont signalés par les autorités officielles. Le volcan avait été placé sous surveillance après une alerte de l'Institut géologique et minier colombien (INGEOMINAS), le 29 mars.

 

Vidéo montrant la spectaculaire crue du Rio Pàez !

 

16/04: Mt EGON (Ile de Florès, Indonésie): des centaines d'Indonésiens ont fui leur domicile situé sur les pentes du volcan situé sur l'île de Flores, ont annoncé mercredi les autorités indonésiennes. Le mont Egon, qui culmine à 1.703 mètres, s'est brusquement réveillé mardi soir 15/04, envoyant une colonne de cendres et de gaz à 4.000 mètres de hauteur, a indiqué l'Agence d'atténuation des risques volcaniques et géologiques indonésienne (CVGHM) . Six cents habitants d'un village près du cratère ont été évacués, selon les autorités locales qui ont envoyé dans la zone des masques filtrants et de l'eau potable. "Il y a plus de 23.000 personnes réparties dans trois sous-districts dans la zone dangereuse", a déclaré à l'AFP Robert Rai, porte-parole du district. Selon lui de nombreux résidents ont paniqué mardi soir, surtout que l'éruption de cendres a été précédée de secousses telluriques. Il n'a pu donner de bilan précis du nombre de personnes ayant fui l'éruption. Source: "le Monde".
13/03: KILAUEA (Hawai, USA) : du 4 au 6 mars, la coulée du TEB s’est épanchée vers l’est et a franchi la zone des Jardins Royaux. Elle se subdivise en deux lobes de 100 m de large (E et O) à environ 150 m au nord de la route d'accès du comté. Selon des sources locales, à environ 23h30 HL du 5 mars, le lobe occidental a atteint l'océan à l'entrée Waikupanaha. Du 7 au 11 mars, de l’incandescence était visible au niveau des évents au sommet des deux boucliers satellites SE. Le lobe ouest a continué à édifier un delta alors que le front du lobe est se trouvait à 470 m de l'océan. Le 9 mars, un accès public, comportant d'excellentes vues sur les coulées pahoehoe, a été aménagé. A cette date , il y avait quatre sources d’émission de vapeur d’eau à Waikupanaha  mais seuls quelques petits points incandescents étaient visibles en soirée. Le delta était large de 500 m. et se prolongeait de 100-150 m dans l'océan. Du 9 au 10 mars, les panaches de gaz et l'incandescence au niveau des Jardins Royaux ont suggéré que des interruptions au niveau du système souterrain d’écoulements laviques avaient probablement abaissé le volume de lave qui atteignait l'océan. Du 10 au 11 mars, de l'incandescence diffuse dans le cratère de Pu'u 'O' a été observée sur les images de la webcam du H.V.O..

Par ailleurs, les émissions de SO2 au niveau du cratère central de la caldera du Kilauea restent préoccupantes et pourraient forcer les autorités à fermer le Parc National des Volcans d'Hawai. C'est depuis la mi février que les émissions de gaz soufré ont commencé à augmenter. Jeudi 13/03, le record du taux d'émission de dioxyde de soufre a battu tous les records depuis le début des mesures en 1979 pour atteindre 2000 t/j et 2500 t/j le 16 mars. La norme est de 200 t/j. Les gaz s'échappent d'un nouvel évent, qui s'est ouvert mercredi 12/03 dans la partie inférieure de la paroi E du cratère Halema'uma'u (la maison de la déesse Pelé). La cause de cette forte augmentation de SO2 n'est pas claire. Cependant, selon le H.V.O., il semble qu'une éruption sommitale imminente ne soit pas attendue selon les autres données de surveillance (monitoring) du volcan comme la séismicité et le taux d'inflation de l'édifice volcanique. Le taux d'émission est bien supérieur à celui accompagnant l'éruption sommitale la plus récente de 1982, soit 1200 t/j et est semblable à celui du cratère actif du Pu'u'Oo situé dans la partie centrale du rift E. Cliquez sur ce texte pour voir des clichés du cratère Halema'uma'u.

17/03: le nouvel évent gazeux du cratère Halema`uma`u présente une zone de faible lueur d'incandescence durant la nuit qui est en train de s'élargir légèrement. Les taux d'émission de SO2  et la vibration volcanique ("tremor") continuent d'être à des niveaux bien plus élevés que les niveaux habituels dans la zone sommitale du Kilauea. A noter que, le dimanche 16 mars, les concentrations de CO2 mesurées par un appareil de mesure situé sur le plancher du cratère de la caldera du Kilauea étaient proches de 1,5 % alors que les concentrations habituelles, sans lien avec l'activité volcanique, sont de 0,036%. Les émissions de dioxyde de carbone au sommet du Kilauea sont élevées depuis 2005.

L'évent rougeoyant dans la paroi du Halema'uma'u ! Serait-ce le retour de l'oeil de la déesse Pelé ? Photo : H.V.O. Le cratère du Halema'ama'u dégazant le 8 avril, ce qui a entraîné la fermeture temporaire du Parc National des Volcans d'Hawai.

Photo prise de la portion de route du Mauna Loa à 7h de ce matin du 8 avril. De faibles vents à basse altitude combinés à des vents de SO à plus haute altitude ont généré un panache gazeux (quasi sans cendre) ayant la forme visible sur le cliché. Photo par © C. Heliker

Carte illustrant les conditions de vents/gaz au sommet du Kilauea

En réalité, les scientifiques ne comprennent pas entièrement ce qu’il se passe dans la paroi du cratère puits du Halema’u ma’u. La cause du rougeoiement n'a rien de mystérieux ! Les roches environnantes de l'évent gazeux sont réellement chaudes, environ 480°c. Cette température, supérieure à celle d'ébullition (444.60°c) du soufre, est bien plus basse que la température de la lave en fusion qui est d'environ 1090°c. pour le basalte hawaiien. Et c'est pourquoi la faible teinte rouge de l'évent s'atténue rapidement avec l'apparition du jour alors que la teinte orangée de la lave fraîche est souvent bien visible au matin déclare Kauahikaua, scientifique à l'H.V.O.. Personne ne sait exactement si une éruption va ou non se produire prochainement au sommet du Kilauea. Actuellement, les sismomètres décèlent 10 microséismes/heure alors qu'une éruption imminente en produirait plus de 40/heure. Par ailleurs, une éruption imminente devrait en principe être également accompagnée par une vibration volcanique ("tremor") dite harmonique dénotant que la lave se déplace dans un tube de la même façon qu'un son mélodieux, appelé musique, circule au travers de l'air dans une flûte. Au contraire, les données sismiques des dernières heures et jours indiquent que le "tremor" a été plutôt désordonné/dysharmonique.

19/03: à 2h58 H.L., une petite explosion s'est produite au cratère Halema'uma'u, probablement hydrothermale. L'événement a été confondu avec un séisme tôt ce matin. L'explosion a éparpillé des débris sur une zone de 30 hectares, en couvrant une partie de la route qui longe la bordure de la caldera sommitale du Kilauea à proximité et sur l'aire de parking du Halema'uma'u. Le bloc le plus gros observé, de ~1 m3,  a du être éjecté de l'évent, percé à la base de la paroi E du cratère puits, situé à 70 mètres. L'explosion a provoqué des dégâts dans la zone du point de vue du Halema'uma'u. Il n'y a pas eu d'émission de lave suggérant que l'explosion a eu une origine hydrothermale ou gazeuse. L'événement explosif a produit un petit cratère le long de la paroi orientale du Halema'uma'u. Il a un diamètre de 20-30 mètres et occupe la zone où de l'incandescence a été observée durant les dernières semaines. Les émissions de dioxyde de soufre issues de ce nouveau cratère sont encore élevées et les sons liés aux cassures de la roche sont fréquentes. C'est la première explosion au cratère Halema'uma'u depuis 1924 et le premier événement éruptif dans la caldera du Kilauea depuis septembre 1982. Lire les détails (en anglais) sur la page spéciale du H.V.O., par James P Kauahikaua.

Nouveau ! Une webcam braquée sur le cratère Halema'uma'u. (située dans la tour du bâtiment du H.V.O)

Reportage vidéo

25/03: à partir du 24/03, une émission continue de cendre est observée au cratère Halema'uma'u, transformant ainsi le nuage gazeux blanc des jours précédents (depuis le 12/03) en un panache de fines cendres brunes qui atteint une hauteur de 800 à 1600 mètres au-dessus du niveau du sol. La nuit précédente, on a observé des fines particules incandescentes émises par le nouvel évent situé sous le point de vue du Halema'uma'u. Quelques fragments ont été éjectés suffisamment rapidement pour se déposer sur la bordure du cratère. Par ailleurs, des géologues du H.V.O. ont trouvé des cheveux de Pelé (fins filaments de lave fluide étirée) et des scories dans la zone du point de vue, indiquant que les matériaux éjectés, durant la nuit, à partir de le nouvelle bouche large de 30-35 m. comprenaient de la lave juvénile en fusion. Les fragments les plus gros de scories et de blocs, en forme de goutte (larmes de Pelé), de roche fondue trouvées sur le bordure du cratère ont une taille de 10 centimètres. C'est la première manifestation lavique au Halema'uma'u depuis l'activité de 1982 et la première de ce type, caractérisée par une émission de cendre, depuis 1968. Suite au panache de cendre, les agences hawaiiennes d'aviation ont été alertées d'un risque potentiel pour les avions traversant la zone.

Reportage de la chaîne TV locale KGM 9

09/04: à 23:08 H.L., une seconde explosion s'est produite au cratère Halema'uma'u. L'énergie et la quantité de matériaux libérés par cette explosion étaient plus faibles que lors de l'explosion du 19 mars dernier mais elle a eu comme conséquence d'agrandir l'évent de 5-10 mètres. Selon des scientifiques de l'USGS, des roches incandescentes ont été à nouveau éjectées lors de cet évènement éruptif. Quelques blocs sont retombés sur la bordure du cratère, à ~70 mètres au-dessus de la bouche éruptive. Ils signalent également qu'une légère lueur est réapparue juste après l'explosion. Hormis les signaux sismiques liés à l'explosion, les autres paramètres sont restés constants. Des géologues du H.V.O. se sont rendus sur place afin d'investiguer les débris éparpillés sur la bordure du cratère surplombant l'évent. Ils y ont trouvé des scories de lave, des roches et un bloc qui avait une taille de 35x21x20 cm. Etant donné que des coupelles en plastique d'échantillonnage des particules de cendre ont fondu au contact de débris, ceux-ci étaient apparemment chauds lors de leur éjection. Par ailleurs, le vent a emporté de fines particules de cendre qui sont retombées à Pahala, soit à une trentaine de km de là. Com. Jim Kauahikaua, H.V.O..

 

07/02 : Tungurahua (Equateur) : l'activité du volcan s'est accrue le 6 février. Le nom du volcan signifie "gorge de feu" en langue Quechua !

A 23h20 H.L. du 5 février (04h20 UTC du 06/02), le volcan est entré en éruption. Les caractéristiques de cette phase éruptive sont similaires à celle qui s'est produite le 14 juillet 2006.  L'activité a été accompagnée par une intense vibration qui a secoué l'ensemble de l'édifice volcanique. Les sismomètres ont enregistré des secousses de longue durée avec des amplitudes comparables à celles observées en juillet 2006. Durant toute la nuit, le niveau d'activité est resté élevé bien que fluctuant (vibrations intenses accompagnées de bruits souterrains très puissants audibles dans l'ensemble du pays). A 01h00 du matin, une coulée pyroclastique est descendue dans la ravine Mandur et, par la suite, d'autres flux pyroclastiques ont été signalés dans les ravines de Cusua et Juive qui entaillent le flanc NO du volcan. L'Observatoire Volcanologique du Tungurahua (OVT) a également été informé de la chute de débris de pierre ponce, atteignant 3 cm de diamètre, dans plusieurs villages situés sur le flanc SO de l'édifice. Suite aux mauvaises conditions météorologiques dans la zone du volcan, aucune observation visuelle directe de la hauteur de la colonne de cendre n'a pu être effectuée. Cependant, sur la base des images satellitaires, les volcanologues ont estimé que le panache avait atteint une altitude de 10 km avec un déplacement vers le SO. Une seconde phase éruptive similaire à la première a débuté vers 04h40. Dès 04h20 sont apparus des signaux sismiques qui ont saturé les stations sismiques de courte période situées à proximité du volcan. Il semble que quelques coulées pyroclastiques ont dévalé plusieurs ravines entaillant le flanc NO et O du volcan. Malgré les mauvaises conditions d'observation, il semble bien que ces flux pyroclastiques n'aient pas atteint le fleuve Chambo. Les données satellitaires ont montré que la partie supérieure de la colonne éruptive s'est dirigée vers le SO alors que sa partie inférieure formait un nuage assez dispersé qui se dirigeait vers l'O. En conséquence, la probabilité de chute de cendre dans les provinces de Chimborazo, Tungurahua et Cañar était élevée. De la cendre est effectivement retombée sur Riobamba.

Après l'intense activité nocturne, une nette diminution de l'activité éruptive a été observée depuis 09h20 H.L. Cette pause pourrait être liée à une alternance de périodes d'intense explosivité durant plusieurs heures et des périodes de faible activité. Une explosion d'intensité modérée s'est produite en début d'après-midi. Elle a été associée à deux évènements volcano-tectoniques (VT) ou de fracturation (type A event). Ces évènements signalent que le système magmatique du volcan reste ouvert (basse pression magmatique), ce qui peut précéder une nouvelle augmentation de l'activité éruptive. Cette caractéristique pourrait être expliquée par une pression interne au niveau de la chambre magmatique insuffisante pour ouvrir totalement le conduit éruptif et maintenir une éruption soutenue et en crescendo pendant plusieurs heures, comme celle qui s'est produite en août 2006.

Trois hypothèses sont envisagées par l'I.G..

- Une augmentation substantielle de l'activité dans les prochaines heures ou jours qui aboutirait à une phase éruptive majeure ou même paroxysmale, similaire à celle du 16 août 2006.

- Le statut quo de l'activité volcanique actuelle avec des fluctuations importantes comme celle de ce jour. Selon ce scénario, les variations de l'activité peuvent être rapides et survenir sans signe précurseur majeur.

- Au cas où les produits volcaniques émis tôt ce matin du 06/02 seraient en réalité des coulées de lave (et non des coulées pyroclastiques),  correspondant ainsi à la partie supérieure de la colonne magmatique surchargée (saturée) en gaz, il ne se produirait pas d'activité explosive majeure à court terme.

07/02: depuis 11h30 H.L., une nouvelle d'activité intense a débuté au Tungurahua. Selon l'O.V.T., une colonne éruptive haute de 5 km, contenant une grande quantité de cendre, a été observée. De fortes détonations, à nouveau associées à l'épisode éruptif en cours, ont été entendues dans le secteur du volcan. Des retombées de débris ont été signalées dans plusieurs localités. L'activité sismique est caractérisée par une vibration volcanique ("tremor") d'intensité croissante durant une heure suivi par un retour à un niveau modéré. Par ailleurs, l'analyse d'images satellitaires a détecté un point chaud dans le cratère du volcan, ce qui confirme la présence de matériau magmatique en surface. Il est à noter que l'évolution actuelle de la vibration volcanique (en crescendo durant au moins une heure) est similaire à celles notées au cours de puissantes éruptions précédentes qui ont généré des coulées pyroclastiques et des émissions de grandes quantités de cendre. Trois périodes d'activité majeure se sont produites entre 11h30 et 13h30, entre 14h20 et 15h20 et entre 17h10 et 19h00. Quatre coulées pyroclastiques ont été signalées dans des ravines situées sur le flanc NO et O du volcan.

La chute de cendre affectera probablement 6 des 24 provinces du pays. Le Gouvernement équatorien a d'ores et déjà déclaré l'état d'urgence dans plusieurs de ces six provinces suite à des fortes pluies et inondations qui ont provoqué des dégâts aux récoltes et ont conduit à des évacuations.

 

17/01 : Galeras (Colombie) : six évènements sismiques de type "tornillo" ("type B sismic event : Harmonic-Monochromatic event ; Long Period/Low Fréquency event" associé à un phénomène de résonance induit par la circulation des fluides au niveau du ou des conduits magmatiques superficiels, suggérant une obstruction dans la partie haute du conduit principal) ont été enregistrés par l'Observatoire Volcanologique et Sismologique de Pasto du 16 janvier à 8h05 au 17 janvier à 09h14 (soit sur un laps de temps de ~25 heures).

"Tornillo" (LP sismic event; ~1Hz) typique du volcan Galeras (début à 09h47 le 14/01/1993); "tornillo" signifie vis -- Par comparaison, évènements de type A généralement liés à la fracturation des roches encaissantes associée aux mouvements souterrains du magma.

 

Sismogramme saturé dès le début de l'éruption meurtrière du 14/01/1993 (notez l'échelle temporelle de 20 secondes).

La source de ces secousses d'origine volcanique a été localisée à faible profondeur à proximité du cône actif. L'importance de l'apparition de ce type d'évènement sismique au volcan Galeras est bien connue (cliquez ici). Ils ont précédé les éruptions de 1992 et 1993 qui ont suivi la mise en place d'un dôme de lave en 1991 (cliquez ici). Ces épisodes sismiques particuliers ont également précédé certains épisodes éruptifs qui se sont produits en 2004 et 2006. L'état d'alerte a été élevé au niveau 1 (le niveau le plus élevé sur une échelle de 4). Les autorités locales ont évacué par mesure de précaution plus de 8000 personnes de la ville de Pasto.

Corroborant les données sismiques, une éruption explosive majeure s'est produite au volcan Galeras le 17 janvier à 20h06 (heure locale).

Ferrnando Gil, directeur du Centre d'études sismiques de Colombie, estime que la colonne éruptive qui assombrissait le ciel de la région de Pasto était longue d'environ 7 kilomètres. Il a également déclaré que cette éruption était la plus puissante depuis la réactivation du volcan en 1989. Il y a quinze ans, le 14 janvier 1993, une soudaine éruption avait tué 9 personnes dont 5 scientifiques présents autour ou dans le cratère pour échantillonner des gaz et réaliser des observations gravimétriques. En novembre 2005, le volcan a éjecté de la cendre à environ 50 km. de distance.

Martha L. Calvache, Assistante à la Direction de l'Institut Colombien de Géologie et des Mines (INGEOMINAS) a déclaré que l'éruption de matériaux incandescents avait été associée à un signal sismique continu de plus d'une heure. Par ailleurs, de courtes coulées de lave ont été émises lors de cet épisode éruptif paroxysmal mais sont cependant restées confinées dans l'enceinte du grand cratère en forme de fer à cheval.

L'onde de choc associée à cette éruption explosive a été si puissante qu'elle a terrorisé de nombreux résidents de la ville de Pasto, comptant ~1 million d'habitants, située à seulement 9 km du cratère.

A noter que l'apparition, souvent en nombre croissant, d'évènements sismiques LP ("tornillos") est l'indicateur le plus fiable pour prédire les épisodes éruptifs explosifs paroxysmaux du Galeras. Cette signature sismique pré-éruptive particulière  caractérise ce volcan "gris" mais également d'autres du même type comme, notamment, le Popocatepetl (Mexique).

Lire le communiqué de presse extraordinaire de l'INGEOMINAS-Pasto du 17 janvier 2008 à 10:00 a.m. (en espagnol); soit ~ 10 heures avant l'épisode éruptif ayant débuté à 20h06 heure locale.

Captures d'une séquence vidéo de l'éruption du 17 janvier (INGEOMINAS)

Photo prise de l'Observatoire Astronomique de l'Université de Nariño.

Séquences vidéos (< INGEOMINAS; Reuter, CNN) sur "YouTube" - Vidéo avec commentaire (CNN)

  

23/01: photos aériennes du volcan Galeras (INGEOMINAS). En bas de page, voir le très impressionnant cratère d'impact créé par un projectile balistique retombé à 1,5 km du cratère actif.

Sismogrammes des évènements sismiques LP de type "tornillo" survenus entre les 16/01 & 17/01 - Le graphique du flux de SO2 (t/j) du 01/01/08 au 23/01/08 montre une tendance globale à la diminution jusqu'au moment du déclenchement de l'éruption (< probable obstruction du cratère engendrant une augmentation de la pression des gaz) puis une augmentation à nouveau.

Rapport de l'épisode éruptif du 14/01 au 20/01 (en espagnol)

Institut Colombien de la Géologie & des Mines (subdivision de Pasto)

Le Galeras sur Wikipedia

17/01: Shiveluch  (Kamtchatcka, Russie) :  "Le volcan le plus au nord du Kamtchatka, le Shiveluch, crache des cendres à 4,5 kilomètres d'altitude, ce qui provoque une avalanche de débris brûlants, a annoncé à RIA Novosti un représentant de la section du Kamtchatka du Service géophysique de l'Académie des sciences de Russie (RAN).

"Les rejets de cendre, enregistrés à 15h15 heure locale, s'accompagnent d'une avalanche de débris brûlants", a déclaré le représentant.

Dans la zone du volcan, des stations sismiques ont enregistré 34 séismes locaux, dont certains ont été suivis de rejets de cendres et d'avalanches de débris. Les images prises par satellite permettent d'observer une température anormalement élevée dans la zone du cratère atteignant 44 degrés Celsius, alors que la température de l'air est de 26°C en dessous de zéro.

L'activité du Shivelutch, le plus septentrional des 28 volcans en activité de la presqu'île du Kamtchatka, s'est intensifiée depuis décembre 2007, après une période d'accalmie d'environ un an.

D'énormes colonnes de gaz et des cendres s'élèvent régulièrement au-dessus de son cratère, allant de 5.000 à 8.000 mètres d'altitude.

Le volcan de 3.300 mètres ne présente aucun danger pour les habitants des localités de la presqu'île, mais les nuages de cendres qui s'étirent sur 700 kilomètres risquent de perturber l'aviation."

07/01 : Tungurahua  (Equateur) : selon le dernier rapport de l'Institut Géophysique Equatorien (IG), le Tungurahua  connaît depuis octobre 2007 une recrudescence d'activité en terme de nombre et d'intensité d'évènements explosifs. Cette tendance s'est encore accrue depuis le 29 décembre 2007 lorsque le nombre d'explosions quotidiennes a dépassé la centaine. Le 2 janvier 2008, le nombre d'explosions quotidiennes a dépassé le dernier record enregistré en septembre 2006. Ces signes sont similaires à ceux associés à l'activité volcanique qui a précédé les importantes éruptions de juillet & août 2006 qui ont causé la mort d'au moins 5 personnes et forcé l'évacuation de milliers d'autres.

Le volcan présente actuellement une activité en conduit "ouvert" caractérisée par la libération continue des gaz qui s'échappent du magma présents dans le conduit volcanique principal. Cette activité génère de nombreuses explosions faibles à modérées accompagnées par une émission continue de cendre, de rugissements et, plus rarement, de détonations de type "coup de canon". Par ailleurs, la libération continue et fluide des gaz signifie qu'il n'y a pas de bouchon ou d'obstruction dans le conduit principal et que, par conséquent, la pression cumulée des gaz n'augmente pas dans l'édifice. Cette donnée suggère qu'une explosion soudaine paroxysmale est peu probable à court terme.

Les autorités viennent d'ordonner l'évacuation d'au moins 1000 villageois résidant à proximité du pied du volcan qui n'a toujours pas délivré à ce jour de coulées de lave. L'évacuation de 300 familles, vivant dans des bourgs situés sur les pentes occidentales du géant équatorien,  a été décidée sur la base du principe de précaution après l'intensification de l'activité éruptive. Les représentants des villageois évacués ont demandé au gouvernement de pouvoir être relogés définitivement ailleurs afin d'éviter de retourner dans la zone de danger. A noter que les conditions de l'évacuation des personnes ne semblent pas avoir été satisfaisantes selon les déclarations d'une des personnes évacuées.

Incandescence dans le cratère (18/12/07; IG) -- Séquence vidéo de "National Geographic News"

Rapport journalier de l'activité du Tungurahua (en espagnol)

09/01-14/01: le CENAPRED a signalé que des nuages de vapeur et de gaz avaient été émis par le Popocatepetl entre les 9 et 14 janvier derniers. Le 14 janvier, une période de "tremor" haute fréquence a été suivi par une explosion qui a produit des émissions de cendre alors que des matériaux fragmentés étaient également projetés du cratère.

                        Panache éruptif haut de 3km du 01/12/2007 dernier                         Images du Popo. en direct (webcam du CENAPRED)

01/01: Llaima (Chili) : l'année a débuté "volcaniquement " au Sud Chili ! Le volcan andin qui culmine à 3.125 mètres et qui est situé dans le Parc national de Conguillio, est entré en éruption mardi après-midi. L'édifice a lancé, à plus de 300 mètres dans les airs, des gerbes de projectiles incandescents qui sont retombés dans la zone sommitale. Par ailleurs, une coulée de lave, longue de quelques centaines de mètres (~600 m.), s'est épanchée sur le flanc oriental (versant argentin) du cône enneigé. Pour les quelques curieux présents à cette occasion, le feu d'artifice offert à l'occasion de l'an neuf par mère nature a du certainement  être un grand moment de spectacle !  La dernière éruption de ce volcan a eu lieu en 1994.

Un périmètre de sécurité a été dressé autour du volcan, l'un des plus actifs du pays. Une colonne de gaz/cendre s'étendant sur plus de trois kilomètres a assombri le ciel chilien du parc national de Conguilillio, où se trouve le volcan.

Mardi, quelque 150 personnes - touristes et employés du parc - avaient été évacués. Selon Carmen Fernandez, 53 personnes restent isolées dans le parc et les autorités se préparaient à les évacuer par hélicoptère.

Mais une évacuation massive n'était pas pour l'heure d'actualité. "Il n'y a pas encore de signes d'un risque accru", a expliqué Carmen Fernandez. "Il y a un certain flot de lave, mais pas de manière continue." La P.C."

Video BBC News -- CNN Video

03/01: Santiago de Chile (Chili) : selon les autorités chiliennes,  à la date du 03/01, au moins 53 personnes restaient menacées dans la province d'Araucania (Sud Chili) à la suite de l'éruption du Llaima. Carmen Fernandez, directeur du Bureau Chilien des Désastres, a déclaré que des hélicoptères militaires avaient été réquisitionnés afin d'hélitreuiller les touristes piégés dans la zone envahie par la lave et la cendre suite à l'éruption. Par ailleurs, les accès routiers vers la région ont été bloqués en raison de la crue de la rivière Captren qui a provoqué l'inondation de la route principale ceinturant le Parc National de Conquillo où trône le Llaima. Un total de 142 touristes et 8 résidents de la zone ont été évacués vers un lieu sûr ! "P.L."

Vue du sommet du Llaima le 3 janvier dernier. La neige des hautes pentes a quasi complètement fondu & le panache éruptif s'est réduit considérablement.


Le sommet du Llaima vu d'avion (vol "LAN CHILE" entre Temuco/Chili & Neuquèn/Argentine) en fin d'année 1995 - Photo ©  Alain Melchior


A côté de la cendre et de la vapeur d'eau, le Llaima a également libéré dans l'atmosphère un important panache de dioxyde de soufre. Celui-ci s'est déplacé vers l'Est en se dispersant. Le 4 janvier, soit 3 jours après le début de l'éruption, le nuage soufré est passé au-dessus de l'archipel de Tristan da Cunha, situé dans l'Atlantique Sud. L'image ci-dessous a été acquise par l'instrumentation de détection "OMI" embarqué sur le satellite AURA de la NASA. Elle montre la progression du nuage du 2 au 4 janvier 2008. L'OMI mesure la quantité totale de SO2 présent dans la colonne gazeuse qui est exprimée en Dobson. Si on comprimait tout le SO2 d'une colonne atmosphérique dans une couche plane à la température de 0°c et sous la pression d'une atmosphère, une unité Dobson de SO2 mesurerait une épaisseur de 0,01 mm et contiendrait 0,0285 gr. de SO2 par m2, soit 28,5 milligrammes de SO2 contenus dans un m2 d'atmosphère.

Le SO2 peut se combiner à l'eau pour former un aérosol d'acide sulfurique (H2SO4) doté d'un pouvoir réfléchissant élevé. Étant donné que cette brume acide réfléchit les rayons solaires en les éloignant de la terre, une éruption substantielle, comme celle du Mt Pinatubo en 1991, peut causer un effet de refroidissement sur la planète. Les résultats des mesures "OMI " signalent que l'éruption du Llaima a produit trois ordres de grandeur en moins (soit 1000X  moins) de SO2 que celle du Pinatubo, et ne devrait donc pas avoir un impact significatif sur le climat à grande échelle.

Un total de 16.000 tonnes de SO2 aurait ainsi été émis dans l'atmosphère au cours de cette éruption.

Sur cette image, la couleur rouge est associée aux concentrations les plus élevés de dioxyde de soufre alors que le rosâtre indique les plus basses concentrations ("Earth Observatory NASA").

17/01: le SERNAGEOMIN a signalé que l'énergie sismique liée à l'activité du Llaima avait diminué alors que le nombre d'évènements sismiques avait augmenté du 10 au 14 janvier. Ces données sismiques suggèrent la persistance d'explosions de gaz/cendre de faible intensité. Le 11 janvier dernier, lors d'un survol, des coulées de lave refroidies et recouvertes de neige ont été observées sur le flanc ouest à proximité du cratère alors que d'autres flots laviques non recouvertes de neige, et donc encore chaudes, ont été repérées 500 mètres plus bas. Des blocs incandescents ont roulé sur ~1,5 km et ont causé des émissions de vapeur à plusieurs points situés au contact de la zone glacière. Par ailleurs, d'abondantes fissures dans les petits secteurs glaciers situés au SO du cratère ont été observées. Les 11 et 13 janvier derniers, des panaches de cendre ont atteint respectivement une altitude de 5,5 et 6,7 km et se sont déplacés vers le NE et SO.

27/01: durant la période du 16 au 21 janvier,le SERNAGEOMIN a signalé que l'activité éruptive du Llaima se poursuivait dans le cratère principal ainsi que depuis deux cratères et une fissure située sur le flanc oriental. Lors d'un survol effectué le 16/01, trois cônes pyroclastiques nichés dans le cratère principal étaient actifs. Le plus grand cône produisait de faibles émissions de cendre qui atteignaient une hauteur de ~500 m. A cette occasion, des émissions de cendre issues d'un cratère situé sur le flanc E ainsi que d'une fissure allongée NE-SO (80x10 m.) ont également été observées. Le 17 janvier, une faible activité strombolienne a été observée dans le cratère sommital alors que la colonne de cendre atteignait une hauteur de 3500 m. au-dessus du cratère et était emportée vers l'Est.

 


Principales activités volcaniques de 2007 commentées sur ce site...


Shiveluch (Kamchatka, Russie) : 01/03/05 2007

Montserrat (Petites Antilles, Caraïbes) : 01 2007

Telica (Nicaragua) : 01 2007

Karthala (île de la Grande Comore; archipel des Comores; Océan indien) : 01 2007

Bulusan (Philippines) : 01/04/05/07/10 2007

Tungurahua (Equateur) : 01-12 2007

White Island (Nouvelle-Zélande) : 02 2007

Kliuchevskoi (Kamchatka, Russie) : 02-03-05 2007

Piton de la fournaise (île de la réunion; Océan Indien) : 02/03/04 2007

Nevado del Huila (Colombie) : 02/04 2007

Chikurachki (Kamchatka, Russie) : 03 2007

Stromboli (Sicile, Italie) : 02/03 2007

Batu Tara (Indonésie) : 03 2007

Etna (Sicile, Italie) : 03/09/11 2007

Reventador (Equateur) : 03/05 2007

Ambrym (Vanuatu) : 04 2007

Ubinas (Pérou) :  03/05 2007

Lopevi (Vanuatu) : 04 2007

Concepcion (Nicaragua) : 04/11 2007

Kelut (île de Java, Indonésie) : 11-12 2007

 Ritter (Papouasie Nouvelle-Guinée) : 05 2007

Llaima (Chili): 05 2007

Santiaguito (Guatemala) : 06 2007

Fuego : (Guatemala) : 07/08/12 2007

Kilauea : (Hawai, USA) : 06-07 2007

Ol Doinyo Lengai  (Tanzanie) : 09/11 007

Soputan (Sulawesi, Indonésie) : 07/08/10 2007

Karangetang (Sulawesi, Indonésie) : 08 2007

Pavlof (Iles Aléoutiennes, Alaska; USA) : 08-09 2007

Manda Hararo (Ethiopie) : 08 2007

Fernandina (Galapagos, Equateur) : 08 2007

Ruapehu (Nouvelle-Zélande) : 03/09 2007

Jebel At Tair (Mer Rouge, Yemen) : 09-12 2007

Popocateptl (Mexique) : 12 2007

Talang (Indonésie) : 11 2007

Krakatau (Indonésie) : 11 2007

Lokong-Empung (Sulawesi, Indonésie) : 12 2007


Volcans en états d'alerte ...

Turrialba (Costa Rica) - 08-12 2007

 

08/12: Turrialba (Costa Rica): durant les premières heures du 5 décembre, une alerte a été lancée par les média costariciens et les gens résidant dans la région du Turrialba. Une impressionnante colonne de gaz/vapeur d'eau, haute de plus de 2 km, a été observée à partir de différents endroits de la Vallée Centrale. Les observations de techniciens de l'OVSICORI ont permis de confirmer une exhalaison anormale de gaz et vapeur le long de la paroi méridionale externe du cratère. Les secteurs affectés par l'acidification se sont multipliés au cours du mois de novembre et les effets sur l'environnement, tant au niveau animal que de la végétation, sont indéniables. La température de quelques fumerolles du cratère ouest a atteint 280°c. Il y a encore des zones où le soufre natif fond et des zones fumerolliennes où les gaz s'échappent sous haute pression générant un bruit aigu (type sifflement). Dans le secteur oriental de la caldera, l'effet délétère de l'acidification est particulièrement évident.

Cliquez sur la photo pour en savoir plus sur le Turrialba (G.V.P.; en anglais)

FieldreportTurri51207.pdf

Sismogramme du volcan Turrialba à la date du 05/12

08/08: l'OVSICORI a signalé, que de mi juin au 8 août, plusieurs modifications se sont produites au TURRIALBA, comprenant l'ouverture de fractures, l'extension de zones fumerolliennes ainsi qu' un indéniable impact des gaz sur la végétation. L'important accroissement spatial des fumerolles sur le haut de l'édifice a été corrélé avec une séismicité plus accentuée à la mi-juillet. La fumerolle principale située au fond du cratère ouest a atteint 138 °c et a généré un son distinct, ressemblant à celui d'une valve de haute pression, audible à 500 mètres de distance. La fumerole a provoqué la fusion de quantités observables de soufre, un phénomène qui n'a pas été observé par l'équipe de l'OVSICORI depuis 25 ans de surveillance continue. De multiples fissures, associées à l'expansion des zones fumerolliennes aux environs du cratère ouest, ont été signalées. Un large champ fumerollien est localisé entre deux fractures longues d'environ 100 m. qui se sont propagées radialement à partir des bords des cratères O et NO. La végétation sur les flancs NO, O et SO apparaît de couleur  jaune et brune foncée et des pans de forêt épars ont été brûlés (G.V.P.).

L'impressionnante fumerolle sommitale au volcan Turrrialba (Costa Rica) - Cliquez sur le cliché pour visionner d 'autres photos.

6  mai : TURRIALBA (Costa Rica): les scientifiques de l' OVSICORI ont proclamé l'état d'alerte minimum (niveau 1) au volcan Turrialba sur base de rapides changements durant les 3 derniers mois. Ils ont intensifié leur travaux sur le terrain et leur efforts de recueil de données. Pendant l'observation aérienne de février 2007, les arbres apparaissaient jaunis suite à l'émission soutenue d'émissions gazeuses émanant du cratère ouest. Une croissance végétale a été signalée dans des zones précédemment brûlées sur les flancs O et SO à proximité du sommet. Le 21 avril, une zone chaude (40° C) a été découverte à 1,5 km au SO du sommet, à la base de l'édifice volcanique, ce qui coïncide avec l'alignement OSO-ENE de la faille Ariete. Le 2 Mai, deux points chauds plus larges et des zones de dégazage ont été documentés sur la même faille, environ à 200 mètres au SO de la première zone. Les panaches de vapeur ont été détectés à plusieurs km de leur source, au-dessus de la canopée. La végétation détruite par la chaleur couvre approximativement un secteur de 300 m2 le long du plan de faille méridional.

06/08 : Papandayan (Java, Indonésie) en état d'alerte

19/03 : les autorités indonésiennes ont relevé d'un cran la cote d'alerte concernant un volcan de l'île de Sumatra qui montre des signes d'activité croissante. Le Mont TALANG , qui culmine à 2.597 mètres, génère des secousses telluriques et crache des fumées, a expliqué Marjusi, de l'agence locale de volcanologie. La fumée s'élève jusqu'à une hauteur de 800 m.

Ce volcan est situé près de la ville de Padang, dans une région qui a été ébranlée le 6 mars par un tremblement de terre de magnitude 6,3 qui a fait des dizaines de morts. En cas d'éruption, il faudrait évacuer 41.000 habitants.

Les tremblements de terre et éruptions volcaniques sont fréquents en Indonésie, un immense archipel situé sur la "ceinture de feu" du Pacifique. L'Indonésie compte 129 volcans actifs.

Source: Agence Antara 

Le Guatemala décrète l'alerte "orange" après une forte activité volcanique au volcan Fuego


Le Bureau guatémaltèque de Coordination pour la Réduction des Désastres (CONRED) a décrété l'état d'alerte "orange" après que le volcan Fuego, situé à seulement 45 km de la ville de la capitale Guatemala Cd., soit entré en éruption en délivrant des explosions "coups de canon" accompagnées de petits séismes. Selon les rapports, l'éruption du 17 mars a éjecté des cendres dans les airs jusqu'à une hauteur de 500 mètres au-dessus du cratère et a provoqué 20 à 30 petites secousses par minute. L'état d'alerte concerne 31.000 personnes vivant dans 14 centres habités proches du volcan dans les provinces d' Escuintla, de Scatepequez et de Chimaltenango. Les autorités signalent qu'il n'y a actuellement pas de danger imminent pour les populations. Toutefois, les autorités locales ont préparé des plans d'évacuation des citoyens dans des hôtels de crise si la situation devait empirer. Selon les volcanologues, l'historique des éruptions du Fuego, un des volcans les plus actifs du pays, remonte à 1542. Au pire, les cendres d'une éruption paroxysmale pourraient atteindre le Salvador et le Honduras situés au sud. Le CONRED recommande aux autorités guatémaltèques de l'aviation civile de prendre des précautions dans la zone.

Information publiée le 17 mars par Xinhua.

Le département de volcanologie de l'INSIVUMEH a signalé que du matériel incandescent avait été éjecté 200 mètres au-dessus du cratère du Fuego le 15 mars dernier. Cette activité explosive a été accompagnée de grondements et d'ondes de choc qui ont fait vibrer les fenêtres d'habitations situées à plusieurs km de distance. Deux coulées de lave ont été observées, dont l'une a parcouru environ 1.5 km vers l'ouest dans la vallée Taniluyà. Un panache de cendres s'est déplacé vers le S et le SO. Le 16 mars, une activité strombolienne a propulsé des matériaux à 300 par dessus le cratère et des ondes de choc ont été ressenties à 15 km à la ronde. Les coulées de lave du 15 mars ont encore avancé et trois autres coulées ont été observées dans différentes ravines. Des panaches de cendres ont atteint une altitude de 5,4 km et se sont déplacé vers le S, SO et l'E. Deux coulées pyroclastiques ont parcouru environ 800 mètres, une au NO et l'autre à l'O et SO. Les 15 et 16 mars, un point chaud a été détecté par les satellites et le VAAC de Washington, se basant sur des rapports de pilotes de ligne, a signalé la présence de nuages de cendres jusqu'à des altitudes de 4,1 à 6,1 km (source info: G.V.P. & INSIVUMEH)

18/03 -- Des coulées de boue sur les flancs d'un volcan néo-zélandais

SYDNEY - La défense civile néo-zélandaise a activé un dispositif d'urgence à la suite de l'écoulement de coulées de boue résultant du débordement du lac situé dans le cratère du mont Ruapehu, un volcan. Le lahar (coulée de boue) a dévalé la vallée de la rivière Whangaehu. Aucun blessé ni dégât n'ont été signalés.

Les scientifiques s'attendaient depuis plusieurs mois à l'apparition de lahars dans le mont Ruapehu, l'un des volcans à lac de cratère les plus actifs du monde. La compagnie des chemines de fer néo-zélandaise continue la vérification sur le pont de Tangiwai qui avait été emporté en 1953 en tuant 151 passagers d'un train en provenance d'Auckland à la veille de Noêl.

(ats / 18 mars 2007 21:22)

http://data.geonet.org.nz/geonews/sab/

http://www.gns.cri.nz/what/earthact/volcanoes/index.html

Le barrage de téphra qui retenait le lac de cratère du Ruapehu s'est partiellement rompu permettant ainsi le passage d'une quantité d'eau suffisante pour générer un lahar d'environ 1,3 millions m3 ,composé d'eau et de débris, qui s'est écoulé dans la rivière Whangaehu.

The tephra dam holding the crater lake gave way at about 10.00 am on Sunday and in one rush a lahar of about 1.3 million cubic metres of water and debris spilled from the crater lake and washed down the Whangaehu River.

A gauche, vue aérienne du lac gris-vert du cratère du Ruapehu observé après le lahar du 18 mars. Le barrage naturel de téphra (créé par les éruptions de 1995) retenant les eaux du lac de cratère a été complètement détruit. La brèche ainsi formée dans la paroi du cratère se situe en bas à gauche de la photo. Cliquez sur la photo pour lire plus d'informations sur ce lahar (en anglais). A droite, vue aérienne du lahar ayant emprunté le lit de la rivière Whangaehu le 18 mars.

Spectaculaire photo du lahar ayant parcouru le lit de la rivière Whangaehu. Un pont a été complètement emporté. Cliquez sur la photo ou sur ce texte pour visionner d'autres clichés (cliquez sur la rubrique "Photo Gallery"). A droite, le trajet parcouru par le lahar.

Selon l'expert-volcanologue néo-zélandais Bratt Scott et coordinateur au G.N.S., l'évacuation rapide d'eau du lac de cratère du Mt Ruapehu induit, à présent, un risque plus élevé d'éruptions hydrothermales suite au déséquilibre physico-chimique provoqué par l'évacuation d'une partie de l'eau du lac qui était jusqu'alors en équilibre physico-chimique (pH, témpérature, pCO2,pSO2, etc.) au sein du cratère.

Le lac gris-vert de cratère (moyennement acide) du Mt Ruapehu et, à l'avant-plan, le barrage naturel de téphra (matériaux pyroclastiques hétérogènes faiblement consolidés) haut de seulement +/- 5 mètres. C'est ce barrage naturel qui a cédé le 18 mars laissant échapper instantanément 1,3 millions m3 de débris et d'eau dans la vallée de la rivière Whangaehu, rappelant douleureusement  aux néo-zélandais la catastrophe qui s'est produite à la veille de Noël 1953 tuant 151 passagers d'un train qui n'allait jamais franchir un pont emporté par un lahar destructeur. Ce train reliait la capitale économique, Auckland, à la capitale administrative, Wellington. Selon les études préliminaires, le récent lahar issu du lac de cratère du Mt Ruapehu, survenu le 18 mars, aurait été 25% plus important que celui qui a causé la tragédie de Tangiwai  en 1953.

 

01-02-07 SOUTHERN CHILE QUAKES NOT A SIGN OF PENDING DISASTER -- Les secousses au Sud Chili ne sont pas un signe annonciateur d'un désastre naturel (volcanique).

"Les autorités locales ont craint que l'importante activité sismique était annonciatrice d'une éruption volcanique. Le proche volcan Hudson est en effet situé à 135 km au sud de la ville de Coihaique et est entré en éruption pour la dernière fois le 8 août 1991. Cette éruption, la seconde la plus importante enregistrée au Chili, a été précédée par un essaim similaire de vibrations du sol ("tremors") et de séismes.

Les autorités ont à présent signalé que le réveil de ce volcan serait un scénario improbable.
Lundi dernier (29/01/07), une équipe de scientifiques (composée d'un séismologue de l'Université du Chili, d'un géologue du Service Géologique et Minier du Chili et d'un volcanologue du Bureau National des Catastrophes Naturelles) a conclu que les secousses étaient originaires d'un point situé à environ 20 km au NO de Puerto Chacabuco et à quelques 11 km sous le fjord d'Aysén.

Le scénario le plus vraisemblable, déclarent les experts, est qu'un courant de magma souterrain est en train d'exercer une pression sur  la plaque tectonique située sous le fjord d'Aysén. L'activité sismique résultante se poursuivra soit pendant une période non prévisible, éventuellement en diminuant; ou le courant magmatique se frayera un chemin jusqu'à atteindre la surface pour former un cône volcanique relativement petit sur le plancher du fjord Aysén. "

Hudson volcano, 25-01-07 (Southern Chile), rumbling and fears of an eruption -- Le volcan Hudson (25-01-07; Sud Chili) gronde et une éruption est redoutée; c'est une information non confirmée à l'heure actuelle (31/01/07).

Mise à jour du 31/01/07 :  "Southern Chile’s tremors traced to submarine fissure" - A wave of small earthquakes that has caused alarm in southern Chile may be related to the birth of an undersea volcano, officials said Tuesday. -- La série de petits séismes qui a provoqué une alerte au Sud Chili pourrait être liée à la naissance d'un volcan sous-marin dans la région du fjord d'Aysen.

Mise à jour du 29/01/07:  Chile: Repeat earthquakes terrify citizens in Aysen - Chili; des séismes répétés terrifient les habitants d'Aysen (Patagonie) ; lire aussi le dernier courrier d'Ellie (menace de réactivation de la faille Liquiñe Ofqui/1960).

(LGE) - Image "Google Earth" globale -- 25/01: pas d'alerte thermale "ModVolc" à 100 m. de résolution

Lire le contenu des mails échangés entre "LAVE-Belgique" & le VAAC de Buenos Aires

E-mail reçu le 25/01 (14h49) par le "webmaster" en provenance du service VAAC de Buenos Aires (Argentina)

Lire le mail de la géologue/volcanologue argentine Elizabeth ROVERE (Service Géologique d'Argentine; délég. Buenos Aires)

"Ellie", accompagnée de collègues volcanologues italiens (I.N.G.V.-Pisa & C.N.R.) participant au colloque IAVCEI de Quito en janvier 2006 (villes sur des volcans; "cities on volcanoes"), au bord du cratère du Guagua Pichincha (volcan actif situé à proximité de Quito; Ecuador).

Reconnaissance internationale d'une information diffusée par la délég. "LAVE-Belgique".


Volcans en activité en 2007...

15/12: à environ 5h30 a.m., le volcan Fuego a émis un panache significatif de cendre et de gaz. Cette activité est probablement toujours en cours ce 16/12. Une importante coulée de cendre (pyroclastique) et, peut-être, de lave a été observée sur le flanc oriental à partir d'Antigua Guatemala. Il est possible qu'une activité similaire ait lieu sur les pentes occidentales mais elle ne peut être visible d'Antigua. Déjà, le 14/12, des gens ont déclaré avoir observé une coulée de lave dévalant le versant oriental ainsi que des projections de lave au-dessus du cratère. Info. de Suzanne De Berge via G.V.P.

17/12: après l'éruption des 15 & 16 décembre, le volcan s'est complètement "épuisé" et a repris son activité habituelle caractérisée par quelques explosions d'intensité modérée (~1 évènement explosif / heure expulsant de la cendre grise à 700 m. au-dessus du cratère et se déplaçant à 8 km vers S et SO).

09/12: Lokong-Empung (Sulawesi, Indonésie) : sur la base d'observations visuelles, d'un processus d'inflation détecté par le réseau de surveillance et d'un accroissement de la sismicité, le CVGHM a rehaussé le niveau d'alerte du volcan de 2/4 à 3/4 le 09/12 dernier. La couleur de l'eau du lac de cratère Tompaluan est passée du vert au gris et les bruits associés aux dégazages se sont intensifiés. Des panaches blancs se sont élevés à une altitude de 1,6 km asl. Il a été conseillé aux visiteurs et touristes de ne pas pénétrer dans la zone située à moins de 2 km autour du cratère.

Récente expédition de Marco Fulle & Tom Pfeiffer ("Stromboli on Line" &  "V.D.") au Krakatau  

10/11: Anak Krakatau : selon certaines informations, des coulées de lave ont été émises durant la journée du vendredi 09/11 et ont parcouru les pentes du volcan culminant à 305 mètres au-dessus de la mer. Il pourrait d'avantage s'agir d'avalanches de blocs incandescents que de véritables coulées effusives. A.N.

Par ailleurs, un séisme de magnitude 5,5, dont l'épicentre a été localisé à 200 kilomètres de l'Anak Krakatau, a ébranlé vendredi à 06H55 GMT le détroit de la Sonde, sans provoquer de dégâts.


06/11: l'Anak Krakatau a projeté, pour la première fois depuis sa reprise d'activité, des matériaux incandescents à 500-700 m. au-dessus de son cratère méridional. Antara News

Selon les données liées à l'observation du volcan, le volcan a produit, de 00h00 à 06h00 le 06/11,  74 nuages de cendre suivis par 4 secousses volcaniques profondes, 20 secousses volcaniques superficielles et 4 épisodes de vibration volcanique ("tremor").


27/10: Jakarta; Indonésie - Le volcan indonésien Anak Krakatau ("l'Enfant du Krakatau"), situé 130 km à l'ouest de la capitale indonésienne, a éjecté des cendres et des gaz, signe précurseur d'une possible future éruption. Le volcanologue Surono a déclaré que l'activité du volcan a augmenté à partir du vendredi 26/10 produisant quelques explosions mineures. L'état d'alerte a été rehaussé au niveau 2 puis est passé au niveau 3 en début de semaine.

Cliquez sur la photo de droite pour visionner une séquence vidéo relative à l'activité actuelle.

Rappelons que ce volcan est apparu en 1927 dans la caldera du Krakatau (ou Krakatoa) créée après l'éruption cataclysmique de 1883, plus précisément à un point situé entre les anciens cônes Danan et Perbuwatan, deux des trois cônes qui formaient le Krakatoa avant l'éruption meurtrière de 1883. Depuis 1927, l'Anak Krakatau a connu plusieurs phases éruptives ± longues.

KELUT: 20/11: la croissance du dôme de lave continue et cause inéluctablement la disparition du lac dans le cratère !


08/11: le niveau d'alerte du Kelud(t) a été ramené à 3 sur une échelle de 4 degrés suite à la baisse de l'activité ! En conséquence, les villageois résidant dans la zone de danger ont été autorisés à rentrer chez eux et sont priés de se tenir prêt pour une évacuation rapide.

Le volcanologue Simatupang a déclaré que le volcan connaissait actuellement une activité effusive, ce qui implique que l'énergie libérée l'a été graduellement et non pas suffisamment violemment pour provoquer la destruction de la masse de lave solidifiée qui obstruait le conduit éruptif après l'éruption de 1990. Ce dernier phénomène aurait été susceptible de provoquer une éruption (très) explosive ! Il semble que ce dôme de lave croisse progressivement au sein du lac de cratère et a atteint aujourd'hui un diamètre de 150 mètres et une hauteur de 70 mètres. Une grande quantité de vapeur d'eau s'échappe d'un évent perçant le dôme et devrait provenir, tout au moins en grande partie, de la vaporisation rapide du lac qui devrait disparaître assez rapidement si le phénomène actuel se poursuivait.

03/11: Kelud(t) -- île de Java; Indonésie : on peut considérer que ce volcan est en éruption depuis qu'une dalle de lave, issue d'un magma très probablement juvénile, est apparue au milieu du lac de cratère dans le nuit du 03/11 au 04/11.

Pour lire des informations relatives à la période de réveil de ce volcan, voir la page spéciale "KELUD(T)" !

25/11Concepcion (Nicaragua) : dans la nuit de samedi 24/11 à dimanche 25/11, le volcan a expulsé des énormes colonnes de cendre après la survenue d'une série de petits séismes. Personne n'a été blessé ! Dimanche 24/11, de la cendre est retombée sur les communautés locales et des vents forts l'ont transporté vers la capitale, Managua. INETER.

29/11: Talang ( Sumatra, Indonésie) : le CVGHM a relevé le niveau d'alerte du Talang. Sur la base d'observations visuelles et de la sismicité, il est passé de 2 à 3 sur une échelle de 4. Du 27/11 au 29/11, des panaches de cendre et de gaz se sont échappés à partir de multiples cratères et ont atteint des altitudes de 3,1-4,1 km asl. Une forte odeur de dioxyde de soufre a été signalée. Une zone d'exclusion de 3 km autour du cratère a été instaurée.

01/12: Popocateptl (Mexique) :  à 06h20 H.L. (12h20 GMT), le volcan a expulsé un énorme panache de cendre et de gaz à ~3000 m. au-dessus du cratère du plus célèbre des volcans mexicains. Cette soudaine éruption a été considérée comme un évènement majeur par les autorités mexicaines. Une telle explosion semble indépendante de celles survenues durant le début des années 2000, qui étaient liées à des ruptures du dôme de lave à l'intérieur du cratère. Quelques heures après l'explosion, des particules de cendre sont retombées sur plusieurs villes environnantes dont Atlauta, Tepetlixpa, Amecameca et Iztacalco. Une zone de 12 km  autour du volcan a été bloquée. Les chutes de cendre ont également affecté la grande ville de Puebla, proche du géant mexicain. Cinq autres explosions mineures, émettant principalement de la vapeur d'eau associée à d'autres gaz, se sont produites durant les dernières 24 heures.  Les autorités déclarent que l'activité est probablement liée à la mise au contact d'eau météorique issue des récentes pluies abondantes avec une poche de magma frais (activité phréato-magmatique).

Le niveau d'alerte a été revu et est actuellement au stade intermédiaire (jaune).

Photo & source AFP

Centro Nacional de Prevencion de Desastres - Centre Mexicain de Prévention des Catastrophes Naturelles

 

04/12: Jebel at Tair (Yemen): depuis le début de l'éruption du Jebel at Tair le 30 septembre dernier, le capteur MODIS a détecté sur l'île des anomalies thermiques jusqu'au 4 décembre. Selon un récent article, une assez forte éruption a eu lieu le 4 décembre et des coulées se sont épanchées épisodiquement depuis le 30 septembre. Par ailleurs, le Centre Sismologique du Yémen (EOC) a signalé qu'un léger séisme (Ma : 2,7) avait été enregistré en Mer Rouge le 03/12, suivi par une secousse de Ma 1,9 le 05/12.

L''îlot yéménite de la Petite Hanish, qui fait partie d'un chapelet d'îles entre le Yémen et l'Erythrée, a été évacué des forces militaires qui y sont basées de crainte d'une éruption volcanique, rapporte samedi l'agence officielle SABA.
Citant un responsable des forces maritimes de la province d'Al-Houdaydah, le colonel Anis Ali Salem, l'agence précise que cette décision faisait suite à récente série de secousses telluriques sur cet îlot, proche de l'île de Jabal Al-Tayr, en mer Rouge, théâtre en octobre dernier d'une éruption volcanique qui avait fait au moins trois morts. Le nombre des militaires évacués n'a pas été précisé
. Le Monde
 


 

01/11: Ol Doinyo lengai; Tanzanie - Le Lengai est à nouveau entré en éruption fin octobre. Rappelons que ce volcan connaît une crise éruptive depuis le début de septembre. Sur la base d'observations de pilotes, le VAAC de Toulouse a signalé la présence de panaches de cendre atteignant des altitudes de 3200 à 4600 m. asl. Voir des photos spectaculaires & lire des informations plus détaillées (en anglais) sur le site web de Frederick Belton !

Un dense panache de cendre grisâtre est expulsée vers le N.O. à la mi-octobre. Une zone de débordement lavique est visible à l'avant-plan du cratère. Photo © L. Dudley.

25/10: Jakarta; Indonésie - Le volcan Soputan, situé dans le centre de l'Indonésie, est entré en éruption jeudi à 9h15 heure locale, projetant des panaches de gaz et de cendre à ± 1.500 m d'altitude, a annoncé un responsable du système de surveillance local. La cendre a été transportée par le vent vers l'ouest. Le village de Silean, localisé sur les pentes occidentales de l'édifice, a été recouvert de fines particules de cendre.

La dense colonne de cendre et de gaz du volcan Soputan. Photo © AFP.

Les populations voisines du Soputan, situé sur l'île des Célèbes, ont été évacuées avant l'entrée en éruption du volcan, a précisé Sandy Manengke.

Aucun blessé ni dégât n'était signalé dans l'immédiat. AFP

05/10: Manille; Philippines (AFP) — Le Mont Bulusan, culminant à 1559 m dans la partie SE de l'île de Luzon, a émis, à deux reprises, des nuages de cendre suivis par une vingtaine de secousses. Les autorités locales ont été forcées de fermer les écoles pendant la journée de jeudi 04/10 et ont déclaré l'état d'alerte. La cendre est retombée sur 5 villages. Les résidents des environs du volcan ont été mis au courant de la potentialité de survenue de coulées de boue (lahars).

Voir d'autres activités du Bulusan cette année !

 

OTTAWA (Reuters) - 30/09 : une éruption s'est produite au large des côtes du Yémen en Mer Rouge et a éjecté des lambeaux de lave à plusieurs centaines de mètres (± 300 m) de hauteur dimanche 30/09 à 17h30 locale (14h30 GMT). Neuf militaires au moins manquent à l'appel ont déclaré des officiels de la marine canadienne. Trois personnes ont été brûlées vives par la lave. L'éruption a eu lieu sur l'île de Jazirt Atta-Ir située à ± 100 km des côtes du Yémen. Le porte-parole de la marine, Ken Allen, a déclaré que l'île entière, longue de 3 km, était envahie par la lave qui se déversait en mer. Il s'agit du volcan Jebel At Tair (alt.: 244 m.) où des éruptions se sont produites aux 18è et 19è siècles. Des cônes pyroclastiques sont situés le long des côtes NO et S de cette île longue de 3 km distante d'une centaine de km de la côte yéménite et de 140 km de la côte érythréenne. Le sommet de deux cônes de scories sont encore aujourd'hui le siège d'une activité fumerollienne. Des fractures radiales sont visibles à partir du sommet et quelques unes ont été la source de coulées de lave. La dernière éruption de ce volcan a eu lieu en 1883. Lors de cette violente éruption, la partie occidentale de l'île se serait effondrée. A noter qu'un activité sismique relativement importante a précédé l'éruption. Plusieurs secousses d'intensité moyenne (Jamal al-Shalaan, chef du Centre Sismologique du Yémen, a déclaré que trois séismes de magnitude comprise entre 4 et 4.3 avaient frappé l'île aux environs de 12h27 GMT dimanche 30/09) et même, semble-t-il, un tremblement de terre d'une magnitude de 7.3 (28/09) ont été enregistrés dans les jours précédents cet évènement volcanique majeur dans cette partie du monde. L'île volcanique de Jazirt Atta-Ir  est située à l'aplomb de l'axe du rift (dorsale d'accrétion) de la Mer Rouge et le magmatisme y est donc de composition basaltique (d'affinité tholéiitique probablement). Le long de ce rift, il y a séparation entre les plaques arabique et africaine. Lire plus de détails en anglais ! Voir carte "Google Earth" de la région incluant les limites des plaques tectoniques.

Autre source d' informations actualisées

Sur cette photo réalisée par des militaires canadiens, on voit l'incandescence des coulées de lave libérant des gaz au cours de l'éruption sur l'île de Jazirt Atta-Ir située dans la Mer Rouge. Master Cpl. Kevin Paul / AP

Vidéo visible sur le site web de CNN. Ces images vidéo montrent que cette soudaine éruption inattendue est de type fissural (avec des rideaux de feu/"fire curtains" dans la phase initiale). Elle semble assez similaire à celle qui a eu lieu en 1973 sur le volcan Eldfel de l'île d'Heimaey (où le contexte tectonique d'ouverture océanique est semblable) à quelques encablures des côtes islandaises méridionales. Dans cette éruption, contemporainement à l'épisode des fontaines de lave, il y a émission de nombreuses et larges coulées qui ont envahi l'ensemble de l'île.

Vue satellitaire de l'île de Jazirt Atta-Ir qui abrite la volcan Jebel At Tair. L'île est le sommet émergent d'un stratovolcan qui s'élève de 1200 mètres à partir du fond océanique. Des laves récentes issues d'un abrupte évent central , le Jebel Duchan, couvrent la plupart de l'île d'âge Holocène. Image NASA Landsat 7. Téléchargez le fichier actualisé "kmz" permettant de visualiser l'île en 3D dans "Google Earth".

Dans la journée de dimanche 30/09, des signes précurseurs de l'éruption semblent avoir été signalés dans la partie sud de l'île. Selon l'agence yéménite d'informations, le 3 octobre, l'éruption se poursuivait mais son intensité semblait avoir largement diminué ! De la lave s'échappait à nouveau de la partie occidentale de l'île à 18h00 H.L.

Photos de l'éruption sur le site officiel de l'OTAN / NATO.

L'instrumentation de mesures de l'ozone (OMI), embarqué à bord du satellite Aura, a détecté des émissions significatives de SO2 associées à l'éruption du 30 septembre. Le 1er octobre à 11h00 GMT, un vaste nuage de SO2 a été observé au NO du volcan, au-dessus du NE Soudan et de la Mer Rouge. Le panache de SO2 émanant de l'île indiquait une activité continue. La charge totale en SO2, mesurée par OMI à ce moment, était de 70.000 tonnes.

"The Ozone Monitoring Instrument (OMI) aboard NASA's Aura satellite detected significant SO2 emissions associated with the September 30, 2007 eruption of Jebel al-Tair, Yemen. No SO2 emissions were apparent in OMI data collected at 1015UT on September 30, so we infer that the eruption started later that day. On Oct 1 at 1100UT a large SO2 cloud was observed NW of the volcano over NE Sudan and the Red Sea, with a plume of SO2 emanating from the island indicating continuing activity. The total SO2 burden measured by OMI at this time was ~70 kilotons. Subsequently, only very weak SO2 emissions have been detected near the volcano, suggesting that the eruption has waned. However, the SO2 cloud observed on October 1 has continued to drift across the Arabian Peninsula and central Asia, and on October 5 the leading edge of the cloud reached Japan. The precise altitude of the SO2 cloud is currently unknown, but the speed and pattern of its dispersion, coupled with a relatively slow decrease in SO2 burden, imply that it is being transported by the subtropical jet stream at an altitude of at least 10 km. We hope to have confirmation of the altitude when data from the CALIPSO space-borne lidar instrument become available. The high altitude reached by the cloud suggests an energetic eruption with high lava effusion rates in the early stages of the event. Images of the SO2 cloud are being posted on the OMI SO2 group website (http://so2.umbc.edu/omi)".
 

 

 

25/09: "NZealand Ruapehu volcano erupts, one badly hurt !" Le volcan néo-zélandais Ruapehu entre en éruption, une personne est sévèrement blessée.

Rapport de l'éruption rédigé par le volcanologue NZ Craig Miller (en anglais) envoyé sur la liste de diffusion "Volcano Server"

WELLINGTON (AFP) — les infrastructures de ski ont été évacuées, des autoroutes brièvement fermées au trafic et une personne a été grièvement blessée suite à l'éruption soudaine et inattendue du Ruapehu qui a expulsé de le cendre et des blocs dans les airs. L'éruption a débuté à 20h26 mardi (08h26 GMT/UTC) et a duré 7 minutes a déclaré le volcanologue Craig Miller. Elle a été accompagnée par un séisme de magnitude 2.9 qui a duré 8 minutes. Aucune autre activité n'a été signalée dans les heures suivant l'éruption qui a été qualifiée de mineure à modérée. Un jeune homme de 22 ans a été sérieusement blessé par des débris tombés sur le refuge de montagne où il se trouvait. Selon les informations fournies, des blocs seraient passés à travers le toit et auraient broyé ses jambes. La jambe de William a finalement été amputée. Environ 60 skieurs, résidant dans des chalets disséminés sur la montagne, ont été évacués pour un court moment mardi soir. Deux autres personnes auraient été blessées au cours de cette brève éruption. Deux coulées de boue (lahars), émises à partir du lac de cratère sommital, ont dévalé les flancs du Ruapehu mais aucun dégât significatif n'a été reporté. Ces lahars ont atteint les basses pentes du champ de ski de Whakapapa et, peut-être, l'est de la vallée de la rivière Whangaehu, ainsi que d'autres zones.  Un anneau de cendre noire entourant le lac de cratère de la montagne drapée de neige a été observé le jour précédent l'éruption, lundi 24/10. Des observations réalisées par le volcanologue Brad Scott lors d'un survol héliporté ont permis de constater que des débris pouvaient être observés jusqu'à 1.5 km du cratère. Des pilotes ont signalé la présence d'un panache de cendre et de vapeur d'eau jusqu'à près de ± 4.5 km de hauteur. L'éruption n'a pas été accompagnée de production de lave. Selon Brad Scott, en principe, il devrait encore se produire deux ou trois évènements éruptifs pendant les prochains jours, comme en 1975. Le Mt Ruapehu, le point culminant (alt.: 2797 m.) de l'île du Nord, a été le volcan le plus actif en Nouvelle-Zélande durant ces dernières années. Des éruptions modérées ont eu lieu en 1975, 1995, 1996 et une éruption mineure s'est produite en octobre dernier.

Lien vers une séquence vidéo (TV NZ) ; interview de Craig Miller

Le refuge où se trouvait le jeune homme grièvement blessé se trouve sur la bordure du cratère du Ruapehu. Photo issue de la webcam prise le 26/09 à 6h00 (GEONET)

Le 26 Septembre, des observations aériennes ont révélé que la zone sommitale a été recouverte par de la cendre et de la boue. Ces dépôts étaient pour la plupart dirigés vers le nord et les matériaux ont atteint une distance de 2 km à partir du lac de cratère. Des cratères d'impact ont été générés, à l'évidence, par des retombées de blocs de plus de 1 m. de diamètre.

 

 

Vue aérienne du cratère du Lengai  (06/09). Un cône noir a fait son apparition au centre du cratère et projette des matériaux de natro-carbonatite à quelques mètres/dizaines de mètres de hauteur. Cliquez sur la photo pour voir d'autres clichés récents de cette activité explosive. Source : F. Belton

Le volcan Oldoinyo Lengai, s'élevant au NO de la Tanzanie, est entré en éruption à minuit entre le 4 et 5 septembre, en générant un important nuage de cendre. Pendant plus de 12 heures, des retombées de cendre ont été observées sur le village d’ Engare Sero localisé à 18 km au nord du sommet du volcan. Le nuage de cendre a été visualisé par le capteur satellitaire ASTER au matin du 4 septembre. Le nuage s’est déplacé vers le S-SO.

Les flancs NO, O et E de l’ Oldoinyo Lengai semblent avoir été récemment brûlés. Ces feux de broussaille ont probablement été causés par des coulées de lave ou du matériel incandescent qui a débordé du cratère. Depuis le 21 août dernier, les données MODIS ont enregistré des anomalies thermiques répétées à l'intérieur et aux alentours du cratère. Des anomalies thermiques étendues ont été repérées sur les flancs les 31 août et 1er septembre.

Cette éruption présente un caractère beaucoup plus explosif que l’activité éruptive observée durant les 15 dernières années et pourrait ressembler à des éruptions avec émission de  matériaux riches en silice observées durant la période 1966-67.

Source : "Volcano Server" (Matthieu Kervyn, Mercator & Ortelius Research Center for Eruption
Dynamics, Ghent University; Greg Vaughan, JPL; Thomas M. Holden,
Nature Discovery; Fred Belton
). Texte en anglais

Des données satellitaires hyperspectrales à haute résolution (30m/pixel) réalisées dans la gamme spectrale "SWIR" indiquent l'existence de deux sources très réfléchissantes au sommet du cratère dont le spectre correspond à l’émission de lave à haute température. Il y a aussi une indication de la présence d’une courte coulée de lave s’écoulant du cratère vers le NO. Les données digitales du capteur suggèrent un taux d'émission de ~0.5 m3/s. Ashley Davies, JPL.
 

 

04/09 : réveil spectaculaire de l'Etna !!! Impressionnante fontaine de lave observée ce soir au cône SE & coulée de lave vers la Vallée del Bove ...

Reprise d'activité sur l'Etna (cône SE) : séquences vidéo de Simone GENOVESE & photos du début du paroxysme par Thierry MAES.

Page spéciale "Etna 2007"....

Images des différentes webcams de l'Etna ("INGV-CT"; "Etnatrekking").

05/09: le "tremor" et l'activité de fontaine de lave ont fortement diminué à partir de 5h ce matin, heure à partir de laquelle le signal sismique a repris des valeurs normales. Cet épisode hawaiien au cône SE aura duré près de 12 heures (est-ce un record ?) !

Page spéciale "Etna 2007"....

 

05/09: le Pavlof entre dans sa troisième semaine d'éruption caractérisée par l'émission de cendre et d'éjection de lave. Les scientifiques continuent d'avertir de la possibilité d'une forte explosion qui pourrait envoyer des cendres jusqu'à plus de 5000 mètres de hauteur affectant ainsi la circulation aérienne. Selon l'observatoire volcanologique du A.V.O. la montagne devrait suivre un schéma éruptif classique correspondant à son activité historique. La dernière éruption a débuté en septembre 1996 et s'est poursuivie durant plusieurs mois en émettant des coulées de lave et en produisant des explosions de cendre.

30/08: une éruption volcanique s'est produite mercredi dans une île non peuplée de l'archipel équatorien des Galapagos mais ne devrait pas menacer l'écosystème de cette réserve naturelle, classée au patrimoine mondial de l'Unesco.

Situé sur l'île Fernandina (LGE), le volcan La Cumbre ("le sommet"), qui culmine à un peu plus 1.400 m d'altitude, s'est réveillé après un séisme de magnitude de 5,2 degrés sur l'échelle de Richter, a indiqué à un porte-parole de l'Institut de Géophysique.

"On a pu noter une colonne de vapeur, de cendre et probablement de lave qui est descendue le long de l'un des flancs", a déclaré le vulcanologue Patricio Ramon, de l'Institut de Géophysique.

L'alerte a été lancée par les gardes-forestiers du Parc national des Galapagos (PNG). AFP 29.08.2007

Manda Hararo (Ethiopie) : le 16 août, une équipe a réalisé des observations aériennes & de terrain aux environs d'une zone habitée connue sous le nom de Karbahi, un graben contenant de nombreuses failles actives, des fissures, et des coulées basaltiques, situé au NO du centre éruptif de Manda Hararo. Les observations révèlent la présence d'un volcanisme actif, incluant des zones éparses d'intense émission gazeuse et de dépôts de soufre. Les laves basaltiques se sont écoulées à partir de longues fissures, principalement à l'ouest du plancher du graben. Chaque fissure a été recouverte par une série continue de petits cônes de scories soudées rapprochés hauts de 2 à 10 mètres. La granulométrie des dépôts de ces cônes éruptifs varie de gros lapilli à des bombes. De l'incandescence et occasionnellement des petites flammes ont été émises au sommet des cônes. Les coulées de lave "aa" (scoriacées) et "pahoehoe" (cordées) émises des bouches éruptives ont  parcouru quelques centaines de mètres. L'épaisseur des coulées a varié mais a pu atteindre localement plusieurs mètres. Les chenaux et tunnels laviques étaient abondants. Des escarpements de faille exhibant des ruptures fraîches et des éboulements ont été signalés. La zone affectée par l'activité volcanique et tectonique couvre une surface longue de 5-7 km et large de 1 km. Selon les témoignages de témoins, un son de craquement a été perçu et une secousse a été ressentie le 12 août. Le 13 août, du "feu" a été vu et a illuminé une vaste zone. "Le feu et la fumée" ont subsisté avec une intensité variable jusqu'au 16 août. Aucune perte en vies ou dégâts aux propriétés n'ont été signalés. G.V.P.


ADDIS ABABA, Ethiopia (AP) - selon les autorités éthiopiennes, 5 personnes ont été tuées et 2000 autres ont été déplacées après l'éruption qui a duré 3 jours la semaine dernière. L'éruption a également causé la mort de 1400 animaux de cheptel tels que chameaux et oies. L'isolement et l'éloignement expliquent le retard avec lequel les victimes ont été dénombrées. L'éruption a également asséché quelques rivières et pollué d'autres.

Cliquez sur les miniatures pour visionner la carte correspondante (Ethiopie, volcan Manda Hararo) issue de "Google Earth"

Le 13 août  à 10h15 GMT/UTC, un vaste nuage de dioxyde de soufre a été détecté au-dessus de l'Éthiopie et du Soudan par un équipement d'analyse de l'ozone (OMI) embarqué sur le satellite de la NASA "Aura". Ce nuage est probablement le résultat d'une éruption volcanique en Afar occidental (Éthiopie) bien que l'origine soit encore vague. L'analyse préliminaire indique que le nuage contenait ~8000 tonnes de SO2, étant entendu que la quantité de SO2 est fonction de l'altitude du nuage qui n'a pas encore été défini.

L'inspection des données de "points chauds" de MODIS montre l'apparition d'un groupement de "points chauds" centré sur 12.25ºN, 40.65ºE à la fin du dimanche 12 août, probablement correspondant à une coulée de lave active. La localisation est environ à 40 km SSE du volcan Dabbahu, qui a connu sa première éruption historique en 2005. Le volcan le plus proche du site de l'éruption semble être Manda Hararo (12.17ºN, 40.82ºE), un système d'évents échelonné le long d'une fissure où aucune éruption historique n'a été enregistrée jusqu'à présent. Le 14 août, l'anomalie thermique détectée par MODIS avait diminué alors que les émissions de SO2 continuaient (source : message de Simon Carn sur "volcano server").

 

05/09: le Pavlof entre dans sa troisième semaine d'éruption caractérisée par l'émission de cendre et d'éjection de lave.
Les scientifiques continuent d'avertir de la possibilité d'une forte explosion qui pourrait envoyer des cendres jusqu'à plus de 5000 mètres de hauteur affectant ainsi la circulation aérienne. Selon l'observatoire volcanologique du A.V.O. la montagne devrait suivre un schéma éruptif classique correspondant à son activité historique. La dernière éruption a débuté en septembre 1996 et s'est poursuivie durant plusieurs mois en émettant des coulées de lave et en produisant des explosions de cendre.

 

Photo A.V.O.

16/08: PAVOLF (Iles Aléoutiennes, Alaska-USA): ce volcan est actuellement en alerte orange (A.V.O.). L'intensité de l'activité sismique du volcan a progressé lentement à partir du 16 août. Des signaux puissants, enregistrés à une station située au SE du sommet, suggèrent que des coulées, probablement de boue (lahars), dévalent ce flanc. Les images satellitaires nocturnes et matinales continuent à montrer une zone thermique de forte intensité au sommet du cône. Les résidents de deux communautés voisines du volcan ( Cold Bay & Sand Point ) ont observé de l'incandescence au sommet durant la nuit dernière. Ces observations sont cohérentes avec l'existence d'une vigoureuse éruption lavique au sommet du volcan semble-t-il sans, pour le moment, émission intensive de cendre en altitude. Le code est à l'"orange" pour l'aviation civile.

20/08: KARANGETANG : les autorités indonésiennes ont lancé une mise en garde lundi contre l'activité d'un volcan au nord de l'île de Célèbes qui se montre menaçant, émettant des cendres et de la lave. "L'accumulation de lave sur le flanc sud pourrait potentiellement causer des nuées ardentes", a indiqué sur son site internet l'Agence d'atténuation des risques volcaniques et géologiques indonésienne. "Les explosions provenant du volcan n'ont pas cessé de dimanche minuit (16H00 GMT) jusqu'à lundi 04H00 du matin (dimanche 20H00 GMT)", a déclaré à l'AFP Sutrisno, chef de la police de Siau. Dépêche AFP

12/08: plus de 500 personnes ont été évacuées des pentes du volcan KARANGETANG (alt.: 1784 m.) sur l'île de Siau située au nord de l'archipel indonésien. Le volcan éjecte de la matière incandescente et des nuages éruptifs depuis vendredi 10 août. Les autorités ont décrété l'état d'alerte. Pour rappel, la dernière éruption de l'Api Siau a eu lieu en 1997. Des coulées pyroclastiques avait causé la mort de 3 personnes cette année là, et de 7 personnes en 1992. La dernière éruption paroxysmale de ce volcan s'est produite en 1974 et avait obligé les autorités à évacuer la totalité des habitants de l'île de Siau sur une île voisine.

10/08: le volcan FUEGO (Guatemala), situé à une cinquantaine de km de l'ancienne capitale du Guatemala (Antigua), a connu une assez forte éruption, caractérisée de strombolienne par l'INSIVUMEH, ce jeudi 9 août en projetant un panache de gaz, blocs et cendres à plus de 1000 mètres de hauteur (1800 m. selon les données du CONRED).

Voir page spéciale à propos de cette activité (en espagnol) sur le site de l'INSIVUMEH

et/ou

Eruption du Fuego vue d'Antigua Guatemala le 8 août dernier (photo © 2007 Karen COOPER; B.C. , Canada). Voir son blog & d'autres photos.

Merci à Lorena de l'auberge "DOS LUNAS" pour avoir communiqué ce lien !

 

15/08 : le volcan SOPUTAN  a expulsé de la lave (probablement sous la forme d'avalanches de blocs incandescents) et des gaz ce mardi 14/08. Les habitants de la région ont été alertés par le bruit étourdissant de l'un des volcans les plus actifs de l'archipel indonésien.  "La montagne a fait un bruit d'explosion si fort qu'il a pu  être entendu à une distance de 30 km", a déclaré Surono, chef de  l'Agence indonésienne de volcanologie. Il a précisé qu'on "est en  état d'alerte, mais pas en danger".  Le volcan Soputan, haut de 1.784 mètres a.s.l., se trouve dans le  nord de l'île de Sulawesi. Xinhua

JAKARTA (Reuters) - un volcan situé dans le nord de l'île indonésienne de Sulawesi (anciennement Célèbes) est en entré mardi 14/08 en activité en éjectant des cendres et des roches et en libérant progressivement des débris laviques qui ont dévalé ses pentes. Selon les déclarations d'un officiel faites mardi 14/08, aucune évacuation n'a eu lieu jusqu'à présent. L'activité du Mont Soputan, situé à 2.175 km au NE de la capitale Jakarta, n'a pas été jugée menaçante pour les villages les plus proches, situés à 11 km du cratère, même dans l'éventualité d'une réelle éruption, a déclaré Saut Simatupang, directeur de l'Institut de Volcanologie Indonésien (V.S.I.).

"Nous n'avons pas élevé le niveau d'alerte à son maximum parce qu' il est peu probable que cette activité soit menaçante pour les villages voisins du volcan, a déclaré, de son bureau à Bandung, par téléphone Simatupang".  Reuters India

 

 Bulusan (Ile de Luzon; Philippines ) -- LGE

31-07-07:  Bulusan Volcano Spews Ash -- Explosion de cendre au volcan Bulusan

Séquence video montrant l'explosion du Bulusan, après la pub. évidemment.


Une explosion de cendre s'est produite mardi matin, à 9h37, au volcan Bulusan. L'activité a été accompagnée de bruits de roulements et a été ressentie telle une explosion similaire à une secousse qui a duré environ 20 minutes. La colonne éruptive a atteint une hauteur maximale de 5 km avant d'être transportée vers l'O-SO et O-NO. Les autorités ont appelé à une évacuation de la population habitant à proximité de la zone de danger permanent, de quatre kilomètres de rayon.

An ash explosion occurred at Bulusan Volcano (12˚ 46.2’N 124˚ 03’E) at 09:37 AM today. The activity was accompanied by rumbling sounds and was reflected as an explosion type earthquake, which lasted for about 20 minutes. The eruption column reached a maximum height of five (5) kilometers before drifting west-southwest and west-northwest.

PHIVOLCS


Ol Doinyo Lengai  (Tanzanie): des images ASTER du sommet du Lengai ont récemment été analysées par Greg Vaughan (Jet Propulsion Laboratory; NASA). Une scène réalisée durant la nuit du 20 juillet dernier, partiellement nuageuse, montre une anomalie thermique coïncidant avec le cratère. L'anomalie est assez prononcée pour être identifiable dans les bandes SWIR (Short Wave Infra Red), ce qui signifie que la température au sol est au moins de 200°c (la résolution du pixel de l'image est de 30 mètres et est filtrée par les nuages, supposant que les températures réelles de surface devraient être plus élevées). Il y a un mois, le 18 juin 2007, une scène de nuit sans nuage montre une anomalie thermique similaire avec des températures d'au moins 300°c (pixel de 30 m.) Deux mois auparavant, l'analyse d'une scène de la nuit du 15 avril 2007, une nouvelle fois partiellement nuageuse, indique une faible anomalie thermique dans le spectre T.I.R. (Thermal Infra Red), mais pas dans le S.W.I.R., ce qui correspond probablement à des températures légèrement plus élevées que la température moyenne ambiante. Les scènes diurnes des 23 janvier et 24 février 2007 ne mettent pas en évidence d'émission thermique. En conséquence, il semble bien qu'une certaine activité soit survenue entre mi juin et fin juillet. Cependant, il n'est pas certain que de la lave se soit déversée par-dessus la lèvre du cratère pour former une/des coulée(s) sur les pentes du volcan. Rapport de Greg Vaughan (JPL) diffusé sur le serveur "Volcano"

Just for fun I've been looking at recent ASTER data over OL DOYNIO LENGAI. There is a nighttime scene from 7-20-2007 that is partly cloudy but definitely shows a thermal anomaly coincident with the crater.  The anomaly is strong enough to show up in the SWIR channels, which means there is something on the ground with a temperature of at least 200 C (and that's a 30-m pixel filtered by clouds, so actual surface
temperatures are likely higher).  Going back a month, on 6-18-2007 a clear nighttime scene shows a similar thermal anomaly with temperatures
of at least 300 C (30-m pixel).  2 months prior to this, there is a nighttime scene from 4-15-2007, that is again, partly cloudy - it shows
a mild thermal anomaly in the TIR, but nothing in the SWIR, so maybe some temperatures just above ambient background.  Daytime data from 1-23-2007 and 2-24-2007 show no evidence of thermal emission.  So, there appears to be some kind of activity from mid June to late July, but it's not clear of any lava has recently spilled over the side. Report by Greg Vaughan  (JPL) shared on "Volcano server"

 


Des secousses d'origine volcanique ("tremors") ont été signalées le week-end dernier (14-15/07) dans certaines régions du Kenya y compris dans la capitale, Nairobi. Les vibrations ont été moins intenses que celles survenues deux semaines plus tôt. Jeudi dernier (19/07), au moins 15 secousses ont été ressenties à Arusha située à 115 km du lac Natron et du Lengai. L'épicentre de ces secousses est situé au volcan tanzanien Ol Doinyo Lengai qui serait en éruption depuis 10 jours.

Aux dernières nouvelles (25/07), selon un  guide local, il n'y aurait pas eu d'éruption observée au Lengai mais un glissement de terrain. Celui-ci aurait eu lieu dans le cratère et aurait généré une assez grande quantité de matériaux fins donnant l'impression d'un panache éruptif aux villageois des alentours.

RSOE Emergency and Disaster Information Service, Budapest, Hungary
 


Kilauea - 23 juillet : le lac de lave du Pu'u O'o a brutalement disparu le 15 juillet. Le 20 juillet, un peu avant minuit, le plancher du cratère du Pu'u O'o a commencé à s'effondrer alors que l'activité migrait vers l'est. Les observations des équipes du H.V.O. réalisées le 22 juillet sur le terrain ont confirmé la présence d'une fissure éruptive longue de 1,7 km à l'est d'un point situé à 150 mètres du bord oriental du cratère du Pu'u O'o. Les fissures ont été localisées dans une zone limitée par les centres éruptifs secondaires suivants du rift oriental du Kilauea:  les cônes Pu`u Halulu, Pu`u Kahauale`a, Pu`u `O`o, et  Kupaianaha. Les coulées de lave ont été confinées dans cette même zone à l'exception d'une longue et étroite coulée qui s'est avancée vers le SE au sein d'un ancien chenal datant de 1991.

Images en direct de la webcam du H.V.O. située sur le site de l'éruption du 21 juillet.


Depuis le 4 juillet dernier, un lac de lave est en train de remplir le cratère du Pu'u O'o. Le lac semble être alimenté par une source située à son extrémité ouest. Cliquez ici pour voir une photo composite réalisée d'après les instantanés de la webcam du H.V.O. (suite au décalage horaire, les images de nuit permettent de bien voir l'incandescence de cet impressionnant lac de lave). Informations mises régulièrement à jour par le H.V.O. (en anglais).

A noter que la morphologie du fond du cratère du Pu'u O'o a été bouleversée suite à cette nouvelle crise éruptive. Le plancher du cratère du Pu'u O'o et des parties du flanc ouest du Pu'u O'o se sont effondrés d'environ 100 mètres. Par ailleurs, les scientifiques du H.V.O. ont mesuré des concentrations de SO2 extrêmement élevées au sommet du volcan dans une large zone proche du cratère Halema`uma`u (cratère puits central perçant la caldera sommitale du Kilauea). Les concentrations de ce gaz sont plus de 10 plus élevées que celles du seuil menant à la fermeture des centres de visiteurs du Parc (voir la page des mesures de la qualité de l'air dans le Parc). Lire les effets sur les populations des hautes concentrations de ce gaz (> 10-15 ppm) dans les zones volcaniques.

20 juin: Kilauea (Big Island of Hawai, USA)  : suite à la récente activité sismique inhabituelle dans la zone sommitale du volcan Kilauea (lire ci-dessous), le magma a finalement surgi dans la partie supérieure du rift oriental de ce volcan bouclier. Tôt dans la matinée du 19 juin,  les scientifiques de l’U.S.G.S. (H.V.O.) ont confirmé la présence d'une petite émission de lave issue d’une fissure, longue de 250 mètres, située dans la forêt au NE de Kane Nui o Hamo, environ 6 km à l’ouest du cône Pu’u O’o et 13 km du sommet au SE du sommet du Kilauea. C'est l'épisode 56 de l'éruption en cours depuis 1983. Les scientifiques ont déclaré que l'éruption pourrait être associée à une migration brutale des épicentres sismiques dans cette zone entre 15h45 et 17h00. Les experts pensent que le magma, qui coule habituellement vers la zone du Pu’u O’o et de là vers la mer, de l’éruption en cours depuis 1983, a été bloqué ou détourné depuis dimanche matin et est à présent en train de se déverser dans la partie supérieure du rift est du volcan. A signaler qu'aucune incandescence n'a été détectée dans le cratère du Pu'u O'o durant la nuit dernière et qu'aucune coulée active n'est visible en surface sur le champ lavique. le sommet du Kilauea continue à connaître une déflation, mais moins forte. Les niveaux de "tremor" sismique (séismes d'origine volcanique), indicateurs du mouvement souterrain du magma, a également diminué pendant la nuit dernière. Les données des récepteurs GPS, disposés à proximité du cratère Makaopuhi et de Kane Nui o Hamo, continuent à indiquer une phase d'extension au travers de la zone du rift ; les données préliminaires indiquent un élargissement total de près de 95 cm.  Source

Kane Nui o Hamo est un évent bouclier préhistorique égueulé vers la partie basse du rift oriental et situé à l'est du cône Pu'u Huluhulu. Son flanc SO s'est effondré il y a 500 ans pour former le cratère puits Makaopuhi.

18 juin : Kilauea: des centaines de petits séismes indiquent que du magma est en train de se déplacer  sous la surface du volcan Kilauea. Ce phénomène a mobilisé les scientifiques et les officiels du Parc national des Volcans d’Hawai durant le dernier week-end (16-17 juin). La conséquence immédiate a été la fermeture de la plus grande partie du Parc. Les essaims de séismes ont démarré dimanche à 2h15 et plus de 260 secousses enregistrées en 17 heures. Neuf autres ont été signalés sur la Grande Ile (Big Island) et en mer lundi entre minuit et 4h00 . Les plus puissants ont atteint une magnitude de 3,2 selon les données du H.V.O. (Hawaiian  Volcano Observatory). Lire la suite ici ! Source


Fuego (Guatemala) - 17-18 juillet : l'INSIVUMEH a signalé que des panaches de gaz ont atteint une altitude de 3,9 km asl et se sont ensuite déplacés vers le SO. Le 18 juillet, un lahar (coulée de boue contenant des blocs) chaud, large de 20 m. et profond de 1,5 m., charriant des blocs dont le diamètre pouvait atteindre de 1 à 1,5 m., a dévalé la ravine Santa Teresa à l'ouest du cratère. Le 20 juillet, le réseau sismique a enregistré 21 explosions  associées à des panaches de cendre qui ont atteint des altitudes comprises entre 4,1 et 4,7 km asl (dispersion vers l'O et le SO). Des bruits de roulement (de train) ont été signalés. 

Le CONRED a élevé le niveau d'alerte au jaune (2/4). Le 22 juillet, l'INSIVUMEH a signalé des explosions vulcaniennes qui ont produit des panaches de cendre dont l'altitude était comprise entre 4,1 et 5,2 km. asl . Par ailleurs, ces explosions ont éjecté des matériaux incandescents à 75-250 m. au-dessus du cratère. Les explosions étaient accompagnées par des grondements  et des ondes de choc qui ont fait vibrer les vitres dans un un rayon de 25 km autour du cratère. Des retombées de cendre ont été signalées dans des zones situées jusqu'à 7-8 km au SO du volcan et des blocs incandescents ont dévalé un secteur du flanc méridional sur une distance comprise entre 500 et 800 m. en direction de zones de végétation. Une nouvelle coulée de lave, dont la source se trouvait à 100 m. sous le bord méridional du cratère central, a parcouru 100 mètres.


5 juin : Santiaguito/Santa Maria (Guatemala) : le Bureau Guatémaltèque de Coordination pour la Réduction des Désastres (CONRED) a signalé que l'Observatoire Volcanologique du Santiaguito (OVSAN) ainsi que plusieurs stations  sismiques ont enregistré un lahar issu du Santa María le 5 juin. Le lahar est descendu dans le lit de la rivière Nima I en transportant des blocs de 1-1,5 m de diamètre et des branches d'arbres. Le dépôt large de 12 m. et épais de 3 m. était chaud et sentait le soufre. Le 7 juin, l'INSIVUMEH a signalé que les explosions au dôme actif du "Caliente" ont produit des panaches de vapeur et de cendre qui ont atteint des altitudes de 4,3-4,7 km a.s.l. et ont été transportés vers le SO. Un panache s'est élevé à partir d'une coulée de lave en voie de refroidissement à la base NE du dôme de lave. Des avalanches de blocs et de cendres continues ont été observées sur le flanc SO. Selon Alvajo Rojas (technicien à l'INSIVUMEH), les lahars n'ont pas dépassé 16 mètres de large et 2 mètres de hauteur (blocs de max. 40 cm de diamètre dans une matrice à granulométrie sableuse).

Dépôt, non classé laissé par le récent lahar, au bord du lit de la rivière Nima I  - Endroit très encaissé sur le parcours du cours d'eau. Photos : Alvajo Rojas (INSIVUMEH).

 

Ol Doinyo Lengai  (Tanzanie): des secousses d'origine volcanique ("tremors") ont été signalées le week-end dernier dans certaines régions du Kenya y compris dans la capitale, Nairobi. Les vibrations ont été moins intenses que celles survenues deux semaines plus tôt. Jeudi dernier (19/07), au moins 15 secousses ont été ressenties à Arusha située à 115 km du lac Natron et du Lengai. L'épicentre de ces secousses est situé au volcan tanzanien Ol Doinyo Lengai qui serait en éruption depuis 10 jours.

Aux dernières nouvelles, selon un  guide local, il n'y aurait pas eu d'éruption observée au Lengai mais un glissement de terrain. Celui-ci aurait eu lieu dans le cratère et aurait généré une assez grande quantité de matériaux fins donnant l'impression d'un panache éruptif aux villageois des alentours.

RSOE Emergency and Disaster Information Service, Budapest, Hungary

 

Kilauea - 23 juillet : le lac de lave du Pu'u O'o a brutalement disparu le 15 juillet. Le 20 juillet, un peu avant minuit, le plancher du cratère du Pu'u O'o a commencé à s'effondrer alors que l'activité migrait vers l'est. Les observations des équipes du H.V.O. réalisées le 22 juillet sur le terrain ont confirmé la présence d'une fissure éruptive longue de 1,7 km à l'est d'un point situé à 150 mètres du bord oriental du cratère du Pu'u O'o. Les fissures ont été localisées dans une zone limitée par les centres éruptifs secondaires suivants du rift oriental du Kilauea:  les cônes Pu`u Halulu, Pu`u Kahauale`a, Pu`u `O`o, et  Kupaianaha. Les coulées de lave ont été confinées dans cette même zone à l'exception d'une longue et étroite coulée qui s'est avancée vers le SE au sein d'un ancien chenal datant de 1991.

Images en direct de la webcam du H.V.O. située sur le site de l'éruption du 21 juillet.

Depuis le 4 juillet dernier, un lac de lave est en train de remplir le cratère du Pu'u O'o. Le lac semble être alimenté par une source située à son extrémité ouest. Cliquez ici pour voir une photo composite réalisée d'après les instantanés de la webcam du H.V.O. (suite au décalage horaire, les images de nuit permettent de bien voir l'incandescence de cet impressionnant lac de lave). Informations mises régulièrement à jour par le H.V.O. (en anglais).

A noter que la morphologie du fond du cratère du Pu'u O'o a été bouleversée suite à cette nouvelle crise éruptive. Le plancher du cratère du Pu'u O'o et des parties du flanc ouest du Pu'u O'o se sont effondrés d'environ 100 mètres. Par ailleurs, les scientifiques du H.V.O. ont mesuré des concentrations de SO2 extrêmement élevées au sommet du volcan dans une large zone proche du cratère Halema`uma`u (cratère puits central perçant la caldera sommitale du Kilauea). Les concentrations de ce gaz sont plus de 10 plus élevées que celles du seuil menant à la fermeture des centres de visiteurs du Parc (voir la page des mesures de la qualité de l'air dans le Parc). Lire les effets sur les populations des hautes concentrations de ce gaz (> 10-15 ppm) dans les zones volcaniques.

 


20 juin: Kilauea (Big Island of Hawai, USA)  : suite à la récente activité sismique inhabituelle dans la zone sommitale du volcan Kilauea (lire ci-dessous), le magma a finalement surgi dans la partie supérieure du rift oriental de ce volcan bouclier. Tôt dans la matinée du 19 juin,  les scientifiques de l’U.S.G.S. (H.V.O.) ont confirmé la présence d'une petite émission de lave issue d’une fissure, longue de 250 mètres, située dans la forêt au NE de Kane Nui o Hamo, environ 6 km à l’ouest du cône Pu’u O’o et 13 km du sommet au SE du sommet du Kilauea. C'est l'épisode 56 de l'éruption en cours depuis 1983. Les scientifiques ont déclaré que l'éruption pourrait être associée à une migration brutale des épicentres sismiques dans cette zone entre 15h45 et 17h00. Les experts pensent que le magma, qui coule habituellement vers la zone du Pu’u O’o et de là vers la mer, de l’éruption en cours depuis 1983, a été bloqué ou détourné depuis dimanche matin et est à présent en train de se déverser dans la partie supérieure du rift est du volcan. A signaler qu'aucune incandescence n'a été détectée dans le cratère du Pu'u O'o durant la nuit dernière et qu'aucune coulée active n'est visible en surface sur le champ lavique. . Les niveaux de "tremor" sismique (séismes d'origine volcanique), indicateurs du mouvement souterrain du magma, a également diminué pendant la nuit dernière. Les données des récepteurs GPS, disposés à proximité du cratère Makaopuhi et de Kane Nui o Hamo, continuent à indiquer une phase d'extension au travers de la zone du rift ; les données préliminaires indiquent un élargissement total de près de 95 cm. Source


18 juin: Kilauea (Big Island of Hawai, USA) : des centaines de petits séismes indiquent que du magma est en train de se déplacer  sous la surface du volcan Kilauea. Ce phénomène a mobilisé les scientifiques et les officiels du Parc national des Volcans d’Hawai durant le dernier week-end. La conséquence immédiate a été la fermeture de la plus grande partie du Parc. Les essaims de séismes ont démarré dimanche à 2h15 et plus de 260 secousses enregistrées en 17 heures. Neuf autres ont été signalés sur la Grande Ile (Big Island) et en mer lundi entre minuit et 4h00 . Les plus puissants ont atteint une magnitude de 3,2 selon les données du H.V.O. (Hawaiian  Volcano Observatory). Lire la suite ici !

Source

5 juin : Santiaguito/Santa Maria (Guatemala) : le Le Bureau Guatémaltèque de Coordination pour la Réduction des Désastres (CONRED) a signalé que l'Observatoire Volcanologique du Santiaguito (OVSAN) ainsi que plusieurs stations  sismiques ont enregistré un lahar issu du Santa María le 5 juin. Le lahar est descendu dans le lit de la rivière Nima I en transportant des blocs de 1-1,5 m de diamètre et des branches d'arbres. Le dépôt large de 12 m. et épais de 3 m. était chaud et sentait le soufre. Le 7 juin, l'INSIVUMEH a signalé que les explosions au dôme actif du "Caliente" ont produit des panaches de vapeur et de cendre qui ont atteint des altitudes de 4,3-4,7 km a.s.l. et ont été transportés vers le SO. Un panache s'est élevé à partir d'une coulée de lave en voie de refroidissement à la base NE du dôme de lave. Des avalanches de blocs et de cendres continues ont été observées sur le flanc SO.

les détails en espagnol

 

26 mai : sur base d'observations en imagerie satellitaire, le VAAC de Buenos Aires a signalé que des panaches de cendre ont été émis par le volcan Llaima (sud Chili; LGE) en atteignant des altitudes de 3-4,3 km au-dessus du niveau de la mer (a.s.l.). L'imagerie satellitaire a montré que ces nuages de cendre se sont déplacés vers l'est. Le 28 mai, un pilote a signalé que le panache de cendre a atteint une altitude de 5,5 à 6,7 km a.s.l. et s'est dispersé vers l'est.

 19 mai :  Ritter Island (Papouasie-Nelle Guinée) - LGE : une série de vagues de moyenne amplitude (mini-tsunami) semblent avoir frappé des villages situés sur l'île Siassi à proximité de l'île Ritter après que son volcan soit entré en éruption samedi 19 mai dernier. Le phénomène n'a apparemment pas causé de pertes humaines. Les dernières éruptions, mineures, du volcan de l'île Ritter datent de 1972 & 1974. En 1888, la moitié de l'île s'effondra ce qui déclencha des tsunamis majeurs qui coûtèrent la vie à 3000 personnes sur les îles voisines ainsi que sur la grande île de Papouasie-Nouvelle Guinée. 

22 avril : CONCEPCION (Nicaragua) -- LGE

L' INETER a signalé que des explosions dans le cratère du Concepción le 22 avril dernier avaient produit des panaches éruptifs qui se sont déplacés en direction de l'OSO.

21-24 avril : LOPEVI (Vanuatu) -- LGE

Sur la base de rapports de pilotes et de l'imagerie satellitaire, le VAAC de Wellington a signalé des panaches de cendres émis par le Lopevi. Ces panaches ont atteint des altitudes de 2.4 - 4.6 km a.s.l. et se sont déplacés vers l'E le 21 avril.

 UBINAS (Pérou) -- LGE

16-17 mai : l'INGEMMET a indiqué que des panaches de cendre et de gaz se sont élevés à des altitudes de 5,8-7,7 km a.s.l. et se sont déplacés vers le SO, SE, et l'E. Sur base de rapports de pilotes de ligne et de l'imagerie satellitaire, le VAAC de Buenos Aires a signalé des émissions continues qui ont produit des panaches de cendre atteignant de 5.6 à 9.1 km le 17 mai et du 19 au 22 mai. Les panaches de cendres se sont déplacés vers l'ESE, SE, et l'E.


30 mars : après juste un an de reprise d'activité au volcan Ubinas, une violente explosion a été ressentie et vue par les habitants des villages situés aux alentours du volcan, dans le département de Moquegua, provoquant de la panique chez beaucoup de personnes. Selon les résidents de la ville de Roxana Amachi, l'explosion est survenue le matin à 5h15 et a produit un épais nuage de cendres au-dessus du volcan. Nous avons observé des chutes de roches, une longue colonne de gaz et puis on a été touché par un manteau de cendre qui a provoqué des problèmes aux nez et aux yeux a déclaré Amachi qui vit dans la ville d'Anascapa, située seulement  à 6 km du volcan Ubinas.
 

Photo © Andina

3 avril: AMBRYM (Vanuatu) : le VAAC de Wellington (Nouvelle-Zélande) a signalé que des pilotes ont observé des émissions de lave et de cendres dans la caldera d'Ambrym. Les panaches de cendres ont atteint des altitudes d'un peu moins de 2.4 km  a.s.l.

Reventador (Equateur) -- LGE  

16 mai : l'I.G. a signalé qu'un panache de vapeur issu du Reventador a atteint une altitude de 3.6 km a.s.l. et s'est déplacé vers le NO. Le panache a été détecté sur l'imagerie satellitaire. Le 18 mai, de fortes pluies ont produit un lahar qui a duré environ 40 minutes. Un autre lahar est survenu le 22 mai.


30 mars :  le volcan a expulsé un panache de cendre à 3 km de hauteur. Liliana Troncoso de l'Institut Géophysique d'Equateur a déclaré que le volcan avait donné des signes d'intensification croissante de son activité depuis janvier mais que cette éruption n'avait amené aucune menace aux villages des alentours. La dernière éruption de ce volcan date de 2002 et avait recouvert de cendre Quito, la capitale, pourtant située à 100 km à l'est.

The Associated Press

29 mars : Etna (Sicile, Italie) : une brève éruption effusive s'est produite jeudi matin sur le volcan sicilien. Deux coulées de lave ont été émises sur les flancs de la Bocca Nuova et du cône SE. Une fontaine de lave a été active au cratère SE durant environ une heure. Les images satellitaires AVHRR ont montré que cette éruption a aussi produit un faible nuage de cendres qui s'est dirigé vers le NE.

17-24 mars : le volcan Batu Tara (Est de l' Indonésie) est entré en éruption le 17 mars dernier. Les pêcheurs ont été avertis de ne pas naviguer dans les parages de l'île de Lembata, à proximité de laquelle se trouve l'ilot inhabité sur lequel s'élève le Batu Tara. Quelque 15.000 personnes ont été évacuées en raison du réveil du volcan situé dans l’est de l’archipel indonésien. Ces villageois ont quitté leur logis sur l’île de Lembata, qui fait face au volcan Batutara (ou Batu Tara), situé en pleine mer à 50 kilomètres de distance. Suite probablement à l'activité du Batu Tara, l’eau souterraine des villages de Buyasuri et d’Omesuri, sur l’île de Lembata, est devenue saumâtre. Depuis vendredi, le volcan projette des matériaux incandescents et expulse des nuages de gaz jusqu'à une hauteur de 2000 mètres a déclaré Andreas Duli Manuk, gouverneur du district de Lembata.

 

STROMBOLI (Iles Eoliennes; Sicile; Italie) -- LGE

Protezione Civile Italiana-AP (à droite, le petit village de Ginostra; les volutes blanches signalent le trajet des coulées de lave sur la Sciara del Fuco).

L'île de Stromboli compte environ 400 résidents et accueille quelque 6.000 touristes chaque été.

Voir le site web de Enrico Forte

"Stromboli, si apre una nuova bocca effusiva" -- Stromboli, une nouvelle bouche effusive s'ouvre.

Voir particulièrement le modèle explosif du Stromboli et les deux types d'onde associées (infrasons, V.L.P.) proposé par le laboratoire de géophysique expérimentale de l'université de Florence.

Résumé de l'activité (en anglais) par Sonia Calvari (du 27/02 au 15/03)

Photos de l'activité effusive au début mars 2007

31/03/07 : STROMBOLI (Iles Eoliennes; Sicile; Italie) : l'émission de lave se poursuit à partir de la bouche ouverte à 400 m. d'altitude sur la Sciara del Fuoco. Les coulées sont toujours assez bien alimentées et se subdivisent en trois bras.

15/03/07 : une violente explosion ( paroxysmale) s'est produite à 20h37 GMT/UTC. Les sismogrammes de toutes les stations sismiques de l'île qui ont enregistré cette explosion au cratère NE (1) sont similaires à ceux de l'explosion du 5 avril 2003 (09h12). Une pluie de cendres a été enregistrée sur l'île. Un nouveau dépôt, produit par l'explosion du 15 mars, est présent sur le "Pianoro" (petit plateau situé sous la structure du "Bastimento"). L'évènement explosif a été précédé d'un signal d'ultra longue période (durée supérieure à une minute). Cependant, ce signal était plus court que celui associé à l'explosion paroxysmale du 5 avril 2003. Après le paroxysme de 20h37, l'activité sismique a repris d'une façon similaire à celle de l'avant explosion. A partir de 22h21 GMT, une augmentation progressive de la vibration sismique a été enregistrée. A présent, elle est en diminution. L'évènement explosif paroxysmique a généré un faible gradient de déformation enregistrée à la station clinométrique de la Pointe Labronzo. Sa direction est associée à un rapide cycle d'inflation/déflation en direction SO (direction "Sciara del Fuoco").  A 22h55, un signal "Very Long Period", d'amplitude 10 fois supérieur à la moyenne, a été enregistré.

Voir les images de l'explosion capturées par la télécaméra thermique de l'INGV située à 400 m. d'alt.

Séismogramme (< station STRA) de l'explosion du 15 mars à 20h37 GMT - Localisation de la station sismique

http://lave-belgique.skynetblogs.be/post/4283093/explosion-paroxysmale-au-stromboli-1503-a-20h (pour voir une comparaison des séismogrammes des explosions des 05/04/03 et des 15/03/07)

12-13/03/07 : STROMBOLI (Iles Eoliennes; Sicile; Italie) : Les anomalies thermiques liées à une intensification de la fracturation à la base du cratère NE (1) subsistent. Le débit effusif de la coulée se déversant sur la Sciara del Fuoco est en forte diminution
Les anomalies thermiques localisés sur la Sciara del Fuoco, au niveau de la bouche
situé à 500 m. d'altitude, subsistent. Ce matin à 07h34, les images de la télécaméra de l'INGV ont montré la présence d'une émission de cendre au cratère NE (1) qui a été associée à un évènement sismique et à une variation thermique. Depuis hier 12/03, la morphologie du cratère NE (1) semble modifiée par rapport aux observations réalisées le 11 mars. Des portions du cratère sont manquants et se sont vraisemblablement écroulés à l'intérieur
de la bouche.

11/03/07 : STROMBOLI (Iles Eoliennes; Sicile; Italie) : les relevés aérophotogrammétriques montrent que l'unique bouche effusive active est située à 400 m. d'alt.. Plusieurs superpositions de lave, surtout en amont de la coulée, ont été observés. Il subsiste une anomalie thermique au fond du cratère NE (1) déjà observée les journées précédentes. L'intérieur du cratère SO (3) n'est que partiellement observable à cause des émissions de gaz. Les éboulements intracratériques qui ont modifié l'entièreté de la zone sommitale au cours des dernières journées ont obstrué d'une manière significative le fond des cratères, permettant aux gaz de s'échapper uniquement à partir de rares points bien localisés. A la lumière des données récoltées, il n'est pas à exclure que des surpressions puissant apparaître dans la zone des cratères. Les signaux des réseaux de surveillance GPS et clinométrique permanents installés sur l'île et destinés à enregistrer et mesurer les déformations du sol confirment les tendances enregistrées les journées précédents indiquant une contraction générale de la structure du volcan en comparaison avec les journées précédents le début de l'effusion lavique sur la Sciara del Fuoco.

http://www.ct.ingv.it/Report/comunicato%20INGV%2011%20marzo%202007.pdf

10/03/07 : STROMBOLI (Iles Eoliennes; Sicile; Italie) : les mouvements qui avaient affecté la Sciara del Fuoco se sont arrêtés. L'effusion de lave à partir de la nouvelle bouche éruptive a fortement diminué, à tel point que la coulée ne rejoint plus la mer. Par contre, la coulée issue de l'ancienne bouche effusive, située à l'altitude de 450 m., reste bien alimentée. L'état d'alerte "orange" est maintenu mais les experts déclarent que la situation est actuellement stabilisée et pensent même à abaisser bientôt le niveau de vigilance.

http://www.ct.ingv.it/Report/comunicato%20INGV%2010%20marzo%202007.pdf (en italien). Plusieurs modifications importantes, associées à la crise éruptive actuelle, se sont produites dans la partie haute du volcan ces dernières heures !

09/03/07 : cet après-midi, une nouvelle bouche effusive, bien alimentée, s'est ouverte dans la partie haute NE de la "Sciara del Fuoco" à l'altitude de 500 m., à ± 100 mètres de la première bouche effusive. Le survol de l'après-midi a permis de constater que la nouvelle bouche effusive s'est ouverte à la base septentrionale du cratère NE (1) près de la bouche qui est apparue le 23 janvier 2003, en association probable avec l'élément structural sur lequel les bouches alignées NO-SE de l'éruption 2002-2003 se sont ouvertes.

Par ailleurs, une accélération du glissement de la Sciara del Fuoco (10 cm/heure) a été détectée à partir de l'instrumentation télémétrée (le "LISA" - Linear Synthetic Aperture - Ouverture synthétique linéaire -, fonctionnant en gros sur le principe du sonar basé sur le calcul du temps de parcours d'une onde radar émise et reçue par l'instrument en question après réflexion sur l'objectif visé ) mise en place conjointement par l'U.E. et l'université de Florence. Les populations des îles de Stromboli et Panarea ont été invitées à s'éloigner de la côte pour rejoindre des zones situées à plus de 10 mètres au-dessus su niveau de la mer afin d'éviter les conséquences d'un possible futur tsunami (comme celui qui s'est produit le 30/12/2002). Les garde-côtes ont envoyé deux vaisseaux au large de l'île qui seront prêts à prendre part à une éventuelle opération d'évacuation de la population. Sur les îles de Lipari et de Vulcano, l'état d'alerte moyen (jaune) a été maintenu et, pour le moment, aucune mesure particulière n'a été prise.

Photos d'archives de l'éruption 2002-2003

http://www.decadevolcano.net/volcanoes/stromboli/stromboli_tsunami_2002.htm

http://users.swing.be/sw296348/Etna/IE02.htm


Informations sur l'instrumentation LISA installée à Stromboli


8/3/2007 :
Les analyses des images de la télécaméra fixe de l'INGV-CT (Pizzo sopra la Fossa) ont révélé que le bord sud du cratère NE (1)
a été significativement modifié. Une série d'éboulements intracratériques ont bouleversé la configuration du bord
méridional du cratère SE en soulevant des nuages de cendre. Durant les dernières 24 heures, le nombre d'évènements
de dégazage associé à des émissions de cendre s'est réduite de moitié par rapport à hier. Un survol matinal a permis de
constater un élargissement des fractures entourant les cratères au sud, à l'est et à l'ouest. Le débit de la coulée de lave
émise par la bouche située à 450 m. d'altitude est encore en diminution et est son front montre un important refroidissement.
Dans l'après-midi, la coulée était désormais refroidie, et trois petits coulées de drainage sortaient de bouches
éphémères au front de coulée.

Webcams de Stromboli (lumière naturelle et IR/thermique)


05/03/07 ; STROMBOLI : la coulée émise de la bouche effusive localisée à 450 m. d'alt. est encore bien alimentée aujourd'hui. Le flux lavique se subdivise en deux bras juste en dessous de la bouche et circule au creux d' un chenal. Au niveau de la plage des mouettes (bordure est de la SdF), on observait ce matin 4 lobes laviques d'où s'échappait une colonne de vapeur d'eau. En outre, un dégazage bleuâtre pulsant a été observé au niveau de la bouche effusive, non associé à une activité explosive. Le relevé thermique de la zone des cratères a montré la persistance d'un épais dépôt d'éboulement sur le fond des cratères. Quelques points chauds détectés par la télécaméra thermique, et déjà observés il y a deux jours sur le fond des cratères, persistent. Les images du réseau télémétré des télécaméras vidéo ont montré deux explosions survenues au cratère 1 (NE) à 4h19 et au cratère 3 (SO) à 4h20. Ces explosions ont uniquement produit des exhalaisons de vapeur et émis un nuage dense, probablement contenant aussi de la cendre. Ces explosions ont été associées à un signal VLP (very long period =basse fréquence) d'amplitude élevée enregistré par le réseau de surveillance sismique et en retard de 7 et 8 minutes sur les images vidéo .

03/03/07; la situation éruptive du volcan semble stable. La lave continue à s'écouler à partir de la bouche qui s'est ouverte à 500 m d'altitude dans la partie supérieure de la Sciara del Fuoco. En conséquence, les habitants de Stromboli, dont les maisons se trouvent à moins de 10 mètres au-dessus du niveau de la mer, sont autorisés à regagner leur domicile. D'un point de vue pratique, on peut toujours gravir librement le volcan jusqu'à l'altitude 400 mètres. Par contre, il est obligatoire de prendre un guide (de jour comme de nuit) pour accéder au sommet (Pizzo sopra la Fossa).

Le taux d’effusion lavique (débit) associé à cette crise éruptive du Stromboli a été estimé, sur base des données satellitaires NOAA-AVHRR du 27 février 2007 (20h06 GMT), par l’université d’Hawaii . 

 

Date/Heure - valeur min. -- valeur max.

27-02-2007/20h06 GMT/UTC -  7.6 m3/s -- 18.6 m3/s

 


28/02/07; STROMBOLI (Iles Eoliennes; Sicile; Italie): les relevés thermiques effectués au moyen d’une télécaméra thermique ont permis de mettre en évidence l’absence d’activité explosive des cratères sommitaux ; les deux coulées d’hier ne sont plus alimentées et sont en voie de refroidissement. Le survol réalisé à partir de l’hélicoptère de la Protection Civile Italienne a permis d’observer une bouche effusive à proximité du Bastimento (bord oriental de la Sciara del Fuoco); environ à 500 m. au-dessus du niveau de la mer. Cette bouche alimente une coulée au débit d’environ 20 m3/sec. Le flux est large de 30 m. à sa source et se s’écoule rapidement vers la mer et forme une structure en éventail sur la plage des mouettes (« Spiaggia di Gabbiani ») où s’élève une colonne de vapeur générée par le contact entre l’eau et la lave. La naissance de cette nouvelle bouche effusive, qui s’est ouverte le 27 février vers 17h30, a été accompagnée par un petit éboulement qui a produit une dépression juste au-dessus de la bouche. Selon les relevés thermiques, cette bouche ne se trouve pas sur le trajet des coulées d’hier. Pour lire d'autres détails et voir des photos, lire le communiqué de l'INGV-CT (en italien).


27/02/07: deux bouches éruptives se sont ouvertes sur le volcan. Une coulée de lave a atteint la mer et une autre descend de 600 m. d'altitude en direction de la la mer en parcourant le même itinéraire que celui de la coulée dévastatrice d'il y a 5 ans (crise de 2002-2003).

http://fr.groups.yahoo.com/group/lave_belgique/messages (lire le mail de Robin Campion)

Aumenta l'attività del vulcano a Stromboli scatta l'emergenza
"Esplosioni vicino alla Sciara del fuoco. Suonate le sirene di allarme. Nuove bocche aperte, una colata ha toccato il mare. La popolazione dell'isola invitata ad allontanarsi dalla linea di costa per il rischio che si ripeta l'onda anomala del 2002"
SCHEDA Stromboli, duemila metri sotto il mare

                                                             Photo : AP                                                     Photo prise le 28 février 2007/REUTERS/Antonio Parrinello

Signaux sismiques en temps réel des stations installées sur l'île de Stromboli

Cliquez sur ce texte pour visionner aussi les sismogrammes du 27 février (de 8h à 24h)

 

05/03/07: Chikurachki (nord de l' archipel des Kouriles) : le Chikurachki, le plus haut volcan de l'ile Paramushir (alt.: 1816 m.), est entré en éruption lundi 5 mars en émettant un panache de cendre jusqu'à 1,5 km au-dessus du cratère. La dernière importante éruption de ce volcan date de 2002. The highest volcano on Paramushir Island in Russia's Far East, erupted Monday.... LGE

20/02/07 : Nagadaung (Myanmar/Birmanie) -- S'agit-il d'une réelle éruption volcanique ?

Un volcan situé sur l’île de Rambree dans l’Etat birman d’Arakan aurait produit une très courte éruption ce mardi 20 février. Cette activité aurait duré 10 minutes selon des villageois qui ont rapporté l’évènement par téléphone au journal « Narinjara ». L’éruption aurait débuté à 11h30 et a été caractérisée par l’expulsion à plusieurs km dans les airs d'un nuage de cendres et de gaz chauds. La montagne est appelée Nagadaung signifiant la Montagne du Dragon en langage local.

Source : "Journal Narinjara"

Le 2 janvier 2005, ce même petit volcan était entré en éruption pendant deux minutes dans l’Etat d’Arakan, juste avant le tremblement de terre  destructeur du 26 décembre 2004 dont l’épicentre se situait dans la Mer d'Adaman. Le volcan est situé sur l’île de Chaduba (500 km2), connue comme l’ile Manaung,  à proximité de la côte centrale d’Arakan. A cette époque, le volcan avait expulsé un nuage jusqu’à 600 mètres de hauteur. Suite à cette activité, 3 îles, qui étaient immergées auparavant, auraient émergé pour se retrouver à 1,5 m. au-dessus du niveau de la mer.

Source : "Burmanetnews"

 

17/18-04-07:  Nevado del Huila  (Colombie) -- LGE

Selon l'INGEOMINAS, une activité sismique et une éruption ont été enregistrées au Nevado del Huila pendant la nuit du 17 au 18 avril, causant des avalanches dans le bassin de la rivière Paez associées à une augmentation du débit dans d'autres
bassins hydrographiques. L'éruption a eu lieu à 2h57. Les organismes de secours indiquent que près de 5000 personnes, essentiellement des populations locales de la municipalité de Belalcázar dans la province de Cauca, ont été temporairement
relogées et plus de personnes seront déplacées dans les prochaines heures. Aucune victime n'a été signalée. Toutefois, les municipalités affectées par l'avalanche ont été isolées suite à la destruction de 14 ponts.

Selon le VAAC de Washington, un pilote a signalé un panache de cendre issu du Nevado del Huila le 17 avril. Ce nuage de cendre, observé sur l'image satellite à 4h15, s'est élevé à ± 11,3 km d'altitude (a.s.l.) et a été emporté par le vent vers l'E. Un panache supplémentaire a été transporté vers le SO. Plus tard au cours de la
même journée, l'INGEOMINAS a signalé une augmentation de la sismicité. A 2h57, le 18 avril, le même organisme a signalé un évènement éruptif.


19-02-07:  Nevado del Huila  (Colombie) -- LGE

Eruption du Nevado del Huila (situé à 280 km au SO de Bogota -- alt.: 5631 m.; Colombie). La dernière éruption de ce volcan se serait produit aux alentours de 1555.

Le volcan a expulsé une colonne de cendres à des centaines de mètres dans les airs et a engendré une série de secousses volcaniques qui ont déclenché une petite avalanche qui a dévalé une petite vallée sur les flancs du volcan.

The volcan has spewing a column of ash hundreds of meters (thousands of feet) into the air and triggering a series of tremors that set off a small avalanche.

Une petite éruption volcanique s'est produite après un séisme dans le sud de la Colombie, entraînant des évacuations préventives. Après plusieurs secousses telluriques enregistrées ce week-end, un séisme d'une magnitude de 4,1 sur l'échelle de Richter a entraîné une éruption du volcan Nevado del Huila, à 350 kilomètres au sud de Bogota.

En raison de risque d'avalanche suite au dégel du glacier sur le volcan, les autorités ont demandé aux populations riveraines de se mettre à l'abri sur des zones plus hautes. Un dispositif de surveillance a été mis en place dans les départements de Huila, Valle del Cauca, Tolima et Cauca.

Au cours des dernières heures l'activité a augmenté. Vers 8H59 du matin (13H59 GMT) s'est produit un séisme peu profond qui a entraîné une explosion du volcan Nevado de Huila et il s'est produit une émission de cendre.

Le volcan devrait à présent "entrer dans une période d'activité". Les volcanologues indiquent qu'ils ne disposent pas de données sur le comportement antérieur du volcan. Aussi, il est difficile de prévoir l'évolution de la situation. La dernière éruption de ce volcan remonterait à 1555.

Le volcan colombien Nevado del Huila entre en éruption après un séisme

 

02 avril : Piton de la FOURNAISE (île de la Réunion, France) --  LGE : après la dernière éruption très courte du du 30 mars, le volcan est à nouveau entré en éruption ce 2 avril à 10h du matin. Une très grosse fissure de 500 m de long a engendré une magnifique rivière de lave qui a traversé la RN2 8 heures plus tard en 2 endroits séparés.

Rapport (en anglais) de Thomas Staudacher
Observatoire volcanologique du Piton de la Fournaise

 

30 mars :  (île de la Réunion, France) --  LGE : courte éruption du PdF à partir de 23h. L'éruption se situe à l'intérieur de l'Enclos sur le flanc sud-est du Piton de la Fournaise dans la région du Cratère "Chateau-Fort". L'éruption s'est terminée ce 31 mars à 8h du matin.


 18/02/07 : Piton de la Fournaise (Réunion, France) -- LGE

  Très brève éruption du Piton de la Fournaise (île de la Réunion; France) : après une courte crise sismique, le volcan est à nouveau entré en éruption dans le cratère Dolomieu à 16h38. L'éruption s'est terminée prématurément dans la nuit du 19/02 vers 2 heures du matin.

Dimanche en début de nuit, la fissure dans le cratère Dolomieu est encore très active. Mais très vite les fontaines de lave composant ce rideau de feu se sont taries. (photo Laurent Perrier)

 

 

Kliuchevskaya/Kliuchevskoi (Kamchatka, Russie) : LGE

Le KVERT a signalé que la séismicité du Kliuchevskoi s'est maintenue au-dessus des niveaux de fond entre les 11 et 12 mai et qu'une l'anomalie thermale dans le cratère a été détectée sur l'imagerie satellitaire. Selon les observations visuelles et des images vidéo, une activité vulcanienne au cratère sommital et des épisodes phréatiques sur le flanc NO ont été observés les 11 et 16 mai.  Ces jours là,  des panaches de cendre ont atteint une hauteur de 9,7 km et se sont déplacé vers l'E et le NE.  Des chutes de cendre  sur la ville de Klyuchi, située à environ 30 km au NE du volcan, ont été signalées  les 11-12 et 16-17 mai. Le 17 mai, le KVERT a élevé le niveau d'alerte de l'orange au rouge.

PETROPAVLOVSK-KAMTCHATSKI, 29 mars - RIA Novosti . Des coulées de lave s'épanchent sur les versants du Klioutchevskoï, le plus haut volcan d'Eurasie situé au Kamtchatka (Extrême-Orient russe).

Le cratère du volcan, dont l'éruption a commencé le 15 février, s'est entièrement rempli de matière magmatique qui a commencé à déborder. "A l'heure actuelle le front de lave se trouve encore à 4.200-4.300 mètres d'altitude", a déclaré Alexeï Ozerov, de l'Institut de volcanologie.

La lave, portée à la température de quelque 1.100 degrés, s'écoule par le chéneau Krestovski. Le brusque écart de température associé à la neige et à la glace provoque de fortes explosions avec émanations de cendres.

Selon Alexeï Ozerov, la lave va nécessairement provoquer des coulées de boue ordinairement larges de 500 mètres. Elles emportent des blocs de pierre de trois mètres de diamètre ainsi que des troncs d'arbres.

PETROPAVLOVSK-KAMTCHATSKI, 23 mars - RIA Novosti. Le volcan Klioutchevski, le plus haut d'Eurasie, projette de la lave incandescente à 100-150 mètres de hauteur, a annoncé vendredi la filiale locale du Service géophysique de l'Académie des sciences de Russie.

La luminescence rougeâtre qui auréole le cratère est visible pendant la période nocturne de la journée. Dans la région du volcan les stations sismographiques enregistrent des centaines de secousses telluriques locales et de tremblements volcaniques spasmodiques.

Le volcanologue Alexeï Ozerov a déclaré que l'éruption du Klioutchevskoï s'est sensiblement intensifiée depuis le 15 février, le jour où elle avait commencé. Les dimensions des bombes volcaniques projetées par le volcan atteignent plusieurs mètres de diamètre. Il faut s'attendre à des coulées de lave sur les versant de la montagne".


26/02/07 : de la cendre noire a recouvert le  village de Klyuchi situé à 40 km du plus haut volcan eurasiatique, le Kluchevskoy.  Les experts prédisent des effusions de lave et des coulées de boue (lahars), ce qui pourrait poser un danger pour les gens vivant près du volcan.


PETROPAVLOVSK-KAMCHATSKY, 17 février. (UPI) -- Les officiels russes indiquent que l'éruption d'un volcan ne pose pas de menace immédiate aux populations de la péninsule du Kamchatka.
 

Le volcan Kluchevskaya Sopka, le volcan actif le plus élevé d'Eurasie, est entré en éruption samedi (17/02) matin. Cependant, selon l'agence Itar-Tass, les officiels de l'Académie Russe des Sciences Géophysiques ont rapidement déclaré que cette activité n'engendrait aucun risque pour les zones habitées.

Malgré une activité accompagnée de centaines de secousses volcaniques ("tremors") et de l'éjection de nuages de vapeur et de cendres, l'éruption a été caractérisée de faible par les officiels russes.

Selon les déclarations d'un scientifique, "aucune coulée de lave n'a été observée sur les pentes du volcan"

Cependant, les experts avertissent que l'intensité de l'éruption pourrait augmenter et que, dans les mois à venir, le lac de lave pourrait déborder et accroître le niveau de danger.

Une telle situation s'est déjà présentée au début de 2005, lorsque la lave a dévalé les pentes du volcan sur plus de 2,25 km et des bombes volcaniques ont été projetées jusqu'à 1 km dans les airs.

L'agence Itar-Tass a indiqué que les éruptions surviennent au Kluchevskaya Sopka plus que tous les six ans et, c'est la raison pourquoi ce volcan est surveillé régulièrement.

Source info : United Press International

Visionnez les images "ASTER" de ce volcan et leur interprétation à http://ivis.eps.pitt.edu/data/Kamchatka/21Feb07_Klyuch.pdf

Description et interprétation des images ASTER des 4 et 21 février

Sur ce site, il y a diverses informations sur les volcans actifs du Kamchatka, notamment des adresses de webcam.

 

16-02-07:  White Island (Nouvelle-Zélande) : LGE

Il y a eu plus de secousses à White Island au large de Wahkatane, au nord de l’île

L’équipement de surveillance sismique du lac de cratère signale une augmentation de

Vendredi, des secousses  et l’augmentation de la température du lac ont alerté les scientifiques. Ils avertissent les visiteurs qui se rendent sur l’île d’être conscients des dangers bien qu’il n’existe pas d’indice évident d’une large éruption magmatique à ce

La température du lac est actuellement de 74°c, ce qui à provoqué une rapide évaporation et, en conséquence, le niveau du lac s’est abaissé de six mètres. Plusieurs marres chaudes et chenaux d’eau sont commencé à s’assécher. Le volcan a libéré dans l’atmosphère une  quantité croissante de dioxyde de soufre et de dioxyde de carbone

Le scientifique Bratt Scott (du réseau «Geonet ») déclare qu’aucun des essais standards n’a fourni un volume d’indications suffisant à propos de ce qui se déroule exactement et que les scientifiques maintiendront la surveillance du volcan. Il déclare l’état d’alerte est maintenu au niveau un et évoluera uniquement une fois que l’éruption a débuté. Il déclare que les scientifiques ne sont pas capables de prédire quand ou si une éruption

La dernière éruption de White Island a eu lieu en 2000.

source : Source: Newstalk ZB

du 15 au 22 mai, l'Institut géophysique équatorien (IG) a indiqué que des panaches de cendres émis par le Tungurahua, visibles par intermittence, ont atteint des altitudes de 5 à 7 km a.s.l. et se sont déplacés principalement vers l'O, le NO et l'E. Du 16 au 21 mai, des chutes de cendre ont été signalées sur des régions situées aux alentours du volcan. Des lahars et des eaux boueuses ont emprunté les ravines à l'O, au NO et au N les 15, 16 et 17 mai résultant dans la fermeture de routes aux environs de Baños les 18 et 20 mai.


06-03-07:  Tungurahua (Equateur) : les autorités équatoriennes ont évacué environ 100 familles des pentes du Tungurahua suite à la recrudescence d'activité du volcan qui a éjecté à 2 km dans les airs un panache de cendre et de gaz


QUITO, Equateur; mardi 13/02/07 : des scientifiques ont annoncé l’augmentation de l’activité du volcan Tungurahua, qui a connu une violente éruption l’an dernier en tuant au moins quatre personnes et laissant des milliers de gens sans abri.

L’Institut géophysique équatorien a déclaré que le volcan, dont le nom signifie ”gorge de feu” en langage local Quichua, a commencé à expulser dans les airs, lundi dernier, un panache de cendres haut de 2 km.

Les officiels équatoriens n’ont pas signalé si ils prévoyaient d’évacuer la zone autour du volcan.

Selon le gouvernement, près de 5000 habitations ont été détruites ou sévèrement endommagées, et quelques 190,000 hectares de terre agricoles ont été couverts de cendre lors de l’éruption d’août dernier.

Des milliers de personnes ont aussi été évacuées en juillet 2007 durant une précédente éruption.

Les experts déclarent que de nouvelles explosions du volcan, haut de 5023 mètres et situé à environ 135 km au sud de la capitale Quito, pourraient se produire à n’importe quel moment en octobre.

 -- LGE -- Voir aussi ...

 

20-5-07 : le PHIVOLCS a indiqué que la séismicité du Bulusan se maintenait à un haut niveau après l'explosion du 12 mai dernier. Les mesures de la déformation du sol effectuées le 17 mai ont révélé une inflation de 4 mm par rapport aux mesures du 7 avril dernier. A la  suite de cette haute séismicité et de l'inflation du volcan, l'état d'alerte a été élevé du niveau 1 au niveau 2 (sur 5 degrés).

08-04-07: le volcan Bulusan a explosé dimanche 8 avril alors que le volcan Taal donne des signes de réveil. Les résidents de Casiguran dans la province de Sorsogon où se situe le volcan Bulusan ont été surpris après la reprise d'activité brutale du volcan qui a émis un nuage de cendre et de gaz jusqu'à 5 km de hauteur. Le PHIVOLCS a déclaré qu'il avait enregistré l'explosion à 5h45 et avait décrété l'évacuation totale dans le périmètre d'exclusion défini par un cercle de rayon de 4 km centré sur le cratère.

Dans le même temps, le PHIVOLCS a élevé le niveau d'alerte dans la zone du volcan Taal, situé à 80 km au sud de Manille, parce que le cratère est chaud et que le lac de cratère est en train de bouillir. Le directeur du PHIVOLCS  a déclaré que les gens ne devraient pas  s'aventurer près de la zone du cratère.


 25-01-07:  Bulusan Volcano Spews Ash Anew -- Le volcan Bulusan a expulsé à nouveau dans les airs de la cendre

Ile de Luzon; Philippines  -- LGE -- Voir aussi ...

PHILVOLCS

25-01-07 "Le Karthala continue de trembler"

Le Karthala n’a versé qu’une larme de magma : environ 100 000 mètres cubes seulement se sont répandus sur deux mètres d’épaisseur en moyenne, comblant le Choungou Chagnoumeni, un cratère d’effondrement de 250 m de diamètre situé dans la vaste caldera (2,8 x 3,5 km) du Karthala (photo Observatoire olcanologique du Karthala) -Photo Observatoire volcanologique du Karthala.

18-01-07: